il y a deux camps au sujet de "simon werner a disparu..." : les déçus qui disent, "pouah, tout ça pour ça" (qui comme le précisait hans, perplexe, attendaient probablement un dénouement à la mulder & scully) et les autres. je suis les autres.
la musique, la lumière qui entre par les baies vitrées dans les couloirs du lycée, la forêt en automne, les lotissements qui se terminent en impasse dans les bois, les doudounes sans manches, les 501's trop grands, le foot, les cours de science physique, les ragots étirés comme des élastiques à l'intercours, à la cantine, pour se donner l'impression que quelque chose survient, le désir, les mobylettes qui ne démarrent pas, l'odeur du "mélange", noir désir dans les boums, cette sensation d'inachèvement, les couples stellaires, 1992, tout ça m'a fait une drôle d'impression, comme une inception de ma propre adolescence...
cela dit, si quelqu'un a quelque chose à ajouter sur le plan long long long sur la radio, quelque part vers la fin, je réponds "présente!"