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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

t'es bat, c'est bath | 29 mai 2008

vous avez remarqué? souvent ce qu'en mode les hommes trouvent "ridicule-ma-pauvre-fille-enlève-ça-immédiatement-où-je-pars-avec-le-chien", nous autres filles de goût, ça nous ferait plutôt totalement frétiller.

prenons le cas du bandeau.

pas le bandeau, "bonjour, comme tu me vois je suis dans mon jour bb dans "le mépris". pas le bandeau "salut, c'est marion bartoli t'as pas vu mon service?": non, le bandeau "que la prairie sauvage marche avec toi, pocahontas". le bandeau mince, porté bas sur le front, genre à plaquer la frange dessous bien proprement. le bandeau légèrement affecté.

bon eh bien mon mari en voit un, il se poile. il part avec le chien qui rigole aussi. je suis entourée d'êtres fins, comme vous pouvez le constater. il n'est pas toujours facile dans cet environnement de rester une femme digne et chic.

moi je trouve ça archi, mais alors archi beau. argenté de chez american apparel sur la tête de mon hans, surtout quand il se fait les yeux charbonneux. multi-lien un peu 20's sur la sublime joséphine attrapée par garance l'autre jour. et évidemment sur la jolie tête de cette petite poseuse soporifique de bat for lashes (comme tu le vois, martine, pour être une bat, le bandeau est une sorte de carte de membre). autant la tendance yakari pédestre (le moc' frangé & sa copine la botte) me passe très loin au-delà de la comprenette (du moc' frangé ET perlé, j'en ai eu, mais j'étais un enfant qui voulait vivre avec huckleberry dans sa super cabane et jeter des noix sur joe l'indien), autant le côté pocahontas frontal, j'adhère, j'adore.

j'en veux un, mais vieux rose. ne me demandez pas pourquoi.

http://www.myspace.com/mungoparkunited (pour la reprise de l'une des cinq plus belles chansons du monde)

photo: garance dore.

ps: oyez, oyez ! le wow de lundi (www.wowmagazine.fr) a retrouvé le chemin du ouaibe. il est fantas' comme toujours. je voudrais bien ne pas nous vanter, mais ce serait mentir, tout ça.

Publié par piapias à 20:27:21 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (14) |

cette brune ne compte pas pour des prunes | 08 avril 2008

se pâmer devant la classe, l'allure de reine un léger brin fêlée de la tête d'agathe bjørnsdatter (accessoirement, la plus belle paire de cannes de la blogomondiale), c'est mon petit sport matinal. soit une activité déprimante (ce sens du style ne sera jamais mine, that's life), mais qui booste en même temps le moral & l'inspiration. on ne croise pas d'agathe bjørnsdatter dans mon vrai monde, il faut dire: on croise des gens normaux, avec des jambes de 25 cm dans des pantacourts qui du coup paraissent dégoulinants, avec un sens de la mode au mieux tout pompé sur le catalogue maje, et puis peanuts d'audace, la vache. comme si je sais pas, dans mon job s'inventer de l'habit, c'était comme une offense.

les gens sont chiants, avec leurs principes et toujours cette trouille qu'à la fin, on ôte leur masque en criant : "oh mon dieu, c'était monsieur foster!" comme dans scoubidou. merde, sammy était geek et chic, non? et vera, je n'ai même besoin de dire à quel point véra avait la classe à miramas avec ses lunettes vintage et sa coupe au bol.

bref. où en étais-je ?

ah oui. la photo est floue, mais c'est mon petit blazer suédois, là, si je ne m'abuse. avec une marinière et une frange de brune (peut-on retrouver son véritable pelage après des années de n'importe quoi teinturier? en ce moment mes cheveux me font penser à un vieil écureuil de central park) et une queue de cheval mutine de lio période "amoureux solitaires" (j'aimais cette femme plus que ma mère, est-ce que je l'ai déjà dit?) et pis j'imagine le genre de chouette pantalon vaguement masculin en bas, c'est juste la démonstration de

