• 3° à romorantin, j'ai entendu ce matin. c'est des fois à des bulletins météo comme celui-là qu'on se dit qu'on a beau avoir la ville la plus foutraque du monde, eh ben on la préfère quand même à cette chienne polaire de romorantin. donc ici c'est l'été, la sueur sous ta frange, tes pieds fourbus dans des spartiates réduites à l'état de reliques romaines, des filles dans la rue qu'on croirait descendues de leur yacht (enfin chez nous on appelle ça un pointu). ça ressemblerait à un week-end pour se foutre à l'eau si d'aventure on avait l'idée de braver tous les adeptes de joe dassin (on ira où tu voudras, ava: donc à la plage du mugel, où il y a des chances pour qu'un bucco-rhodanien sur deux ait eu l'idée de poser sa serviette).

    à zara en revanche, on a décidé de consoler les gens de romorantin vu que c'est déjà limite l'hiver rigoureux sur les portants. nous, gens des cieux cléments, on veut bien compatir, à condition qu'on puisse porter les boots à rivets jambes nues dès tout de suite. la compassion est une chose si simple, messieurs mesdames. le bien d'autrui fait une belle jambe.

     

    http://www.myspace.com/leloupmusic


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  • les talons et moi, si tu passes ici un jour sur deux, tu sais que c'est un peu la guerre et si peu de paix. quand tu as le chromosome de la shoesite AINSI QUE CELUI de la tombitude, tu peux dire sans te vanter que la chance n'existe pas. enfin bref. longue est toujours la voie du samouraï et pavée d'embûches (ou tout simplement pavée de pavés à la con) est celle qui mène aux chaussures hauts perchées mais plus stables qu'un cac 40.

    des fois, c'est le soleil merveilleux sur ta ville, tu as 22 petits gâteaux tunisiens dans ta musette (la rose de tunis et mourir) & une vitrine te hèle: "eh ava, on est d'la boulette, la véritééé"

    t'y vas, hop, tu sors et ce truc de foufou: tu peux MARCHER avec tes pompes, quoi !!!

    allez zou, bon ouiquaine braves gens de la blogo que je ne vais plus trop croiser ces jours prochains (ava retourne turbiner avec ses nouvelles chaussures et ses nouvelles fesses en jelly, une deux, une deux).

     


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  • à quoi je vois que a y est, le printemps est de retour ? certainement pas à la couleur du ciel, un assez riche camaïeu de gris aujourd'hui.

    mais c'est la mi-avril parce que

    je me suis remise au sport, comme tous les ans à la même époque. j'ai la prise de conscience saisonnière. la persévérance, aussi, malheureusement. généralement je suis à bloc jusqu'en juillet, puis la saison des festivals commence et tout ça se décompose et disparaît lamentablement dans la ronde des soirées barbecue, des allez quoi, encore une petite bière ava, dans les magnum classic et puis ces maudits retours chez ma mère. il faudrait donc, pour tenir dans la dignité du muscle, arrêter le rock, les amis et ma mum. mhhoui mais non, tiens. à quoi bon être mince et musclée mais seule comme un ragondin crevé? ah, tu vois bien. nous voici à nouveau devant le même mur des lamentations. bon, là, je suis encore au taquet. je pédale, je sautille, je grimpe quatre à quatre, ma fille est morte de lol tous les matins devant ce spectacle improbable: ta mère en sportive. c'te blaaague. la tendresse du petit enfant pour sa mère, tu sais. 

