bien le bonsoir. tu vois, nous sommes quasiment en tête à tête, tes yeux dans les miens, nos intelligences épuisées de 20h07 l'une à l'autre connectées. oui je sais, ce blog, c'est un peu comme un parking désert: c'est... flippant. mais que veux-tu, je n'ai plus le temps pour le weeling. je cours, je cours, on dirait un fatal picard dans un clip moyen. que pourrais-je te dire d'extraordinaire sur la vie, la mode et la marche générale du monde?
-explique-moi déjà comment je me débrouille pour ne pas avoir un seul fucking pont du mois de mai. tu seras aimable.
-d'autre part, les jambes nues c'est quand? je te rappelle que la première fille du burlingue croisée en mollets free donne le signal de l'été. ce jour-là, si tu es toi-même en collant opaque, tu te prends comme une shame dans ta face (un peu comme si tu avais honte de ta peau de poulet et donc que tu la planquais... ok, il y a de quoi avoir honte. comment peut-on être aussi blanche que moi, my god? il me faudrait des ray ban quand je m'épile). mais dégainer des guibolles nues avant tout le monde c'est aussi risqué: déjà si à 10h32 il pleut. ensuite parce que tu donnes l'impression à tout le monde que tu as déchiré ton collant dans le métro en venant, donc, paf, ta nudité comme un aveu. ensuite parce que lorsque tout le monde montre sa cellulite, quelque part, on voit moins la tienne.
-enfin où sont les robes portables de l'été, s'il te plait toi qui es si malin? je ne vois que des robes tubes, je ne vois que des bretelles asymétriques, je ne vois que des jupons bal de prom'. la forme de robe summer 09, c'est quoi exactement à la fin? on est d'accord que la forme housse, on en pouvait plus mais là du coup c'est l'expectative.
pour finir nous pourrions si tu le veux bien parler du fait de faire poser un enfant de 4 mois pour des photos d'identité. le patriot act, quelque part, j'ai envie de lui merde, merde, et puis merde.
quant à la musique, tu repasseras: je n'ai absolument rien écouté de la semaine à part ma propre voix disant connerie sur connerie au boulot. je pense que perrin EST mon véritable père.
Publié par piapias à 20:06:27 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (6) | Permaliens
eh bien salut, derniers survivants de ce blog déserté pour cause de cessation de ma vie de desperate housewife. on dira ce qu'on voudra sur les femmes d'intérieur, mais non seulement elles sont mieux coiffées que moi (quand tu dois choisir entre un brushing & re-re-rechanger ton enfant qui vient de se gerber dessus jusqu'aux yeux, tu ne choisis jamais tes cheveux) mais en plus elles peuvent écrire un jane austen entre "les feux de l'amour" et "un dîner plus que parfait". ces garces. tu noteras que moi-même lorsque j'avais le temps de me mettre au macramé, j'allais plutôt tout faire sauf faire quelque chose. il y a des garance doré et il y a moi.
bref, je suis de retour dans le tourbillon de ma vie, avec 250 000 personnes qui me demandent chaque jour, "alors, ce retour, pas trop dur?" à tel point que je pense me créer une fonction automatique "ben tu sais, forcément, hein, quoi" pour faire plus simple et aussi parce finalement je n'ai rien à dire de mon congé mat' à part que ma fille est le meilleur enfant du monde mais ça se fait pas de se vanter. je suis de retour dans un monde où toutes les filles sont minces même les grosses. je suis dans un monde où il faut lutter tous les jours contre l'appel de la terrasse en plein soleil avec son traître pichet de rosé du patron, et cette spéciale gueule de bois de 14h30 qui te déglingue ton aprem à tel point que tu hésites à aller dormir sur le parking dans ta voiture dès 14h31. je suis dans un monde où je dois reparler la langue des cultureux ou TOUT AU MOINS faire mine de la comprendre (et le cultureux parfois parle une langue en chêne très très dur, je me souvenais plus, à 14h32 c'est même tout à fait inaudible). je suis dans un monde où quand le téléphone sonne à 15h10, ce n'est pas ma mum. ce truc de foufou. je suis dans un monde où mes "contacts", mon "réseau", "les gens que je peux appeler quand je suis en galère sur un sujet" m'ont trompée avec la première venue et prétendent toutefois que "putain mais sans toi ava, sur ma viiiiie, ce canard partait à vau-l'eau" alors que les archives crient à mon oreille, jean-pierre, patrick, sylvie, que vous vous êtes éclatés avec mes concurrents chers collègues & néanmoins amis. satanés chiens de l'enfer que vous êtes. je vous reprends quand même, sales gorges profondes volages. je suis de la fiente de poule sans vous.
le bon côté du truc, c'est que tous les soirs, avant de me coucher, je repense à ce truc totalement superficiel et délicieux que j'adore depuis environ 1981:
"et demain, je mets quoi?"
