un bon shop-shop, mesdames, messieurs, jérôme kerviel, c'est quoi ? (où l'on voit que je teste le coup du "tape le nom le plus famous du jour pour voir si ça fait exploser tes stats avec tous ces petits actionnaires de la loose)
-un basique sobre, rock, et plein d'allure
-un objet du désir saisonnier multi-traqué
-une touche de n'importe quoi bien assumé
et en ce qui concerne mes finances & mes rapports, souvent complexes, avec mon banquier, je rajouterais :
une douloureuse qui ne va pas nécessiter de prendre un deuxième boulot, par exemple un job qui consiste à errer la nuit dans un bois parisien avec des talons de douze (chez andré, même les vendeuses se demandent comment elles vont fourguer les espèces de sandales à patins du printemps, je vous le jure, à ce niveau d'altitude, j'ai besoin de m'asseoir par terre pour que mon coeur se calme). ou de me maquer avec jérôme "4,9 fucking milliards" kerviel (parce que les week-end dans la belle famille à pont l'abbé, merci mais non, je sais que c'est un assez bon endroit pour t'apprendre à mourir de mort lente -en bretagne, le truc se pratique généralement le nez dans une bière).
un bon shop-shop, ça n'arrive pas douze fois dans l'année d'une fille trop impulsive comme bibi, je vous le dis. mais là, donc, si:
-la veste, que j'ai dénichée planquée à l'étage mémé de mon suédois - cet endroit maudit où toutes les filles ont l'air d'être comptables ou agents de contrôle à l'urssaf- c'est tout simplement ma meilleure prise de la fin d'hiver. coupe sobre MAIS originale impec, poignets dégagés comme j'aime, épaules étroites, double boutonnage haut perché, elle transcende tout ce qu'elle croise (même moi avec le cheveu en free style). mes autres vestes noires, moins 80's touch, tirent une gueule de fin du monde. désolée, les filles, je sens que vous allez faire tapisserie un bon moment...
-la jupe, c'est de la taille haute d'une magie digne de david coperfield, je vous jure. du satin gris (elle existe aussi en noir, mais je la trouve moins overdressed en souris), des plis lourds au tombé génial. là-dedans, même avec un tich' loosy, c'est roulez jeunesse, un coup à se prendre pour la princesse de göteborg.
-le tich', là, c'est naouak. on est d'accord :). du panthère, du disney, quelqu'un devait avoir bu son poids en gnôle à l'autre bout de la terre quand il a pondu un truc aussi improbable. c'est peut-être par solidarité alcoolique? moi, en tout cas, je l'adore. à 33 ans & un jour. eh ouais. mais je ne vois aucune bonne raison de me comporter comme une vieille dame: mon horloge biologique a beau me hurler des trucs pas toujours cool, je trouve que ce serait singulièrement manquer de panache que de rentrer dans le rang pour si peu. alors minnie, pourquoi pas. seul le rang de perlouzes ne passera pas par moi.
Publié par piapias à 17:41:19 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (33) | Permaliens
voilà, c'est pile le genre de trucs qui demande du temps. des milliers de visionnages, différents biotopes. sur du nez de starlette ricaine & blonde, sur le nez de mon vieux philou manoeuvre -je dis "mon", à vrai dire, alors que c'est plutôt JD beauvallet, "mon" rock critic originel, la ligne claire, tout ça, blabla-, sur le blaze de deux-trois garçons croquignolets de chez moi (car les garçons ont parfois du goût, même dans ma ville où le truc, là, c'est toujours leurs slims taille basse qui leur font les fesses de l'écureuil de "l'âge des glaces", ou bien cette mode qui s'accroche, avec l'atroce fluokids attitude que même punky brewster, the real, elle n'aurait pas osé). parce que la wayfarer, bon, allez, soyons sérieux deux secondes, c'est de la bonne vieille laideur. de la lunette qui vous file tout de suite une tête de folle prétentieuse. moi, il y a quoi? un an, j'aurais ajouté "folle, prétentieuse et ringarde".
ok. donc méchamment hype. on est d'accord.
alors moi qui suis la fille connue sous le doux nom de "cette fausse blonde bavarde de petite taille à hublots" (les binocles démesurées, je suis cliente depuis quelque chose comme le quaternaire), il semble que je sois enfin passée du côté obscur de la force. oui, moi aussi, je vais l'avoir, mon museau de fille vaniteuse des 80's. moi aussi je vais les avoir mes années palace. en plein hiver, ouais, très clairement. ma paquita paquin attitude. ma anouschka's touch (même que je l'ai rencontrée pour de vrai, l'anouschka, elle m'avait d'ailleurs un peu foutu les jetons, comme une sorte de vampire super classieux, mais je m'étais accrochée dans le seul but vil d'être invitée dans son palais du vintage: et j'ai eu raison, en fait c'est une femme très chouette). tant qu'à être stupide, autant y mettre du sien, c'est ce que je dis toujours: tout faire à fond, à la britney (ça marche aussi avec "à la courtney").
le seul truc, c'est que j'hésite encore entre le modèle black basique et la monture écailles ("faut aimer" va encore grincer chéridamour, faux comme s'il muait). je précise qu'à choisir, les binocles d'yves st-lau, le vrai, me diraient pas mal aussi, sauf que non: passé le bel âge de 12 ans et demi, le charme des gros carreaux n'agit pas. j'ai même envie de dire que tel le scorpion perfide, voilà une chose qui se retourne carrément contre le sex appeal de la trentenaire. or demain je suis d'une année plus trentenaire que jamais, tiens.
