putain, mais la rudesse de cette vie des fois !
après nous avoir fait l'affront de nous oublier dans son classement des filles les mieux fringuées all over the world, "elle" vient de nous squeezer de son classement des blogs les plus influents des filles de la france. ah mes petits amis, l'humiliation, moi je vous dis que c'est comme les patates à l'eau, il vaut mieux y prendre goût par les temps qui courent ! bon, quand je vois qu'ils ont aussi forgotté ma bonne vieille jane, alors que chez nous autres, blogg.com, sans doute la plateforme la plus de la hype de la vie (on a quand même tara l'être de lumière, les gars, et tout un tas de blogs de cul qu'agnès gniard imagine même pas), jane c'est un peu notre barbie crystal trash, un peu la queen avec genre nous, tous, ses valets ravis, eh ben j'ai envie de dire : où ça, un classement?? alors quoi, les hachettefilipacchi: le luxembourg, i'ts for dogs ? je ne vous salue pas, messieurs-mesdames.
heureusement, ils ont pensé à marion montaigne (et moi du coup je pense à solenne, sans qui, sans quoi je ne serai jamais arrivée chez cet espèce de dr house du crobard). alors déjà les filles, moi je les aime avec un gros paquet de drôlerie parce que sinon c'est vraiment pas possible: il n'y a vraiment que les hommes pour supporter les filles sans humour (mais alors bien sûr, il faut quand même qu'elles couchent, hein), non? mais si EN PLUS ces filles, elles ont une sorte de vrai talent de narquoiserie noire, vicieuse, irrévencieuse -ici donc, la reiser's touch- et un goût viril -pour les sciences de l'homme et des bêtes, tiens- alors moi je dis: plaisir ! bonheur ! mains qui clappent et qui disent yeah ! copine ! car qui n'a pas découvert les amours rageuses de la baudroie sous la plume de marion ne sait vraiment pas grand chose de la life.
bref, chez piap', ce lundi, on n'avait pas envie de faire du classement, juste de dire à des filles qu'on les aime. et même pas juste pour être référencée dans "les meilleurs blogs aux inclinaisons lesbiennes".
ps: on voudrait pas non plus trop débiner le classement de "elle", vu que dedans y a quand même des gens qu'on aime comme les géraldine, garance, la blossom girl, cette tête folle de violette et quelques autres. mais quand même c'est marion qui nous fait le plus pwaler.
http://www.myspace.com/sammydecoster
(parce qu'en plus il est beau, la vache. mais si tu es une fille et que tu résistes à "the drive", je ne sais pas, arrange-toi au moins pour avoir de l'humour parce que sinon je ne vois pas ce qu'on va pouvoir faire pour toi)
tumourrasmoinsbete.blogspot.com c'est chez marion et c'est bien.
Publié par piapias à 19:22:55 dans inspiration | Commentaires (22) | Permaliens
l'autre samedi, nous avons donc shoppé, mes gens & moi. pendant que mon homme claquait quelque chose comme deux AR paris/NYC dans une paire de lunettes (qui lui donnent l'air de designer dès le saut du lit, j'ai envie de lui donner un prénom italien, du coup), poulette se demandait donc si le fait de porter une jupe à quatre centimètres au-dessus du genou pouvait être confondu avec un emploi lucratif de travailleuse du sexe. nous autres, on est vraiment toujours entre deux questions existentielles, comme vous le voyez.
on n'a juste pas les mêmes.
