• vous vous souvenez peut-être que dans une autre vie, je permettais à la suède d'accroître toujours plus son PIB ? eh bien ce temps est révolu. l'ultime cheaperie fluo et/ou babydollesque s'accomodant mal d'une silhouette aussi exponentielle que la mienne, désormais je vends mon âme aux vraies femmes espagnoles. une autre fois je vous montrerai même à quel point zara peut rendre une personne enceinte légèrement vénéneuse (un indice? c'est noir, asymétrique et je connais un mariage où personne ne voudra croire que je cache le corps de maïté).

    bref. ce jour de joie-là, l'ami galicien a aussi fait le bonheur inespéré de mes pieds.

    car il n'a normalement pas dû vous échapper que je suis spartiatement addict depuis deux-trois siècles. cette quête était toutefois restée vaine pour un léger détail de cassage de gueule sur du talon de 12, aucun modèle n'existant pour les filles qui tanguent: ce monde est injuste mais ce n'est pas non plus comme si vous le découvriez chez piapias, mhh?

    eh bien, sonnez clairons, résonnez musettes (stratocaster? ukulélés?) ! cette quête fut finalement victorieuse! car mes pieds sont désormais bridés de frais. mes pieds frétillent. mes pieds sont stables. dessous, ils ont peut-être six-sept centimètres d'équilibre, un truc tellement confortable qu'au mariage où je vais découvrir si je suis cap' de tenir le choc sans boire ni dragouiller n'importe qui -le père du marié, le marié, le DJ moisi, le petit cousin kevin- pour tromper mon ennui (vous arrivez à gérer les wedding days sans ça? comment faites-vous? vous avez médité dans un ashram pour parvenir à cette perf?), je vais pouvoir lancer la chenille qui redémarre comme une pro de l'ambiance. je vais être papillon de lumière. je vais être cathy guetta & nadège winter sur un dance-floor des deux sèvres. niort, c'est de la queen of ze night qui rapplique !

    sinon ma mum est là, donc est plutôt toutes les deux à ricanner dans des expos de nan goldin (toujours emmener sa mère dans des trucs étranges et conceptuels) et elle à boire du limoncello car "attends ce n'est pas tout à fait comme de l'alcool, si?". je lui fais croire que non. que c'est le soleil qui fait tourner sa tête. c'est la life belle. 

    http://www.myspace.com/mgmt (j'y ai mis le temps, mais a y est, je les aime les petits branchouilloux que tout le monde love)

    ps: mais oui, mes orteils sont longs ! mais il faut le voir comme un avantage: avec je suis cap' de ramasser un stylo par terre (mais pas d'écrire, j'ai essayé mais non, le show du mariage ne va pas basculer dans "sous le plus grand cabaret du monde"). oui, ma vie est dingue, je sais !


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  • retour à la vraie vie (tout de suite, j'avais lapsussé - truc qui a l'air salace or non même pas- et écris "vide". tout de suite je me suis dit: eh, sigmund, vieux pote, sois un ange et quitte cette pièce, vieille baderne). que s'est-il donc passé dans les rues commerçantes de la grande ville sudiste en mon absence? à part le fait que marseille a ôté ses collants et déballé ses orteils, et qu'il y a une nouvelle salade vapeur chez spock (douce vie de la bureaulière) j'ai envie de répondre: "eh ben en fait pas grand-chose dis donc". oui, les robes de tara jarmon me font toujours de l'oeil: mais l'expérience a prouvé que le désir d'une robe tara jarmon est inversement proportionnel à celui de la porter lorsqu'elle se trouve dans mon dressing: je répète encore une fois pour nos amis garçons que ce ne sont pas les filles qui sont compliquées, c'est seulement le monde qui manque de finesse. 

    sinon, bof. tout m'a semblé cheap, mais surtout mille fois vu (le double effet kiss pas si cool de la blogo? tout s'userait donc plus vite à trop la fréquenter?), surfait et surévalué (la robe housse à 300 euros, quelque chose bloque). je n'ai eu envie d'être personne dans la rue aujourd'hui, c'est dire (j'ai ce truc un peu x-men de me projeter mentalement à l'intérieur des gens qui me plaisent à leur insu, ça a l'air aussi salace que lapsusser alors que non plus).  

