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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

pourvu qu'elle soit fausse | 11 octobre 2008

la preuve que je ne suis pas une vraie blogueuse de la fashion?

ok, on ne me demande pas mes bons plans shop-shop dans glamour.

mais sinon?

la preuve que je suis un escroc, c'est que je peux pas blairer le gilet en peau de lapin que LEMONDENTIERDELAMODEMONDIALEKIFFE. dans la rue des temps-ci, ça me glace, j'ai l'impression de croiser des filles qui portent des pauvres bêtes écorchées, des pauvres bêtes écorchées qui crient "hiii, j'étais le papa lapin d'une portée de 12 lapereaux en bas âge qui ont fini en cols" dans d'horribles laboratoires chinois (quoi, ma tête?), j'ai l'impression d'être revenue près des clapiers avec ma mémé qui me dit "tiens, je vais te montrer comment on lui enlève son petit pyjama, à jeannot lapin" ("nooon, mémé !!! pas jeannoooot"). avec un couteau de boucher. couic couic jeannot lapin, tu feras moins le malin. euh, ou peut-être je rêve cette scène de cauchemar?? enfin je suis sûre d'avoir assisté au moins au meurtre d'une poule. avec ma grandm's (mémé, pas mamina la coco fan de "plus belle la life" et des pulls mohair), c'était pas trente millions d'amis tous les jours (alors que moi, vraiment, je pourrais vous arracher des larmes en vous racontant comment je kiffe les grands singes, par exemple, mais également les suricates, tout ça pour vous dire allez voir le film, y a pas que woody dans la vie. ok, y a quand même jjjjavier bardemgroar. oui. je sais.) 

en revanche, j'ai une sorte de fascination pouffie-pouffe pour la fausse fourrure de bête exotique. sans doute parce qu'à la ferme de mémé "misery", y avait pas de panthère à foutre à poil. enfin bref. du moment que la fourrure est complètement fausse, mais limite synthétique crissant, hein, je peux dire yes. et c'est dans ma pelisse de femme de mauvaise vie, mon slim noir, mes boots et ma frange de kate moss que j'irais retirer tous mes sous de la banque, ah ah ah (je ris mais les gens me foutent les miquettes avec leurs psychoses: les gens de l'islande, mais pas seulement. une psychose au gilet en peau de lapin, c'est moins dangereux pour l'économie mondiale, par exemple). 

sinon je propose aussi de porter un toast chaleureux aux routes autrichiennes.

http://www.myspace.com/anaisinyourface (eh ouais ! cette fille me fait horriblement rire. et pas juste quand elle mange des supions à côté de moi chez dédé à la verrerie)

Publié par piapias à 22:08:38 dans inspiration | Commentaires (17) |

le problème avec le systématisme en fashion | 09 octobre 2008

l'humanité se divise, on le sait, en deux camps:

celui de ceux qui vont cheveux nus et celui de ceux qui portent volontiers l'accessoire capillaire. et quand je dis "accessoire", ma bonne martine, je t'arrête immédiatement, je ne vois pas spécialement ce genre de longue fausse mèche rêche que les presque chauves se plaquent sur le crâne pour donner le change et qui parfois, mais alors c'est vraiment, vraiment trop de laideur sur la terre, non ? se soulève avec le vent (excusez-moi mais : nausées de fin de journée). vade retro, patrick poivre, tu n'as rien à faire sur ce blog, cache ce camouflet (c'est le petit nom de la chose) que je ne saurais voir. noon, quand je dis "accessoire", je veux juste dire barrette. chouchou (nan: en fait, pas chouchou, même si comme je vois les années 80's revenir à toute berzingue dans nos faces, on va bien assister au retour de la vengeance de cette atrocité à un moment). 

bricole dans le crin, donc. 