moi je me demanderais plutôt si une jupe n'est pas trop longue, finalement: porter des minis, tant qu'on ne parle pas d'un bandeau-jupe, je vois ça comme de la jambe en liberté, de la légèreté, pas le coup de vouloir faire sa playmate à tout prix. donc je me moquais un peu de ma poulette qui n'osait pas sortir de la cabine d'essayage, rapport à ce complexe incompréhensible et rapport aussi au fait que je m'étais avant fait foutre de la gueule de ma blouse "direct from le cours de peinture sur soie de la MVC*, nan?" et que j'avais donc encore une mortification de retard. mais je me disais aussi que dans mon monde, finalement, j'ai comme ça plein de filles belles de la cuisse & du reste qui bloquent sur la longueur de leur ourlet. comme si elles s'excusaient tout le temps et par avance. d'être jolies, d'être des filles, d'être regardées dans la rue et aussi quand elles sortent des toilettes du resto parce que leur jupe est resté coincée dans l'arrière de leur collant, ce qui arrive même aux meilleures (d'où je dirais la supériorité du bas, sauf quand c'est un dim-up dont l'élastique te lâche en pleine journée ce qui arrive finalement toujours au dim-up, ou en tout cas aux miens, donc: collant). comme s'il fallait se mettre en retrait, en retenue pour pouvoir éprouver toute sa liberté de circulation. comme si le fait de mettre une jupe courte c'était s'être dit, devant le miroir du matin: "tiens, j'enverrais bien du gros message sexuel alentours, moi, today". assumer de se prendre du "t'es bOooonne" tout au long de la canebière, assumer tout ce groooar qu'on inspire à ces espèces d'animaux énervants frustrés. je veux parler des hommes, quoi.
alors déjà, les animaux, j'ai envie de dire, ça mérite parfois un bon seau d'eau froide et un petit coup de trique sur le museau. nan mais. on n'est plus en 1927.
parce que dans mon job de machos, du coup, les filles en mini, c'est le truc soit qui n'existe pas, soit qu'elles ont accepté d'être décrites pluzoumoins à vie comme les allumeuses de l'open-space (euh, sev', si tu me lis: tu ES quand même l'allumeuse de l'open space, honey) à qui on peut faire de la blague salace de la machine à café du matin au bouclage du soir (la blague salace journalistique est pire que la blague salace tout court: le mec qui la profère se CROIT réellement un petit peu comme dieu, tu vois). comme si tu ne pouvais pas être ET sexy ET compétente. comme si mini-jupe = "je vous verrais bien au service beauté & bien-être, mademoiselle, ou alors sous mon bureau?" alors que tu ne rêves que d'économie, de politique et d'horribles sujets sociaux très très pas glamour. comme s'il fallait à tout prix choisir son camp, ne pas brouiller les pistes, être conforme à l'image que les gens se font de toi.
des fois vivre en 1927, ça gave. des fois entendre les filles de mon âge dire "nan, moi je me sens pas du tout du tout féministe", comme si c'était une tare ou je ne sais quoi, comme si c'était normal de se réfréner la féminité pour ne pas être sifllée par maurice, le connard de la compta, aussi. maurice, il est vieux, il est moche, et même pas en rêve le plan cul ou la burka, quoi, maurice.
c'était notre petit coup de gueule du lundi. notre combat pour un monde plus juste, plein de poulettes libérées avec des ourlets à mi-cuisses & des très gros salaires de cadres méga-sup' pour foutre tous les maurice du monde au service bien-être.
nan mais.
* MVC: maison des vieux et de la culture.
photo: défilé chanel sur le concept du "je sors sans ma jupe parce que je le vaux bien".
Publié par piapias à 13:37:39 dans inspiration | Commentaires (59) | Permaliens
hier, pendant que garance doré (www.garancedore.com) sifflait des cognacs à MA caravelle, j'étais blottie chez moi et j'attendais tranquillement la fin du monde en chaussettes & en compagnie de la presse féminine de mon pays (la france). une occupation distrayante comme une autre (si j'avais complètement le choix, soyons clairs, je préfèrerais qd même picoler l'après-midi comme tout le monde). que retiendrons-nous de ce petit moment de lecture dominicale?
que "laisse tomber les régimes, ils ne marchent pas." une nouvelle énorme, une nouvelle de blockbuster, une nouvelle à la hauteur de ce jour à donner des palpitations à nathalie rihouët. trop bête que ce soit la fin du monde: sinon tu aurais pu la ressortir sous forme de persiflage en juin, quand "elle" nous pondra son énième numéro spécial "perdez 45 kg par jour avec le sourire".