    en fait tout ce que je veux, c'est sans doute un t-shirt blanc. pas la peine de chercher plus loin. un beau pas trop loose, pas trop épais, des manches peut-être à roulotter, un col V pour utiliser ces nouveaux boobs dont je ne sais absolument pas quoi faire. parce que ça ira avec tout, tout le temps -les nichons je ne sais pas, mais en tout cas cette simplicité juvénile du tiche blanc, certainement. parce que marre d'acheter des trucs sublimes qui ne vont qu'avec une unique jupe justement à la machine aujourd'hui, c'est ballot, et ces chaussures démentes sauf en cas de marche de plus de 250m. ne pas pouvoir mettre un ticheurte parce que tu n'as pas le mollet parfaitement épilé, quelque part, tu le contemples le non-sens de l'affaire?

    bon bref.

    qu'est devenu le vrai tiche blanc, les gens ? je veux dire pas les merdouillettes american vintage à 60 euros qui décèdent au premier lavage. je veux dire rien de chez gap parce que sinon domino va me frapper et elle aura raison. je veux dire rien de suédois parce que les suédois font un coton de merde. je veux dire rien à motif ou slogan parce que cet été je pressens que ça va être la seule façon de se démarquer. vous avez remarqué? c'est toujours quand on cherche une boîte à lettres/cabine téléphonique/boulangerie qu'on n'en trouve pas. sinon y en a 12 par trottoir. le baleinié a sûrement un mot pour ça.

    autrefois, alix blossom girl (cf plus haut) avait trouvé son graal chez isa marant. mais, parisiennes bien informées, l'objet existe-t-il encore en rayon? y aurait-il plus mieux, plus fort, ailleurs? et le truc existerait-il aussi en vieux kaki très délavé parce que j'en veux aussi?

    une autre fois, je vous parlerais du fait d'acheter une jupe en 40 et d'être "juste bien" dedans.

    http://www.myspace.com/elperrodelmar (revoilà mon petit cabot suédois préféré)

    photo: the cherry blossom girl.

     


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  • ce qui m'agace le plus souvent c'est le consensus. toute cette confortable mollesse. quand tout le monde s'accorde autour d'un nom, un groupe, un lieu, un film, une analyse, une couleur, une valeur, un sentiment dominant (surtout quand il est "bon", ce sentiment), quand tout le monde veut la même chose, je ne sais pas vous, mais moi ça me donne surtout envie de filer à l'anglaise. il y a quelque chose de flippant dans l'avis général, non? dans la majorité, qu'elle soit silencieuse ou non. quelque chose comme un aspirateur à particules, quelque chose comme une gueule béante, quelque chose prêt à te bouffer, à te rouleaucompresser toi, tes doutes et puis tes goûts minoritaires, tes goûts minoritaires et versatiles, voire ton absence de goût(s), quelque chose qui ne produit rien, mais qui te somme te rentrer dans le rang, dans le moule et de crier ta joie avec la meute. j'aime pas les meutes. c'est méchant une meute (une marmotte aussi, nous l'avons souligné, mais moins qu'une meute). et puis j'aime pas qu'on me dise quand je dois être en amour. moi j'aime toujours de travers de toute façon.

    on n'est pas obligés d'aimer camille. on n'est pas obligés d'aller voir "bienvenue chez les ch'tis". on n'est pas obligés d'adorer lynch. on n'est pas obligés de trouver que "le parisien", c'est le nouveau "libé". on n'est pas obligés d'enfoncer les portes ouvertes en permanence. on n'est pas obligés de porter des vêtements parce qu'ils sont à la mode mais dans lesquels, oups, détail! on aura l'air d'une patate. on n'est pas obligés non plus, par souci de différenciation, de citer le mot vintage toutes les trois phrases. ça me fait penser à ce truc de vouloir un loft pour faire artiste: alors qu'à l'origine, l'artiste il vivait pas dans un truc hypy-hype, il vivait là où c'était pourri, pas cher et vaste.