bref, comme souvent on a des questionnements profonds et spirituels, dans cette taule.
http://www.myspace.com/thesenewpuritans
Publié par piapias à 22:42:35 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (4) | Permaliens
hélas, ceci est un private joke à disons 4-5 joueurs. je suis désolée pour les autres, mais ce mardi est un jour spécial.
j'ai toujours aimé yves saint-laurent. je ne sais pas si ça vaut pour ses clones, mais on va dire que c'est un truc plausible.
on va dire que c'est une booooonne journée. on va dire que parfois le seul truc qui illumine la vie, c'est l'intelligence et la droiture.
voilà.
tiens, encore un post absolument pas fabulous ni mode non plus...
http://www.myspace.com/tapesntapes (ma démonstration de droiture du jour sera d'accompagner mes petits choux en plein before de nouvel album, olé)
Publié par piapias à 22:38:33 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (3) | Permaliens
parfois, comme dans une pub impulse (j'avoue, je ne serais pas moi-même si je ne me souvenais pas de trucs comme "sintony ton arme, c'est ton coup de charme"), soudain, vous avez envie de courir vers une inconnue et de lui offrir des fleurs. enfin disons du fric et/ou des yeux de merlan orphelin pour l'obliger à vous refiler tout ce qu'elle porte, là, oui, tout de suite pas dans sept ans. ma wife que j'aime, c'est le face hunter qui l'a chopée. je suis contente que ce soit plutôt lui que moi: je suis parfois le contraire de digne en la présence de gens qui claquent (il m'arrive d'aller jusqu'à les faire boire, pour qu'ils ne se souviennent plus de ma bouche bée pleine de mots emmêlés le lendemain). et je ne sais pas si vous avez un truc, mais faire boire une fille au milieu de la rue ET de la journée, c'est moins simple qu'on ne voudrait (je ne sais pas pourquoi, j'ai envie de te dédicacer cette phrase, @pisk :p).
donc chère femme idéale, si par hasard tu passes par là, sache que je mets une option sur ton corps, sur ce jodh', ce petit perf', cette über écharpe & même sur ces petites socquettes si cute.
sur ce, have a nice day les enfants.
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=244390161
Publié par piapias à 08:18:20 dans où je me prosterne avec servilité | Commentaires (22) | Permaliens
commencer la journée par un hommage à carlos, l'achever par une larmiche pour fred françois? il y a des jours comme ça où tout le monde voit que vous vous êtes levée archi-bourrée.
je vais par charité chrétienne m'abstenir de tout commentaire sur le "elle" de la semaine prochaine: plus ça va et moins ça va pouvant avec concision résumer ma pensée. je pense qu'ils vont se reprendre, allez. la presse, c'est pas la fête de la culotte-gaine (pardon, mais j'ai la casta sous les yeux, là, donc il FALLAIT tout simplement que je laisse fuser hors de moi ce trait d'esprit en bois), j'en sais quelque chose. je suis dure d'ailleurs, car c'est bien en feuillettant ma vieille bible que je suis tombée sur "la" silhouette D&G. ce pull gris d'étudiante de retour à cape cod pour les vacances, cette chemise masculine qui dépasse à la cool, ce bout de nuisette dessous, ces sandales chocolat au lait: c'est bien simple, entre nous, il n'y aura pas besoin de temps d'apprentissage. le seul obstacle sera le pull à col rond. truc pas croisé dans ma maison depuis, pff... 1989 ? au moins. ce n'est pas à ma vieille chris que j'apprendrais qu'un cou de fille, ça se dégage (comme les bronches chargées, mais en plus gracieux).
du coup, alors que d'habitude la mode ritalienne me fait légèrement fuir -trop "poule attitude" pour la petite belette discrète que je suis, ces ritaliens- j'ai eu envie d'aller mettre mon nez dans les défilés de, selon l'expression consacrée, nos voisins transalpins (pour une raison mystérieuse, quand j'entends cette expression, je vois un moniteur de ski blanc du cou). quelle méchante personne persifleuse je fais ! la ritalie est redevenue archi-fréquentable (ou alors c'est mon austérité toute protestante qui cède la place devant toute cette chatoyante blingue-blinguerie??). pas besoin d'être mamairement bionique pour se la jouer dolce vita 08. voyez plutôt :


les deux alberta ferretti : j'adore les volumes, ce drôle de vert bronze, ce flouide très doux

iceberg : on est d'accord, ça reste très casse-gueule pour le commun des mortelles à courtes pattes

D&G, décidément très en forme. le ceinturon assorti aux spartiates, la petite robe sous le mini trench: j'adhère, j'adore!

anna molinari: la perfect petite robe noire de l'été?

alberta ferretti: pas trop mon style, le drapé abricot. sauf là: à ce niveau de grâce aérienne, on touche un peu au sublime, non? là, tout de suite avec des collants opaques gris souris, j'achète aussi.

D&G, again. mes chouchous pour l'été, donc. short + spartiates + veste à franges : parce que mon allure de petit pote estival. parce que je vais peut-être faire comme l'étudiante de "7 à 8" et vendre mes charmes pour obtenir ces superbes sandales de nonne chic

antonio marras: alors là c'est la combinaison gris/jaune/chocolat qui m'a plu. je ne suis pas fan des robes tableaux de l'été, mais celle-là est juste divine.
http://www.myspace.com/thebattleroyalemusic (si vous ne dansez pas cet été là-dessus, c'est à désespérer)
Publié par piapias à 21:54:34 dans où je bave avec application | Commentaires (9) | Permaliens
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