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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

felindra | 03 août 2008

c'est dimanche, je peux même pas prétendre qu'il pleut. c'est le machin qui ressemble-à-la-pluie-mais-finalement-non qu'on sait bien faire en bretagne. ça donne envie d'avoir l'activité d'une plate du belon. j'en connais qui règlent la question en bouquinant au-dessus d'un sachet de palets bretons. j'en connais qui boivent "matin, midi, soir et soirée" selon la belle expression de certaine longue caro à moi. j'en connais qui seraient cap' d'aller voir au ciné un film très finement sous-titré "évitez de vous faire sucer ce soir". si tu étais un intello, au mieux les vacances te transforment en adorateur de koh lanta. tu sais tous les noms des tayak et des mingao. je préfère donc ne pas m'étendre sur ce que l'oisiveté couplée à ce que nous nommerons "la météo bousière" fait aux capacités neuronales de la bonne vieille quiquiche des familles. il y a comme un effondrement général dans la langueur, la sieste de crapules, l'abandon de tout genre d'ambition personnelle (je sais pas chez vous, mais avec mes gens on a comme une tendance à pratiquer le niveau zéro de la blague en ce moment).

la preuve ultime c'est que je ne mets plus deux heures à m'habiller le matin. je suis capable, telle un être humain ou telle mon mari, de tout simplement attraper le t-shirt sur le haut de la pile.

un acte gratuit presque beau de désinvolture.

quand je rentre de ce genre de séjour cotonneux, il me faut toujours une sorte de petit sas pour remettre ma tête en état de marche. en général, mon stressomètre se réactive au même moment: jean-eude sera-t-il dans ma classe à la rentrée? anne-charlotte aura-t-elle déjà shoppé un slim en cuir et comment faire alors pour ne pas la détester plus que l'année dernière? y aura-t-il des nouveaux et si possible un/LE nouveau très très désirable, mettons, un jamie dornan, pour faire simple, et est-ce qu'on devra faire un exposé ensemble et travailler tard, si tard, le soir dans l'open space déserté?  la maîtresse sera-t-elle une peau de vache ou y aura-t-il moyen de lui mendier un 3/4 temps ET une augmentation? et pourquoi bon dieu ne fait-on pas de moleskine septembre-septembre? toutes questions essentielles, je crois qu'on est toutes d'accord. je me rends alors compte avec accablement que d'une certaine façon, bonne élève à sa môman un jour, bonne élève à sa môman toujours: je kiffe la rentrée. les papillons dans le ventre. l'insomnie la nuit d'avant. l'odeur des cartables (t'as ton tann's? parce que moi pas encore). je me rends compte que je suis un freak. je le savais un peu mais là le truc est plus net.

tout ça pour dire quoi?

que certains auront réussi leur défi tête de tigre 2008. trilby bas, pete ;).

http://www.myspace.com/windsorforthederby et http://www.cqfd.com/zaklaughed (parce que je ne connaissais pas la reprise et que merci laurent et bonne chance à ta moustache blonde)

Publié par piapias à 17:06:29 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (7) |

pendant ce temps à vera cruz | 18 juillet 2008

ola, mes gens à moi ! c'est le 2-9 qui vous parle. autrement dit la maison de mum, ses hortensias, ses chiens rouquins, ses touristes blancs comme des hosties, le fait de regarder "rec" en bouffant des magnum choco-amande (et de disserter sur l'importance de la vanille dans le magnum par rapport au tout choco, le débat n'est pas totalement clos ceci dit). autrement dit le fait de me garer sur le parking d'un lycée où, fut un temps que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître, j'étais allée voir si mon nom était sur le tableau des admis au bac, comprendre que tout un pan de ma vie allait disparaître avec, le temps des copines à qui tu roulais des pelles tellement tu les aimais (c'était ça ou le pacte de sang, tout le monde préférait les pelles), et puis chialer tout le chemin du retour au fond de la toyota. la ville n'avait pas changé, il y avait toujours les deux ports, les pubs et la mer pleine de moutons, chez mimi et la terrasse du blockaus où on allait le mercredi aprem boire des super kro et bouffer des BN. la délinquance si je veux quand je veux.

