eh bien c'est foiré. sébastien tellier ne sera pas la marie myriam des années 2000 et on ne saît pas trop s'il faut s'en réjouir ou s'en tordre les mains de dépit. on notera seulement que les cadreurs de l'eurovision étaient probablement des intermittents SERBES (ça va comme ça?) sous-payés (couvreurs ou carristes dans la vraie vie) car sinon comment expliquer cette image incroyablement miteuse et ces plans tournés à la va comme je te pousse (totalement paumée, la caméra maniée avec des gants de toilette au bout des mains restait parfois bloquée sur... le mur derrière les choristes barbues. stupéfiant.). de la très grosse marade.
sinon que dire? demain les enfants, il y aura du wow à se mettre sous le croc. du wow un petit peu étonnant quand on est habitués à la narquoiserie de piapias, certes : du wow romantique. eh ouais. de la crinoline, de la fleurette, de la fille délicate. ça promet :D.
quoi d'autre? hans me conseille un petit voyage au pays des caribous (* et du correspondant de je ne sais plus quel canard canadien, en totale perte de contenance face à notre eurovision) chez http://www.myspace.com/bornruffians
je ne contrarie pas hans parce que hans révise son bac. et on a connu des moments plus "petit short en mousse", hein ;).
Publié par piapias à 13:53:20 dans où ça prête à rire | Commentaires (12) | Permaliens
quelle curieuse chose que le printemps.
pendant qu'une personne dont la décence nous oblige à taire le nom allume des garçonnets qui ont fêté leur puberté le mois dernier (www.baisersvoles.net), d'autres se font draguer par tous les vieux de la ville.
je sais que poulette et tous les fans du dr house me diront que le vieux, pour peu qu'il ait de beaux restes (une expression qui signifie plutôt pour moi que mon chien va finir le poulet), est susceptible de réveiller la lubricité naturelle de la trentenaire -en goguette ou pas d'ailleurs, de toute façon en mai tout le monde est vaguement en train d'essayer de se frotter à l'autre moitié de l'humanité. moi, je me sens plutôt comme samantha -ou était-ce carry? - dans cet épisode de "sex and the city" où la triste vérité du vieux se lisait... sur ses vieilles fesses fripées dans l'encadrement cruel de la porte de la salle de bain.
or voilà cette aberration que dieu m'envoie (dieu, le fait de porter un short en ville ou tout simplement mes mystérieuses phéromones de femme enceinte) : le vieux m'aime. le vieux me veut. le vieux m'invite à déjeuner, le vieux m'envoie des mails, le vieux veut prendre un verre avec moi sauf que le vieux n'est pas mon ami, seulement un vieux prédateur, que les choses soient claires. le vieux est heureux de me (re)voir. le vieux parle à mes seins, pour un peu il leur donnerait de petits noms. je dis "le vieux", mais c'est un terme générique: cette semaine, ce vieux, cet homme de 45-70 ans a été multiple, partout, avec ses petits yeux brillants, son expéRRRience, son prêt remboursé depuis 20 ans et son vieux cou de poulet.
je suis devenue un piège à 3e âge. la croisière des champions du senior à moi toute seule.
est-ce que je dois aller me pendre?
qu'est-ce que tout ça raconte sur moi? est-ce que je suis devenue assez vieille pour que le vieux passe outre sa peur d'être hué tel le vil pédophile? est-ce que que je suis devenue assez vieille pour que le vieux pense qu'il a UNE CHANCE de finir tout nu avec moi qui lui demande comment c'était la guerre ??? pardon mais je proteste ! je suis un perdreau de l'année ! j'ai UN cheveu blanc et en plus franck provost me le floute avec génie! je peux parler musique avec le jeune de 16 ans! les filles de 16 ans veulent être mes copines !
je ne sais même pas comment on éconduit un homme avec tact, alors un vieux !... une personne vulnérable !
http://www.myspace.com/bodiesofwater (j'accepte le vieux seulement s'il est cap' de reprendre "I guess I'll forget the sound" avec moi dans ma cuisine. sinon je garde mon baril de trentenaire, merci)
Publié par piapias à 15:49:28 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (17) | Permaliens
quand arrive le mois de juin, je suis un peu comme l'enfant innocent -mais avide- dans la dernière ligne droite avant noël : frénétique. hystérique. chiant, chiant. ben oui, la saison des festivals, c'est mon noël à moi.
alors bien sûr la foule. les merguez. la boue. la foule. la fabuleuse expérience consistant à être une fille ayant envie d'un pipi urgent et à devoir attendre une heure dans une file d'un kilomètre devant des toilettes de chantier immondes. la foule. bien sûr! mais c'est du live, martine. tes chéris jouent de la gratte en tongues. tu peux crier n'importe quoi et filmer tes amis au téléphone portable, ça fait de beaux souvenirs pour décembre.
tous les étés, j'ai un chouchou que je tente de choper par-dessus tous les autres. ces dernières années, il y a eu comme ça les strokes et il y a eu clap yours hands say yeah. il y a eu arcade fire et il y a eu lcd soudsytem. cet été il y aura vampire week end (s'il pouvait y avoir santogold en rab', ce serait la fête dans mes converse). ce qui nous fait quoi comme perspective sur sncf.com ?
eurockéennes. marseille-belfort, il faut avoir 17 ans et des copains avec un van pourri pour tenter le truc. on parle aussi d'une ville où la dernière chambre d'hôtel à 20 bornes est à 270 boules. on parle d'atterir à mulhouse. on parle de devoir caser ça sur un WE. on oublie belfort.
arras. le ch'ti plan c'est le main square festival: inconnu au bataillon mais les vampire y plantent leurs crocs le premier ouique de juillet. radiohead, sigur ros, the wombats les VWE: de quoi se laisser tenter par un week-end frikandel. mais marseille-arras? 25 h de train?
