dans l'espèce de tsunami de tendances (rock, folk, babouchka, serial killeuse à épaulettes des 80's, que sais-je encore) qui nous est arrivé sur le coin du nez cette rentrée, le trip "l'armée, je kiffe" ne vous aura peut-être pas échappé. toute fille un peu déglinguée de la tête obsessionnelle étant depuis environ 2006 bloquée sur le mode "ma recherche désespérée du manteau suprême" (celui de charlotte gainsbourg dans ce navet de "prête-moi ta main", pour faire court), et cette fille n'étant pas sous contrat avec balenciaga, aura ainsi noté que les portants ne sont pas seulement recouverts de gilets en peau de lapin (ta maîtresse en maillot de bain) mais aussi de redingotes martiales et autres vestes de petits gars d'la marine. d'une façon générale, de trucs un peu austères (l'armée, madame, c'est pas fait pour se la poiler), un peu rigides, avec des boutons dorés et si je peux me permettre une requête, un truc style rubans rouges cousus quelque part (c'est mon unique côté "la guerre, d'accord, mais avec style").
on notera que l'on est davantage sur un côté prussien über chic et mâle, vaguement écuyer, que sur une note "viens danser en rave avec tes chiens-loups et ta parka kaki" (je ne sais même pas si les raves existent encore, je ne sais même pas comment j'ai pu traîner mes doc marten's là-dedans fut un temps lointain ; en tout cas je pense qu'on trouve encore des bergers allemands).
comme j'ai depuis un moment une sorte de côté hyper rond, un corps qui dit, genre, la douceur légendaire de la femme (ah! ah! rions follement!), cet épanouissement qui fait plaisir à voir (mais doit-on se plaindre d'entendre dix fois par jour des gens vous dire "mais ava tu es resplendissante!" ? hum? quand j'aurais retrouvé mon teint d'endive et mon anecdotique poitrine de jane b, peut-être que je devrais payer des gens pour choper du compliment journalier, hein? alors autant capitaliser en ces jours fastes de bonnet C), la rigueur du costume militaire me fait comme une sorte de contre-poids (mhh). sauf que pour parader en manteau, il faudrait juste que la température dégringole sous la barre des 30°, quoi. or chez moi c'est la canicule, les gens sentent mauvais dans le métro, tu as la frange qui frise par en-dessous, et tu ne sais pas quand tu pourras mettre ton slim en cuir (parce que oui :) !! tu l'as ! et on en reparlera !).
bref.
au luxe(mbourg), jane n'a pas ce problème. il fait toujours un temps globalement de merde sur ce pays qu'on sait même pas exactement où placer sur une carte. du coup le manteau, c'est dès le 2 septembre. le collant de laine, dès le 3. mais du coup qui c'est qui peut se la raconter dès toudesuite avec son hervé morin, hein ? c'est notre amie que nous avons certes l'habitude de contempler moins vêtue (j'avais demandé une photo à oilpé sous la redingote et j'ai pas eu, cette garce garde l'exclu pour ses stats. merci, la solidarité féminine. déjà que personne me propose de m'inviter à new york alors hein: je comprends pas pourquoi les marques spéciale "ta femme a un tour de taille d'un bon mètre" ne se précipitent pas sur moi: allez-y bordel, je suis faible :) !).
http://www.myspace.com/coldwarkids (mes meilleurs amis de l'univers reviennent, heureusement)
ps: petit post it littéraire. je viens de finir le catherine millet. ne l'achetez pas malgré tout ce que j'ai dit l'autre fois. relisons plutôt "la vie sexuelle" et oublions vite la suite.
