il n'y a pas que les gladiators dans la vie (et je ne parle pas d'hommes en jupettes ou de mon film "à mon signal déchaîne les enfers" culte, mais de ces espèces de spartiates à talons: un truc qui aurait fait poiler les lions à rome, d'ailleurs). il y a aussi les Chaussures Sans Papiers. les pompes qui n'ont pas de nom, les pompes que si tu veux les narrer à tes copines au téléphone, tu es vite dans une sorte d'impasse descriptive ("alors montantes, tu vois, un peu comme des bottines, mais en genre de babies, mais sans bride, mais en revanche avec liens"= vous voyez? mes gens, pas trop trop).
normalement j'achète pas de CSP, parce que je veux les choses quand on peut mettre un nom dessus (par exemple "joaquin phoenix". ou par exemple quand je vais chez ressource, et que c'est pas la peinture grise qui me fait un syndrome de florence, mais le mot "galet" écrit sur le pot à 12 000 dollars: mon cerveau a besoin de stimulis littéraires). je suis un super gibier pour publicitaires. tu peux m'attirer dans tes rets (ce sera notre mot raffiné du soir) avec trois fois rien, par exemple appeler des sandales gladiators, toudesuite je vois la femme guerrière sexy dans l'arène de la life, et pas une quiche qui a encore raté le train des augmentations de début d'année (mais aussi parce que je suis une fétichiste du pied entravé, mais nous développerons ce thème sur blogg.hot, si vous le voulez bien).
donc là, j'ai ces trucs aux pieds. vous dire à quel point je les kiffe (ce sera notre mot djeunecon du soir) est à peu près impossible. par exemple ce dimanche du type "dimanche en chaussettes avec vieille compile de folk et coup de fil de douze heures à ta soeur" n'impose évidemment pas le port de talons. mais je peux pas m'éloigner de mes CSP. faut que je les regarde avec un oeil d'amour. que je les montre à tess, réduite aux chaussons "gentil lapin à la con" (ça lui apprendra à chausser du 2). que je lui apprenne la life: eh ouais, mum est une droguée, fillette ! ça s'appelle une shoesite, et ça dure toute la vie.
allez zou, puissance & gloire pour le lundi d'unetelle.
ps: par ailleurs, une personne chère à notre coeur ayant été entreprise par un homme à gourmette, je crois que la question mérite d'être posée immédiatement: peut-on aller plus loin que l'installation d'une live box avec un homme porteur d'une telle anomalie poignière (ce sera notre mot qui n'existe pas du soir) ?
pour elle, merci.
http://www.myspace.com/woodpigeon
Publié par piapias à 19:05:52 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (22) | Permaliens
il y a des filles qui ont peur depuis trente ans (oh, ça va, 34!) de découvrir avec horreur qu'elles sont allées à l'école (au burlingue) en pyjama et/ou en chaussons.
je sais pas pourquoi cette haine des habits de maison, des fois. on a connu des chaussons vachement sympa.
toujours est-il que ces filles-là vont passer un printemps façon torture à la saw 12: non seulement des pyj', y en a un peu dans toutes les collecs de saison, mais en plus si tu regardes bien, martine chérie, ils marchent déjà dans les rues. et des fois ils sont même pas classieux en soie à la gatsby le magnifique. des fois ils sont limite en pilou. des fois ils sont en pilou A CARREAUX.
où la mode va-t-elle chercher tout ça, je vous prie?
toujours est-il que -sans doute notre folie?- pour le coup, on trouve ça genre joli. avec des talons impérativement, on n'est pas homer simpson, non plus (l'écharpe panthera & le petit chapeau, c'est comme tu le sens: moi je sens pas hyper le tout d'un coup, mais c'est mon avis, et je le partage).
vous êtes un peu bizarres dans vos têtes aussi? vous vous sentez de fouler le macadam avec vos pattes dans un pyj? vous vous en foutez des enfants qui critiquent avec leurs petites voix à la noix, à la sortie de l'école près de chez vous? vous avez un ego en titane? alors go, go, go petites fofolles.
http://www.myspace.com/fujiyaandmiyagi (je vous les avais déjà mis entre les oreilles, mais comme l'album is "in store now", je remets ça tellement c'est bien)
photo: the sartorialist
(oui, je suis une sale copieuse: toute la blogo a chopé le même petit logiciel. mais c'est tellement de l'or en pépite, désormais, de choper des vraies peloches pour nos gros pola, hein, qu'on va pas faire les fières. n'empêche que fut un temps où toute personne qui mettait le nez chez moi -même le livreur de pizza- se faisait polaroïder aussi sec. ouais, c'était l'époque où j'avais de grrrrands projets plasticiens because je vénérais trop sophie calle et cindy sherman -je suis ce genre de fille)
Publié par piapias à 11:21:12 dans inspiration | Commentaires (11) | Permaliens
toi aussi tu aimes siffler du whisky à 10 du mat au burlingue avec tes potes? peloter toutes les filles de ton open space et ne pas risquer de procès pour harcèlement sexuel? coucher avec joan, ton übersecrétaire (et quand je dis über ! c'est parce que les mots me manquent, surtout en teuton: pour faire simple, disons que cette fille me donne envie de changer d'option sexuelle, immédiatement, et pour longtemps. si toutes les secrétaires lui ressemblaient, personnellement, j'inciterais mon mari à devenir homme au foyer)? décider que la journée de boulot se termine à 15h et au bar? fumer au lit, fumer au resto, fumer dans la figure des enfants, fumer enceinte, fumer dans les transports en commun, dans l'ascenseur, dans le bureau de ton boss? être terriblement viril et sentir l'after-shave même en photo si tu es un homme, avoir des seins coniques si tu es une femme? être éperdument smart? être au-delà d'éperdument smart?