et puis pariss, ach pariss. solidays. 3h de ma maison. oui mais un FESTIVAL PARISIEN ?! avec un public parisien que même celui des vieilles charrues sous la bruine à côté il paraît torrent de chaleur et de spontanéité? avec tout hypeland qui se regarde la bride de la spartiate concentré dans un seul champ? avec un set de 3/4 d'heure? est-ce que "mansard roof" mérite la prise de risques?
www.myspace.com/santogold (où tu ressors tes leggings fluo dans la joie)
ps: alors pour une fois que j'ai pas écopé d'une pub sur les sites de célibataires et/ou les crèmes anti-pieds secs, je dis merci. je connaissais pas le garden nef party festival: c'est à angoulême, y a adam "grooar" green, the kills et the raconteurs, y a surtout ces dingues de the brian jonestown massacre ou the hives ce qui nous fait quand même de l'affiche pas dégueu. vous avez du bon plan de festiestival? vous faites tourner ?
Publié par piapias à 14:13:13 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (22) | Permaliens
vous vous souvenez peut-être que dans une autre vie, je permettais à la suède d'accroître toujours plus son PIB ? eh bien ce temps est révolu. l'ultime cheaperie fluo et/ou babydollesque s'accomodant mal d'une silhouette aussi exponentielle que la mienne, désormais je vends mon âme aux vraies femmes espagnoles. une autre fois je vous montrerai même à quel point zara peut rendre une personne enceinte légèrement vénéneuse (un indice? c'est noir, asymétrique et je connais un mariage où personne ne voudra croire que je cache le corps de maïté).
bref. ce jour de joie-là, l'ami galicien a aussi fait le bonheur inespéré de mes pieds.
car il n'a normalement pas dû vous échapper que je suis spartiatement addict depuis deux-trois siècles. cette quête était toutefois restée vaine pour un léger détail de cassage de gueule sur du talon de 12, aucun modèle n'existant pour les filles qui tanguent: ce monde est injuste mais ce n'est pas non plus comme si vous le découvriez chez piapias, mhh?
eh bien, sonnez clairons, résonnez musettes (stratocaster? ukulélés?) ! cette quête fut finalement victorieuse! car mes pieds sont désormais bridés de frais. mes pieds frétillent. mes pieds sont stables. dessous, ils ont peut-être six-sept centimètres d'équilibre, un truc tellement confortable qu'au mariage où je vais découvrir si je suis cap' de tenir le choc sans boire ni dragouiller n'importe qui -le père du marié, le marié, le DJ moisi, le petit cousin kevin- pour tromper mon ennui (vous arrivez à gérer les wedding days sans ça? comment faites-vous? vous avez médité dans un ashram pour parvenir à cette perf?), je vais pouvoir lancer la chenille qui redémarre comme une pro de l'ambiance. je vais être papillon de lumière. je vais être cathy guetta & nadège winter sur un dance-floor des deux sèvres. niort, c'est de la queen of ze night qui rapplique !
sinon ma mum est là, donc est plutôt toutes les deux à ricanner dans des expos de nan goldin (toujours emmener sa mère dans des trucs étranges et conceptuels) et elle à boire du limoncello car "attends ce n'est pas tout à fait comme de l'alcool, si?". je lui fais croire que non. que c'est le soleil qui fait tourner sa tête. c'est la life belle.
http://www.myspace.com/mgmt (j'y ai mis le temps, mais a y est, je les aime les petits branchouilloux que tout le monde love)
ps: mais oui, mes orteils sont longs ! mais il faut le voir comme un avantage: avec je suis cap' de ramasser un stylo par terre (mais pas d'écrire, j'ai essayé mais non, le show du mariage ne va pas basculer dans "sous le plus grand cabaret du monde"). oui, ma vie est dingue, je sais !
Publié par piapias à 19:54:09 dans où je bave avec application | Commentaires (12) | Permaliens
toi aussi tu te demandes comment une fille aussi intelligente que moi peut passer ses dimanches à écrire sur des sujets aussi stupides que l'application du dior bronze voire les mérites comparés du méchage et du balayage ?
et encore, si tu voyais à quel point ma bibliothèque peut se prendre la tête, tu tomberais probablement de ta chaise.
"mais alors pourquoi ava s'évertue-t-elle à se faire passer pour une pouffie?? a-t-elle honte de son gros cerveau ? pourquoi tant de haine?"
si cette question finit par t'obséder, alors cours à wow. wow a la réponse. wow EST la réponse. que wow guide ton pas.
cette semaine, cet excellent magazine plein de filles bath est sur le mode "icônes". il est probable que ce que tu vas lire va te perturber (ou alors c'est que tu es l'une de mes soeurs, et ça ne compte pas). il est préférable que les personnes sensibles s'abstiennent. car un jour calman levy publiera mes confessions sur cette jeunesse perdue pour le bon goût qui fut mienne.
"le conte de noël de cindy saunders", ça pourrait s'appeler.
ps: rapport au post précédent. aucun conseil d'autobronz', vous voulez me faire croire que 12 000 nouveaux produits sortent chaque année à mon seul usage? mhh? à d'autres, bronzeuses à la petite semaine !
pps: sur le sujet de l'icône, comment que t'en deviens une et tout ça... je conseille l'excellent article du spécial cannes de télérama (eh oui! de la vraie bêcheuse sous sa décolo, cette ava!) sur "le moment où l'on devient star". brillant. je clape mes mains, je dis yeah et j'ai envie de revoir le torse nu de delon dans "sous le soleil".
Publié par piapias à 22:48:11 dans où je fais ma propre pub, parce que je le vaux bien | Commentaires (10) | Permaliens
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