Publié par piapias à 20:09:49 dans inspiration | Commentaires (18) | Permaliens
il y a sans doute des filles qui, devant leur placard à chaussures, se frappent le front un matin en s'écriant : "ciel ! mais j'ai tout simplement ASSEZ de pompes !" (pas "j'en ai tout simplement assez des pompes", je veux dire de la posture à la con qui oblige la bonne vivante à mimer le marine ses cracottes à peine avalées, ce truc qu'on dirait que tu coïtes avec ton carrelage, ce truc qui ne devrait pas exister).
quelqu'un peut-il témoigner de l'observation d'une telle scène?
je vous le demande avec insistance ?...
on a bien rigolé, alors revenons donc à la vraie vie je vous prie.
il n'y a sans doute rien de plus addictif au monde que les shoes. la clope, l'opium, le chocolat ? "petite bière!" s'esclafferaient pas mal de copines à moi (je serai bien entendu dans ce choeur antique -dois-je le préciser ?)
alors que nous n'avons pas encore réglé le cas des boots (on y reviendra, parce que j'ai un retour de flammes sur un modèle précis), nous voilà confrontés au cas des babies. avec la jupe qui virevolte haut sur la cuisse cet hiver, quoi de plus joli ? à condition de faire un peu péter la couleur et d'assumer le côté lolita du bidule (même enceinte jusqu'aux sourcils, personnellement, ça ne me cause aucun problème éthique). parce que la fille peut aimer marcher d'un pied légèrement dominateur, dans ses bottes noires de 3615 oh oui plus fort maîtwesse, d'un pied cool et mou à la marant, et aussi d'un pied tendre et coquin, d'un pied d'ingénue qui préfèrerait toujours les talons à la ballerine.
seul souci en la matière (je n'ai pas d'ENOOORMES problèmes dans ma vie en ce moment, un jour il faudra que je vous fasse un texte un peu long sur le fascinant pouvoir lénifiant des hormones de la future parturiente) : bref, opérer un choix. s'y tenir. ce qui n'est pas archi gagné quand c'est dimanche, que votre mari regarde ailleurs et que votre CB semble mystérieusement attirée par le site de topshop.
jane a choisi de choisir dix paires. moi pas encore, mais ça ne saurait tarder.


un peu plus neo 80's :

sinon on peut toujours écouter des trucs de djeunes, des trucs qui font shaker le booty de bon matin, oui, même le tien, petit parisien déprimé par ta rentrée dans la grisaille ! pour te consoler, je peux te dire que dans ma soirée d'hier, nous étions tous attablés autour d'un gaspacho picard et qu'il en est resté. je pense que certains l'ont même balancé dans les bosquets de lavande quand les maîtres de maison avaient le dos tourné. alors tu vois, le sud, l'été indien, hein: ça réserve aussi de la déconvenue...
Publié par piapias à 12:00:25 dans inspiration | Commentaires (14) | Permaliens
et sachez que des jeux de mots aussi nuls, amusants jeunes gens, j'en ai plein ma besace, niark niark niark !
pourrions-nous je vous prie parler d'un phénomène étrange? non, pas la raison du pourquoi je suis encore obligée de me taper un tournage de "plus belle la life" dans ma rue (jane, ceci est ta spéciale dédicace du soir: ma rue est une star de ton feuilleton chouchou, et si ça se trouve tu m'as même déjà vue passer derrière l'épaule de laetitia millot: je suis la fantastique fausse blonde qui peste parce qu'un abruti de camion de régie bloque sa smart de pouffy sudiste), mais tout simplement l'indifférence aux it-bags. enfin non.
enfin si. en fait, si.
