• quoi de plus insupportable qu'une jeune mère ?

    probablement une jeune mère dont l'enfant mannequine sur le plus chouette blog de modasserie de notre bien beau pays & qui du coup n'arrive pas du tout à masquer sa satisfaction narcisso-narcissique du lundi soir.

    mais je dis ça, je dis rien (à part : punky b, câliiiiiin).

    www.punky-b.com 

     

    http://www.myspace.com/theartyfacts


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  • tout à l'heure, je me suis rendue compte que c'était demain, chez moi, parce que les rues jusqu'à ma sandwicherie étaient vides comme juste après la fin du monde. je me suis dit que la fin du monde avait du bon, vu qu'il restait des "classique poulet-moutarde" et pas juste des rosette-au-gras en train de dégouliner de lipides contre la vitrine. je me suis dit aussi qu'encore une fois, je n'étais pas en phase avec mes contemporains. comment vous dire? si le fruit de mes entrailles était déjà là, que j'avais retrouvé cette ligne incendiaire qui fait tout mon charme, peut-être que je serai comme les autres à frétiller de la CB? peut-être que j'aurais fait des repérages? peut-être que je mettrais mon réveil sur 7h30 pour ne pas rater l'ouverture des gal'fa? peut-être que je désirerais violemment posséder un nouveau truc essentiel (disons des chaussures)?

    mais voilà toute l'affaire : il faut être hyper plus mouna ayoub que moi pour claquer autant de fric en habits pas enceinte qu'enceinte (la laideur de cette phrase mérite un sous-verre). 

    ainsi, lorsque de retour de mon étonnant ouiquaine à moncoutant je me balade sur les blogs que j'aime, je me dis 4 choses:

    - apparemment, la mode a beau être un puissant excitant chez moi, il y a plus gravement intoxiqué que moi :).

    - apparemment, mon pédégé se fout de ma figure et/ou en tout cas ne me manifeste pas toute sa gratitude sous la forme qui convient (un autre chiffre devant les trois zéros de mon salaire, for example).

    - apparemment, splendeur & décadence & misère du journalisme de province.

    -apparemment, une bonne blogueuse est une blogueuse riche.

    bref, grossesse + relative pauvreté (ça va, je n'en suis pas non plus à voler du cuivre) + 35° à l'ombre forment le bon cocktail susceptible de tenir la fille loin des boutiques demain. je suis donc dans la désolation de vous annoncer que nous ne parlerons guère de shopping ces jours de furie prochains. nous parlerons, je ne sais pas, des familles stupéfiantes comme celle dans laquelle j'ai passé le week-end. de l'ardent amour des gens pour "la salsa du démon". du fait que j'ai "monday nanananana tuesday" dans la tête depuis 48h. du fait d'aimer franck mickaël. et de le dire aux inconnues. du fait de voir son beau-père mettre une fausse moustache, un faux nez et une marinière et de chanter du soldat louis avec ses potes. du fait de sortir de l'église sur "je te promets" de monsieur optic 2000. du fait d'être sartorialistée dans ma robe sublime et noire et sublime par une femme qui semble être la mère de cindy saunders ("je peux? j'adore votre style!"). du fait de voir danser des hobbits. du fait de danser du claude F avec mon hans de soeur plus habituée à alamo race track et à justice qu'aux magnolias de ma jeunesse.

    du fait d'être bien partout, et jamais pourtant tout à fait à sa place. ni sur la blogomode, ni dans les mariages des deux sèvres, ni dans les starting blocks des soldes.

    du fait de n'avoir aucune envie, au fond, que tout cela change.

    http://www.myspace.com/takkatakka

    photo: martin parr.


