dans la vie d'une fille, il y a des étapes importantes : la première copine à la vie à la mort (5 ans), le premier amoureux à la vie à la mort (6 ans), la première barbie (7 ans), le premier fantômette (8 ans), le premier angélique marquise des anges (8 ans), la première drague par un garçon qui pourrait être ton fils (33 ans).
bien sûr, quelques enfants masculins ont un jour pensé qu'ils allaient m'épouser mais les enfants sont formidables. on ne va pas se mettre à les écouter non plus.
ceci dit, jusqu'ici, aucun sosie de shades en âge de me faire rire bêtement ne m'avait demandé si j'envisageais de tromper mon mari dans un avenir eh bien, à vrai dire tout à fait proche.
le petit gars était très sûr de lui (moi aussi, sur ce coup de renvoyer un jeune à sa PS3), et très préoccupé par cette apparemment centrale question de la fidélité (enfin la mienne, immédiatement). à tel point que cette vieille dame magnanime que je suis -pardon, ce vieux sigmund en talons de 10 que je suis- a donc demandé au chérichéri : "mais enfin bon, kevin, tu veux dire que toi la fidélité, c'est niet?"
kevin le shades: "ah mais moi c'est normal, c'est parce que je suis jeune."
première fois où quelqu'un m'a fait comprendre qu'il était temps de souscrire à préfon retraite (33 ans).
bon bien sûr j'ai pouffé.
on pouffe encore quand on a 33 ans.
ma copine chris, à qui je racontais cette anecdote "harold & maud in your face", m'a dit que lorsque comme dalida elle avait eu "deux fois 18 ans", elle avait eu envie d'exploser la consommation de zubrowska de son pays. moi je suis allée me boire une saloperie de coca zéro. un peu comme une coupe. oui, un peu jusqu'à la lie, quoi.
photo: hedi slimane diary