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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

bad morning | 03 septembre 2009

d'habitude chez piap', on a des sujets de conversation tout à fait primordiaux: gilbert montagné est-il un véritable aveugle ? comment parvenir à dompter ma frisure? y a t-il une vie après les XX ? toutes ces choses.

mais ce matin, en revenant de la petite école où il fallait interviewer des enfants trognons, j'ai appris que christian poveda avait été assassiné. et aucune blague foireuse ne me vient.

j'avais découvert son travail magnétique sur les gangs, c'était l'an passé, à perpignan, mon festival de photo chéri, j'avais mon ventre gigantesque devant moi. je n'avais jamais vu des portraits comme ceux-là.

poveda était encore allé au salvador les regarder de près, ces gangs avec leurs tatouages de guerre. et c'est comme ça qu'il est mort.

il y a des matins qui partent en eau de boudin, je trouve.

 

photo: christian poveda.

Publié par piapias à 10:00:48 dans inspiration | Commentaires (8) |

y a du soleil sur ma peau | 02 septembre 2009

nan mais ça va carrément pas mieux, ma folie, quoi !

tu le crois que gilbert montagné, ouii, pas le PROFESSEUR montagné, pas ray LAMONTAGNE, gilbert "prends moi la main viens danser" est cap' de m'ouvrir des horizons musicaux inédits?

tu te gausses?

mais attends, moi aussi. qu'est-ce que tu crois.

on a ses soirées france milieu de gamme, qu'est-ce que tu veux.

je trouve pas de vidéo de la dame, mais hop, hop, prends-toi donc la playliste de gigi dans la face: c'est la rentrée, tu as bien besoin d'être consolé.

 

http://fairtilizer.com/track/24688

Publié par piapias à 14:12:26 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (8) |

new wave | 28 août 2009

Publié par piapias à 22:40:09 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (8) |

rien que le nom m'abuse | 14 août 2009

tu n'y comprends décidément RIEN.

au centre, là, hop hop, ne réfléchis pas, tu voyais quoi?

le coup de foutre des épaulettes sous un tich, bien entendu, mais aussi quoi? allez?

un pantacourt. voilà.

bon eh bien non: c'est désormais un 7/8e et du coup tu vas voir, tu parviendras à dépasser ta première et spontanée envie de crier "ciel, c'est mes jambes qu'on assassine".

http://www.myspace.com/crookedvultures

photo: malhonnêtement dérobée à balibulle et à balmain, du coup. sinon la cote de maille au burlingue, mon patron est toujours pas prêt, j'en ai peur.

Publié par piapias à 10:37:07 dans inspiration | Commentaires (7) |

eyes wide shut | 11 août 2009

j'étais devant les images de cartier-bresson ce week-end -puisque je n'ai pas vu sean connery en écosse, j'ai fini par rentrer- et je me disais : "ma bonne ava, tu vois, la vie, souvent, c'est exactement le contraire d'une photo à riton." ça n'est pas cadré au millimètre, il y a des trucs qui dépassent, des gens qui plissent les yeux, des ombres moches, des rictus, ce n'est pas cette perfection de construction qui te saute aux mirettes, ce découpage inouï, ces images où tu cherches le truc, comme on fait pour les magiciens sauf que bien sûr les vrais majax, ça m'a toujours gavée, mais bon. 

c'est peut-être pour ça que tout le monde aime cartier-bresson, ce type qui photographiait comme on décoche une flèche, fzzz, dans le mille, toujours, parfaitement au centre: il est notre idéal de compréhension, d'ordre serein, une claire évidence dans nos vies patachonnes, brouillonnes, celui qui expose notre beauté, nos instants déjà perdus comme l'on n'y parvient presque jamais nous mêmes.

par exemple, ce week-end -attention, toudesuite ! ma vie toute personnelle très très passionnante !- je marchais dans paris à côté d'un petit camarade cher à mon coeur, il y avait la langueur de la ville, des rues désertes, ma soeur qui était belle, des épaules nues, ma fille dans sa poussette à draguer les serveurs des beaux quartiers malgré sa coupe très 1933 (à quel moment faut-il dire à ses enfants que les épis existent à la racine des cheveux mais AUSSI au milieu d'une mèche?). et je boudais ma joie, des fois je fais ça, ma moufe, ma ronchonnette. j'achetais des lapins lumineux chez petit pan pour passer ma grognerie de vieux loup des bois. un moment très typiquement moi, ma foi. il se peut que jean-pierre bacri ait pris possession de mon être, comme d'autres gens avaient, autrefois, pénétré la personne de john malkovich. 

il a fallu que je rentre, au calme dans mon tgv, pour comprendre, en buse extrêmement lente, que j'étais tout simplement heureuse.

je sais pas comment riton se serait démerdé avec ça, pauvre vieux.

je suis un peu comme une amélie pouliche, il me faudrait un souffleur pour bien apprendre à regarder. je ne trouve mon cadrage qu'après coup.

http://www.myspace.com/bowerbirds

(sinon ça vaaaa, quoi, c'est du bel été au pays des filles blogosphériquement absentes. il faudra juste que quelqu'un me dise comment on fait pour s'exciter sur la mode de la rentrée: quand je vois les portants, j'ai envie d'aller me pendre au fond d'une cabine zara -ils ont des tabourets).

ps: à simiane-la-rotonde, riton et son pote marchaient en discutant le bout de gras et l'ami a vu riton faire un petit mouvement de main, hop, pfuit, en un clin, sans s'arrêter ni de marcher ni de parler. et c'était la photo là-haut. après ça, je crois que nous pouvons tout simplement aller nous recoucher).

Publié par piapias à 21:47:05 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (16) |

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