alors laisse-moi te dire que tu vis probablement une cinquantaine d'années trop tard.
bon, on dirait que c'est la bonne déconne, comme ça, les 60's et en fait finalement non. dans "mad men", tout le monde fait des efforts pour paraître quelque chose -cool, poli, vertueux, in the wind, puissant, heureux- mais c'est du flan. du flan vintage, c'est tout. tout le monde a ses petites névroses. et ton psy est un chien de l'enfer qui raconte ta séance à ton mari (qui te trompe en gros avec tout ce qui bouge dans un rayon d'un kilomètre autour de sa clope).
je ne sais pas s'il y a quelque chose de mieux à se mettre sous la dent en ce moment: mais après "mad men", il devient impossible de revoir les infernales quiches de "desperate housewives". de toute façon à chaque fois que je vois susan, j'ai envie de lui jeter un jean bootcut à la gueule.
si on pouvait reprendre la clope sans risquer de replonger toute entière dans le paquet, on s'en grillerait même une d'admiration.
http://www.myspace.com/elliottbrood
Publié par piapias à 18:21:45 dans où je bave avec application | Commentaires (6) | Permaliens
espagnole, bradée ces jours derniers, elle m'a comme qui dirait sauté dessus (chez zara, c'est un truc assez fréquent finalement, que des habits m'agressent pour que je reparte avec eux: c'est comme la spa, faudrait jamais y aller, vu que c'est impossible de repartir les mains vides. le chantage affectif, c'est mal, méchants habits, vous savez? ).
depuis, tout lui va, même mon absence d'abdos (une robe qui nécessite d'arrêter de respirer ou de parler sans desserrer les dents est-elle ton amie? je dis non, très fermement). un peu comme un homme barbu de ma connaissance, cette robe ne veut au fond que mon bien.
http://www.myspace.com/mansfieldtya (elles reviennent, on est bien contentes, "mon amoureuse" était mon petit tube d'il y a mille deux cent ans)
sinon je propose à jane de se sortir de sa couette luxos, ça va bien maintenant les semaines chômées, moi j'dis.
Publié par piapias à 12:09:12 dans inspiration | Commentaires (12) | Permaliens
on est comme ça partis en vadrouille avec amourdemalife dans la voiture modeste de fabrication coréenne. un chien loutre se fait les griffes à l'arrière, tandis que dans son siège auto, un enfant ronchon tente de bouffer son pull home made (enfin pas dans ma home, vous êtes gentils, moi je sais même pas faire un ourlet) & que résonne le dernier ac/dc dans l'autoradio prix cassé (récession, je crie ton nom):
amourdemalife (au volant, car c'est dimanche et c'est la testostérone qui conduit, à marseille, le dimanche) : "promets-le moi, putain, promets-le moi."
ava (amusée, mais paniquée par la manoeuvre d'un connard sur la droite, car ava est la pire passagère du monde): "atttttttttttention bordel !!! comment veux-tu que je promette alors qu'on a failli décéder de la tole?!"
amourdemalife (braquant nerveusement, puis soupirant: il a quasiment appris à conduire à ava, la quiche aux cinq auto-écoles éreintées): "putain mais c'est ça où je dis à tout le monde que tu as dit "j'adore mon enfant surtout quand il dort, pas toi???"
ava (amusée mais mortifiée): "alors ça c'est dégueulasse. mais braaaaaqque, p'tain!!!"
amourdemalife: "tu le jures où tu te démerdes avec le rot toutes les nuits." (bon alors le "rot", c'est vraiment une saloperie du nourrisson chouineur qui peut te tenir éveillé une demie nuit, je le dis à tous ceux qui soupèsent les avantages comparés d'une gestation naturelle et de l'adoption d'un enfant en bas âge -disons 6 ans)
ava (blême): "bon, d'accord. mais t'es vraiment prêt à tout, hein? avec toi, guantanamo fermerait jamais, c'est ça??"
amourdemalife (regard noir foncé): "sur la life?"
ava: "non, je ne mettrais pas de jean neige sous prétexte qu'il est reviendu sous un autre nom (bleach)."
joey jeremiah, pardonne moi.
Publié par piapias à 19:23:13 dans inspiration | Commentaires (24) | Permaliens
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