je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, le rock et le roll me poursuivront jusqu'à la tombe. on tombe dedans un jour à 14 ans et voilà. les guitares, les murs d'amplis marshall, la scène, le grand guignol de tout ça, ce bonheur sans cesse recommencé (je me souviens d'un mec qui avait dix disques chez lui: "après ces dix-là, rien d'autre ne vaudra le coup". c'était en 1998, autant dire que ce visionnaire donne envie de rire), on n'en sort pas. quand j'aurais des petits mômes, je pense très sincèrement leur éduquer l'oreille avant toute autre chose. enfin bref. quand on aime le rock, on aime une fille comme sophie jarry. sa curiosité, sa pugnacité (ce milieu, pour une fille... comment dire? n'est pas toujours d'une folle douceur), sa passion totale pour son objet, l'attention sincère qu'elle lui porte, font de ses photos -modestes, respectueuses- des témoignages précieux de tous les concerts-auxquels-vous-n'étiez-pas (ce show incredibeule de beth et de ses Gossip), comme de tous ceux où vous avez transpiré/hurlé/trépigné comme une petite groupie de 14 ans (eh ouais).
Publié par piapias à 22:00:27 dans play it again, play it again sam (PIAPIAS, quoi) | Commentaires (3) | Permaliens
j'aime cette fille. j'aime qu'elle ait grosso modo mon âge, qu'elle vienne de mon petit coin du monde, je suis surtout totalement dingue de ses photos. chaque série d'estelle rancurel est vivante, fraîche, pétillante, sexy et rock comme j'aime. elle cultive une étrangeté bienveillante ("people are people") et ce que portent ses mannequins est absolument tout ce qui me fait hurler de joie. elle a déjà de nombreuses collaborations pointues à son actif (cosmopolitan, flavor, glamour, harper bazaar hk, l'expressmag, lil tyler, milk, muteen, SOFA, spray, standard, technikart, technikart mademoiselle, tribeca, wad) et à mon avis, son oeil mutin de fille n'a pas fini d'éclairer la mode.
Publié par piapias à 21:50:53 dans play it again, play it again sam (PIAPIAS, quoi) | Commentaires (3) | Permaliens
Ce que j'aime avec Elle, c'est quand je ne me sens pas prise pour une truffette. Par exemple, quand Elle tente de me faire croire qu'en jodhpur, ma culotte de poney (cheval, ce sera dans vingt ans, et si je peux émettre un souhait, là, comme ça, je dirais bien JAMAIS-HORS DE MA VUE, ON N'EST PAS SUR EQUIDIA !) va en frétiller d'aise et attirer les hommes comme des mouches (sur ma croupe de pouliche, pour filer la métaphore chevaline), je dis: nan. je dis désamour, je dis rupture, je dis déception, je dis il va nous falloir du temps pour remonter la pente, honey. Sur les mannequines de Nicolas G. (DANS les jodh de Nicolas G., pas d'improbables modèles dessinés par camaïeu), je dis ouaif, sur 99,99% des filles que je connais (bibi la preum's) je dis warf warf. Bref, ce que j'aime avec Elle, c'est quand Elle joue le rôle de la grande soeur pointue de confiance, celle qui n'hésitera pas à me dire "ce jodh te fait les cuissots de carlos", celle qui me dirigera habilement vers d'autres pièces moins casse-gueule but audacieuses. Me faire croire que je serais de la bombe-baby parce que je suis habillée comme des bombes-baby, c'est vache et un peu fastoche aussi, non? Bref, ce dimanche, Elle et moi nous sommes réconciliées sur ce "Spécial accessoires". Parce qu'au fond, là-dedans, il n'y a que de bons conseils de bonne vieille copine: évidemment, il est moins aventureux de porter un sac qu'un pantalon donnant l'impression que vous portez un rembourrage sur le côté des cuisses. Mais quand même, dedans, y a juste tout ce que j'aime: les foulards et comment les nouer (Nicolas G. je retire tout ce que j'ai dit sur le retour du jodh si tu m'appelles maintenant pour m'offrir ce subliiiime foulard ethnico-magnifique), les low-boots (avec mention spéciale pour ceux de... carrefour: 25 euros, hyper portables !), les couleurs (ce rose sombre ! cette jupe orange !), la casquette , le collant noir, des escarpins, la ceinture à clous de kate... Vous me direz, rien d'extraordinaire, rien de "mais c'est bien sûr" dans cette sélection: mais justement, voilà un guide qui ne se la raconte pas, pour du shop-shop malin, pas ruineux (cf les low de carrouf!) et qui donnera du chien à pas mal de tenues automnales. Après, je sais pas pour vous mais moi je me sens assez Sophie F. avec ma pochette: comme si j'avais de l'arthrose dans les doigts au bout de dix minutes et un gros sac à trimballer avec tout mon bordel en plus... Malins, les gars du marketing de la hype: si je compte bien, ça fait donc DEUX it-bags à shopper cet automne, non?
ps: je veux la pochette "To You" Fendi que porte Bar-la-splendeur en couv' !!!