"la grâce 08". j'ai dit 80 ? c'est tout pareil. la preuve on écoute neon neon et c'est comme si y avait encore des posters du marquis de sade dans les piaules des jeunes de maintenant (au lieu des photos de calvin harris, veux-je dire).

http://www.myspace.com/neonx2

photo: style bytes

 

Publié par piapias à 22:59:49 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (5) |

folk but chic | 06 avril 2008

comment être folk 08 sans passer pour la soeur frappée, perchée, de devendra ? voilà une honnête question pour un dimanche de glandouille (se réveiller à 8h un dimanche pour aller courir dans un parc derrière ton mari soit disant en "petite forme" -mais qui te fout trois tours dans la vue quand même- t'ouvre des droits à la flemme pour la suite).

deux options martine : claquer tous tes sous dans la panoplie complète (la robe à patchwork de fleurs que personnellement j'abhorre déjà, le pattes d'eph' bien bleu, le jupon long, l'écharpe dans les cheveux avec la raie au milieu, le gilet à miroirs, la blouse brodée fleurie X 12, les compensées, et bla et bla et bla) et peut-être comme le disait si bien lauren bastide sur punky tv (dans la famille bastide, on a conservé des LUNETTES DE SOLEIL sur 34 ans, donc vintage tu l'es même sans passer par la case freep'star, je dis ça, je dis rien -mais je bave ma jalousie, et bien) ressembler à 99% des filles de ta rue (je ne parle pas de "ma" rue, où les gens sont encore en mode taille ultra-basse sur string dentelle fushia). c'est un choix. c'est ton choix, martine.

ou la jouer less is more : un bon jean large (et vieux), du tich' fin, dégoulinant et blanc sans motif ni rien, avec peut-être une encolure un peu lâche sur l'épaule, quelque chose comme des plateaux en bois SOBRES, une écharpe fine peut-être noire, point à. plutôt jane b période melody nelson que parfait mannequin mango 08 (j'ai du mal avec cette marque, je suis la seule?).

folk sans faire peur à ton patron? fais ton isabel marant (peut-être pas jusqu'aux socquettes noires, mais on peut en discuter). retrousse un bon petit pantal' classique et droit (tu en as forcément un, ma petite martine ou sinon ton mari), coince dedans une blouse blanche ultra sobre (fais péter la soie du coup), glisse tes petons pâlichons dans des spartiates à talons, noires évidemment, fais bouger tes cheveux timotei: voilà, tu es folk & fraîche donc chic. personne ne va te demander si tu as un flyer en rab' pour la soirée "seventies" (fabien otoniente vient, au fait). tu es folk, mais tu te ressembles toujours.

en d'autres termes tu restes rock. donc digne.

voire new wave : http://www.myspace.com/ladytron 

concession à la folkite aigüe, parce que je le vois déjà sur un marcel noir et/ou un slim gris et que je pleure de désir: le gilet sandro vu chez fanny (like a girl)

Publié par piapias à 20:49:37 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (4) |

over the rainbow | 01 avril 2008

aujourd'hui était le genre de journée comique où je suis cap' d'acheter des shorts taille haute à ponts juste parce que je suis de bonne humeur. donc, égarée dans une cabine de centre-ville, protégée par le pouvoir magique d'un salaire tout neuf, j'étais à deux doigts de me traîter de véritable bomba hot tschhh ava dans un short ridiculement petit. 

avais-je fumé de la drogue? quelqu'un avait-il mis du prozac dans mon quinoa de midi ? mon boss avait-il finalement déverrouillé l'accès à piapias dans mon open-space?

