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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

bronze toi-même | 18 mai 2008

"faudrait penser à bronzer un peu" est une phrase maudite & cousine de "oh la la tu rougis, tu rougiiiis, qu'est-ce que tu rougiiis!": à chaque fois que je l'entends, je me souviens brutalement:

- que je n'ai aucun sens de la répartie

-que posséder une peau d'anglaise réserve bien des moments de solitude sur cette terre.

bien sûr, à marseille, quand elle croise des femmes d'environ 110 ans et qu'elle apprend qu'elles entrent en réalité juste dans la quarantaine, blanche neige ricanne. mais sinon blanche neige est une personne qui après deux années de vie tropicale qui avaient suffit à transformer ses amis en sénégalais, est rentrée au pays avec la même couleur qu'un thé dans lequel on aurait versé un petit peu trop de lait. blanche neige se fait souvent moquer, en d'autres termes.

le truc avec le bronzage, ce n'est pas que blanchette en rêve comme de trouver des chaussures de fétichiste à talons marchables. c'est juste que c'est plus joli avec environ tout. l'été, un vieux short en jean démoli, un marcel, ça peut juste foutre le feu à la canebière pour peu que la peau dedans ce soit autre chose qu'un truc pour faire la balance des blancs. je connais 2000 robes légères qui se sentent tout à coup moins niaises avec une lichette de peau caramel dessous. et je ne parle pas seulement du coup de lift prodigieux que file aux fesses un peu trop alanguies un soupçon de bronzette.

blanche neige est donc contente que quelqu'un se soit décidé à inventer l'autobronzant. ça lui a permis de montrer ses gambettes hors des draps de ses amoureux et de sa baignoire (très beau ton sur ton, soit dit en passant). le seul truc c'est la toujours regrettable imperfection du système: la marque qui te prend par traîtrise à L'ARRIERE de la cheville, le truc qui fond dès que le thermomètre grimpe à + 30° ou que tu sors de la mer (la conjugaison des deux n'est pas sans me rappeller certain voyage au costa rica très discutable d'un point de vue esthétique), le truc qui a viré à l'orange, le truc qui te déssèche la peau comme un gant de crin, le truc qui pue tellement que c'est comme si tu disais "attention, autobronzant frais" à tous les gens que tu croises, etc. les jours où je "me" réussis des pieds à la tête sont donc un petit peu comme des jours de grâce, des jours généralement où il pleut et où je suis obligée de rester en jean. eh oui, c'est ça la vie, qu'est-ce que vous croyez?

 je ne sais pas vous -si votre réponse est "aucune idée, je bronze tellement facilement que je ne sais pas de quoi tu parles pauvre fille", passez votre chemin, soyez mignonnes- mais j'ai l'impression qu'en ce domaine, le produit le plus cher n'est pas forcément le plus efficace, non? vous avez des chouchous, vous? parce que malgré toutes ces années de salopage de t-shirts blancs, je n'ai toujours pas trouvé mon produit miracle (il faut dire que mes copines ne m'aident pas, ces chiennes sont quasi-toutes comme du pain d'épice dès avril). sauverez-vous mon été de la blanchitude annoncée et mes mollets du syndrome "un tigre a déteint sur moi, pardon"? épargnerez-vous ces sous qu'en future mère je suis censée déposer sur un PEA pour les futures études et/ou la caution de jean-pierre ou cindy -futur mini-me- en m'évitant d'acheter systématiquement TOUTES les nouveautés 08 ?

et ces salopards de vampire week-end passeront-ils en france cet été?

http://www.myspace.com/hopewell 

photo: lastnight party

 

 

Publié par piapias à 14:21:55 dans où ça prête à rire | Commentaires (20) |

lost in the shop | 16 mai 2008

bon, piapias a sa petite tête ailleurs ces jours-ci donc ce blog ressemble un peu à... moui, n'importe quoi. déjà il fait un jour l'été un jour novembre donc je sais pas vous mais moi c'est le genre de truc qui me complique salement la journée. que la fille qui n'a jamais passé un mercredi en short sous une pluie de pôle se lève ou se taise à jamais. bien. ensuite, ce truc ballot: je vais sans doute me transformer en femelle hippopotame ces prochains mois et on ne flambe pas à toutes les caisses lorsqu'on sait qu'on va passer par toutes les tailles du 36 au 46 (bien sûr, écrire ce chiffre satanique me file des sueurs froides, qu'est-ce que vous croyez?) dans un futur proche. il y a des filles qui mettent leur slim jusqu'au 7e mois mais il y a aussi des gens qui ont vu la vierge. en ce qui me concerne, ma transformation de petit format en buveur de bière allemand est déjà spectaculairement enclenchée: j'ai un mari qui fait le mariole mais qui roule des yeux affolés en voyant à quel point mon profil est en train de muter en celui de depardieu en phase no cocaïne, cassoulet yes.

