sans être totalement obsédée par le temps qui file (des rides au coin des yeux), il y a des jours où tu es obligée de méditer sur ce concept un petit peu surréel:
le jour où tu fêtes tes TRENTEQUATRANS, par exemple (ne vous affolez pas, c'est demain: là je suis encore jeune & fraîche).
on te demanderait, comme ça, à la volée: "mais dis donc, ava, bel astre, quel âge as-tu?" tu enfoncerais sans doute le buzzer en criant: "mais 22, quoi !"
tout comme les pensionnaires séniles du clos des violettes fanées, tu es un peu restée dans ta tête à l'âge où, des magazines, tu snobais les pages "avec nos conseils et un gros crédit à la conso et/ou un mari pécuniairement plus proche de jay-z que de jean-pat le moine, faites dix ans de moins" et où cinq fois par semaine sur le métier (le comptoir) tu remettais ton ouvrage (ta tournée) sans autre séquelle qu'au réveil l'oeil délicatement smocky (se démaquiller n'était pas alors ce rituel quotidien tellement péniblement chiant). comment fait kate pour rester droite sur ses stilettos de party-girl alors qu'elle a, elle aussi, TRENTEQUATRANS? la poudre nasale est-elle comme le produit laitier, un amie pour la vie (en plus d'une sensation pure) ?
'fin bref. 34 ans, c'est la balle aussi, et peu importe si c'est moins joli à dire que "j'ai 22 ans, monsieur" avec un minois mutin (34 ans fait aussi son petit stimulis sexuel, bien que, certes, principalement sur les hommes de l'âge de bébel, septuagénaire bondissant des films d'hélicoptère, fraîchement recasé avec une poule de notre âge -je suis allée chez franck provost, j'en ai donc profité pour m'instruire). enfonçant le clou, le glamour de février t'invitait à faire passer un shake up à ta garde-robe: 30 ans, sache-le martine, est l'âge du rock'n'chic. or, tout est-il bien rock'n'chic, tout est-il bien présentable dans ce merveilleux dressing pax qui fait tes matins ricoré? ainsi ce t-shirt stupide à sequins & rayures (et impression "lapin rapetou"), shoppé y a un mois chez l'espagnol, peut-il prétendre (de dos, de loin, auprès d'un public compréhensif ??) au titre de "basique hyper chic"? et ces 112 slims de la déglingue, alors qu'on te serine que "l'idée" c'est de "structurer en haut et oser le style loose en bas avec des sarouels, des jeans larges" ?? oseras-tu, quoi?? et ce "on se laisse pousser les cheveux" alors que tu viens juste de repasser au carré court ? et tous ces pulls "sympa" acquis pour moins de 39,90 euros -parce que c'est si chiant un pull, que pourquoi dépenser plus?- chez le suédois, mhh? comment se fait-il que point de cachemire luxos dans ce pax? où sont les talons de 12? cette lingerie voluptueuse de vraie femme en pleine possession de ses (gros) moyens? et pourquoi personne n'a encore pensé à t'offrir la manchette de la page 79 (1160 euros, soyez pas si chiens de l'enfer)? d'ailleurs, pour aller par là, où sont tes BIJOUX, cocotte ("chez "claire's" n'est pas la réponse que glamour attend) ? enfin disons-le, comment se fait-ce qu'à TRENTAQUATRFUCKINGANS tu ne te sois pas transformée en vraie femme de l'élégance (fut-elle rock, donc érotique) ?? car dans l'idéal, nous devrions être quelque chose entre les deux créatures, là-dessous: ça a l'air simple (je ne parle pas des jambes de 25 km, bien entendu), hein? sauf si par paresse, ton cerveau refuse obstinément de se mettre à l'heure "chouette, marchons d'un pas rock'n'chic vers la quarantaine, là-bas, au loin?" ce gros malin. du coup, si ça se trouve on a juste l'air d'une vieille jeune. donc d'une vieille deux fois plus vieille.
ah ben, merci, my brain.