là j'étais avec mon gros bidon, mon homme sage. c'était étrange. ce temps qui file.

sinon hier était le jour où être aux "vieilles cha", comme on dit aussi (mais avec l'accent, ça fait un peu "'les vieilles chow"). pelouse de green impecc. 27°. des jeunes torse poil. la possibilité non pas d'une île mais de poser ses fesses dans l'herbe, de jouer avec les brins, de regarder comme ça le soleil se fracasser sur la grande scène, carhaix, les gwenn a du. retour à la vraie vie aujourd'hui: le ciel est à deux doigts de la fin du monde. je pense que calvin harris n'a pas prévu le bidule. demain gossip passe à 2h10, je précise que tout le monde pense ici que je suis enceinte de six mois et/ou de plusieurs enfants déjà en âge de rentrer à la maternelle: comment tenir debout dans la dignité jusqu'à beth? that is une question éminente.

porter une robe avec des bottes aigle tout en restant glam' en est une autre. parvenir à ne pas bouffer des magnum chaque jour que dieu et le crachin font également.

sinon, amis de la musique, amis de la culture, j'ai envie de vous faire rêver: http://google.mini15.com/ ou ça : fr.youtube.com/watch?v=aUuhaWUdEGI

ne me remerciez pas :D (mais faites bien attention à la choré, quand même, du geste de gentleman s'est caché dans ce clip)

Publié par piapias à 17:46:45 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (29) |

CSS | 27 mai 2008

mai, c'est quoi, exactement?

vous je sais pas. ici c'est dunkerque. puis alger. puis les deux. giboulées. sirocco (l'exotisme à trois heures de paris! il faut avoir marché dans mes rues comme devant une soufflerie géante pour y croire). sirocco. giboulées. ça ressemble à rien du tout ce printemps si quelqu'un veut mon avis. je suis frustrée de barbecues, de pique-nique sur la plage et sur mon rocher de malmousque (avec une pizza de chez rodolphe sur les genoux: le bonheur, c'est rien de plus, et si on vous soutient le contraire, rigolez avec l'air de celui qui sait). on me chourre mon printemps marseillais, mes nuits longues, mes apéros (= à la tourtel). mes petits looks d'avant le grand été, d'avant la torpeur un peu poisseuse du vieux-port où de toute façon, à part nu, rien n'est très supportable.

pour savoir comment s'habiller le matin, il faut être laurent romejko. mais qui ça tente?

alors hier, parce que j'en ai un petit peu soupé aussi de mes prétendants d'âge "mûr" (comment font les filles munies de seins? on s'habitue, à un moment?), j'ai lâché mes mines de fille poseuse, mes shorts, mes talons, mes épaules nues. je me suis habillée en kevin: vieux jean même pas slim, t-shirt blanc et plus loose, je ne sais pas si c'est vraiment possible, converse marine. je m'habille plus jamais comme ça depuis que j'ai décidé qu'il fallait que j'arrête de croire que j'avais encore 20 ans. y a deux-trois ans je dirais. je me force à me sophistiquer l'allure. je lis des magazines. je copine avec des blogueuses! avant, quand je m'habillais en gamine, à mon travail, des fois les gens ne voulaient pas croire que je pouvais avoir un cerveau & de l'expérience. donc des fois ils étaient de sales vieux cons. et des fois ils pensaient être gentils en demandant : "et alors mademoiselle, vous êtes en stage? ça vous plait le journalisme?" peut-être aussi parce que des fois je m'endors dans ma tête en pleine interview, vous direz. oui. mais aussi du coup de ce look d'étudiante attardée que je me coltinais par paresse.

