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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

se serrer la ceinture | 17 novembre 2007

j'étais à paris cette semaine. pas pour choper du jeune, contrairement à ce que les posts ci-dessous pourraient laisser croire aux esprits suspicieux, mais pour faire risette à un bébé über chou, le preum's de mon joli pete (pete est ma soeur et n'a jamais joué dans les libertines, même si j'imagine qu'il aurait bien aimé aussi). entre deux rots/couches/bibs, l'idée était de marcher 20 km par jour pour aller voir la tendre et forte exposition de martine barrat (www.martinebarrat.com) à la maison de la photographie (et le "tusla" de larry clark dans la foulée) mais aussi de shopper dans un temps record. pas de folies, mais des petites bricolettes fouinées ici et là dans les boutiques vintage du marais: comme cette ceinture cuir-métal-pierres dénichée au fond d'un bac à trésors de la rue des rosiers. 5 euros. que demande le peuple: ah oui, sauver les régimes spéciaux... mais l'un n'empêche pas l'autre ;).

Publié par piapias à 17:24:57 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (2) |

chercher le garçon (trouver son nom) | 17 novembre 2007

après julien, 24 ans, boromir, 17 ans. oui, je sais. il y a des sites spécialisés pour ça. il y a aussi des prisons. enfin bref.

ce que j'aime généralement chez un homme, c'est qu'il me ressemble le moins possible. c'est mon côté: lino ventura is my homeboy. un homme ne peut en aucune manière être pris par mégarde pour une fille. même de dos, même de loin, même par faible visibilité sur une route de montagne. étant naturellement inconséquente, pinailleuse, pipelette, hystérique et excessive (et pas forcément parce que je viens d'attaquer mon 10e mojito, même si évidemment on peut aider la nature), je les aime donc sérieux, foutraques, magnanimes, taiseux, calmes et mesurés. chéridamour est tout ça, en beaucoup plus drôle et dieuducielsoitbéni, sans le cheveu lustré-gominé à la lino (paix à son âme et toutes ces choses). travaillant dans un centre-ville de ville occidentale, je suis fatalement entourée de son exact inverse, j'ai nommé le MINET. le minet a des fesses comme des noisettes, des cannes de serin moulées dans un slim de deux tailles plus petit que le mien, des pieds qui du coup paraissent interminables dans ses no name pointues et blanches. il a des cheveux qui brillent et qui sentent le timotei ou parfois une frange ou parfois un bol. il a une petite voix acide. il se déplace en bande. il a toujours l'air de se faire ch', même que ça lui demande des fucking efforts de jouer l'ennui alors qu'en vrai il est super excité de squatter la terrasse du polikarpov (repaire de djeunes tendance electro de cher moi, je referme la parenthèse topographique). ce minet me fait rire mais aussi m'énerve. jamais ô grand jamais il ne me viendrait à l'idée de lui parler, encore moins de, je ne sais pas, tromper chéridamour dans ses bras. le minet est sans testostérone. et de toute façon il est hors de question que mon âme soeur achète des cheap monday taille 32, c'est une question de respect.

mais parfois aussi (julien, boromir), les hommes qui ne se ressemblent pas m'émeuvent. cette arrogance comme une maison en paille de petit cochon (sur lequel les grands loups méchants n'ont qu'à souffler pour qu'elle s'envole), cette délicatesse fugace, cet air d'hésiter encore à grandir, à choisir son camp, cet art de la pose me laissent songeuse... sur moderniteter.blogg.se je suis tombée sur boromir. la simplicité très étudiée de ce qu'il porte me semble tout simplement ce que l'on peut espérer de mieux de la part d'un dressing. t-shirt blanc, cardigan noir, foulard russe, boots vintage pointues, slim noir. le cheveu mixa bébé est en option. peut-être que ce que j'aime chez boromir, c'est que je pourrais être lui.

c'était ma parenthèse narcisso-érotomano-adolescente.

http://www.myspace.com/bbbrunes

Publié par piapias à 17:12:00 dans où je bave avec application | Commentaires (2) |

