bon, j'aime pas radiohead.
non, je ne veux pas me faire lyncher. je sais bien, à la longue, ce que cet aveu peut avoir de politiquement incorrect dans mon tout petit milieu de snobinards de l'oreille (voire dans un univers hyper plus vaste mais tout aussi contaminé au "génial" thom). bah. il y a des trucs qui vous font vous relever la nuit pour frétiller du mollet et il y en a d'autres qui vous décrochent la mâchoire. après pablo honey, radiohead m'a donc fait à peu près l'effet d'un bon gros stilnox.
tout ça pour dire quoi?
qu'un magazine avec la tronche de dépressif du blondinet ne devrait normalement pas m'emballer. surtout à quasi 5 euros la bricole. or j'ai vraiment bien aimé ce premier "volume" (à nos lecteurs venusiens, je précise que "volume" est le nouveau mensuel des "inrocks"): parce que dennis wilson, parce my bloody valentine, parce que cette maquette touffue, parce que ce très chouette papier sur les concerts de jeunes brittons (ces enfants et moi, on a les mêmes goûts!), parce que cette gigantesque sélection de trucs à écouter en fin de magazine. parce que seulement la musique et pas tous ces petits parasites qui peu à peu sont venus amocher l'hebdo.
http://www.youtube.com/watch?v=t9FkQS_UyIY (s'en lassera-t-on un jour?)
Publié par piapias à 17:33:44 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (12) | Permaliens
un petit garçon en t-shirt jaune, avec son sac à dos plein de choco BN, un espèce de prédicateur façon harry powell, des jumeaux à binocles et chemises à carreaux qui à eux deux doivent peser 25 kg et des filles qui doivent être bonnes en arts plastiques: dehors, un vent mauvais à vous congeler les os, dedans cent personnes peut-être, de l'espace pour savourer sa chimay bleue. le groupe s'appelle coming soon et je l'aime et je l'ai déjà dit mais ça fait rien. la salle s'appelle le poste à galène et je l'aime aussi surtout depuis qu'on y meurt plus par suffocation (les intoxiqués volontaires suivent le concert dans un espèce d'aquarium au-dessus de la scène, space expérience j'imagine). il y a là des gens qui sont venus parce qu'ils ont vu "juno", moi c'est parce que j'aime les cowboys et cette drôle de voix qu'ont les garçons au moment où ils ne vont plus tarder à muer (mais pas tellement comme ce dealer de crack de jordy par exemple).
ce n'est pas du rock, ça ne cogne pas, c'est ce très joli folk qui ressemble à quelque chose d'ancien, sans âge au fond, même si sur scène il y a ces garçons qui pourraient sans doute m'appeler maman (si j'avais trouvé fun de lire les oeuvres complètes de laurence pernoud au lieu de passer mon BEPC par exemple). c'est marseille, mais ça pourrait tout aussi bien être un petit bled de bouseux ricains (j'ai dit texans?) il y a très longtemps, et ce serait une veillée avec des banjos et des coyotes qui hurlent dehors dans le vent froid, et il ferait bon dedans à écouter des chansons d'amour et de route et d'hommes droits. pendant une heure et demi, on est ailleurs.
on est rentrés en rigolant, j'avais envie d'acheter un banjo et de porter des chemises à carreaux trop grandes jusqu'à la fin des temps.
http://www.myspace.com/coldcoldwater (chouette chouette fille, cette mirah)
photo: pirlouiit, fidèle d'entre les fidèles de la toute petite scène rock massaliote...
Publié par piapias à 11:34:35 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (6) | Permaliens
entre les inrocks et moi, comment vous dire? c'est vingt ans d'amour, de coups de coeur, de tripes empoignées, d'emballements fiévreux, vingt ans de pogos, et puis de valses collées-serré, de promesses murmurées, et puis d'amoureux transis, de ruptures ravageuses, de lassitudes, et puis de volcans qu'on a vus renaître souvent, de soirées blottis sur mon canapé à les faire défiler, les plages les imports les faces B. vingt ans de rencontres, de fureurs, d'étreintes, et puis encore de corps esquintés, de sueur et puis de rire enfin, aussi. ce journal, c'est toute ma vie d'adulte.
je l'ai chéri mensuel, dans les bras de mes amants lycéens, ces petits gars en marinière qui tous, les grunge et les velvetunderground' boys, n'allaient plus tarder à le monter, ce groupe qui allait tout casser (ça a un peu duré, pour la plupart d'entre eux, évidemment, mais c'est l'intention qui compte). je l'ai décortiqué, étudiante sous influence courtney love, et puis stagiaire sous-payée à cheveux rouges, avec mes copains snobs et roux (oui, roux!) des nuits entières (je suis la fille aux meilleurs amis prétentieux, je ne sais pas bien bien pourquoi mais c'est ainsi). je l'ai acheté des fortunes à l'autre bout du monde, sur une île à volcan & rhum planteur. je l'ai chéri hebdo, dans les bras de mon popeux de petit mari dans une maison lozérienne qui craque de partout. kaganski, comte et jd beauvallet toujours un peu à mater dans les coins. et puis j'ai guetté des semaines la publication de mes petites lettres de fan éprise, chiadées des nuits entières comme des lettres à un homme, dans leur courrier des lecteurs. y être, comment vous dire? c'était juste le soleil sur la terre. alors au fond, je ne sais pas pourquoi je ne travaille toujours pas avec eux, puisque nous avons tout en commun (l'oreille obsédée, la passion jamais émoussée, le snobisme à baffer): sans doute pour la même raison qui fait que je n'ai aucune envie de bosser avec mes frères, mes soeurs, ma mère?
