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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

c'est beige? | 04 mars 2009

"t'as quelque chose de changé, non?" (amourdemalife, perplexe)

"euh, tu veux sans doute parler de mes boobs?" (ava, la femme dont les seins peuvent passer du bonnet A au bonnet D dans une seule et même journée, que la leche league sanctifie son nom)

"oui EVIDEMMENT. mais nan. AUTRE CHOSE." (amourdemalife, goguenard und lubrique, deux termes qui le définissent parfaitement)

"si tu veux parler de mes abdos je te préviens tout de suite que je vais pleurer et t'obliger à PARLER DU COUPLE jusqu'à l'aube." (ava, walkyrie de la vie)

"ah mais nan, t'as des jambes BEIGES ! t'as jamais des jambes beiges!" (amourdemalife, content de lui, un terme le définissant parfaitement)

c'est vrai, quoi. le plus souvent j'ai des jambes noires ou alors bleues ou alors grises. le beige, c'est un peu la couleur qui n'entre pas chez moi. ici, on dit "arrière, le beige, j'ai plus de force que toi" et du coup le beige se casse, penaud, avec sa pauvre gueule de couleur fadasse. sauf sur ce coup du presque carrot pant suédois: je dis presque because comme je le porte ça ne peut pas être un vrai CP. le vrai CP et moi on est en froid depuis deux étés, rapport à ma petite taille. bon ben là, le PCP et moi et les glad' de newlook on est assez potes de début de saison, finalement. potes d'intérieur, toutefois, car il pleut sur la canebière comme si on était londres (je le dis pour les deux qui vont aller claquer de la livre sterling en pleine dégringolade, donc revenir avec du gros excédent de bagage; je le dis aussi pour jane et ses questions de blazer topshopiennes).

www.myspace.com/papadada  

Publié par piapias à 17:52:48 dans inspiration | Commentaires (18) |

simple & funky | 03 mars 2009

eh bien, ahem, bonjour alors.

le problème avec ce look c'est qu'une fois qu'on l'a vu, on sait qu'on n'aimera rien AUTANT -pour ne pas dire plus- cet été.

déjà parce que short en jean = notre meilleur ami depuis quelques saisons déjà. va avec tout. fait loose quand on lui dit de faire loose. fait sexy quand on lui dit de faire sexy. ce vêtement est un serf.

ensuite parce que le blazer,  il n'y a rien de plus fastoche pour structurer un peu une tenue. A LA LIMITE on opterait pour la même veste, mais sans manches. éventuellement grise, allez.

enfin parce que des tich' blancs et des spartiates, honnêtement, on en a 25 000 dans notre dressing. et la spartiate, on a beau l'avoir trop vue, on trouve toujours qu'elle nous fait un pied dément de charme.

donc du coup on achète d'autres trucs mais on les met jamais vu que notre petit uniforme, là, leur fait toujours de l'ombre.

moralité: ne PAS acheter les autres trucs.

ah ah ah (rire dément)

tu as donc fumé les rideaux, martine???

http://www.myspace.com/whoisbell (groar)

photo: asos

Publié par piapias à 16:58:58 dans inspiration | Commentaires (6) |

junkie | 02 mars 2009

bonjour, je m'appelle ava et je suis une droguée.

sinon, bon lundi chez vous (sans jean neige, par pitié, tenez bon) !

 

Publié par piapias à 09:13:48 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (5) |

yeah yeah yeah | 01 mars 2009

au temps lointain où les inrocks étaient mensuels et où myspace était juste un rêve dans nos petites têtes de fans indie (je ne peux même pas imaginer ce qu'aurait été ma vie si internet avait existé quand j'avais 18 ans), le maximum de la fierté était atteint les jours où tu pouvais ricaner:

"eh! mais je connais déjà ce groupe! niche, jd beauvallet !"

car il fallait se lever tôt et remuer du réseau, pour choper le buzz avant le buzz. pour faire la nique à jidé. mais des fois ça arrivait et alors dans la petite bande qui comptait toujours au moins un rouquin, un puceau inavoué, un faux punk et une fille facile, c'était glory day. respect. on te payait des twists (pas la danse, la bière).