que "et sinon tu savais que jeanne-marie attias et gurvan rallon ont une fille?" (une information qui te permettra habilement de différer la conversation cinéma-roue de secours et/ou l'énième "mesrine ou mérine?" la prochaine fois que tu seras en dîner et que ce sera moyen le fun. ceci dit je tiens à placer d'une façon ou d'une autre que je suis à une poignée de main -et une balle de revolver- de feu l'ennemi public n°1, si je peux me la péter, personnellement, je ne vois pas pourquoi je ferais comme si non)
que si 411 euros s'ennuyaient au fond de ma poche, je leur offrirais bien une occasion de se réjouir sous la forme du sublime smocking tara jarmon de la page 205.
donc déjà que lire "elle", c'est quand même accéder pour 2,30 euros à un sacré niveau d'info.
nan?
sinon dans "jalouse", y avait aussi beth ditto par jean-baptiste mondino et carrément jibé, il ne rend pas hommage au genre de joliesse de beth, ce trésor de fille, ce petit coeur tendre: là on dirait juste un gros monsieur-dame, non? * et pis y avait sinon vanessa p dans "vogue" mais comme je savais déjà qu'elle est mariée avec johnny d et que c'est, globalement, trop de bonheur, pardon (sans déééééconner??) d'avoir le plus beau mari du monde & une "fuck off island" (moi j'ai bien un fuck off troquet, même si je peux pas y aller depuis 8 mois pour des raisons de morale & de décence, enfin bref, vous connaissez bien la chanson désormais) je mentirais en disant que j'en suis sortie éclairée sur le sens de la vie (en général) & de sa présence en couv' (en particulier).
sinon encore, lissy trullie a un petit nez qui me rend jalouse comme un vieux chien.
sinon pour finir aussi le prochain qui dit "second sex, c'est bath" ou alors "j'en reprendrais bien, moi, des virgins" en ma présence a un gage. ça va bien maintenant, je propose.
http://www.myspace.com/loscampesinos (allez, on sautille très fort dans tous les sens)
* monsieur-dame: personne à l'identité sexuelle incertaine, croisée le plus souvent aux feux rouges des quartiers chauds.
ah et puis si demain les américains pouvaient faire un truc pas complètement couillon avec leur démocratie, ce serait déjà un peu plus la fête, nan?
photo: cobra snake
Publié par piapias à 17:57:26 dans inspiration | Commentaires (17) | Permaliens
toute la journée, le ciel était blanc comme si marseille avait envie de se la jouer "nous aussi, on est passés à l'heure d'hiver". dans l'air il y avait des envies de chocolat chaud old school & de bourgogne au coin du feu (mais quel bourgogne? quel feu??). l'envie d'être douillet, blotti, d'acheter un truc stupide comme: un plaid, un setter irlandais, une cheminée. et puis de regarder des forêts suédoises avec des fées dedans.