limoncello | 16 novembre 2007

attention, voilà venir ma minute de pétasserie

alors voilà. je suis la personne âgée (j'entends: née sous le règne de VGE -années glamour et rock s'il en est) qui dit "hiiii ! où çaaaaa?" à chaque fois que quelqu'un lui dit "tiens, mais ce serait pas julien?" car "julien", c'est "julien". pas "julien" (courbet) ou même "julien" (clerc) et encore moins "julien" (dray). nan. "julien" c'est l'heureuse aberration de mon année 2007, un petit peu comme assister à un braquage classieux, un mirage rock, un happening à la charnière des mondes, une chose qui ne devait pas arriver, un accident de la vie (mais dans le sens joyeux de l'accident). enfin bref me voilà totalement sous le charme d'un gringalet, une espèce d'arsène lupin de la variète,  qui pourrait être mon petit frère sauf qu'en fait le gringalet, pas tant que ça! la preuve en images avec une, eh bien, j'ai envie de dire savoureuse série publiée dans "playboy"  http://julien-dore.xooit.com/t1314-Playboy-Octobre-2007.htm (ce lien-là marche mieux) que je ne savais pas si méchamment chiadé dans ses interviews ("playboy", dans mon esprit étriqué plein d'idées reçues c'était un machin avec des prothèses mammaires et des fesses lustrées à photoshop). donc bref. "julien" ne raconte rien d'excitant, évidemment j'ai envie de dire, et le fait même de ne rien dire de transcendant, ça donne dans mon esprit tordu quelque chose comme : "waow, comment en une ITV il te retourne le concept même d'interview de vedette, comment il te démontre cash toute l'inanité de la chose". je suis comme ça avec "julien". même quand il ne fait rien (et au fond: il ne FAIT RIEN, jamais, à part avoir chanté trois chansons sur la chaîne de "super nanny") je lui trouve du génie. "julien" est comme une forme d'art contemporain: on ne sait jamais s'il est du lard ou du cochon, une pure arnaque ou une révélation. un objet, une posture, un concept, un fantasme, un grain de sable ou la machine à lui tout seul. avec du rien, une barrette, une émission naze, une voix rauque, il fabrique....

quelque chose.

à ce quelque chose-là, rock je dirais, donc cap' de toucher mon vieux coeur de vieille et inaltérable fan, ce quelque chose qui est sans doute du vent pourtant, mais du vent qui réveille, curieusement, je suis devenue accro comme ma mère, qui ne boit par ailleurs jamais, au limoncello. un truc étrange. un peu naze, un peu ultra-commun, trop sucré, trop pas naturel, et en même temps addictif, je ne sais pas.

on a des interrogations étranges, parfois, quand le thermomètre descend sous le zéro.

http://www.myspace.com/effibriest

Publié par piapias à 20:20:05 dans où je bave avec application | Commentaires (10) |

glasses | 10 novembre 2007

je les avais déjà vues sur le nez de face hunter mais il semble que le virus se propage : les lunettes géantes SANS verre sont dans la place. voilà une mode qui me laisse un peu perplexe. je rigole toute seule en imaginant chéridamour (ou ma mère! ou ma mamy denise!) face à cet accessoire pour le moins, je ne sais pas, importable, improbable? j'aime bien le petit air d'intello folle que cela donne à ces jolis minois mais au moment de me visualiser en porteuse de binocles démesurées : saluant le monsieur du premier/le vigile du métro/la secrétaire de mon open space/mes 22 collègues médusés quelque chose m'arrête net ;).

ps: à la limite, la toque en chat me semble finger in the noses portable

http://www.myspace.com/ultraorangeemmanuelle

Publié par piapias à 12:48:04 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (7) |

du rock et du roll | 10 novembre 2007

en ce moment, je ne suis pas à paris. ce qui me donne la joie de rater les new young pony club, de ne pas entendre la voix d'outre-tombe des koko van napoo, de ne pas sautiller avec ces tarés de the go ! team ou ces trop chouettes cajun dance party. moi je dis: pauvres garance (www.garancedore.fr) et géraldine (http://blogs.lexpress.fr/cafe-mode/), paumées avec une accrédit' de compète et un appareil photo au cou au festival des inrockuptibles. quelle galère, errer backstage avec rien d'autre à faire que traquer du look qui dépote, entraîner de beaux garçons dans les toilettes du club et accessoirement frétiller des oreilles et des americana sur en gros tout ce qui se fait d'excitant ces temps derniers... où ça, des grincements de dents? quoi, la jalousie est un vilain défaut? pff... n'importe quoi ;). cette idée de shooting dans les coulisses d'un festival est une super idée: j'avais déjà adoré, notamment sur le blog de géraldine, la série sur rock en seine cet été. finalement, les pages des magazines sont figés, glacés. la mode, la vraie, elle prend l'air, sans façons, les pieds dans la gadoue ou la tête dans la fumée des cigarettes d'un festival de novembre, elle ne craint pas de se faire bousculer la parka au bout de la nuit. on assiste en ce moment à l'émergence de nouveaux métiers, non? il y avait déjà the cobra snake pour shooter les beautiful pipole en pleine party, les passants comme des tableaux du sartorialist et de face hunter... comment décrire ce que font géraldine ou garance, ou punky? "attrappeuses de tendances"? "limiers du look"? dans les rédactions des magzaines de mode, j'en connais qui doivent avoir les miquettes: la validation ne vient plus d'en haut, mais du macadam.

http://www.myspace.com/bloodredshoes

photo: the cobra snake.

Publié par piapias à 12:16:13 dans où je me prosterne avec servilité | Commentaires (4) |

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