mais peut-être que ce n'est pas si simple, d'aller vers l'épure de soi? vers le chic sans passer pour une duègne ou une experte comptable de province? vers la sobriété sans se faire bailler soi-même? peut-être parce qu'aussi le vrai rock'n'chic coûte un rein (cf la manchette que vous allez vous cotiser pour m'offrir: si tous les lecteurs de piap' y mettent un euro, il restera même du blé pour flamber le reste du shopping trentenaire de glamour), et que shopper sa chemise blanche chez H&M, c'est moins la classe que chez sportmax? sauf que c'est pas parce que t'as TRENTEQUATRANS que ta CB est devenue une gold. ça s'appelle le principe de réalité (un truc pas très 22 ans, pour le coup).
vous faites comment, vous autres? vous portez encore des trucs de vos 20 ans? vous êtes des trentenaires dignes de ce nom, des femmes jusqu'au bout des seins (plujamais mich' sardou ne sera cité sur ce blog, j'en fais le serment) ? cet été, vous allez réussir à mettre un jean bleach -désolée mais bleach: c'est neige, les gars! fut-il balmain!- sans repenser à la dernière fois (mars 1988) où vous vous trémoussiez dedans (probablement sur "boys, boys, boys")? vous avez des idées pour faire passer ma vie du "vautrons-nous dans nos 22 ans il y a douze ans décédés" à "assumons avec superbe ces 34 ans qui se pointent dans quelques heures"?


Publié par piapias à 14:23:13 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (20) | Permaliens
je suis une fille cap' de chialer devant une pub herta. avec le petit moulin à la con. alors t'imagines bien, ma vieille martine, ce que me fout aux poils des bras ce film de propagande-là: je vis dans un pays où quand un président incarne la rupture, on a enrico & mireille qui font poï poï sous les étoiles et à aucun moment beyoncé ou scarlett ou jay-z ne se pointent pour faire coucou.
des fois on est tellement ringards & ternes & vieux & rances & pire encore dans notre bien joli pays de carte postale que ça fait pitié.
allez, chialons un bon coup: c'est ma tournée.
Publié par piapias à 11:54:25 dans inspiration | Commentaires (16) | Permaliens
quelques fous instants, j'avais pensé entrer dans 2009 démunie de ma superficialité naturelle. j'avais pensé: tu penseras à dire à ta conscience de rentrer de RTT. j'avais pensé: à un désir idiot ne succèdera pas immédiatement la satisfaction d'un autre désir tout aussi à la noix. j'avais pensé: babygros, nounou, tapis d'éveil, ateliers d'épanouissement mère-enfant, cours de pilates. j'avais pensé: les retrouvailles avec ton 36 se suffiront à elles-mêmes. j'avais pensé: des tonnes de fringues ont patienté 9 mois pour te revoir, tu ne trahiras pas leur attente.
comme d'habitude avec ce qui peut tenir lieu de résolutions, tout est rapidement parti en sucette.
ma conscience est prise en traître par la lecture quotidienne de la blogo (pff, je ne félicite pas fanny "like a girl" et son "chaque semaine, je vous dis comment dépenser vos sous en cinq points"), je n'ai jamais été foutue d'avoir une passion intelligente, j'ai assez de babygros pour rhabiller la france en plein baby-boom et qu'est-ce que je ferais dans un atelier mère-enfant, franchement?? quant à mon 36, il n'est pas encore tout à fait présent dans cette pièce, donc les habitants de la cave y resteront. de toute façon c'est pas tout à fait comme si les stocks balenciaga 08 y pionçaient, hein.
donc là je veux ça: l'espèce de pantalon parfait, noir, fait pour les filles qui ont une taille (c'est peut-être de retrouver la mienne dont je rêve surtout), à porter avec de vrais gladiators & une blouse en soie aérienne. si quelqu'un va à NYC (miniushi, copiiine, quoi :-) !) bientôt, je veux bien qu'il revienne les mains pleines.
