quand j'ai envie de me brutaliser un peu le moral, de faire comme si j'avais encore des jeans neige, 13 ans, un conflit ouvert avec ma mère, la sensation que j'allais passer ma vie à garder le sac de mes copines et une meilleure amie qui avait failli jouer emmanuelle béart jeune dans manon des sources, je vais chez rumi. un peu les plus belles jambes de la blogo, on va dire, cette rumi. une fille dont la hauteur des talons est toujours inversement proportionnelle à la longueur des robes. une fille qui ne se met pas en berne sous prétexte qu'elle est sévèrement gaulée. une fille rock avec des yeux tristes, un drôle de sourire, généralement un amoureux bodybuildé et des espèces de lumières californiennes poudrées dans les parages. et un minimum de 132 commentaires les jours de micro-short.
une fille un peu iréelle, une fille améwicaine, quoi.
l'autre matin, c'est sur ses leggings lacérés que j'ai fait mes yeux de tex avery. peut-on les porter dans la véritable vie qui est la nôtre, jeunes femmes trentenaires dignes de la france en crise ? je veux dire sans fiancé avec de gros bras, sans los angeles, sans perfection de la taille 34 ?
comme on l'aura observé, j'ai comme qui dirait du mal à me fasciner pour le côté bcbg de la fashion, les filles bien coiffées, tout ce côté charme discret de la bourgeoisie, ce côté tout en retenue romantique des dames de chez nous, ce côté "sexy?? mais vous n'y pensez pas honey". si j'étais un homme j'aimerais juste ces filles un peu bad, ces filles qui claquent. mon empire aux pieds toujours merveilleusement chaussés de rumi.
http://www.myspace.com/loveisall8 (merci hans! je les avais oubliés)
photo: www.fashiontoast.com