ce matin j'écoutais france inter, il y avait cette histoire parisienne à te faire sourire de toutes tes dents, de bon matin, même si tu n'avais pas trop dormi, même si ce n'est pas l'énorme pêchasse des familles ces temps-ci : il s'appelle aziz, c'est un chauffeur de taxi parisien, et dans sa merco, au lieu de te raconter la dernière blague raciste comme tous ses collègues, il te propose un karaoké. oui oui. même que si tu vomis le karaoké, je ne sais pas, comme le vilain visage d'éric besson et son problème d'identité (il faudrait lui dire au monsieur que des soucis d'identité, tout le monde en a, sauf que y a pas l'adjectif nationale collé derrière, un souci d'identité c'est un petit peu plus balèze et ça se travaille sur le long terme, en tête à tête avec gabriel byrne si tu as de la chance -"in treatment" est MA série) eh bien c'est la joie dans ton coeur.
bref tout ça m'a donné envie de paris.
il faudrait toujours chanter dans les endroits qu'on déteste. les taxis, le métro, le centre de vaccination, paris à noël, le bureau ces jours-ci.
aziz m'a fait penser à ce vieux crooner improbable de slow joe. si vous étiez rennais cette semaine, alors soyez bénis et que le fruit de vos entrailles soit béni avec vous.
(comment dit-on amen à bombay?)