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  • meuh non, pas moi.

    je rappelle à nos lecteurs ignorants qu'une fois, une seule fois, j'ai mis mon genou à terre pour demander une main, et qu'au bout de la main, un homme cruel et vil a ricanné : "ah ah, t'es bourrée, toi!" on en est restés là. depuis je l'appelle "mon mari" par pur esprit de contradiction, ça lui fait les pieds. c'est pas que ce mari a quelque chose contre le mariage, c'est qu'il est de toute sa personne fait de petites molécules qui refusent par superstition l'idée même du mariage. rester coincé dix mille ans avec la même fille, ok, mais le coup de l'obliger à mettre une cravate et à m'entendre stresser pendant un an because la couleur de la nappe je peux comprendre qu'il ne soit pas hyper partant.

    moi non plus d'ailleurs, ne serait-ce que parce que je suis sûre de m'ennuyer comme une rate à mon propre wedding day. et puis je sais pas me tenir. et pis ma grand-mère ferait sûrement un discours communiste. et ma tante aurait organisé un diaporama de moi dans mes pires photos honteuses de la life (exemple? c'est 1987, tu rentres en 6e, tu portes des jeans neige remontés disons très très près des aisselles et tu crois encore que samantha fox est "super sympa"). et un ex à moi viendrait pourrir la fête. et mon beau-père ferait une scène à quelqu'un. et si tous mes amis ne venaient pas je serai incapable de leur reparler après. et pis ouvrir le bal c'est juste no, no, no (la rehab d'accord, mais pas ça, pas sous les flashs). je me marierai archi-cuite le jour où j'irai à vegas, comme tous les beaufs. mon mari en costume d'elvis et moi en pouffe choucroutée avec des jetons de casino dans mon soutif.

    pourquoi je raconte tout ça? parce que c'est encore juin. donc des gens se marient, parfois même dans les deux sèvres. ces gens m'invitent, des fois, même s'ils savent que je suis une personne incontrôlable. même si quand je m'ennuie c'est terrible ce que je peux inventer comme conneries à faire. souvent je fais mon allumeuse de fond de salle des fêtes, parce que tant qu'à avoir mis une super robe, mince, ce serait trop bête. ou alors je fais des concours de picole avec des garçons qui s'ennuient autant que moi. ou alors je dis quelque chose comme "ah mais c'est trop coOOon les mariages", par exemple à la mariée (que je connais pas hyper, toujours plus fort, cette ava!). ou alors de toute façon le DJ de province me fout sur sa black list après que j'ai foutu le souk dans ses disques de dave (ça vous fait pas ça, vous? moi je suis toujours sûre que je vais exhumer une super perlouze dans tous ces disco d'or volume 124. je me souviens d'une fois "l'homme pressé" à même pas 1 du mat, hi hi, quel mémorable sautillage!). ou alors je fais des chorés de ouf sur la piste, même si y a pas vraiment de piste. ou alors je prends le petit copain d'une fille de 16 ans parce que c'est drôle. ou alors juste je m'ennuie tellement que ma tête tombe sur la table à 23h. enfin ce genre de choses. ma punkitude ressort d'un bloc pendant les mariages.

    samedi, je vais au wedding day le plus mièvre du monde. ce sont de vrais jeunes qui se marient. des jeunes nés à la fin des années 80 (oui de VRAIS jeunes). hyper romantiques, autant dire qu'il va y avoir du discours, de la larmiche, de la robe de princesse, du serment comme dans une chanson de johnny H et  une bande son comme par exemple dans les comédies musicales produites par TF1. du mariage first degré. interdit de se moquer. vous me direz: "eh mais ava de toute façon tu seras à jeûn, vieille punk!"

    oui.

    c'est bien ça le problème.

    je serai seule avec toute ma foudroyante lucidité. mon mari dansera sur partenaire particulier et je pourrai même pas faire le deuxième partner. 

    http://www.myspace.com/alberthammondjr (parce que tout mon amour va à cet homme et à ses amis et qu'avec eux je veux bien être mariée pour la vie)


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  • évidemment cette année, quoi qu'il arrive, je suis un peu hors compèt'. avec comme des pans entiers de la culture féminine qui m'échappent, pfuit. dans les magazines de filles, j'ai plus tellement de trucs à lire entre l'édito et l'horoscope. c'est quoi le petit régime estival qui va bien ? ça existe, les dix recettes minceur de l'été? c'est comment l'art de fréquenter les barbecues parties sans choper du petit bedon? ça fait mal le coup de se muscler le grand fessier ni vue ni connue sur les bancs du square (hi hi, non, là, vraiment, j'ai essayé de visualiser l'affaire et c'est un peu abusé du rosé tout de même)? c'est compliqué, le comptage de lipides à la baraque à frites de la plage?