    bon, parce que le vintage, merde, c'est souvent atroce, quand même.

    c'est des matières qui puent, des coupes improbables, des merdouilles qu'on n'aurait jamais regardées (et encore moins achetées!) si elles avaient été vendues NEUVES (eh oui, des fois, nous autres filles, on est vraiment reines des cloches). des trucs qui allaient au rebus et puis tout à coup non, paf, en voilà tout plein les portants des quartiers branchouilles et on trouve ça bien, de payer pour battre le record de port de polyester véritable. on trouve ça cool. on se trouve drôlement alter. on fait tout comme tout le monde -par mode commandée par la meute, voilà. mais bon.

    il y a aussi des endroits d'exception, des endroits où le vintage a autant de sens qu'une bonne cave, des cavernes pleines de trésors comme chez anouschka. mais soyons sérieux: qui peut y refaire sa garde-robe? qui a même le sésame pour entrer? l'idée du vintage, c'était celle du millésime. et une piquette, même vieille de 20 ans, ça reste une piquette.

    bon, voilà.

    mais le miracle de la blogo -cet endroit divisé en deux camps: ceux qui prescrivent et ceux qui cherchent l'adoubement: oui un peu comme dans la vraie vie, quoi-, c'est que tu peux faire le tour de la terre. quitter les chemins trop fréquentés, les histoires qu'on te raconte et auxquelles tu n'arrives pas à croire et puis t'aventurer à l'aveugle, accepter de te perdre. et puis tomber chez boboniaa, tiens, par exemple: je ne sais pas grand-chose de cette drôle de petite dame à part qu'elle a l'air rigolote, qu'elle est photographe & thaï (http://www.flickr.com/photos/boboniaa/)  et qu'elle a tout compris au vintage : avec, elle ne se déguise pas, elle se réinvente seulement. avec finesse. avec simplicité. quand on a sa science du chemisier -c'est son talent, à la petite bobo- je pense qu'on n'a plus jamais besoin d'aller chez H&M, si?  les autres, nous autres, filles de trop peu de goût, de trop peu d'assurance sans doute aussi, nous sommes juste des copycats.

    c'est pas ma faute, c'est domino qui me contamine avec son poing sur la table ;).

    http://www.myspace.com/lykkeli

     


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  • l'autre week-end, tu t'étais collée à la seule corvée qui présente de bons côtés: à savoir, descendre à la cave tous tes lourds habits gris de frimas et recommencer à picorer dans le stock primesautier "les beaux jours, bonjour". tu avais d'ailleurs racheté une paire de lunettes de soleil rétro (zara, 24 balles sur le comptoir, il faut se grouiller avant la rupture de stock annoncé, quitte à enfoncer des portes ouvertes tu as pris les montures écailles), tu avais tenté tes orteils en collant dans les sandales new look shoppées à bruges, tu avais acheté chez truffaut des bulbes de dalhias rouges sublimes et graphiques pour faire frimer tes rebords de fenêtres, et puis tu avais noté que l'homme, dans la rue, sortait de son hibernation avec le sourire (quand tu auras le cul d'une vache, disait erin brokovitch, tu t'habilleras comme une ruminante: d'ici là, tu gardes tes jupes beaucoup trop courtes).

    tu étais bêtement ravie.

    tu as chopé un rhume puissance mille: c'était hier, avec ta robe aux fesses, ta petite veste de rien sur ce fucking trottoir gelé où il fallait apparemment rester causer POLITIQUE jusqu'au petit jour (les garçons bavards, eux, avaient le caban remonté jusqu'aux yeux et les moufles dans les poches donc de tes soucis de congélation tout simplement ils n'avaient rien à foutre, les garçons sont comme ça, des rustres c'est tout), tu étais juste comme une pub pour la cryogénisation.

    tu es redescendue à la cave, tu as racheté du fervex.

    mars te fait toujours le même coup. on ne dira jamais assez la perfidie de ce mois indécis comme un électeur sur cinq.

