• je me souviens, quand ce type était entré dans ma vie, il y a, quoi? deux éternités au moins (que faisions-nous déjà en 2004??), j'avais pris "john wayne gacy" dans ma petite tête et qui peut dire qu'on s'en est tout à fait remis depuis, d'ailleurs, mhh? bizarre tout de même de trouver magnifique une chanson portant le nom d'un horrible serial killer (vraiment dégueu à en faire baver christophe hondelatte). sufjan, je te le demande, et francis heaulmes? il a pas le droit à sa comptine? puisque tu as abandonné l'idée de faire un album par état amerloque (un peu facile tout de même cet effet d'annonce, mon petit chat: et pourquoi pas "je ferai un album par étoile dans tes yeux et je t'offrirai des perles de pluie venues d'un pays où il ne pleut pas" ? hein? bon.)

    mais bref, le nouvel album est là et qu'est-ce que je peux t'en dire à part, pff, mince, ça va le talent, là? c'est pas trop encombrant pour vivre, je veux dire? nan parce que bon: sufj' (je l'appelle sufj, c'est un vieux pote de 2004) il est aussi simplement plus jeune que moi de six mois. tu me diras, 35 ans, 35 ans et demi, tout ça c'est kif kif la vieillesse. oui. mais tout de même ça me met un peu la pression pour la révélation de mon propre énorme talent monstrueux tellement gros que ça fout presque les miquettes.

    allez, francis, je te l'écris ta chanson?


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  • c'est doux et ça va bien avec les fenêtres grandes ouvertes sur les platanes et le soleil d'octobre. même si je vais bosser avec une envie un petit peu absente.


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  • ce que j'aime bien, l'automne, c'est faire des trucs de vieux. marcher dans la montagne. chercher des champignons. dire des trucs sur les feuilles mortes. boire des chocolats chauds en terrasse. écouter mes copains dire "tiens, on se ferait bien une soirée tartiflette" alors qu'ils sont tous au régime depuis 1987. regarder des séries enfouis sous la couverture polaire. dire "préviens-moi quand le mec est mort" parce qu'on n'arrive toujours pas à regarder les scènes gore jusqu'au bout. organiser des dejs où les gens boivent du vin rouge jusqu'à 19h ("ah ben du coup, on reste pour l'apéro, ou bien?"). le crumble aux marrons. remettre du parfum, du vrai. rentrer chez moi.

    c'est tout l'avantage d'aimer les trucs de vieux très jeune (enfin, "très"...): une fois la retraite survenue, on n'est pas tout décontenancés avec des tunnels de rien devant.

    en plus j'ai mon michel H à finir et je suis obligée de dire qu'il est bien, ce mich'. surtout bouquiné pelotonné sous la polaire, avec un verre de patrimonio pas loin.

    après j'irai peut-être faire des confitures. en talons aiguilles (ouééé, pour the first time of my life, je marche sur des talons d'une circonférence d'environ rien ! j'en reviens pas moi-même ! et le petit bruit des talons aiguilles, hiiii ! en revanche talons aiguilles de 12 + escalier sur 4 étages + enfant de 11 kg sous le bras = pas bien, pas bien).

    voilà voilà voilà. je te recontacte s'il m'arrive un truc extraordinaire.

     


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  • brrr, j'en ai des frissons


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  • mais non c'est pas l'automne. tant que la laine sera un concept abstrait dans ma vie, ce sera toujours un petit peu l'été -le long, le doré, celui avec la soirée fraîche et le matin kumineux en terrasse. marseille n'a pas si souvent l'occase de la ramener, mais chaque fin d'été elle me fait le coup des prolongations, des préliminaires d'après: les postiminaires, si tu veux. on n'en demandait pas tant mais bon, si c'est offert si gentiment. "c'est quand déjà l'automne, chez nous?" qu'il me demandait mon chéri tout à l'heure, parce qu'ici on ne peut pas se fier au calendrier pour les saisons. bon, écoute, c'est le truc qui tombe après marsatac (on y va en mini short, avec sage francis et tumi & the volume) et avant la fiesta des suds (on y va en mini short mais on rentre toujours avec la cuisse bleue, la goutte au nez, les doigts gelés et, tu le noteras, en fait on dit toujours qu'on n'ira plus parce que la fiesta, à part pour revoir tous les gens que tu n'as pas eu le temps de rappeler dans l'année, ça ne sert pas à grand-chose). si tu as besoin d'un morceau d'été dans un mois en "embre" ou en "obre" ou même en "ier", j'échange ma maison: je prends ton loft à NYC, je prends ton cottage à glasgow, je prends ta hutte à big sur, je te laisse la smart & le T3 avec vue sur platanes rouquins et grues de bouygues.


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