• comme je ne montrerai pas mon nombril, est-ce que je gagne le droit d'être nombriliste, voire carrément prétentieuse, mais alors juste des pieds ?

    tu noteras que trois choses essentielles se combinent pour former ce pur objet du désir :

    -noir & vert, mes couleurs préférées

    -de la bride de fétichiste

    -le fait de ne jamais, jamais les avoir vues sur les pieds de qui que ce soit (qui que ce soit est une personne que je respecte à donf).

    je prends les chèques, les virements ainsi que les espèces. si nous nous y mettons tous immédiatement, à la fin de ce 1er mai je peux être en mesure de parvenir à l'orgasme, merci.

    photo: net à porter, jimmy choo

     

     

    et ça c'est because je connaissais pas, alors que dans un soir de printemps doré, le bras sur la portière, tes clubmasters sur le nez, un sourire fou, ça peut le faire.


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  • ce que c'est de vivre à contretemps, les amis. quand tout le monde a déjà un coin de tête dans l'été droit devant, le repos des guerriers et tout ça, il y a des filles qui préparent leur rentrée. bullshit. j'ai même pas de nouveau cartable et je sais plus où on achète des trousses. eh tiens, je sais pas non plus où on achète un cerveau en état de marche. cinq mois de pampers et de gazouillis, mes neurones ont besoin d'un prompteur. il y a 2000 ans, au tout début du congé mat', j'avais imaginé des trucs: je me (re)mettrais au sport. j'irais me taper toutes les expos sudistes avec mon porte-nain et le nain dedans. je me (re)mettrais au sport. j'aurais fini la pile de livres façon world trade center en perdition sur ma table de chevet (ceci dit, lire "un pays à l'aube" de dennis lehane devrait être obligatoire et/ou remboursé par le ministère de la relance). j'aurais 365 sujets d'avance à proposer à la blasitude de mon rédac chef (et je ne parle pas de sa science du blazer: on est à marseille, les mecs portent des polos avec trop de lycra dedans). j'aurais d'une façon générale rempli mon cerveau de tout un tas de trucs spirituels et ôté de mon corps toute substance de type graisseux. j'arriverais dans mon open space et ce seraient les cris, et ce serait la joie, et ce serait l'envie, et ce seraient les regards dégoûtés de la life des hyènes & chacals ("putain mais elle resplendiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit, arrête-moi ou je me fous la tête dans la broyeuse à papier") du fond. ah oui, c'est que je bosse pas sur le nuage des bisounours. chez moi c'est un peu tout comme koh lanta. enfin bref. la vraie vie, quoi. les deux pieds dedans, collés à la glue.

    le résultat c'est que la rentrée c'est quasi tout de suite et qu'à moins d'un kit racines "retrouve ta blondeur en 10 mn", le souffleur d'intelligence d'amélie poney dans ma besace et une subite perte de poids dûe au stress, je vais faire mon retour dans le monde des adultes avec le glamour d'une lynette scavo.

    de plus, je n'ai envie que de deux choses:

    être aux nuits botanique de bruxelles et au primavera de barcelone

    posséder ces pompes ou tout au moins leurs soeurs de sang. je ne vois pas pourquoi je serais obligée de me faire passer pour une fille qui aime les teintes nude (ou alors sur bénétie, mais bénétie est bronzée même à bourges et même en avril donc c'est pas tout à fait du jeu, si je puis me permettre).

    sinon ce soir pour camelia jordana, tapez 1.

     

    http://www.myspace.com/thesoftpack (de l'ultra bien sous une forme délicieusement vintage)

    photo: the sartorialist.


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  • eh bien andy...

    shoe.

    très nettement, d'ailleurs.

    http://www.myspace.com/harlemshakes (avec un homme qui chante comme s'il était un 22 pistepirkko)

    photo: cette énOOOrme chaussure nude -tu vois, bénétie, je fais des efforts pour m'y mettre- est britonne.