point d'acte criminel là-dessous, martine. seulement ma quicherie ordinaire. à la fin de l'hiver, la fille est encore dans ses vieilles habitudes d'essayer des habits sur ses bons vieux collants opaques de duègne, vois-tu. elle CROIT donc que ce cuissot fuselé, ce mollet coquin, cette cheville gracieuse sont véritablement à ELLE. pour réaliser son erreur, c'est pourtant très simple: la fille hivernale n'a qu'à réessayer le short de poupoule à même la peau de dindonneau. de dindonneau sous vide je précise. eh bien nous avons là une bomba d'un genre assurément très différent, les enfants: une bomba peut-être amusante -pour les autres, et cette part de l'humanité marseillaise que je n'arriverais jamais à véritablement tolérer : les filles bronzées en hiver- mais tout à fait déprimante à son propre regard. bref, une bomba qui ne se souvenait plus que lorsqu'elle marche (vers un miroir, sous un éclairage sadique) l'expression "silhouette tonique" n'est pas celle qui saute aux yeux ("absence totale de sport l'hiver 07-08" s'imposant davantage). bref, il y a urgence à aller se retartiner matin et soir (et midi, et au goûter à la place d'un maronsuisse, et au milieu de la nuit, en règlant le réveil sur 3 du mat', et en coupant les gens au milieu d'une conversation, "s'cuse, hein, ma cream") de crème anti-cellulite. parce que je ne sais pas pour l'afrique: mais il semble que les réserves en eau de la planète soient présentement stockées A L'INTERIEUR de mes cuisses de bomba.

or le truc essentiel dans cette sympathique anecdote, c'est que je ne suis pas certaine d'être capable de vivre sans ce short atomique. short nucléaire absolument pas portable dans 99,99% des moments de ma vie, je le précise tout de suite pour qu'en observant mes derniers posts, les esprits malveillants n'aillent pas en conclure que mon travail consiste à péripatéticienner sur le port.

ps: ce titre n'a quasiment rien à voir avec la choucroute: c'est juste un prétexte pour obliger les gens à aller se pâmer devant un hawaïen obèse. http://www.youtube.com/watch?v=PL-uL2M3xvM&feature=related. avec mon mari, on a fait des choeurs pathétiques en tombant là-dessus ce matin. avec des brosses à cheveux en guise de micro et une conviction de dingues. mince, est-ce que ça donne pas envie de bien la kiffer, la vibe, comme dirait cindy saunders ??

photo: short de la mort, lee cooper

Publié par piapias à 21:45:59 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (6) |

comment dit-on combishort en britton? | 20 mars 2008

soyons clairs: le old port n'est plus ce qu'il était.

la preuve: c'est le printemps et j'ai remis un pull. alors que tout le monde saît que je suis pullophobe. que la laine, ça pique. le cachemire moins, évidemment mais après on va encore parler pognon et des gens diront que je suis vulgaire.

la preuve bis : la ville est sans jupes. ou alors des jupes avec des allemandes touristes dedans : nous autres guerrières filles de la canebière savons qu'un mistral force 12, c'est une jupe dans ta face. en capuche je veux dire. le plus souvent quand un homme magnifique arrive juste en face. ou alors tes collègues, mais les pires. dans la rue soudain il y a toi, ta culotte et puis c'est tout.

la parade existe, elle est anglaise, un pays où les filles se retrouvent plus souvent qu'à leur tour jupe par-dessus tête (curieusement vers des 23h30 devant les pubs : nous ne sommes pas toutes égales devant l'alcool). la parade est un shortijupe. un combishort en plus jupe. enfin un truc, CE truc. à moins que le mistral soit cap' d'en remonter les jambes pour en faire eh bien... une sorte de body large ? je pense que nous voilà prémunies de bien grands et beaux moments de solitude. c'est une fille qui a une fois traversé un mcdo avec sa jupe bien gentillement coincée dans le collant (je parle bien entendu de L'ARRIERE du collant maudit) qui le dit.

http://www.myspace.com/theblakes

domi: on parle de ça ?

ps: combitruc topshop, vestes désirables topshop tout pareil.

Publié par piapias à 21:33:03 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (13) |

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