3° à romorantin, j'ai entendu ce matin. c'est des fois à des bulletins météo comme celui-là qu'on se dit qu'on a beau avoir la ville la plus foutraque du monde, eh ben on la préfère quand même à cette chienne polaire de romorantin. donc ici c'est l'été, la sueur sous ta frange, tes pieds fourbus dans des spartiates réduites à l'état de reliques romaines, des filles dans la rue qu'on croirait descendues de leur yacht (enfin chez nous on appelle ça un pointu). ça ressemblerait à un week-end pour se foutre à l'eau si d'aventure on avait l'idée de braver tous les adeptes de joe dassin (on ira où tu voudras, ava: donc à la plage du mugel, où il y a des chances pour qu'un bucco-rhodanien sur deux ait eu l'idée de poser sa serviette).
à zara en revanche, on a décidé de consoler les gens de romorantin vu que c'est déjà limite l'hiver rigoureux sur les portants. nous, gens des cieux cléments, on veut bien compatir, à condition qu'on puisse porter les boots à rivets jambes nues dès tout de suite. la compassion est une chose si simple, messieurs mesdames. le bien d'autrui fait une belle jambe.