• on est assez d'acc' que le patricia blanchet's effect a frappé la blogosphère de stupeur. quand ma propre soeur, à environ 25 000 lieues de suivre la facheune, m'envoie des photos de ses patricia vertes à éclair, c'est qu'il y a phénomène de société. bientôt double "grand angle" dans ton libé. projet de loi. inscription au JO.

    en même temps 175 euros chérie. avec tes banques qui plongent. et ton découvert idem.

    en même temps que des boots à glands et/ou à éclairs ne nous voilent pas tout à fait le reste du monde: il y a des objets du désir ailleurs. comme for example immédiat, ces assez parfaites D.CO que tu m'excuses mais on dirait que mes pieds les connaissent d'une vie antérieure et donc les veulent là tout de suite sans préliminaires superflus.

    l'envie, chérie. on est tout petit devant.

     


    2 commentaires
  • quelle folle semaine dis-moi. la maternelle c'est la guerre.

    le lundi, on a eu le doudou retrouvé dans une flaque de pipi ("maman le petit garçon il a fait pipi sur beige" = beige est un lapin, et beige est notre totem, notre dieu, notre précieux, maintenant tu le sais, et les plans uro, il est pas hyper pour, le gars beige). et aussi "maman y a trop de monde dans cette école" (mais chérie j'ai pas voté sarko, moi, j'y suis pour rien si l'école part en sucette) ainsi que "la cantine c'est pas bon et y a jamais de dessert" - "alors tu manges quoi?" "ben du pain". ok. a y est, on est déjà au collège en fait. et les clopes, tu les fumes au fond de la cour ou bien ?

    le mardi, on a eu les terrribles larmes du soir, genre "ici c'est oz, sors moi de cette taule je t'en supplie "("et pis maman la petite fille elle a tapé ma main très fort" = celle-là je peux te dire que je lui ai déjà fait mon regard bleu foncé thermonucléaire. et sinon j'étais à deux fingers de porter plainte contre l'école)

    le mercredi on a retrouvé un monstre de ressentiment, j'ai nommé l'enfant qui sera toujours contre (sortir, rentrer, manger, se laver, éteindre le DVD de bouba dont, a y est, j'entends le générique dans mes rêves, mettre les chaussures, enlever les chaussures) et aussi à contre-temps (speed quand il faut calmer le jeu, mou comme une chiffe quand il faudrait se secouer et qui trouve toujours une coquillette pas cuite dans son assiette). autant te dire que du coup vivement le jeudi. l'éducation nationale, tu m'en diras des nouvelles, chucky.

    le jeudi on a eu les encore plus terribles larmes du soir, les larmes "je tente de toutes mes forces de ne pas pleurer pour rester digne mais je n'y arrive pas tellement ici c'est cayenne, pardon mes parents qui m'avez tout donné". comme avec le padre on sortait de "la guerre est déclarée" on s'est sentis de la merde en barre. elle nous aurait demandé une jaguar elle l'aurait eue. mais elle a préféré "manger des brioches au bar". purée. encore ce truc avec les bars.

    le vendredi on a eu le premier sourire de la semaine mais ensuite aussi (au bar) l'exorciste, sans le vomi vert cela dit mais pour le reste on était bien bien dans le ton, c'était très strident, très spectaculaire, très je me couche au milieu de la place et je hurle en devenant toute rouge pour que chaque hipster attablé en terrasse se retourne, cherche la provenance de ce son ignoble, la trouve, et regarde maman avec dégoût et/ou commisération. et bien sûr maman n'a pas pu voir les beaux danseurs de preljocaj qui s'échauffaient le mollet (fuselé) sur le cours julien, du coup. à la place elle a eu sa honte, très copieusement.  

    en même temps l'école c'est bath, je me rends compte qu'il y a des parents qui pourraient être mes enfants. si j'avais eu la chouette idée de faire des enfants à 16 ans, juste pour emmerder ma mère (après elle va se plaindre que j'ai eu une adolescence difficile, je te jure, cette petite joueuse). il y a aussi des papas vachement beaux mais ça c'est aussi parce que je fonds quand j'en vois un viril avec un chucky en travers des biceps. il y a aussi trop de t-shirts de dora, trop de t-shirts de kitty et d'une façon générale, trop de rose fushia. trop de mauvais goût tu dis? eh bien c'est toi qui le dit.

     du coup je te propose les t-shirts de mini & maximus, hyper chouette petite marque pour nains rock et arty. il est pas trop bien celui de batman?


    3 commentaires
  • évidemment l'histoire est terrible. n'importe quel parent a une sorte de hoquet de larmes quand on annonce à roméo et juliette que le cancer de leur petit est plus grave encore que ce que l'on pensait jusque là. on se dit les pauvres on se dit pitié jamais nous on a envie de quitter la salle de ciné et d'aller étreindre les siens. les nôtres. notre mère, aussi, d'ailleurs, car les mères sont bien dans "la guerre est déclarée", même l'anxieuse (c'est moi dans 30 ans). 

    évidemment dans ce film, il y a des petits moments gracieux, fantaisistes, légers, chaleureux, évidemment c'est drôle "le pire c'est qu'il soit aveugle sourd noir pédé et nain". après si on pouvait éviter la scène du manège et de la fête foraine pour exprimer l'allégresse, les scènes de course dans les couloirs pour exprimer l'envie de fuir et la musique yéyé pour exprimer la drôlerie des gens, eh bien eh bien, ce serait un cinéma réellement fort. mais "la guerre est déclarée" n'est pas le gRRRand film que toute la presse te vend ces jours derniers, c'est un petit film plein de joliesse et de défauts assez gros aussi disons-le. avec une histoire de terreur universelle dedans. je sais pas si ça vaut quinze minutes debout à cannes. je sais pas si c'est le film qui va te rester quelque part coincé dans la tête, les rêves, la vie.

    en revanche ce qui reste, c'est jérémie elkaïm.

    et là, ouh la ouh la. ça reste bien. bien bien bien.

    on est quand même en présence d'un garçon qu'effectivement, le réchauffement de la planète, c'est pas de la blague. et c'est une fille qui vient de lancer une requête "avec qui est jérémie elkaïm" sur google qui te le dit. cash. comme ça. 