:-)
parce qu'on dira ce qu'on voudra, mais les enfants, à part dégueuler sur les blouses en soie de leur mum, ils en ont rien à carrer de la mode. ces petits singes idiots.
http://www.myspace.com/lhasadeselamusic
Publié par piapias à 21:25:52 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (7) | Permaliens
il y a des vérités qu'on se prend soudain in "la face". par exemple? derrière un porte-bébé ou une poussette (4 roues, 15 kg, merci ebay, quoi), apparemment, les hommes ne parviennent plus à t'apercevoir. tu es: une ombre dans la ville. la mère. leur mère. leur femme. leur bichon maltais. tu n'existes pas. pour l'ego, c'est vraiment la fête de la gaine. surtout qu'encore une fois, l'injustice de la vie, quoi: si tu inverses la proposition, tu as donc un homme avec un baby... et des filles de 18 ans qui lui frétillent autour en piaillant des "trop meuuuugnon" (trop meugnon mais ta gueule, cindy).
à la jeune mère digne, il suffit donc de plaquer enfant et/ou accessoires de puériculture à la maison pour que le dragueur de rue, sans lequel marseille ne serait pas tout à fait marseille, ville belle et rebelle (le tag en bas de chez moi dit: mieux vaut belle et rebelle que moche et remoche... l'humour marseillais, quoi !) se rappelle à son bon souvenir (honteux quand même le souvenir). ainsi, toi, ava, hier, presque tu lui aurais pu lui lécher la main, à ton dragueur urbain. en bon chienchien que tu es.
hier, c'était le printemps, aussi. on avait tombé la veste, c'était peut-être ça? il est vrai que le dragueur de rue est cap' de s'émoustiller à la vue d'un simple avant-bras. le dragueur de rue est une sorte d'animal. et moi j'aime bien ça, les bêtes. du coup un peu plus tard, avec tout ce bonheur qui nous tombait dessus, on était chez minelli, et mes pieds avaient décidé qu'ils valaient quasiment un parachute doré. c'est toujours cher finalement, d'être heureuse. peut-on acheter des sandales plates comme des culottes de l'enfance -une paire par jour de la semaine? je dis "plates" car les talons, à un moment, là, mon dos dit que non, merci, ce sera sans lui. lorsque tu auras porté un paquet de 12 kg pendant 9 mois sur tes abdos, martine, tu te permettras de commenter. merci à toi.
puis on était soudain aujourd'hui. avec un vent disons... de novembre. une pluie disons... de février. une température disons... de dunkerque. la joie la joie !
quotient de séduction: 0. faut dire aussi que je viens de me taper le rangement de ma cave et qu'il y a des choses qu'on ne voudrait jamais retrouver (des mini-robes de gentille pupute, en 34. bordel. un chiffre sciencefictionnesque. j'ai gardé un jean pour montrer à ma fille, un jour, lorsque j'aurais eu ses 4 frères et soeurs, que oui, tess, un jour maman a été une personne désirable et MINCE bordel. elle ricanera. les enfants sont formidables à ce qu'il paraît). le roumain qui vient s'occuper de mon container était en tout cas ravi, mais en fait pas tant que ça (sa femme fait peut-être du 38?) : "adidas?" qu'il m'a demandé. ah, non, tiens. pas adidas. le streewear ne passera pas par moi. alors le sport ! tu m'amuses, roumain ! sinon mon autre réflexion était: j'achète trop de vêtements et j'ai vraiment un goût de chiotte. point à.
sinon pas de musique aujourd'hui, j'ai la flemme. je chante des trucs en hébreu à tess (en hébreu yaourt bien entendu) et ça nous suffit (elle me regarde bouche bée, mon chien, lui, a quitté la baraque une moufle plaquée sur chaque oreille. on est encouragés ou bien non, hein. méchant chienchien).
bon hiver chez vous, quoi. on s'appelle et on se fait une bûche aux marrons au coin du feu.
photo: un tich' de drolatic, la marque qui fait aussi le jane & serge que personnellement je vais me remettre à convoiter dès que le blizard sera fini.