puisque tu me le demandes, martine, et je te remercie pour cette belle curiosité qui t'honore, j'ai longtemps été moi-même très très barrette. minimaliste, style épingle à chignon, la barrette. coincée sur le côté, exactement comme la jeune personne diaphane là-haut, ce qui arrangeait mes repousses de mèche en vrac, mes histoires de cheveux dans les yeux, de cheveux sales du dimanche, d'épis d'huckleberry finn, tout ce petit côté indomptable angélique de ma chevelure souple (il y a deux saloperies sur cette terre: la peau mixte et le cheveu souple. que ce soit dit. des femmes ont la joie und l'honneur d'être munies des deux. j'en témoigne très misérablement). avec ma barrette, c'était comme ça une sorte d'histoire d'amour et aussi d'efficacité matinale (=prête en trois secondes). mais voilà le truc pénible, avec certains gadgets récurrents: à un moment ils font tellement partie de vous, ils semblent à ce point vous signer, vous définir, vous surligner au stabilo fluo, que vous ne pouvez plus sortir les poubelles sans. au lieu d'allumer une cigarette après le sexe torride, comme tout le monde, vous réajustez votre barrette. vous la gardez sous votre bonnet de piscine. votre terreur est de tomber en panne de barrette au milieu d'une journée sans monop à portée. vous en avez du coup quelque chose comme 2000 en stock. au fond de vos sacs, poches, tiroirs de burlingue, boîte à gant. tous vos amants trouvent des épingles dans les lames de leur parquet. vous déglinguez des aspirateurs. ça ne peut plus durer: vous êtes ridicule.

alors quand vous devenez plus connue sous le nom de "fille à la barrette" que sous, par exemple, celui de "splendide et sombre créature propre à inspirer le désir le plus ardent" c'est qu'il est temps de réagir.

moi, j'ai laissé pousser ma frange en rideau. julien doré s'est sorti louise truc. chacun son plan B. on s'en lassera aussi, de toute façon.

pourquoi ce préambule interminable, en ces temps de crise où subprime & krach sont des mots que tu prononces davantage dans une journée que le prénom de ta femme ?

mais parce que la barrette is back, apparemment. en voilà de la nouvelle qui claque! plutôt que de tenter de décrocher (et d'échouer à) un prêt à taux variable à 25%, mieux vaut se poser des questions à notre mesure, notamment celle-ci: la femme, je ne vais pas dire devenue vieille, mais devenue moins jeune peut-elle encore se permettre la barrette de petite fille? n'est-ce point trop de ridicule, soudain? n'est-ce point trop faire pitié comme ces vieilles dames en mini-jupes qu'on essaie de ne pas regarder mais qu'on regarde quand même à la dérobée avec effroi ? il est bon de parfaire une journée stupide par une interrogation idiote. un jour où l'on considère que le clézio est ce qui est arrivé de mieux à la littérature mondiale en 2008, je ne trouve pas ça inutile.

http://www.myspace.com/andrewbird

photo: le charmant blog de sandra & josefin, que tu as en lien dans ma blogroll depuis l'an pèbre

Publié par piapias à 19:22:33 dans inspiration | Commentaires (6) |

une souris et des hommes | 06 octobre 2008

lui, tout le monde en est tombé amoureux pendant la semaine des défilés parisiens. ce garçon que personne ne connaît a fait le tour des blogs de la planète, avec sa drôle de dégaine (et généralement sa copine blonde à tête de purdey azimutée). je sais pas pourquoi tout le monde l'aime mais c'est un fait: tout le monde l'aime. moi par exemple, je le vois, hop, je l'aime. et puis juste après je me demande jusqu'à quel point tout ce qu'il porte est pensé, je me demande s'il est chiant, le matin devant le miroir, s'il faut le pousser, s'il faut finir par lui filer des coups de coude et s'il achète vogue avant sa femme (enfin, sa femme a une tête à travailler à vogue, de toute façon). je n'y connais rien, en hommes stylés. autour de moi, il y a des garçons en jean/t-shirt, ou alors en costume gris, ou alors ils sont gays soyons honnêtes, enfin des créatures pour qui s'habiller le matin, occupe peut-être trois minutes et qui, jamais de la life, n'iraient, seuls, et surtout par PLAISIR, traîner dans les boutiques. le mien par exemple, quand il achète un truc textile sans moi, c'est généralement six paires de chaussettes "parce qu'il y avait une promo chez auchan".

et pourtant je vous jure: il ne me fout même pas la honte. il a arrêté la chaussette sport (blanche, trois bandes) il y a onze ans après que j'aie menacé de le quitter alors même que nous n'avions pas encore fauté ensemble. il faut savoir s'accorder sur quelques fondamentaux, je n'ai pas besoin de lire le "spécial sexe" du "elle" de la semaine pour le savoir (qui lit les "spécial sexe" de "elle", finalement?).