bon, eh bien la paresse, c'est bath. voilà de la valeur mal aimée à réhabiliter. hier, dans mes converse même pas HYPER PROPRES, j'avais comme des petites ailes, j'étais prête à courir pour le plaisir alors qu'attendez d'être enceinte pour voir si vous êtes tentée par un 100 m. je me demandais pas tous les huit pas si ma robe allait pas me faire une cagoule surprise. je me demandais pas du coup non plus si dessous j'avais mis une bonne culotte (ce qui est stupide: en cas de retournement de robe, la réponse à cette question est toujours non, ô grand dieu non). je me suis rappelé à quel point c'est bon de n'être pas entravée par l'air qu'on essaie de se donner, par le fait d'être à la mode, par ce truc d'être sexy un minimum quoi (je sais qu'il y a des filles pour qui c'est de la seconde nature mais ces filles-là ne tiennent pas de blog j'imagine), alors que des fois moi, il faut bien le dire, je me sens sexy et sophistiquée, je sais pas, comme une porte? pas mal dans ma peau, juste totalement pas connectée avec l'idée de séduire et d'énerver les autres filles. 

bien sûr aussi, hier le vigile d'H&M m'a sauté dessus pour agrafer mon sac à l'entrée du magasin, histoire d'être sûr que je me tire pas avec la bimbeloterie. tout comme une petite racaille de terminale en baskets.

tout à fait à l'autre bout du spectre, nous pourrions entamer si vous le voulez bien une discussion sur la mini-jupe tube. qui revient, dites donc. de cette époque super bath que j'ai l'impression de vivre deux fois (80's), de cette époque où le lycra criait "lycraaaa". comme la mode est finalement un long fleuve tranquille qui se mord la queue, je dirais que vivement les nouvelles 90's. vivement les coups de pied dans tout ça parce que bon à la fin je les avais déjà pas adorées la première fois, les 80's  (les patrons du cac 40 ne comprennent absolument pas where is le problème).

photo trop grosse mais bon : hedi slimane diary

http://www.myspace.com/kimlive

ps: et wow dans tout ça? wow a mangé trop de frites à la cantine, je pense. je vous tiens au courant.

Publié par piapias à 21:28:01 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (12) |

loosing my religion | 06 mai 2008

bien le bonsoir, gens formidables ! le désert français a son charme, mais la langue incroyablement bien pendue de la blogo aussi. et si elle ne m'a pas manquée, c'est juste parce que je savais que j'allais la retrouver quelque chose comme dix minutes après avoir poussé ma porte (on ne dira jamais assez la joie du vacancier ne pas avoir été cambriolé et de ne pas avoir oublié une sole au frigo). on peut se débarrasser de ses addictions, mais il faut toujours s'en garder une ou deux bien vivaces pour la forme. eh oui, c'est reparti pour cette grande philosophie de la life qui fait tout mon charme (et celui de hans: 16 au bac blanc de philo, quelque part je crie ma fierté comme une mère juive).

autant le dire, je suis totalement larguée. je suis cette personne cryogénisée et réveillée un siècle plus tard: quoi, on est passées sans transition du collant en laine à l'autobronzant ?? quoi, finalement tout le monde kiffe les robes longues de femmes enceintes également des genoux ?? quoi, adam kesher (domi, mercii) ? la lose est ma bonne amie. je note juste ceci: mes cheveux sont apparemment de l'ultra hype mai 08. ils sont foin. ils sont fous. ils n'ont pas croisé une plaque céramique depuis l'âge de pierre. ils sont donc blonds & WAVY. moi je les trouve tout simplement à se pendre. peut-être que je vais juste les crêper et puis marre (désert français, peut-être, mais "elle" y a un présentoir entre les cartes IGN et les guides de rando)? il va me falloir quelques jours d'adaptation. il va me falloir recroiser des gens habillés autrement que pour une marche de 5h dans les prés. il va me falloir m'asseoir à une terrasse où tous les garçons n'ont pas abusé du pento (langogne, grenade, même combat) et de la chaîne de poitrine à motif horoscope. quand votre vie a été celle d'une femme de 83 ans pendant huit jours (matage du 19-20 de france 3, coupage de bois, mangeage d'aligot, nuits de 11 heures, piapiatage poli avec autochtones âpres et charmants), vous avez besoin de deux culots de 0 neg pour repartir.