Publié par piapias à 10:24:11 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (12) | Permaliens
la tragédie de la vie en fait, on n'imagine pas, mais c'est d'être en permanence un petit canon.
sans culotte de poney. sans taille de bourdon. sans petites escalopes de dos *. sans complexes. sans les "putain plus que deux mois pour être belle en maillot". sans les "j'ai une mine trop merdique ce matin, moi, ouh la".
du coup à zara kids, tout te va. c'te galère !
du coup, tu n'as aucune BONNE raison pour reposer les trucs en rayon. d'autant que tu peux, parce que tou é non seulement souperbe mais aussi hyper astucieuse telle la hyène, te servir de ta poussette comme d'un super caddie (on le créé ce groupe facebook des filles qui veulent des caddies à zara, bordel?). alors nan, la laisser cette robe, ce serait vraiment con ! je veux dire limite cruel. pour cette pauvre robe. pour toute l'équipe qui a bossé dessus, là-bas, en galice. or non seulement tu es magnifique et maline, mais en plus tu as toute la bonté du monde en toi, sans forcer. si c'est pas malheureux des filles pareilles.
on se rend pas compte, nous autres, gens normaux, avec nos teints de navet de fin d'hiver, nos épilations hésitantes, nos petits kilos jusqu'ici planqués sous le manteau boule, mais on a du bol! parce qu'être une bombasse de 5,4 kg, ça coûte carrément un rein ! eh ouais, on a rien sans rien ! alors qu'être une fille qui continue à ressembler à carlos - je parle du chanteur décédé- trois mois après sa péridu', par exemple, ça coûte queud'. enfin, quoi, le prix des kleenex, si tu veux. pour chialer dedans, les kleenex. sur le souvenir de feue cette ligne dis-pa-rue, au coin de la ruuue on l'a jamaaais revuuue (le désespoir peut conduire à l'abus de jean-pierre madère).
http://www.myspace.com/peterbjornandjohn (ils reviennent et on est, mais alors, très, très contents !)
j'avais piqué un dessin à margaux "be my star" motin. pis après sur son blog j'ai vu que ben genre, ça s'fait pas. alors du coup ma culpabilité.
ps: connais-tu le concept de l'escalope dorsale, gentil petit lecteur? non? alors c'est que tu n'as jamais mis un soutif un petit peu trop petit sous un ticheurte un peu trop moulant. donc je te déteste. c'est tout ce que j'ai à dire.
Publié par piapias à 16:21:19 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (8) | Permaliens
non, on ne va pas encore parler du BFJ (le boyfriend jean, bande de peintres). on en peut plus trop trop du BFJ (enfin sauf sur punky), ce jean stupide qui fait la patte tellement courte que si tu n'accessoirises pas A MORT (en voilà une belle manière de soutenir l'industrie du luxe, chérie-chérie: quoi de mieux qu'un habit affreux à fort potentiel enlaidissant pour t'inciter à changer de it-bag et de it-shoes et de it-lunettes tous les trois mois?) tu es une verrue. car demande à n'importe lequel des boyfriends de ta connaissance si le si "coooooooooooool" BFJ flatte ta croupe: je te préviens, sa réponse va te sembler un rien cruelle (mais si ton boyfriend est un homme réel, et non virtuel comme on le dit de l'économie, je pense qu'il ne répondra pas à cette question, car un homme normal a horreur de donner son avis sur ces trucs. pas because il ne comprend rien à la mode -ça,c'est entendu- mais juste parce qu'il a la terreur de donner la MAUVAISE REPONSE. celle qui sera suivie d'une rafale de questions et/ou remises en question de l'amour de la part de sa douce, cette femme intranquille).
des fois on en a légèrement marre de l'imagination des mad men du marketing pour nous faire dépenser toujours toujours plus et toujours plus en dépit du bon sens. car tu me diras l'intérêt de foutre 200 euros dans un jean mal troué et mal foutu qui, si tu pèses 52 kg, donne l'impression à la terre entière que tu es valérie damidot. vu que moi j'ai déjà une frange blonde tu penses à quel point je vais m'abstenir, hein...
à lire en tout cas sur ce thème qui fait griller les neurones de la blogosphère : le très languedebitchien (but funny!) commentaire de www.besnob.com sur ce sujet déjà bien rebattu ici (archives à l'appui).
parlons du concept des vacances à l'intérieur du congé mat'. autrement dit: le cadeau surprise à l'intérieur du kinder.
20°, des citronniers, du mimosa, du risotto à l'encre de sèche (mama mia), du chianti sur le port, des marinières, trois petits poulets et des questions existentielles: "la sieste au soleil maintenant ou après le shop-shop?"
je vous salue bien.
http://www.myspace.com/empireofthesunsound
photo: la riviera, quoi.
Publié par piapias à 11:18:39 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (6) | Permaliens