la raison de ce mystère aussi épais que celui, je ne sais pas, de la foi? je fais un boulot m'obligeant à transporter cinq bons kilos de bidules et à MARCHER de très longues demi-heures (je veux dire plusieurs) avec. sous forme de bordel, les bidules. donc le sac façon éternel féminin, le sac meugnon, la.. pochette ou n'importe quel contenant riquiqui ou bizarre duquel ne ressort pas impeccable un format A4, c'est nein. c'est peut-être joli, c'est peut-être même de la somptuosité, c'est peut-être carrément du YSL -que ton nom soit sanctifié- mais c'est toujours nein, danke wiebke. quand on transporte un peu sa vie avec soi (= son gros carnet d'adresses craquelé, ses cahiers, son moleskine qui dégueule tous les tickets du parking et autres machins essentiels), je sais pas vous, mais moi je trouve qu'on cède vite au bon vieux délire sécuritaire des familles: donc on ne porte pas, jamais, son sac à bout de bras. on a un peu l'air d'une mémé flippée. on s'en fout. on serait plus rien sans le foutu contenu du sac. alors je suis admirative et interloquée devant les filles qui transportent des petits sacs chics comme devant celles qui cavalent en talons de 11, mais moi généralement je marche sur du 7 maxi et je trimballe mes besaces. c'est toujours ça que mon glamour n'aura pas?
n'empêche que celle qui grimpe des 17 étages avec la légèreté d'une gazelle bondissant vers l'info, coco, c'est bien bibi. bibi quand elle est pas enceinte. parce que là elle prend toujours pas l'ascenseur (si tu connais les ascenseurs des cités, t'es pas con au point de ne pas prendre l'escalier) mais en revanche elle pèse le même poids qu'un poney. donc bon. ok, son glam n'aura rien, pas ça, des nèfles.
pff.
avec ce petit côté "l'armée, c'est bath" qu'a un peu la mode de cette rentrée (et ça t'amuse, nicolas ?), ça tombe bien parce que mon sac ultime revient de derrière le fagot de ringardise triste derrière lequel quelqu'un l'avait oublié. ce bon vieux sac de 1975 ! excellente année! des gens extraordinaires sont nés en 1975 ! sous VGE ! si ça c'est pas de la destinée, on était tous les deux destinés... enfin BREF. la besace upla. increvable et sobre comme un vieux chameau. un cadeau que ta mamy serait heureuse de t'offrir (ma mamy est une vieille communiste extraordinaire capable d'offrir des besaces upla, j'en suis sûre).
je laisse le bling à d'autres. moi je veux juste mon sac de prof d'histoire géo.
Publié par piapias à 22:48:09 dans inspiration | Commentaires (19) | Permaliens
parfois le bonheur coûte 2,30 euros. car me voilà rieuse & joyeuse au-dessus de mon "elle" encore un peu en mode "les stagiaires ont le power" (dans mon journal, c'est pareil et je peux vous dire que ça en arrange certains, parmi les vieux dont je suis; je dis "vieux" car parmi nous, personne ne s'appelle nancy ou kelly ou ambre. alors que parmi elles, tout le monde), en présence de ce qu'à coup sûr mari & amis seront cet hiver d'accord pour moquer (et quand je dis moquer: je veux dire hululer de concert, car il y a des hommes cruels sur cette terre, petite fille) : le collant écossais ! rouge, tant qu'à (à ce niveau de jambes démonstratives, on serait gourdes de tuer le concept par du gris). je sais bien que cet automne, la mode la joue un peu "mon manoir preppy dans les highlands" (et on est d'accord que pour une chemise de bûcheron, on est toutes prêtes à faire un peu n'importe quoi), mais est-ce que j'ai la berlue? il me semble qu'à chaque rentrée -réminiscences de nos kilts et sous-pulls des 70's ?- on nous refait le coup de l'écossais nouveau must have. j'ai jamais l'impression que le truc prenne vraiment, d'ailleurs (en novembre, c'est marrant comme on est passés à autre chose). mais par un subtil effet de marketing viral, parce que je suis faible, il y a toujours un moment où je me crois de retour en CM2, un moment où j'ai envie d'acheter une jupe plissée, et courte, et grise, un col V avec un écusson sur le sein gauche (c'est toujours le sein gauche, je vous signale), un caban, des babies à talons, des chaussettes hautes, une besace en vieux cuir, un fiancé blond à mèche et tiens, paf, un truc en tartan.