Publié par piapias à 19:43:32 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (0) | Permaliens
pour survivre à septembre -ce mois plus fauché qu'un champ d'OGM- je n'ai pas douze mille idées. dejeuner comme une crevarde sur un coin de bureau, voilà ma botte secrète. ce n'est pas le resto que je fuis comme la peste (quoique perdre un peu de cette chouette petite bedaine ne serait pas de refus), mais plutôt le dangereux biotope dans lequel sont implantées ma bien belle entreprise et ses pauses dej à rallonge. le piège number ouane de ma vie, c'est ça: sortir dejeuner avec une copine, et comme-par-hasard sur le chemin du retour claquer douze fois le prix du resto dans du n'importe naouak de circonstances. bref, comme mon banquier n'est pas très loin de me rappeler à l'ordre comme une christine lagarde qui aurait un peu trop déliré sur les chiffres de la croissance, je fais low profil et salade au bureau. ma vie sociale morfle, mais mes finances commencent à réagir à la défribrillation. mais parfois, je suis OBLIGEE de sortir pour aller cueillir ma roquette quotidienne. et comme le monde est cruel, que le diable s'habille en prada et qu'il est dit que la pauvre pecheuse sera inlassablement mise à l'épreuve, parfois, la tentation se planque même derrière un paquet de florette. explications? explications. hier matin, moi et ma volonté d'airain avons été prises en traitres chez... monop', où nous étions allées nous ravitailler. pour volonté-d'airain, je ne sais pas, mais en ce qui me concerne, même si je lui tourne le dos, une robe est cap' de me crier "aaaach, prends-moi là maintenant tout de suite". volonté-d'airain n'a pas eu le temps de me rattraper par les oreilles, j'ai quasiment courru (j'ai dit volé?) vers Elle: violette à petit motif blanc, manches courtes, boutonnée dans le dos, c'est ba&sh qui la signe (comme quelques autres mignonnes pièces d'une mini-collec impec) et moi pour ba&sh souvent j'ai envie de crier wiiiish ! mon palpitant s'est emballé, et j'ai cru voir god himself quand je suis tombée sur un 36 (chez monop', toutes les petites collecs trendy, quand elles me passent sous le nez, elles sont en 44 mini). c'était un siiigne ! j'ai posé ma roquette et ma robette (49 euros et des brouettes) sur la caisse en essayant de ne plus réfléchir. moralité: au prix où je paye ma salade, vaut carrément mieux que je me remette au steack-frites-rosé avec mes copains de dej...
là, je suis partie pour la porter devant-derrière, comme disait ma mamy, avec mes bottines chocolat, des collants rouges de superman et ma petite ceinture en faux croco que j'aimeu d'amour. à mi-chemin entre quelque chose d'un peu 40's et... moi ;). ou alors en version cool, avec cuirounet comme ici : 
Publié par piapias à 19:55:13 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (2) | Permaliens
et quand je dis wild, j'ai davantage dans la tête les images de la loutre doré qu'un papy johnny en total look jC jitrois pour cuir center. quand je dis wild, je vois de la pluie sur des briques chocolat, je vois des fish and chips avec les doigts, je vois des mediators plein les poches, je vois de la beer dans un gobelet en plastique, je vois des moues de gandins sexy, je vois des cols qu'on remonte contre le frog londonien, je vois quelque chose d'éraflé, d'amical et d'un peu étriqué. comme souvent, mon salut est venue de suède, l'autre pays du bonheur: 49,90 euros, quelque part, que messieurs H et M soient bénis et que le fruit de leurs entrailles soit béni avec eux. car logiquement qui dit cuir dit aussi: coquillettes à l'eau pendant six mois pour résorber l'impact du machin sur les finances du ménage. je dis "ménage", car tout achat de plus de 150 euros passe par la case "mon mari, ce gardien du trésor" et 400 euros pour un bout de peau, c'est clair que c'est un truc à pas nous faire débattre deux heures ("ah ah. tu plaisantes. question suivante."). j'aime follement cet homme mais il est évident que le "prix des choses" a un tout autre sens pour lui que pour, disons, le commun des mortelles. enfin, parée de mon mignon petit cuirounet cheap et quand même un peu chic, je préserve la joy on this earth et la variété de mon alimentation. le double effet kiss cool de la chose? ça laisse des sous dans ma popoche pour trouver de nouveaux compagnons à cuirounet. des jolies robes grises, classieuses, de secrétaire un peu revêche. un pantalon de mec, avec des pinces bien placées (sur le devant de la cuisse, pas sur les côtés, le petit détail qui fait toute la différence: y en a un très bien, gris foncé, très large, chez zara). là-dessus, des escarpins, des boots, quelque chose qui perche un peu, un foulard et zou. roulez jeunesse...
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Publié par piapias à 13:22:58 dans survivre au mois de septembre | Commentaires (1) | Permaliens
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