H&M risque de me croiser demain, autrement dit :).

http://www.myspace.com/theblackangels (eh oui, j'ai bien dit larguée à dix miles)

Publié par piapias à 19:56:51 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (10) |

on the road again | 27 avril 2008

pourrait-on vivre dans un endroit à peine recensé par wikipédia?

parfois je suis dingue et j'ai envie de crier "oui", "ouiii", "ouiiiiiiii". j'ai envie d'un acte extrême: plaquer la ville, son rythme, tout ça, pour une cabane de 200 ans, des champs et des rivières, le rythme des saisons, des voisins qui se couchent après le 20h. je me dis que pour écrire, un jour, vraiment, il faudra bien ça: retrouver l'espèce d'ennui gluant de la campagne -de toutes les campagnes- de mon enfance, cette torpeur de la vie qui semble arrêtée et qui curieusement pousse la main, le cerveau, le corps, à fonctionner follement. quand on vit dans la petite ville, longtemps, bien sûr on la déteste. on déteste sa bourgeoisie, on déteste ses ouvriers, on déteste son curé, on déteste toute cette négation du rock'n'roll, qui est la vraie vie, la vraie vie dont on rêve ses cahiers clairefontaine sous le coude même quand on a 10 ans. alors après, on a 20 ans, on s'en va pour ne jamais revenir, on est heureux, on n'écrit plus. on ne peut pas faire deux choses à la fois: vivre et écrire, vraiment non, on a essayé, ça ne marche pas. on s'en fout d'écrire, à choisir on préfère vivre, et quitte, même un peu trop. parfois juste, pourtant, ça revient comme le palu: on pense repli, retrait, lieu où retrouver le plaisir de l'apnée, et au monde, pour cela, il n'y a qu'un endroit.

le village sur lequel wikipédia n'a rien à dire.

comme dirait ce vieux pervers de michel, peut-être que ce qui compte, ce n'est pas l'île, mais la possibilité d'une île? on ne va pas y revivre (ni y partouzer comme michel). on aime juste l'idée de pouvoir y chercher refuge. sans téléphone, sans internet, avec une télé 36 cm qui n'a jamais capté que trois chaînes. zéro boutique à la ronde - ou alors si, mais c'est une fromagerie, est-ce que ça compte? et puis des tonnes de temps pour glander dans l'herbe, finir "millénium" -cette saloperie addictive alors que j'avais promis que non, merci, ça va bien je propose les best-sellers écrits avec des moufles- et éventuellement, en cas de janeaustenite aigüe, ressortir les vieux clairefontaine.

tout ça pour dire quoi? on se revoit dans dix jours, dites donc. d'ici là, il y a du wow pour vous tenir compagnie: le 29 avril et pis le 8 mai. parce que wow est un truc qui revient désormais toutes les semaines comme NS (une addiction que le village oblige à abandonner : je compte donc sur vous pour prendre des notes -calibrage des talons de virginie effira, niveau de sex-appeal de benji, oeillades de cédric, traces de poudreuse sur le décolleté de lio, phiphou va-t-il à nouveau jeter une lampe, etc. quant à moi, je vais toucher du bois pour un départ rapide de lucile et finalement d'amandine, parce que les premières de la classe à la fin oui mais non. je vais sans doute finir par soutenir kristov, ce looser de la vie avec sa femme muette et gigantesquement enceinte, ses costards pathétiques, ses complexes qui crient "compleeeeexes". parce que kristov est un peu la moldavie de la compette).

allez, tschüss.

pola: grant hamilton.

ps: pisk, chris, que la force soit avec vous et que le capitalisme sauvage morde la poussière. on leur foutra la tête sur des piques et on ira boire à bastille :).

Publié par piapias à 22:49:14 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (14) |

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