c'était l'époque où si plus de trente personnes aimaient un groupe, alors tu ne l'aimais plus, ce groupe populaire (un mot rimant alors avec "plutôt brûler en enfer", c'est à dire au rayon disques de leclerc). le snobisme, tu vois. et c'est tout un travail d'être musicalement snob lorsque tu vis dans les 90's dans une ville bretonne de province de 10 000 habitants avec un seul disquaire, et harmonia mundi en plus, le disquaire. je compatis à mort avec les gens ayant survécu aux 90's à chateauroux, langogne ou menton. nous au moins on avait les trans. à nevers, le rock progressif (pitié). d'un autre côté, quelques-uns des meilleurs groupes du monde viennent d'endroits totalement déprimants comme ma petite ville bretonne très grise avec ses rivières et ses vieux en k-way. l'ennui, les heures passées dans ta chambre avec un méchant lecteur de CD made in india, ta mère qui crie "on mange" car il est 19h30, vidéo gag à la télé et tes frères devant, mais aussi les petits rades, la certitude que le prince charmant conduit un J15 de tournée et les bières glacées (un avantage du climat pourri de chez moi: aucune chance de s'étrangler avec une bière tiède), c'est sans doute ce qui peut arriver de mieux à ton sens créatif. que tu grandisses dans le nord dégueulasse de l'angleterre, dans un bled de redneck ricains ou au bout du bout du finistère. du vide toujours quelque chose finit par naître.

ou alors bien sûr tu peux grandir à brooklyn, big apple.

le quartier où, genre, tous tes voisins sont plus ou moins musiciens ou alors peintres ou alors écrivains immenses ou alors musiciens. le quartier où je ne sais pas ce que c'est, un beauf, du coup: un journaliste?

ah ah ah.

pardon.

ma théorie sur la création dopée par l'environnement hostile se prend une grande claque en travers de la trogne avec brooklyn. sur www.inrocks.com ils ont compilé dix groupes (ils auraient pu aussi bien en refiler 40, vu l'explosion de talents du lieu) à suivre. je connaissais pas matt & kim (au passage, quelle bombasse ce matt ! et au passage bis, c'est quand la dernière fois que j'ai vu un aussi charming petit couple drôle dans le rock? ils s'aiment et ils se PWALENT, whaaa, mais dans mes bras, quoi!) mais pour le reste je suis aussi conne qu'en 1995: vous avoir balancé leurs noms sur piap' TELLEMENT avant jidé et son crew, mhh, j'adore :-). même s'ils avaient déjà des milliers d'amis sur myspace. en même temps tu me diras, martine, car tu es une garce, mais une garce lucide, les inrocks en 2009, c'est plus le vivier pointu d'autrefois. eh non, et en plus y a plus de saison et comme dit steph guillon, les prince de lu ont carrément maigri. nous voilà propres.

d'un autre côté aujourd'hui je vis dans une ville immense MAIS avec peut-être pas UNE excitation musicale possible par trimestre (les bonnes années). et encore. de plus je suis désormais sur la pente descendante (les quadragénaires m'attendent dans leur bande et je n'arrive pas à croire à leurs "attends, c'est super bath comme on s'éclate avec nos quatre décennies, trop coolos" (les quadra disent coolos). de plus je suis munie d'un enfant qui préfère nettement les comptines africaines. de plus je n'ai plus un seul ami roux, maintenant que j'y pense.

donc respect, ava, quoi !

tout ça pour dire qu'on a ses petites joies et que le dimanche, quand on avait cru que c'était le printemps alors qu'en fait on dirait fin octobre, on ne va pas cracher dessus.

 

 

 

Publié par piapias à 17:23:55 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (16) |

mouais mouais | 27 février 2009

c'est moi qui déconne ou bien?

la blogo m'ennuie et piapias peut-être encore plus.

il y a des moments comme ça où je me dis que je ferais mieux de profiter du temps que je passe ici pour faire un truc vraiment utile:

des abdos

(ah non, pas le droit)

un roman

(ah non, pas le courage)

du repassage

(ah non, pas désespérée à ce point)

si ça se trouve, je vais reprendre le boulot et prendre aussi dans la foulée mon congé d'ici. vous ne serez pas 20 000 à clamer "oh non, trop dur! ne nous laisse pas seuls face aux vrais blogs de mode, ava!"

mais d'un autre côté vous n'avez jamais été 20 000 non plus.

je vais réfléchir à tout ça avec des gars qui se prennent pour les strokes et on s'en voudrait de décourager des petits gars qui se prennent pour les strokes (des petits gars qui se prennent pour cali, en revanche, on a envie de leur crier des mots cruels comme: "merci mais non")

Publié par piapias à 20:38:38 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (31) |

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