    moi je suis out, et c'est bon.

    parce qu'arrêtons la littérature, voulez-vous? polichinelle dans le tiroir ou non, l'été n'est absolument pas le bon moment pour maigrir, tout le monde sait ça. enfin nous autres, filles pourtant jamais contentes de nos formes callypiges. l'été il y a des apéros quatre soirs sur cinq, des magnum dans le congelo de ta mère (ta mère est une sainte, mais une sainte cruelle, je l'ai déjà dit?), du rosé et des pistaches, des merguez et des chips, des festivals avec de la bière dedans et bon, ok, de temps en temps des poivrons grillés & du melon, mais est-ce qu'entre un magnum vanille choco et un brugnon vous choisissez systématiquement le truc qui a poussé sur un arbre et sous les sulfates ? alors lauriers sur vos têtes et shame on me.

    enfin le truc c'est que l'été, pour bibi, ça n'a surtout jamais été le bon moment pour s'interdire de vivre. on fait ça déjà très bien tout l'hiver, sous nos manteaux et nos cols roulés, dans nos cours d'aqua-gym dont on ressort l'oeil myxomatosé et le cheveu niqué par le chlore, avec tous nos "merci, j'aurais adoré mais pas de dessert", tous ces efforts d'athlètes de haut niveau, toute cette maîtrise de soi pour conserver une taille 36, toutes ces horreurs que l'on s'inflige (le running en ville, bordel! cette légende urbaine que c'est du plaisir! ) pour ne pas avoir l'air de se laisser aller (un peu la pire saloperie qu'on puisse infliger aux yeux des autres, on dirait, non?).

    l'été je me souviens que je ne suis pas, au fond, cette sorte de bitch under control aux dents longues et à la cuisse martiale. l'été je me rappelle que compter les calories ne m'a jamais spécialement rendue heureuse et que de toute façon il y aura toujours une fille cap' de se glisser dans un 34 pour me faire pester rager. l'été je fais la con. l'été je suis toujours partante pour tout, une fête, une fête, tiens, encore une fête, dis donc ça fait pas trrrrrrrrrop longtemps qu'on n'a pas fait la fête??

    en fait je ne suis même pas sûre que vivre fasse grossir.

    http://www.myspace.com/theorgan (joie sur la terre! je lis que les filles pourraient dé-spliter ! j'vais pouvoir rechanter "steven smith" avec mes copines qui n'ont jamais renoncé à la new wave)


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  • eh bien c'est foiré. sébastien tellier ne sera pas la marie myriam des années 2000 et on ne saît pas trop s'il faut s'en réjouir ou s'en tordre les mains de dépit. on notera seulement que les cadreurs de l'eurovision étaient probablement des intermittents SERBES (ça va comme ça?) sous-payés (couvreurs ou carristes dans la vraie vie) car sinon comment expliquer cette image incroyablement miteuse et ces plans tournés à la va comme je te pousse (totalement paumée, la caméra maniée avec des gants de toilette au bout des mains restait parfois bloquée sur... le mur derrière les choristes barbues. stupéfiant.). de la très grosse marade.

    sinon que dire? demain les enfants, il y aura du wow à se mettre sous le croc. du wow un petit peu étonnant quand on est habitués à la narquoiserie de piapias, certes : du wow romantique. eh ouais. de la crinoline, de la fleurette, de la fille délicate. ça promet :D.

    quoi d'autre? hans me conseille un petit voyage au pays des caribous (* et du correspondant de je ne sais plus quel canard canadien, en totale perte de contenance face à notre eurovision) chez http://www.myspace.com/bornruffians 

    je ne contrarie pas hans parce que hans révise son bac. et on a connu des moments plus "petit short en mousse", hein ;).


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