ava, cette vieille adolescente sur le retour, cette langue de vipère qui persifle sur le dos d'amandine avec sa bande de ragondins ricanneurs (ça ne va pas prendre avec nous, le "torrent de sensualité" de tournefeuille), est donc comme qui dirait sur la touche de la fashion. elle garde le sac de sa copine. avec quoi comme perspectives devant? eh bien d'insolubles bidules. et je ne parle pas forcément du jour où je trouverai mon locataire en train de brûler des bagnoles avec les racaillets du quartier. juste du fait de trouver des vêtements à porter dans ma vie sociale. car bien sûr on peut aller nu: mais on a sa pudeur, madame. et puis l'interview à poil ça ne va que pour paris dernière. c'est peu dire que le partouzard parisien est peu mon client quotidien.

femmes dignes de ce nom qui êtes passés par là et dont les entrailles sont bénies, quel était votre secret pour ne pas ressembler à des vaches enceintes de retour d'un shopping chez gemo? faudra-t-il nécessairement en passer par les leggings et le t-shirt "bébé à bord"? la salopette de coluche et la robe façon "sous cette housse, notre gros cadeau mystère"? faut-il se résoudre à claquer 2000 euros ds un jean de grossesse? peut-on se trimballer en micro-jupette avec le bide de carlos? une femme enceinte a-t-elle droit à sa dose de sexyness?

par ailleurs la vie vaut-elle d'être vécue à jeun ?

autant de questions existentielles qui pour l'heure me plongent dans la plus vaste perplexité. les sites consacrés au sujet me donnent davantage envie de me pendre: c'est marrant comme "confort" ça rime quand même avec hyperie à la daxon, nan?

tout ça pour dire que j'ai momentanément perdu mes repères. mes bases. mon style.

par ailleurs la perspective de sauter dans la boue des vieilles charrues avec mon profil big lebowski me fait tout de même énormément glousser. la perspective de dégainer un PLIANT pour tenir 8h de rock aussi :).

http://www.myspace.com/themaryonettes (faut-il écouter de la musique sombre l'été? faut-il nécessairement porter un bermuda hawaïen en juillet? bon.)

photo: ce vieil hedi, once again.

Publié par piapias à 21:56:09 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (14) |

mai en pente douce | 13 mai 2008

il s'en passe de belles, sur ce blog. pas plus tard qu'hier, par la magie convergente de ma démentielle quicherie & d'une technologie défaillante, le précédent post s'en est allé rejoindre le cimetière des posts. paix à son âme (quand on est gourde, c'est pour la vie: on ne fait donc aucun brouillon de rien, sinon ce ne serait pas aussi drôle). bon, pour une fois que je disais tout le bien que je pense du gras, dois-je en conclure que l'internationale de la taille 36 s'est liguée contre moi?

vous avez remarqué? mai, c'est vraiment la débandade générale. plus personne en ligne, les gens vous donnent carrément rendez-vous en JUIN. il faudrait un défibrillateur à la blogo. les cerveaux ont été descendus à la cave avec les manteaux d'hiver. les problèmes existentiels se résument à éviter les marques d'autobronzant sur les chevilles (on ne dira jamais à quel point l'expression "application facile" est une arnaque) et, d'une façon plus générale, à attraper et à ne plus lâcher le regard du beau brun à la terrasse du polikarpov. personne n'a le coeur à dépiauter la mode quand la planète semble lancée dans un perpétuel feu d'artifice hormonal, quand chaque situation de la vie se met à ressembler aux potentiels préliminaires d'un film érotique (quoi, un seau d'eau froide?? quand je vais chez le garagiste en mai, je me sens toujours un peu comme dans "l'été en pente douce").    

heureusement, wow, lui, sait se tenir. wow travaille plus, non pas pour gagner plus -c'est un philanthrope, ce wow- mais seulement pour répandre la joie autour de lui. wow ne fait pas le pont. maintenant wow fait même des vidéos avec des chanteurs pointus dont le nom ressemble à celui d'un sex-toy de demi moore. wow est vraiment formidable, je n'arrive pas à le dire autrement.

 www.wowmagazine.fr

sinon j'ai fini la saison 2 de "skins" et je pleure. je n'ai plus rien à me mettre sous la dent. scénariste d'hollywood, ne te fous plus jamais en grève je t'en conjure.  

http://www.myspace.com/beachhousemusic (tu savais que michel legrand avait une nièce?)

photo: hedi slimane diary.

Publié par piapias à 09:46:57 dans inspiration | Commentaires (15) |

fais ta micky green | 09 mai 2008

retour à la vraie vie (tout de suite, j'avais lapsussé - truc qui a l'air salace or non même pas- et écris "vide". tout de suite je me suis dit: eh, sigmund, vieux pote, sois un ange et quitte cette pièce, vieille baderne). que s'est-il donc passé dans les rues commerçantes de la grande ville sudiste en mon absence? à part le fait que marseille a ôté ses collants et déballé ses orteils, et qu'il y a une nouvelle salade vapeur chez spock (douce vie de la bureaulière) j'ai envie de répondre: "eh ben en fait pas grand-chose dis donc". oui, les robes de tara jarmon me font toujours de l'oeil: mais l'expérience a prouvé que le désir d'une robe tara jarmon est inversement proportionnel à celui de la porter lorsqu'elle se trouve dans mon dressing: je répète encore une fois pour nos amis garçons que ce ne sont pas les filles qui sont compliquées, c'est seulement le monde qui manque de finesse. 

