tu as une douce gueule de bois, il neige un peu sur les abesses, alors on ne réfléchit pas, paf, on pousse la première porte venue.
"oh, ça alors comme ça tombe bien, un dépôt maje !" (tu as vu comme le hasard fait bien les choses?)
dedans le dépôt maje, la vendeuse, vaguement snob, tente de séduire des touristes provinciaux un peu boubo (bouseux bohème) comme moi :
"alors cette petite collection, là, with les robes à 300 boules, c'est les franges à putes qui l'ont faite."
ne riez pas, c'est vraiment pas sympa :-D
Publié par piapias à 17:57:17 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (14) | Permaliens
va donc, eh ! dita von teese ! quand je ferai la danse des sept voiles à mon mari transi (d'amour, mais aussi de froid), c'est ce genre de dessous affriolants qu'il découvrira. pas des rubans, pas des dentelles, pas des bidules qui vous font les hommes comme des petits animaux dociles et charmants. car dans la série "ma vie est vraiment tout à fait dingue et je le prouve", je demande: ma première visite dans un magasin damart (si ce mot ne me ramène pas de pub gérontophile, c'est à désespérer).
alors sache-le, il faut regarder sur le ouaibe ouorld pour savoir où se trouve le magasin damart de ta ville, déjà. parce que contrairement à la boutique manoush, tu ne l'as jamais enregistrée quelque part dans ton cortex.
après, dedans, il y a du carrelage blanc et des néons basse conso qu'on se croirait dans un village roumain. le client est une cliente et elle porte des semelles "confort" et souvent une coiffure caramel à petites bouclettes serrées. c'est donc une : mémé, bien ouej martine. moi j'aime bien les mémés. les vieux, ils me kiffent ma race depuis toujours, j'étais même sans doute la meilleure intervieweuse de vieux du monde, à mes débuts (c'était l'époque où je fantasmais l'idée que ces vieux finiraient par me faire leur seule héritière de leur loft new yorkais ou au moins de la tête de sanglier empaillée au-dessus du buffet, or non, car le vieux me kiffe, ok, mais le vieux est un rat de l'enfer, autant le savoir).
bref, aux mémés de damart, je leur cause et c'est bien pratique pour comprendre le code maison: les t-shirts (enfin, les "dessous" en forme de) ils ont des numéros, style 1 pour un hiver à ouarzazate et 5 pour une saison dans les vosges. comme je vais à paris et que mon frère me dit: "ne viens pas, c'est ignoble, faut vraiment être con pour venir ici quand on vit au soleil" (mon frère vivant en BANLIEUE, je ne crois pourtant pas qu'il soit autorisé à donner des conseils géographiques à qui que ce soit), je prends direct du 5. si y avait 12, je prendrais 12 histoire de voir si je peux aller dîner avec piski en t-shirt en plein mois de februar. la cabine de damart, c'est un monde en soi: la vendeuse a mis tes "dessous" dans une sorte de panier suspendu en filet (un peu comme un truc à linge sale, en fait) et à côté il y a un rayon "mi-bas tout confort cors, orteils en marteau" (??????!!!!), et encore plus loin... égaré là, en train d'attendre sa dame (pene??) ou juste de mater les culottes taille très haute "effet amincissant" (pervers, pervers!), le clone de javier bardem (un long moment j'ai CRU réellement que c'était javier, mais soyons réalistes, revenons sur la terre qui est la nôtre: que foutrait javier au damart de la rue davso??? cet homme est hyper hot. ses poils sont surement thermolactyl. enfin bref. il était sexuellement formidable, sauf quand il s'est levé de son "fauteuil" -y a des fauteuils genre stressless chez dam'- et qu'il mesurait ma taille, c't'a'dire 160 cm au garot). fin de l'anecdote.
bon après tu es à la caisse et tu en as pour 80 euros. wachh. tu fais : "putain, j'espère que c'est pas de la camelote, à ce prix!"
la caissière propose une carte de fidélité. mini-javier bardem ou pas, tu la coupes: "non, vraiment, je crois que ça ne va PAS ETRE UTILE MERCI."
enfin, paris, nous voilà, quoi. on n'est pas très sexy, mais au moins on aura chaud.
(mon mari précise: "c'est damart, ça ? (la photo) c'est pas la cliente moyenne, hein". bouclettes caramel, j'ai dit.
Publié par piapias à 16:58:52 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (11) | Permaliens
le printemps est encore une abstraction. tu as encore du temps pour t'appréhender toi-même vêtue en cherry blossom girl (toutes ces nuances chair qu'il faudra maîtriser en camaïeu sur ton teint d'endive, ta rockitude va-t-elle s'en remettre? va-t-on parvenir à distinguer où s'arrêtent tes vêtements et où commence ta peau? trompés par ce ton sur ton, des gens marseillais exubérants vont-ils, du coup, te montrer du doigt en te croyant nue sur la canebière?), le temps de trouver un meilleur anti-cernes, le temps de médire sur le compte du jean neige, le temps d'apprendre à marcher avec les gladiators de new look, le temps d'apprendre à marcher avec les gladiators de new look ET un porte-bébé. disons-le, les collecs printemps-été ne te font pas grimper aux rideaux en criant des trucs obscènes. un tout petit peu trop milieu des eighties pour toi, sans doute -et ton absolue certitude que, comme par le passé, les épaulettes façon laure manaudou sous EPO, seront à nouveau rapidement et justement honnies. comme les manches de blazer retroussées, car on n'est pas dans wham non plus, merde, enfin cela n'engage que toi. nos photos de 09 feront rire nos enfants dans 20 ans.
en attendant tu écoutes encore get well soon (parce que c'est beau), tu lis encore "beautiful people" (parce que c'est exotique) et hier soir tu étais saoûle avec trois verres de cassis blanc, turban bas, ava. invitez-la, elle coûte que dalle en gnôle (d'autant que les soirées "nouvelle star" sont à quelques encâblures, braves gens). en attendant, c'est dimanche et tu es sur le site de topshop à te dire que, décidément, il n'y a pas tellement mieux pour commencer à s'éloigner de l'hiver d'une longue guibolle qu'un petit pantalon à pont rayé.
http://www.myspace.com/officialnickeleye (c'est vraiment mignon un strokes, quand même)
photo: topshop.