    alors que tu avais enfin trouvé des robes à fleurs compatibles avec ton romantisme à peu près sous le niveau de la mer (performance s'il en est) :

    ces deux-là avec des collants opaques & noirs, tu n'as pas besoin de dire à quel point c'est gagnééé, comme dirait dora

    et aussi, hors tendance, cette robe de lucie aubrac sur le retour que tu mettrais bien demain pour la journée de la femme

    et puis les pompes de vieux beau de la south coast qui  calmeraient fissa -assorties du trilby en paille- le côté jeune femme en fleurs de tes robes (jeune femme en fleurs, c'est charmant but ce n'est pas toi, ce n'a jamais été toi)

    et puis tout simplement la petite besace parfaite que tu n'as pas encore vue en rayon dans ton beau pays de france plein d'engelures ce qui te donne envie de migrer vers londres, sauf que bien sûr à londres tout le monde a ressorti les uggs (et comme la mièvrerie, les bottes fourrées ne sont pas passées par toi) donc autant rester chez soi à compter les jours et... à COMMANDER sur le site des brittons !!! :) tu le vois ce brusque soleil d'albion qui vient rayonner sur ta ville en petite laine?

    http://www.myspace.com/kimyadawson  et http://www.myspace.com/simonewhite (tu ne vois que ça, à déguster au chaud avec peut-être aussi un coulant au chocolat de chez picard, le meilleur ami des jours frisquets? allez oui)


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  • telle que je suis, en ce doux 29 février de mes deux (vulgarité, prends-moi dans tes grands bras), je pourrais faire fortune sur le marché émergent du smirting: avec ma petite tête d'enfant de la misère épuisée - si je les croisais de temps en temps, je pourrais appeler mon mari & mon chien kapi & zerbino- je ferais la parfaite petite marchande d'allumettes au pied des immeubles où s'intoxiquent nos sémillants cadres moyens à sup. ça vous rappelle une poignante chanson de chantal g. ? moi aussi.

    plus le temps de bloguer, plus le temps de shopper, plus le temps de glander le nez dans un "elle". c'était le printemps aujourd'hui sur mon vieux-port mais est-ce que j'ai pu en profiter? est-ce que quelqu'un m'a vue avec mes wayfarer de phiphou manoeuvre sur le nez, à faire briller mon crin blond sous ce soleil furibard? est-ce que quelqu'un, un homme inconnu, est rentré chez lui ce soir ému comme un patrick modiano adolescent parce qu'il aurait croisé mon espiègle regard de prédatrice de rue, mhh?

    "arf que non" s'écrient kapi & zerbino, fidèles témoins de mon burn out.

    quand j'en ai plein les low boots comme là, ce que j'ai envie de faire c'est d'en changer. je veux dire de low. voire carrément pas pour des low d'ailleurs. ça tombe bien, les collecs de printemps sont arrivées et mes pieds ont envie de tout: quelqu'un a mis le nez chez andré, par exemple (moi pas en vrai but en ligne, une CB rechargée à portée, ô yes)? quelqu'un en est ressorti les mains vides? comme je n'ai tjs pas téléchargé le logiciel capteur d'écrans, il me faut un assistant (pixi, soit loué ici, infâme petit coureur de blogueuses) pour vous montrer le niveau de joliesse piétonne dont je cause: donc c'est long, très long (les garçons, en mode, vous savez). là c'est juste le modèle "avertie" (une geek en vaut deux)  mais sachez que les modèles royale", "vedette" et "lima" ne sont pas non plus tombés dans l'oeil d'une myope (enfin si justement).

    petite fille aux allumettes, bien sûr, mais aux pieds divins également, martine.

    http://www.myspace.com/diediedienz

    ps: "quelle énorme chaussure voyante!" est-on en droit de s'exclamer. oui. mais avec the gimp, je commence juste à apprendre alors s'il vous plait, je vous en prie!

    spartiates qui renouvellent la spartiate, topshop

    escarpins de fétichiste rock comme moi, topshop

    escarpins bubble gom, topshop

    compensées pour faire le pied de reine, minelli

     


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