sinon, bof. tout m'a semblé cheap, mais surtout mille fois vu (le double effet kiss pas si cool de la blogo? tout s'userait donc plus vite à trop la fréquenter?), surfait et surévalué (la robe housse à 300 euros, quelque chose bloque). je n'ai eu envie d'être personne dans la rue aujourd'hui, c'est dire (j'ai ce truc un peu x-men de me projeter mentalement à l'intérieur des gens qui me plaisent à leur insu, ça a l'air aussi salace que lapsusser alors que non plus).  

en fait tout ce que je veux, c'est sans doute un t-shirt blanc. pas la peine de chercher plus loin. un beau pas trop loose, pas trop épais, des manches peut-être à roulotter, un col V pour utiliser ces nouveaux boobs dont je ne sais absolument pas quoi faire. parce que ça ira avec tout, tout le temps -les nichons je ne sais pas, mais en tout cas cette simplicité juvénile du tiche blanc, certainement. parce que marre d'acheter des trucs sublimes qui ne vont qu'avec une unique jupe justement à la machine aujourd'hui, c'est ballot, et ces chaussures démentes sauf en cas de marche de plus de 250m. ne pas pouvoir mettre un ticheurte parce que tu n'as pas le mollet parfaitement épilé, quelque part, tu le contemples le non-sens de l'affaire?

bon bref.

qu'est devenu le vrai tiche blanc, les gens ? je veux dire pas les merdouillettes american vintage à 60 euros qui décèdent au premier lavage. je veux dire rien de chez gap parce que sinon domino va me frapper et elle aura raison. je veux dire rien de suédois parce que les suédois font un coton de merde. je veux dire rien à motif ou slogan parce que cet été je pressens que ça va être la seule façon de se démarquer. vous avez remarqué? c'est toujours quand on cherche une boîte à lettres/cabine téléphonique/boulangerie qu'on n'en trouve pas. sinon y en a 12 par trottoir. le baleinié a sûrement un mot pour ça.

autrefois, alix blossom girl (cf plus haut) avait trouvé son graal chez isa marant. mais, parisiennes bien informées, l'objet existe-t-il encore en rayon? y aurait-il plus mieux, plus fort, ailleurs? et le truc existerait-il aussi en vieux kaki très délavé parce que j'en veux aussi?

une autre fois, je vous parlerais du fait d'acheter une jupe en 40 et d'être "juste bien" dedans.

http://www.myspace.com/elperrodelmar (revoilà mon petit cabot suédois préféré)

photo: the cherry blossom girl.

 

Publié par piapias à 19:53:13 dans où je bave avec application | Commentaires (11) |

loosing my religion | 06 mai 2008

bien le bonsoir, gens formidables ! le désert français a son charme, mais la langue incroyablement bien pendue de la blogo aussi. et si elle ne m'a pas manquée, c'est juste parce que je savais que j'allais la retrouver quelque chose comme dix minutes après avoir poussé ma porte (on ne dira jamais assez la joie du vacancier ne pas avoir été cambriolé et de ne pas avoir oublié une sole au frigo). on peut se débarrasser de ses addictions, mais il faut toujours s'en garder une ou deux bien vivaces pour la forme. eh oui, c'est reparti pour cette grande philosophie de la life qui fait tout mon charme (et celui de hans: 16 au bac blanc de philo, quelque part je crie ma fierté comme une mère juive).

autant le dire, je suis totalement larguée. je suis cette personne cryogénisée et réveillée un siècle plus tard: quoi, on est passées sans transition du collant en laine à l'autobronzant ?? quoi, finalement tout le monde kiffe les robes longues de femmes enceintes également des genoux ?? quoi, adam kesher (domi, mercii) ? la lose est ma bonne amie. je note juste ceci: mes cheveux sont apparemment de l'ultra hype mai 08. ils sont foin. ils sont fous. ils n'ont pas croisé une plaque céramique depuis l'âge de pierre. ils sont donc blonds & WAVY. moi je les trouve tout simplement à se pendre. peut-être que je vais juste les crêper et puis marre (désert français, peut-être, mais "elle" y a un présentoir entre les cartes IGN et les guides de rando)? il va me falloir quelques jours d'adaptation. il va me falloir recroiser des gens habillés autrement que pour une marche de 5h dans les prés. il va me falloir m'asseoir à une terrasse où tous les garçons n'ont pas abusé du pento (langogne, grenade, même combat) et de la chaîne de poitrine à motif horoscope. quand votre vie a été celle d'une femme de 83 ans pendant huit jours (matage du 19-20 de france 3, coupage de bois, mangeage d'aligot, nuits de 11 heures, piapiatage poli avec autochtones âpres et charmants), vous avez besoin de deux culots de 0 neg pour repartir.

H&M risque de me croiser demain, autrement dit :).

http://www.myspace.com/theblackangels (eh oui, j'ai bien dit larguée à dix miles)

Publié par piapias à 19:56:51 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (10) |

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