    et puis sinon, petit à petit, il pousse des couleurs devant mes fenêtres et dans mon dressing. le noir, le gris, le bleu marine et les feuilles mortes battent en retraite. c'est la lumière, je sais pas. l'idée d'un renouveau, l'idée de redonder avec l'humeur générale de marseille où, dès que le soleil se pointe, autochtones et pièces rapportées se souviennent pourquoi ils vivent ici, dans cette ville façon commedia dell' arte permanente, cette ville qui te ruine et te raye tes portières, cette ville jamais foutue de faire là où on lui dit de faire, cette ville cap' de toujours tout rater et de se rengorger quand même. comme si les gens disaient mais le soleil, c'est à nous ! mais on a peut-être que ça, mais ça au moins, on l'a ! comme si les gens disaient eh, DTC paris, va fan culo roubaix et brest. marseille, quoi. c'est pas parce que les gens ont des (fausses) rolex (tombées du camion) qu'ils ne savent pas aussi savourer le bonheur frugal quand il se présente. un petit vin blanc, une poignée d'olives, la lumière du vieux port en fin d'aprem, des yeux noirs et, euh, oui, des jantes larges et une super sono de bagnole, que demander de plus. rien, jacky, rien, vraiment. j'ai beau chercher.

    l'autre fois en suède, ce bleu-là, je l'ai scanné à peine la porte passée. on dit quoi? on dit lavande? on dit gauloise? on dit dans mes bras, toi. y a même les petites ailes d'épaules comme sur le casque des clopes que fumait il y a mille ans mon papa, je trouvais le paquet joli et pis là aussi. "mais c'est pas un peu romantique, ça, comme habit, dis donc ava!?" t'exclames-tu interloqué parce que mon non-romantisme, tu sais bien, on peut faire du comique de répétition avec. ah, écoute, je sais pas. je crois que j'ai jamais compris ce que c'était au fond que le romantisme. les gens me disent que c'est bien, que ça existe, mais pour moi c'est juste les jolies mises en scène de cherry blossom girl, des belles images poétiques, et je sais pas comment on transforme ça en façon de vivre. ma perplexité, mon manque d'imagination, quoi. enfin sauf à la belle saison. quand il fait beau ça m'arrive aussi à moi, qu'est-ce que tu crois, la douceur. même les hyènes narquoises et brutales ont besoin parfois de se reposer au soleil.

    http://www.myspace.com/crocodilescrocodilescrocodiles (un vrai nom de merde pour un groupe qui fait copuler sous sa couette jesus & mary chain & le velvet)


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  • bon, évidemment punky a dégainé la première, mais nevermind (mon absence de) les bollocks, il faut donc le bramer haut et fort :

    la suède n'est plus un triste pays de la loose.

    après deux ou trois saisons passées la tête enfoncée dans le sable par le cruel espagnol -qui n'a pas fini de nous plumer les poches- monsieur Hubert et monsieur Maurice ont décidé de réagir. résiste, prouve que tu existes, petit fabricant de vêtements cheap !

    on est très très contents, parce que le côté pénible de l'espagnol, c'était ce coup des robes à 119 euros qui veulent te faire croire qu'elles sont bon marché, alors que des robes à 700 balles, quand on comptait avec des pièces de francs, bon ben juste t'en achetais jamais, faut quand même voir à pas trop déconner. se le répéter, encore et encore: 119 euros CE N'EST PAS 119 francs (prix maximum). enfin bref, c'était ma parenthèse "mamina a connu la guerre et les topinambours, et avec ses souvenirs elle se fait des manteaux -pardon, une carlite" (sinon le topi, j'ai goûté ça pour de vrai l'autre semaine, et je vois pas tout ce foin qu'on fait autour, c'est hypra chouette, comme légume, nos granp', c'est rien que des geignards). 

    or chez hubert et maurice c'est possible de revenir la fesse heureuse dans un jean à 39,90 euros (mon beau flary à la jane B, for premier example; mon futur superbe original, for deuxième example). c'est aussi possible de revenir avec des espèces de petites ailes d'épaules mais ça on en recausera avec image un autre jour, un jour où le sujet sera plutôt la meilleure part des moufes, par exemple.

    là où finalement je n'allais plus du tout et où j'ai poussé des petits cris tout à l'heure, c'est au rayon mecs d'hubert et maurice. normalement un gros, gros lieu de perdition de la vanité & du goût & du sex appeal. sauf si toi, c'est les pulls à rayures roses et vertes "trop facheune", comme ils disent mes garçons de la canebière. eh bien il y a du neuf chez nos amis les hommes: du tich' dans un coton que si c'était écrit sandro dessus, ça coûterait exactement 75 boules (j'ai vérifié), du blazer chic et cool pour paresser le mois prochain dans le patio de la cantinetta, un pull d'un rouge tellement parfait que je le veux sur mon corps dans un futur proche, des polos parce que mon homme est beau dedans et pis donc

    des chapeaux.

