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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

not my name | 15 novembre 2008


ce samedi je n'ai que des projets de gossip girl.
shop-shop. copines. ragots. ricannements. ricannements.
et puis ce soir: telle une serena de retour à grand central, croiser les doigts pour que les gens avec qui je dois dîner aient oublié ma réputation de vilaine fifille. ma réputation d'avant la douce ava au langage châtié, à la resplendissance de primipare (inventer des mots de bon matin, ça ne peut certes rien contre la rétention d'eau mais pour le reste, ça maintient un certain niveau de forme).
parier sur un alzheimer précoce, massif et contagieux sur des cerveaux d'à peine plus de 30 ans?
mhoui. tout ça n'est pas complètement gagné.
alors accoucher par surprise avant le plat principal: je ne vois que ça.
 
vidéo: bon ben ting tings évidemment. on a le droit, le samedi, de puiser dans ses vieux stocks.
 

Publié par piapias à 10:55:37 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (3) |

j'ai fait un rêve érotique (avec joey starr) | 12 novembre 2008

nan mais je suis trop forte avec la technique, moi, tiens. jane, du coup, c'est obligé les commentaires de plusieurs lignes. bon, allez, on se la danse, cette fin de journée?

Publié par piapias à 18:02:15 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (32) |

attention martine, explicits lyrics | 20 octobre 2008

je vis dans une ville où tu as disons 50% de chances (en est-ce une?) de porter un jogging tacchini blanc, une petite sacoche vuittton (avec trois t, je pense que c'est sous ce nom que le truc se vend à belsunce) et de rêver, comme dans "tonnerre sous les tropiques" de boules en sueur & de filles qui se frottent à de grosses calandres rutilantes. le hip hop dans ce qu'il a de plus désespérant. et tout à l'heure, j'étais dans ma smart de petite bourgeoise à la con, avec "handlebars" sur volume 25 (au-delà de volume 22, le plastique d'une smart se met à trembler comme un portable sur mode vibreur). parce que cette chanson me fait un peu comme certains trucs de nas ou d'eminem ou je sais pas, du wu tan clan et de the streets bien sûr. qui auraient croisé les trompettes de cake, on va dire. enfin j'étais là à me prendre cette énorme chanson dans ma tête de blonde et à sentir mon bébé battre la mesure avec ses petits pieds (il n'y a pas que la grrrrande musique qui plait aux foetus, voyez-vous) et à ma vitre baissée, tout à coup il y avait ces deux garçons, avec leurs espèces de bandanas noirs de faux méchants, des têtes à glander devant "next" : "eh, madame ! c'est trop bon ct' musique!"

le feu est passé au vert, on a tous démarré. je sais pas si j'ai bien prononcé flobots et si on m'entendait par-dessus la fin en apothéose de cette chanson parfaite pour entrer dans la semaine.

je dis que les gens, s'ils écoutaient pas tout le temps de la merde, on pourrait carrément être copains.

http://www.myspace.com/flobots

Publié par piapias à 18:06:21 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (21) |

sensational fix | 10 août 2008

en vacances, tu peux décider de faire faire du monokini à ton cerveau sur la plage de diamante k. mais si la gnôle dès 8h, le sexe facile & les brésiliennes avec un cheveu sur la langue ne t'intéressent pas (après le départ de lindsay, personnellement, tu as repris tes billes pour te concentrer sur les aventures de bonhomme dans "l'amour est dans le pré"), tu peux par exemple aller à saint-nazaire. généralement il y pleut. mais on s'en fout parce d'un autre côté, une ville post-destruction massive s'en tirerait pas hyper mieux sous 35° et un soleil plombé. alors à saint-naz' il y a deux choses: les souvenirs de chantiers navals de mon bopapa ("en ce temps-là, le chef de chantier on le pendait par les pieds dans le port, on savait rigoler") & le life. le life est une aberration brusquement apparue dans une alvéole de la base sous-marine: autrement dit un lieu dément pour l'art contemporain.

et j'ai envie de dire: pour le rock.

cet été, le life, sous la houlette de roland groenenboom, présente un truc qui, si tu penses que daydream nation est l'une des meilleures choses qui soient arrivées à tes oreilles, devrait te mettre la joie dans le corps. sonic youth etc.: sensational fix. autrement dit une foisonnante expo composée autour de la bande à kim gordon, thurston moore, ce taré de lee  ranaldo (personne ne détruit les amplis comme lui) et steve shelley et des liens qu'ils ont tissés durant toute leur carrière avec l'avant-garde artistique américaine. l'expo se présente comme une sorte de spirale folle, anarchique et pourtant très fine, qui prendrait sa source dans les années 50 aux côtés du crew d'allen ginsberg pour filer jusqu'aux skateurs aériens de spike jonze. pochettes d'albums, bidules griffonnés sur la nappe d'un dinner, flyers, toiles, vidéos, installations, de raymond pettibon à jeff wall, de jutta koether à tony oursler, sensational fix mélange les genres et les approches avec jubilation et permet de mieux comprendre comment ces quatre punks intellos sont parvenus à irriguer leur musique sans bredouiller depuis trois décennies. c'est aussi retrouver avec des sourires d'anciens combattants nirvana, dinosaur jr., sugar, les smashing pumpkins, pavement et tous tes petits camarades des années lycée. le souvenir d'un concert de sonic youth où tu avais été soulevée de terre par une foule de fauves en folie. teen age riot.

jusqu'au 7 septembre au life (lieu international des formes émergentes), base des sous-marins, bd de la légion d'honneur 44600 saint-nazaire. 02 28 54 99 45. www.life.org

http://fr.youtube.com/watch?v=iva_Y9W3hJ0 (parce que quel fix !)

Publié par piapias à 11:58:58 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (4) |

saint père, priez pour eux | 05 août 2008

c'est le matin où ton chien a fait du saut à l'élastique sans élastique du premier étage de la maison. le beurre lui aura monté à la tête? ce genre de matin hésitant (petit dej avant l'apéro?) où tu ne devrais pas, logiquement, découvrir fuck buttons. de toute façon tu ne devrais pas aimer fuck buttons car comme ton mari non rasé (depuis?....) te le souligne immédiatement (les maris qui ont collectionné les accrédits de festirocks sont comme ça, toujours un peu "rock academy" à la lisière de leur être céleste), "mais on dirait du pink floyd".

et tu n'aimes plus pink floyd et toute cette merde de rock progressif depuis 1990.

cependant, sur tes bras, c'est bien une sorte de chair de chicken. cependant, tu as ouvert les fenêtres (tant pis pour les chiens volants) pour que tout le village en profite. plane. dans ce gros son mâle qui grésille. le même qui décoiffera les jolis garçons sages de la route du rock la semaine prochaine. tu aimes bien les garçons de la côte. leurs lunettes rectangles. leurs petits polos. leur culture musicale vaste comme l'australie. leur snobisme drôle. leurs cheveux timotei. cette époque où l'on ne sautillait pas d'un myspace à l'autre mais où l'on allait dealer des 33 tours chez ce petit disquaire rennais.

comment ça, "oh ça va, lâche nous la grappe mamina"?

http://www.myspace.com/fuckbuttons 

Publié par piapias à 12:33:54 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (7) |

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