     


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  • de quoi parle-je ? (comme c'est laid quelqu'un qui se la pète avec des tournures artificiellement compliquées, et comme ça s'étonne après de choper 5 commentaires en trois semaines alors que partout la blogo explose de win, nan mais je te jure, il y a vraiment les filles de la loosette et puis les autres avec leur sac givenchy, hein mon sushi)

    bien sûr mardi il y aura chez moi des bières et des gens devant ma télé de 1992 (j'ai aussi une smart de 2002: comme vous le voyez, on n'est pas trop équipement de la maison, chez bibi) et, comme à l'accoutumée, nous aurons une pensée pour lio ("attention, tu vas avaler tes propres seins!"), une pensée pour sinclair ("talonnettes or not talonnettes?"), une pensée pour phiphou le foufou ("as-tu inspiré le personnage de daroussin dans "mes meilleurs copains" oui ou shit?) et un amour déjà vieux mais toujours renaissant pour dédé manoukian, car l'esprit des hommes me rend toujours un peu amoureuse, d'autres ce sont les pecs, mais t'as déjà essayé une discussion fiévreuse avec un pec? ben c'est très décevant.

    nous serons probablement pompettes car désormais YES, I CAN (toutes vos questions sur l'allaitement mixte sur piapias@voila.fr, merci) & puis on est des gens routiniers, nous autres, quand quelque chose nous a fait rire une fois, on se dit, tiens, pourquoi pas se retaper cette même chose mille fois (je n'appelle jamais mon mari "la chose", I précise)

    mais là on cause de l'autre dédé, le dédé où c'est que j'achètais plus jamais rien parce que c'était trop trop la halle aux shoes et pis depuis deux-trois saisons c'est plutôt limite que je dois me morigéner d'importance pour ne pas acheter tout le magasin parce que de toute façon je n'ai pas le genre de vie qui permet de changer de paire de pompes disons 10 fois par jour. donc apparemment ça ne va pas tellement s'améliorer du côté de mes finances, vu que :

    a) "pour votre augmentation, nous en reparlerons en juillet" (avec un bon d'essence pour la route des vacances, perhaps?)

    b) maje est décidément prête à tout pour se démarquer de ses petites copines et signe pour le printemps une mini-collec d'apparence croquignolette (déjà, là, ces espèces de sandales, mes pieds disent qu'ils se prosternent), lis-je (voilà que ça me reprend) ici et là (oui pour les infos mode, sur piap', on ne va pas jusqu'à avoir de l'exclu lulu, hein)

    comme je vois qu'april first signe en mars tout un tas de bidules pour monop' (dont une tuerie de besace que c'est tout comme je la sentais déjà suspendue à mon épaule, attendu que je ne peux plus porter autre chose -le meugnon petit sac de moufe qu'il faut porter à la saignée du coude, quand dedans tu dois mettre des couches, des bibs et des lingettes même pas biodég', tu oublies), je me dis que ça me fera une autre sorte de consolation pour mon grand retour dans le monde merveilleux des adultes, des réunions à 19h, des "attends, tu partais? fais-moi juste une petite brèvounette pour le ouaibe, là", des noeuds dans le bidon.

    http://www.myspace.com/childrenandcorpse


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  • le printemps est encore une abstraction. tu as encore du temps pour t'appréhender toi-même vêtue en cherry blossom girl (toutes ces nuances chair qu'il faudra maîtriser en camaïeu sur ton teint d'endive, ta rockitude va-t-elle s'en remettre? va-t-on parvenir à distinguer où s'arrêtent tes vêtements et où commence ta peau? trompés par ce ton sur ton, des gens marseillais exubérants vont-ils, du coup, te montrer du doigt en te croyant nue sur la canebière?), le temps de trouver un meilleur anti-cernes, le temps de médire sur le compte du jean neige, le temps d'apprendre à marcher avec les gladiators de new look, le temps d'apprendre à marcher avec les gladiators de new look ET un porte-bébé. disons-le, les collecs printemps-été ne te font pas grimper aux rideaux en criant des trucs obscènes. un tout petit peu trop milieu des eighties pour toi, sans doute -et ton absolue certitude que, comme par le passé, les épaulettes façon laure manaudou sous EPO, seront à nouveau rapidement et justement honnies. comme les manches de blazer retroussées, car on n'est pas dans wham non plus, merde, enfin cela n'engage que toi. nos photos de 09 feront rire nos enfants dans 20 ans.

    en attendant tu écoutes encore get well soon (parce que c'est beau), tu lis encore "beautiful people" (parce que c'est exotique) et hier soir tu étais saoûle avec trois verres de cassis blanc, turban bas, ava. invitez-la, elle coûte que dalle en gnôle (d'autant que les soirées "nouvelle star" sont à quelques encâblures, braves gens).  en attendant, c'est dimanche et tu es sur le site de topshop à te dire que, décidément, il n'y a pas tellement mieux pour commencer à s'éloigner de l'hiver d'une longue guibolle qu'un petit pantalon à pont rayé.

    http://www.myspace.com/officialnickeleye (c'est vraiment mignon un strokes, quand même)

    photo: topshop.

     


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