alors pourquoi pas un collant, je me dis, tout à mon petit côté zit remedy un jour, zit remedy toujours ? eh bien peut-être parce que l'effet "je sors avec la couverture anti-poils de chiens de la banquette arrière sur mes guibolles", ça va être du sport à assumer, mes petites dames. et quand je dis sport: je veux dire qu'il y a des effets d'optique plus doux que le carreau sur mollet: ok, pas le motif jacquard non plus. pourtant -eh ouais, on est comme ça, nous autres, toujours un peu à se compliquer la vie, car sinon tout serait si ennuyeux- on en veut aussi, du motif jacquard, là. chez la suède (pisk, vas-y, ricanne mon petit père), il y a du pull de nerd des années amstrad et si c'était pas encore 29° sur mon vieux-port, je serais déjà la fille qu'on repère dans la ville à ses losanges. à ce rythme, c'est à peu près clair qu'on va finir, dans une saison ou deux, par remettre du pull à torsades. l'honni. everybody wants something, they'll never give up (si tu es capable de replacer ceci dans son contexte historico-culturel, tu es si fort que tu me donnes envie d'être ton ami pour la vie)
ps: pete, on n'est pas OBLIGES de porter la robe, surtout dans cette atroce longueur mortifère, la robe avec les collants de punk, je précise ;)
photo: défilé hiver 2008-2009 d&g, www.vogue.com
Publié par piapias à 14:49:57 dans inspiration | Commentaires (13) | Permaliens
à la rentrée, j'ouvre un nouveau cahier, j'attrape mes ciseaux, mes magazines et ma colle uhu et je fais des travaux manuels. le truc pourrait s'appeler: le cahier des mariages et des enterrements. ainsi, dans la série RIP, il semble que ce bon vieux jean large puisse aller décéder à la cave. ainsi, dans la série love boat, nous savons désormais qu'il faudra se réhabituer à porter du pantacourt (excuse my french: du pantalon 3/4) format cigarette et/ou trompette ET de la taille basse. tu te dis que ça valait bien la peine, tiens, de se contorsionner des mois durant pour parvenir à se glisser dans les jeans revival 70's et faire croire à tes fesses qu'elles avaient toute la place nécessaire pour se nicher dans un espace cousu pour des miches d'écureuil ? tu n'as pas tout à fait tort, ma bonne martine. tu te dis que le pantac... pardon, je vais m'y faire, le troiquart, n'a jamais été le meilleur ami de la fille d'1m60? encore une fois martine, je ne peux que m'incliner. mais c'est la mode. donc fais un effort. car ce n'est pas demain la veille que les jeans honnêtes dits par les hommes "faiseurs de beaux culs" vont ressortir de la naphtaline.
ce qui saute aux yeux, dans ce cahier de tendances maison, c'est que punky b restera notre reine: voilà une fille qui, même malade comme un whippet enrhumé, sait rester digne. et afficher facile & avant tout le monde, un peu, oui, comme une foulée d'usain bolt (excusez-moi, je m'en suis pas encore tout à fait remise) ce qui allumera la prunelle de la fashionnette: autrement dit, la chemise à carreaux. nous serons donc toutes des reese witherspoon la saison qui s'amène. des filles fraîches des grands espaces, avec des sourires de gentils fauves et les bottes plissées d'isa marant parce que sinon merde, ce serait vraiment pas du jeu.
là où on est un peu contentes, c'est que du carreau, on en déjà plein la penderie. même si là on cracherait pas sur une bérangère claire (je le dis comme ça, la collec automne-hiver sera visible le 8 septembre).
ce qui laissera quelques menus euros à investir dans le jean diesel qui nous fait de la patte, là, tout de suite (on veut bien aussi le top zippé en soie). merci la mode, merci punky, merci la vie.

http://www.myspace.com/digitalism (on a réécouté les teutons hier et du coup aujourd'hui, c'est malin, on n'écoute plus que ça)
Publié par piapias à 17:23:35 dans inspiration | Commentaires (14) | Permaliens