photo: sandra & josefin
http://www.myspace.com/thisisfirstaidkit
Publié par piapias à 20:35:45 dans inspiration | Commentaires (4) | Permaliens
poulette va avoir un âge qu'aucun d'entre nous ne pensait jamais atteindre: pas parce que nous aurions vécu vite et mourru jeune (vivre lentement, c'est très bien aussi, et clamser à 99 ans dans son sommeil comme soeur emmanuelle, je pense qu'on peut trouver trépas plus dégueu), mais parce que, tout simplement, quand tu as encore une carte 12-25 à la sncf, tu crois que la jeunesse est ton état personnel, ton état personnel pour toute la vie. les pattes d'oie et le souffle court, c'est toujours pour les autres, pas vrai? toi tu es la fraîcheur de vivre. d'ailleurs il t'arrive encore d'avoir de l'acné: n'est-ce pas la preuve ultime que tu transpires l'adolescence par tous les pores de ta peau caractérielle? mais bref, poulette n'a plus de carte 12-25 depuis dix ans et tu es donc là, dans ce mall, à traquer le cadeau qui ferait un peu, genre, 35 ans. dommage, toujours pas de boutique avec des hommes en libre-service dedans. du coup tout paraît un peu plan B, un peu lot de consolation aux chiffres & aux lettres, un peu passage à H&M après excursion chez zara. donc dépitée d'hommes à vendre, tu entres chez minelli: une marque que tu ne fréquentes plus guère, car à un certain niveau d'arnaque (de la pompe à 169 euros fabriquée en malaisie? mais pourquoi pas !!!), tu cesses d'être shoesivore. et tout de suite tu les vois: comme qui dirait les low boots parfaits. pointus, cloutés, cambrés. tu les essaies car, comme ça tombe bien dis donc, tu partages avec poulette une forme d'humour de hyène et cette pointure 38. dans le miroir, c'est simple, tu as l'air... d'une mannequine. d'une mannequine enceinte jusqu'à la frange, mais d'une mannequine quand même, merde. d'ailleurs la fille assise à côté en train d'essayer des bottes molles te regarde et a visiblement un léger malaise de jalousie. la fille assise à l'autre bout du magasin te sourit avec l'air de vouloir arracher les clous de tes low pour te les planter dans les yeux. la fille qui passait dans la galerie du mall l'air pressé fait demi tour, entre dans le minelli et demande à voir tes low en 40 en faisant mine de ne pas te regarder. comme cela est doux au coeur, parfois, d'être haïe. en tout cas la vendeuse a déjà sorti sa machine à cébé tellement l'affaire semble entendue. il y a des couples naissants, parfois, qu'il est évident à tous que rien, non rien de rien ne saurait séparer. toi, tu es déjà en train d'essayer mentalement la paire de low avec tout ton dressing et c'est la magie, tout en est comme transcendé. tu connais cet état, cet état s'appelle: l'achat impulsif excitant qui à la fin du mois fait que tu es pauvre, telle ce précaire de job, et que tu entretiens une relation de duperie avec ton mari: mari à qui tu tenteras de faire gober que, non, ces low, tu n'aurais pas été jusqu'à les acheter, mais que tu les as quasiment trouvés par terre, dans la rue, oui, dans ta pointure, si c'est pas dingue mon chéri tu veux que je te masse les trapèzes en toute petite tenue ? enfin ce vieux sketche dans lequel je perds toute dignité. puis que se passe-t-il? soudain l'image de poulette, une fille qui ne peut pas blairer les trucs à clous, une fille qui est un peu la délicatesse d'audrey hepburn alliée à l'humour d'un routier ukrainien, se superpose au papier de soie dans lequel la vendeuse est en train de rouler tes low si rock. tu prends conscience que c'est justement la fin du mois. tu prends conscience que la phrase "et pour tes 35 ans, je me suis offert ces low" n'est pas prononçable dans la vraie vie, enfin dans mon cercle de gens coincés de la morale. tu prends conscience que ton propre anniversaire n'aura lieu que dans trois mois et qu'en attendant, tu as déjà flambé pour 12. puis tu te souviens aussi qu'il te reste ce joker "liste de naissance" dans ta manche 3/4: entre le maxi cosy et la poussette tout-terrain, tu pourras peut-être encore glisser "low boots cloutés minelli" sans attirer l'attention et la shame sur ta face? tu dis à la vendeuse, avec cet air de madone au martyr que tu sais si bien prendre en ce moment, que non, finalement non. le coup des chiffonniers du caire, à côté, c'est de la petite bière d'altruisme. photo: piquée sur le blog de la pipelette. j' avais pas le coeur à pétrifier davantage les filles de minelli en dégainant mon pentax pour me shooter les chevilles. la plus belle chanson du monde? oh oui, tiens :) http://www.youtube.com/watch?v=i2V_ZT-nyOs
Publié par piapias à 17:23:23 dans inspiration | Commentaires (14) | Permaliens