on pardonne beaucoup de choses aux hommes qu'on aime (= qui supportent depuis si longtemps que vous leur racontiez vos rêves chaque matin au-dessus des krisprolls et que vous juriez au volant).

n'empêche. je trouve ça beau, étrange et mystérieux, le souci de soi & du style chez un homme. chez une fille aussi mais toutes les filles sont cap' de se distinguer donc ça n'a rien à voir. dans la vraie vie, je ne tombe jamais en amour pour des garçons bien habillés pourtant. je me fais juste choper par des petits rigolos. ou alors des ténébreux mais ça c'était il y a quand même, pff, mille ans? quand j'étais moi-même une autre personne, le genre à croire que plus tu es malheureuse, plus ça veut dire que t'as touché le jackpot du love (après, assez vite finalement je suis devenue moins conne parce qu'au fond je suis pas bipolaire).

mais dans une autre vie plus chic (celle où j'aurais une piaule à lourmarin, j'imagine), à mon bras il y aurait sans doute un gars qui me donnerait envie de lui lécher les bottines de convoitise :

  

ou alors un type qui oserait ce truc de fou de porter autre chose qu'un t-shirt col v sous sa veste (on peut dire que maintenant ça va bien, les t-shirts col v sur moquette pectorale?) :

photos: tout est piqué chez le sartorialist, je crois bien.

http://www.myspace.com/thespintoband

Publié par piapias à 20:30:54 dans inspiration | Commentaires (15) |

au vallon | 05 octobre 2008

une pizza aux anchois chez jeannot. les pieds dans l'eau de la "piscine", au bout du vallon des auffes, juste après le pont avec la corniche comme un décor un peu fou juste au-dessus, la lumière blanche. avant, comme tout le monde, je détestais les dimanches, je m'ennuyais les dimanches, je déprimais les dimanches, je disais comme bernard menez vivement lundi qu'on r'trouve tous ses amis. à marseille, pour peu que le mistral te foute la paix, c'est chaque fin de semaine les vacances. le genre de bonheur qui prend à la gorge. 

je me demande souvent: "comment vivre ailleurs?" parce que la bougeotte, c'est dans les gènes de ma drôle de famille. je n'ai toujours pas trouvé de réponse valable. peut-être que je suis un enfant adopté? la dame à côté de mes anchois m'a dit: "je viens tous les dimanches. ici on est toujours heureux." c'est assez vrai ma foi.

et vous, vous faites quoi les dimanches d'octobre ?

http://www.youtube.com/watch?v=9t0x0slupqA (je l'avais entendue sur une compil des "inrocks". à chaque fois cette version me met les poils des bras au garde à vous).

ps: mon meilleur profil.

Publié par piapias à 18:31:19 dans inspiration | Commentaires (12) |

play it again, sam | 04 octobre 2008

les hommes sont-ils des jouets?

bien sûr, oui, ouiii, what a pleasure ! joue avec moi !

mais passé 30 ans, ils ont souvent tendance à porter des costumes, des chaussettes noires en fil d'écosse, des certitudes un peu raides aux entournures, à devenir myopes, à ronchonner, à pas TOUJOURS vouloir sortir. on joue toujours avec, parce qu'il n'y a quand même pas tellement mieux sur cette terre (même vieux, un homme a souvent une longueur d'humour d'avance sur toi, jeune femme resplendissante, sache-le et apprends à son contact), mais on voudrait bien qu'ils retrouvent leur côté lego, leur côté playmobil, leur côté petit boy malicieux qu'on a toujours trouvé tellement cute (car une mère tendre sommeille en toi, jeune femme éblouissante). 

alors un homme avec une barbe, une belle veste ET une écharpe fofolle au point mousse (oeil de lynx is mine!) qui dit zut à la crise, ah mais quelle joie, moi j'dis !

http://www.youtube.com/watch?v=9AKaV911uJA (ne me demande pas pourquoi: aujourd'hui j'ai une patate à écouter run dmc)

photo: face hunter

Publié par piapias à 10:23:02 dans inspiration | Commentaires (30) |

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