http://www.myspace.com/bombaybicycleclub (le rock et la mode, c'est tout kif-kif: à chaque saison ses must have....)
photo: le pantalon qui tue sa petite race & le top que mes seins réclament sont des jeffrey monteiro. prends des notes, petit sushi ;-)
Publié par piapias à 19:57:28 dans où je bave avec application | Commentaires (5) | Permaliens
une robe british (reko pour topshop) puérile, so cute, piquante et carrément pas hivernale car il y a une règle: après la deuxième démarque, on se remet à rêver aux cerisiers en fleurs & à la collec suivante (ce qui coïncide généralement avec nos promesses d'en finir, pour deux trimestres au moins, avec l'ingestion massive de crème de marron glacée picard, cette drogue encore en vente libre, que fait le mari de carla, des fois?). avec, on verrait bien des collants rouges. on verrait bien un béret peut-être, un lipstick cerise. un petit manteau de parisienne, un air mutin. avec on verrait bien my girlfriend is better than yours, des adorables parisiens pour danser l'hiver qui s'en va (un peu, un temps) de chez moi.
http://www.myspace.com/mygirlfriendisbetterthanyours
c'est dimanche, on s'est levés tôt, mais c'est toujours tôt maintenant quand on se lève (je précise que "11h43" est l'heure à laquelle je peux cliqueter du clavier en pyjama, pas l'heure où je remue mes cheveux sur l'oreiller en demandant à amourdemavie s'il peut aller acheter des croissants, attendu que: les croissants, c'est marre pour un temps ; amourdemalife est en train d'interviewer je ne sais quel baron local du boniment politique, eh oui, même le dimanche, qu'est-ce que vous croyez, tout le monde de la presse n'est pas en train de brandir des caméras à gaza, dans tous les films il faut des rôles secondaires, voire des "figurants nuques", dans le flou, loin, très loin derrière les héros burinés en gilet multipoches)
Publié par piapias à 11:44:39 dans inspiration | Commentaires (11) | Permaliens
ce qui est bien avec la deuxième démarque, c'est qu'il n'est plus du tout question de mauvaise conscience vu les prix ridicules des bidules.
ce qui est moins bien, c'est que c'est généralement le moment que choisissent les marques pour dégainer les premières tueries de la saison prochaine.
chez zara, où je m'étais perdue avec ma fille l'autre aprem (à celles qui gromellent qu'il n'y a que des fucking mauvaises mères pour trainer leurs gosses dans les cabines d'essayage, je réponds petit a, que les cabines de l'espagnol sont assez vastes pour faire entrer une poussette, petit b qu'elles n'ont qu'à lire l'excellentissime "mauvaises mères" de trois journalistes drôles et frangées buveuses de mojitos et collectionneuses de robes maje & sandro http://mauvaisesmeres.20minutes-blogs.fr/ : je précise quant à moi que ce génial anti-laurence "paix à son âme" pernoud m'a été offert par... mon beau-père, ce qui prouve que nous avons lui & moi un peu d'humour, enfin peut-être surtout moi???), je suis tombée sur une robe dont on reparlera peut-être et sur les bottes dont le monde entier (ou enfin quelques filles normales, c'est à dire tarées de pompes) va causer d'ici quelques jours :
les bottes en daim beiges à chaines (mais pas foutues comme un pneu neige, ceci dit) honteusement copiées sur les marant.
quand je dis la honte, bien sûr... il s'agit d'une shame avec laquelle je suis en mesure de vivre :-) (d'autant que mon mari déteste absolument, ce qui est toujours un indice de "la blogo entière va crier "iiiil me les faut")
pas de musique ce soir, vu que je vais pas vous imposer les comptines sous le baobab (pourtant super cool pour les petites oreilles).
photo: madame fig', thank you.
http://www.myspace.com/heartsrevolution (allez et puis si, un truc à se remuscler le grand fessier, hop hop, en 2009 soyons toniques dans nos panties)
Publié par piapias à 20:52:02 dans où je bave avec application | Commentaires (13) | Permaliens
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