je lisais cette semaine une chronique de beauvallet sur jocari, un petit groupe auvergnat que j'aime bien et là comme ça en passant, ce bon vieux jean-daniel m'a causé de jim yamouridis. inconnu au bataillon. alors il y a des filles, c'est la mode, ou les ragots, mais moi c'est surtout la musique: ne pas connaître un nom, ignorer un titre, passer à côté d'un talent, ça risque de me trotter dans la tête et sur les nerfs jusqu'à ce qu'enfin, nous fassions connaissance, le nouvel-espoir-bouleversant & moi (internet est mon bienfaiteur de l'humanité, évidemment).
alors voilà. jim. ces cordes qui râpent, cette voix de frère caché de johnny cash (avec qui j'ai déjà une histoire genre poignante) & de leonard cohen (un peu la bande son de mes coups de blues adolescents), c'est bien simple, là, je décolle de ma grippe, de mes miasmes, de marseille et je me redépose très loin d"ici. vous me voyez, là, les cheveux emmêlés, le bras sur la portière de ma vieille ford thunderbird, tracer dans le vent chaud du nevada? ou sur le plateau âpre du causse noir, peut-être?
moi je m'y vois très très bien...
il n'y a rien de plus magique que le folk pour sentir la route sous ses pieds.
http://www.myspace.com/jimyamouridis
photo: the cobra snake
ps: alors deux trucs en passant. merde, les pubs pour des colorations de poils pubiens (?!) & contre les ruptures amoureuses, passez votre chemin. mes poils & ma lovaffair vont bien, merci pour eux. autre machin: télécharger l'album de vampire week end, ça donne vraiment envie d'une boum sous les tropiques!
Publié par piapias à 11:59:19 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (11) | Permaliens
attention, plus court post du monde. quelqu'un connait coming soon? quelqu'un sait comment les enfants de 15 ans font pour avoir autant de talent (ah oui parce que dans ce french band, les benjamins pourraient être mes précoces enfants. quand même, eh ouais.)? vestimentairement parlant, je ne trouve strictement rien d'aussi convaincant à dire aujourd'hui. j'ai lu d'horribles histoires de meurtre de renards sur le blog de garance (la pauvre, c'est pas sa faute, mais je vais avoir du mal à enlever de ma tête l'histoire de l'électrocution de bêtes :s), je suis un peu chamboule, mais c'est parce que plus je vieillis, plus j'ai ce truc avec la nature, là, enfin, de proximité disons, enfin le truc légèrement embarassant à expliquer, le truc qui fastoche te fait passer pour une fucking baba cool -mais sache, ami zoophile de passage, que je ne fais RIEN avec les animaux, c'est une règle, ainsi qu'avec les nains & les clowns. je voudrais aussi dire des choses pertinentes sur la violence des rapports en entreprise et prétendre que la série "states of play" n'a rien à voir avec la réalité. je voudrais bien, mais comme disait l'autre: "je crois que ça va pas être possible". bref, j'ai dans ma musette tout un tas de machins n'ayant que très peu de rapports avec la fashion, en fait.
petite justicière est un métier fatigant, si j'peux me permettre...
Publié par piapias à 23:16:59 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (1) | Permaliens
prenez un slim cheap monday. taille 32. multipliez-le par 300. ajoutez-lui une voix qui ne prononce que les iiiiiiii. multipliez-la par 300. voilà, vous êtes à un concert des bb brunes et vous êtes désormais sourde. à l'exception notable des parents planqués contre le mur, près de l'entrée, vous êtes les seules personnes (vous et votre aurélie) dotées d'un permis de conduire, d'une carte d'électeur et d'un bac. je comprends cette pauvre (feue) jeanne calment: être la doyenne de l'humanité, ça peut faire drôle, non? enfin bref. vous vous en foutez car vous êtes une midinette de 32 ans. vous kiffez la vibe du "perdus cette nuit" et de "j'écoute les cramps". c'est frais, c'est pêchu et ces pauvres naast peuvent vraiment aller remettre leurs no name. bref, c'était très chouette et émouvant et ridicule, finalement, comme un album de riad sattouf. avec des garçons hétéros-mais-bon très "club des pédés, club des pédés" dans tous les coins où il n'y avait pas une fille à mèche avec la même panoplie H&M. elles ne s'arrêtaient de glapir que sur les chansons en british, ce que perfide mais lucide, ma copine interprétait de la façon suivante: quand on fait de l'anglais depuis deux ans, on n'a pas forcément l'accent dément de style que camden nous envie. et quand les bb reprennent artic monkeys, fatalement, la moitié de la classe décroche: en 2005, elle n'écoutait pas "i'll bet you look on the dancefloor" mais l'intégrale de lorie. eh oui. tout ça pour dire quoi?
rien, il faut que je trouve ma recette de volaille de bresse pour lundi et la mode et les jolis garçons de 20 ans ne sont pas tout dans la vie et de toute façon moi c'est le dr house qui fait monter ma température hivernale.
ps: la lecture des statistiques de mon blog me laisse toujours extrêmement songeuse. comment expliquer que des centaines de personnes s'égarent chez moi? eh bien parce que pour une raison tout à fait extraordinaire, le fait de taper les mots "dessous de catherine laborde" (my god... pardon cath!!) amène à ma porte. comme également les mots "fesses de minets" (my god... pardon maman pour toute cette shame). internet est un endroit déconcertant, parfois.
http://www.myspace.com/prototypes let's dance !
Publié par piapias à 13:30:05 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (16) | Permaliens