    alors si tu me connaissais de la vraie vie, martine, jean-pierre, tu saurais que j'ai une sorte de passion pour les chapeaux d'homme d'été. les panama, les stetson, les trilby. ou comment donner du chien même à ton jogging si par malheur tu crois qu'isabel marant est ton prophète et que tu as donc cédé, comme tant d'autres faibles âmes avant toi, à l'appel du "caleçon-jogg" (pour plus d'infos filer sur be.snob). avec des petites robes à fleurs pas niaises, avec du short en jean, avec de la petite robe noire, avec un marcel, avec du slim moi j'aime, j'aime et pis j'aime. et hubert et maurice, sur ce coup de ravir ma petite tête méchée, ils se sont assez bien surpassés ce printemps.

    http://www.fargorecords.com/headlessheroes/ (alors noooooooooooooon je n'avais pas encore écouté l'album de reprises de l'alela -merci mon laurent- et c'était une erreur. mon retard sur ce coup veux-je dire. car c'est sublime. voilà.)

     


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  • il n'y a pas que les gladiators dans la vie (et je ne parle pas d'hommes en jupettes ou de mon film "à mon signal déchaîne les enfers" culte, mais de ces espèces de spartiates à talons: un truc qui aurait fait poiler les lions à rome, d'ailleurs). il y a aussi les Chaussures Sans Papiers. les pompes qui n'ont pas de nom, les pompes que si tu veux les narrer à tes copines au téléphone, tu es vite dans une sorte d'impasse descriptive ("alors montantes, tu vois, un peu comme des bottines, mais en genre de babies, mais sans bride, mais en revanche avec liens"= vous voyez? mes gens, pas trop trop).

    normalement j'achète pas de CSP, parce que je veux les choses quand on peut mettre un nom dessus (par exemple "joaquin phoenix". ou par exemple quand je vais chez ressource, et que c'est pas la peinture grise qui me fait un syndrome de florence, mais le mot "galet" écrit sur le pot à 12 000 dollars: mon cerveau a besoin de stimulis littéraires). je suis un super gibier pour publicitaires. tu peux m'attirer dans tes rets (ce sera notre mot raffiné du soir) avec trois fois rien, par exemple appeler des sandales gladiators, toudesuite je vois la femme guerrière sexy dans l'arène de la life, et pas une quiche qui a encore raté le train des augmentations de début d'année (mais aussi parce que je suis une fétichiste du pied entravé, mais nous développerons ce thème sur blogg.hot, si vous le voulez bien).

    donc là, j'ai ces trucs aux pieds. vous dire à quel point je les kiffe (ce sera notre mot djeunecon du soir) est à peu près impossible. par exemple ce dimanche du type "dimanche en chaussettes avec vieille compile de folk et coup de fil de douze heures à ta soeur" n'impose évidemment pas le port de talons. mais je peux pas m'éloigner de mes CSP. faut que je les regarde avec un oeil d'amour. que je les montre à tess, réduite aux chaussons "gentil lapin à la con" (ça lui apprendra à chausser du 2). que je lui apprenne la life: eh ouais, mum est une droguée, fillette ! ça s'appelle une shoesite, et ça dure toute la vie.

    allez zou, puissance & gloire pour le lundi d'unetelle.

    ps: par ailleurs, une personne chère à notre coeur ayant été entreprise par un homme à gourmette, je crois que la question mérite d'être posée immédiatement: peut-on aller plus loin que l'installation d'une live box avec un homme porteur d'une telle anomalie poignière (ce sera notre mot qui n'existe pas du soir) ?

    pour elle, merci.

    http://www.myspace.com/woodpigeon

     


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