qu'entends-je?
les soldes, bientôt, ça pourrait être toute l'année. le no limit de la ristourne. comme ça, on a envie de crier "ouuuuuuuuuais!" comme quand on gagnait un match de hand contre les filles de 4e bleue. on a envie de courir dans les rues avec une jupe blanche fendue jusqu'à la glotte comme les filles narta (oui, je sais, je suis très nostalgico-coincée ce soir), d'embrasser la vendeuse chloé très très "mademoiselle, kiabi, c'est ailleurs, sortez maintenant ou je lâche mon bouledogue français", de jeter des euros dans le ciel, de se vautrer dans la consommation la plus délurée.
eh ! mais bien sûr on se dit très vite après : comme les RTT ce sera bientôt vintage comme le tatoo (votre tribu n'a pas vraiment gardé le contact avec vous sur ce coup, pas vrai? ou alors si, et elle croit juste que vous n'avez toujours pas trouvé une cabine téléphonique libre pour rappeller ? ah ah ah. oui, la mienne aussi), à quoi ça me servira des soldes alors que j'aurais jamais le temps de les faire ?? ah ah! logique implacable! et puis aussi, la tristesse du truc, pfiou : c'est comme si on disait, "bon alors noël à partir de 2008, ce sera tous les mois", ou bien "les années bissextiles tomberont tous les ans dès maintenant", ou alors (oh non, pas ça!) "le 31 décembre, c'est tous les samedis" (bon, c'est tous les samedis, ok). comment tuer l'exception, l'attente, les plans sur la comète, 99% des sujets de post des filles de la blogo cette semaine, la joie débile et profonde d'avoir fait "unebonnaffaire"... la logique sentimentale et bête et humaine du machin qui veut que pour se rassurer face au temps qui file vers le rien, on s'invente des balises le long du chemin (comme c'est beau, marc levy, quitte mon blog immédiatement et rends-moi mon tatoo!).
ou alors, bon: faut qu'on discute. si tout alexander wang est immédiatement à moins 80%, je dis pas...