Publié par piapias à 10:10:52 dans où je bave avec application | Commentaires (12) | Permaliens
ne faites pas d'enfants : déjà, si vous avez vu "noces rebelles" (quelqu'un peut me dire comment on se remet d'un film pareil??), vous n'en avez pas hyper envie. après si vous vouliez inscrire vos fesses au concours de "mon booty, je le shake", non plus. mais plus fort encore que la fonte du grand fessier (le grand fessier, c'est comme le bonheur: tu ne savais pas que tu en avais avant de l'avoir perdu), il y a la fonte du neurone.
personne n'en parle car sinon les gens ne feraient vraiment plus d'enfants et alors ce serait, la terre, un truc un peu comme un concert de didier barbelivien. le désert, la mort, le désespoir (je suis super gaie, moi, non?).
revoyons cette scène au ralenti :
extérieur jour vieux port, hier. ava en balade avec tyrano, amourdemalife et sa tataluce de paris tombent sur jeune homme drôle à casquette que kiffe assez ava (alors que pourtant le jeune homme a un gros gros accent marseillais excessif et qu'ava, les particularismes régionaux, des fois ça l'excite pas) :
jeune homme drôle à casquette qu'ava kiffe assez : "oh, salut salut la jolie petite famille !"
ava, notre quiche: "oh, salut... toi !"
petit silence : tout le monde attend qu'ava fasse monsieur loyal.
ava, notre quiche sénile, cette poule au cerveau vide : "alors là c'est ma tataluce de paris et là c'est, eh bien, heu..."
.....................................................................................
un troupeau d'anges passe sur la pointe des pieds (et ça ne suffit pas à faire diversion ni à sauver jeune homme drôle et ava de la mortification)
finalement, quatre ans plus tard, amourdemalife (le david hasselhof de mes neurones, mais sans slip rouge) : "ben jeune homme à casquette qu'ava kiffe, quoi !"
alors ça vous le fait des fois, de devoir présenter quelqu'un et tout à coup, c'est comme si votre cerveau avait buggué et vous ne vous souvenez plus du nom de cet étranger que vous connaissez pourtant très très bien? ou c'est juste moi, avec mon absence de grand fessier & de neurones? et y a t-il un traitement je vous prie ?
http://www.myspace.com/thepierces (des filles qui n'ont pas de problèmes de grand fessier, les garces)
Publié par piapias à 10:44:07 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (11) | Permaliens
il n'y a pas que les gladiators dans la vie (et je ne parle pas d'hommes en jupettes ou de mon film "à mon signal déchaîne les enfers" culte, mais de ces espèces de spartiates à talons: un truc qui aurait fait poiler les lions à rome, d'ailleurs). il y a aussi les Chaussures Sans Papiers. les pompes qui n'ont pas de nom, les pompes que si tu veux les narrer à tes copines au téléphone, tu es vite dans une sorte d'impasse descriptive ("alors montantes, tu vois, un peu comme des bottines, mais en genre de babies, mais sans bride, mais en revanche avec liens"= vous voyez? mes gens, pas trop trop).
normalement j'achète pas de CSP, parce que je veux les choses quand on peut mettre un nom dessus (par exemple "joaquin phoenix". ou par exemple quand je vais chez ressource, et que c'est pas la peinture grise qui me fait un syndrome de florence, mais le mot "galet" écrit sur le pot à 12 000 dollars: mon cerveau a besoin de stimulis littéraires). je suis un super gibier pour publicitaires. tu peux m'attirer dans tes rets (ce sera notre mot raffiné du soir) avec trois fois rien, par exemple appeler des sandales gladiators, toudesuite je vois la femme guerrière sexy dans l'arène de la life, et pas une quiche qui a encore raté le train des augmentations de début d'année (mais aussi parce que je suis une fétichiste du pied entravé, mais nous développerons ce thème sur blogg.hot, si vous le voulez bien).
donc là, j'ai ces trucs aux pieds. vous dire à quel point je les kiffe (ce sera notre mot djeunecon du soir) est à peu près impossible. par exemple ce dimanche du type "dimanche en chaussettes avec vieille compile de folk et coup de fil de douze heures à ta soeur" n'impose évidemment pas le port de talons. mais je peux pas m'éloigner de mes CSP. faut que je les regarde avec un oeil d'amour. que je les montre à tess, réduite aux chaussons "gentil lapin à la con" (ça lui apprendra à chausser du 2). que je lui apprenne la life: eh ouais, mum est une droguée, fillette ! ça s'appelle une shoesite, et ça dure toute la vie.
allez zou, puissance & gloire pour le lundi d'unetelle.
ps: par ailleurs, une personne chère à notre coeur ayant été entreprise par un homme à gourmette, je crois que la question mérite d'être posée immédiatement: peut-on aller plus loin que l'installation d'une live box avec un homme porteur d'une telle anomalie poignière (ce sera notre mot qui n'existe pas du soir) ?
pour elle, merci.
http://www.myspace.com/woodpigeon
Publié par piapias à 19:05:52 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (22) | Permaliens
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