     


    5 commentaires
  • lundi c'était la fausse rentrée -ce jour bizarre où ton enfant va à l'école sauf que ça dure une heure et va lui faire comprendre ensuite qu'il faut déjà lâcher les tartes en plastique de la mini-cuisine trop bien de sa classe, lui faire comprendre que cette rentrée-là, c'est comme si on lui retirait la barquette de lu du bec, lui faire comprendre qu'il va devoir se contenter de sa mum toute la journée, mais oui sa vieille mum, celle-là, avec ses cernes et son coeur serré. personnellement je me suis pris un bourre-pif. devant tout le monde, comme ça les présentations étaient tout de suite faites, salut, moi c'est la maman de boucle d'or, mais une boucle d'or de l'humeur de trois ours mal léchés, on se shake vigoureusement les mains?

    ma fille, faut pas lui en promettre.

    aujourd'hui c'était la vraie rentrée -celle où on n'avait pas eu le temps de coller des étiquettes dans ses habits, celle où son nez coulait, où y avait du dentifrice sur son t-shirt, ou sa jupe semblait repassée par ses propres soins, où elle gambadait comme un farfadet et où on a failli arriver en retard (alors que l'école est à 100 m de la maison, ça promet). y avait des enfants qui chialaient comme s'ils avaient une colique néphrétique -et je sais depuis dimanche ce que c'est, et donc aussi ce que l'enfer sur la terre veut dire. y avait des enfants qu'on voit tout de suite que ça va être les terreurs des autres. et comme on est grands, nous autres, on sait que ces terreurs-là, à 24 ans, elles ne seront plus rien du tout, même pas l'ombre de leur légende de tyrans. mais d'ici là pour les autres ce sera dur de vivre à côté de ces paquets de névroses. y avait des enfants qu'on voit déjà, parce qu'ils pèsent 112 kg à 3 ans et qu'ils ont la main glissée dans un paquet de chips à 8h30 du matin, que ça va pas être une partie de lol, leur scolarité. y avait des enfants qui s'appellent jordy. et pour eux le pas de lol ça va durer toute la vie. y avait des enfants moches, mais vraiment. y avait des enfants plus beaux que le tien, mais vraiment, et ça excuse me, mais on n'est pas trop d'accord (je pense à l'espèce de princesse berbère, là, outch). y avait des enfants sales. y avait des enfants avec des cernes pires que les miennes. y avait des enfants de toutes les couleurs. c'était le grand bain, le grand monde, le truc sans filtre.

    mais des enfants aussi sociables et gais que boucle d'or, aka, pourtant le grizzly familial, en revanche y avait pas. c'est pas pour nous la péter mais élever son enfant entre deux apéros ça a ses avantages: ça fait le nain plus cordial, entre autres, le nain qui déboule avec sa jovialité même quand les autres lui disent "on veut pas jouer avec toi, dégage, ben ali". le nain de mon coeur se défend tout seul: "on ne parle pas comme ça aux petites filles, vilain enfant". charmant petit nain riposteur.

    bref, on s'est tirés, l'autre discutait le coup avec inès, jordy et KATE-lynn (purée mais qui sont ces parents???), elle nous a pas calculés, j'ai pu tranquillement faire ma larme sur le trottoir. on se croit vachement forte et puis finalement, tiens, pas du tout.

    après le téléphone a sonné. c'était une heure plus tard et c'était l'école: "drelin drelin, il y a eu un petit souci (= ton coeur est à ça de s'arrêter quel PUTAIN de PETIT souci, tu vas la cracher ta valda madame nicole???), "boucle d'or s'est mangé le goudron de la cour et elle s'est amoché le nez on a préféré vous prévenir". amoché pas grave, amoché juste comme c'était jamais arrivé en 2 ans et demi. mais pas grave.

    et c'est là que tu mesures comme désormais tu vas en chier, avec ton enfant loin de toi dans la foule des enfants qui te font te péter le nez à ta première récré. comme tu vas les détester ces coups de fil. comme tu vas détester les enfants terreurs de maternelle. comme tu vas vraiment prendre toute ta pleine mesure de mère juivo-bretonno-marseillaise. comme ça va être pénible pour tout le monde, autant se le dire tout net.

    "t'en prends pour 20 ans, là", m'a dit ma mère un peu après. ma mère qui en a pris pour 20 ans fois six. ma mère, cette sainte. ce cas d'école. cette psychopathe qui ne connaissait même pas les RTT ni les achats compensateurs chez zara. ni même, et c'est là que je pense à la béatification, sans vodka du samedi soir.

    c'est la petite angoisse et en même temps c'est la joie, tu vois, de voir poindre le début de l'autonomie chez quelqu'un. même si ça commence par un pif torgnolé sur le goudron. tu auras compris que je ne parle pas de l'autonomie de ma mère. cette sainte siphonée.

     

     

     


    2 commentaires
  • demain ma poulette fait sa rentrée et la plus flippée des deux, y a pas besoin de dire qui c'est.

    du coup je propose qu'on danse très très fort dans le salon avec this many boyfriends.

    la stratégie d'évitement on pourrait en faire une thèse.


    1 commentaire