ma quête de la robe blanche s'avérant totalement vaine -j'ai souvent ce souci avec les habits: quand je veux fébrilement, obsessionnellement quelque chose, ce quelque-chose là n'existe pas encore dans les magasins où l'on n'est pas obligés de payer en kilos d'or- j'étais en quête dans ma cave (mon dressing bis) d'un jupon blanc plus mis depuis deux siècles à transformer en placebo. et je suis tombée alors sur ma "oh non, ta robe chemise de nuit de mémé" (sur le visage de chéridamour, l'allégorie du désespoir). pour une raison mystérieuse (sentimentale?), j'ai toujours adoré cette robe à fleurettes mauves. je ne trouvais juste plus aucune façon de la porter sans provoquer des débandades autour de moi. mais ceinturée avec ma petite trouvaille de la rue des rosiers, avec un gilet long, une grosse écharpe très longue, des leggings noirs et des low, je me dis que cette nuisette de mamy denise peut encore, je ne dis pas réveiller les morts, mais en tout cas sortir dans la rue sans que les enfants lui jettent des pierres parce qu'elle "va à l'école en pyjama" (ce vieux cauchemar de mon enfance).