à quoi reconnaît-on une fille vraiment larguée de la hype ?
si c'est au fait de s'emparer d'une tendance quand toutes les vraies fashionnettes sont passées à autre chose, je veux bien m'auto-désigner pie of tuesday ("quiche du mardi" si tu veux martine).
prenons donc le jean large. ce truc que punky pratique depuis l'an pèbre (comme on dit sur ma bonne vieille canebière droitière) a été très très difficile à appréhender: le fait de mesurer la même taille qu'un enfant de 13 ans y est évidemment pour quelque chose. le fait d'avoir, cette dernière paire d'années, abusé de tout un tas de trucs sympa, aussi (sur la première marche du podium, notre ami le fromage est évidemment à la fête, suivi de près par le bon vieux pain craquant, suivi à un rien de la cave démente de mon cordon-bleu de mari -qu'il soit dit une bonne fois pour toutes que ce chien m'avait achetée mince et puis au fil des années subrepticement transformée en patate).
garance rêve peut-être de trouver des robes cap' d'envelopper ses énooormes nichons (:-p), moi c'est juste de ressembler le moins possible à un petit pot pour bébé en low-boots.
après moults crises de nerf, un désespoir vaste et la perspective de ne jamais pouvoir abandonner mes robes-housses (pourtant, se voir soi-même comme un vieux canapé, je dis bof pour le glamour) je pense que dans mon cas le tassement peut être à peu près contourné par: a) le port obligatoire de putain de talons hauts ; b) une forme de jean large moulante sur le cuissot, évasée plus tard. j'ai pris le large chez bershka (vaches maigres, j'écris votre nom maudit): celui-là existe aussi en bleu quasi fluo, mais soyons honnêtes, un jean clair c'est minimum deux kilos de plus dans la vue et je n'ai pas besoin de ça ces jours-ci (seremettreausportseremettreausportbonsangdebois). je ne vous fais pas le coup du recto-verso, mais l'avantage de ce modèle est aussi de faire la fesse altière.
http://www.myspace.com/luketemple
ps: piski, effectivement, belle prise ! je n'ai aucun mérite, elle était déjà là quand je me suis installée, mais enfin merci, ton admiration va droit à mon coeur de rémi bricoletout.
pps: quant à cette veste noire: oui, je dors quasiment avec. pour une fois que je ne me lasse pas d'un vêtement en deux heures, merde.
Publié par piapias à 10:23:57 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (10) | Permaliens
allais-je rentrer dans une taille 8 ? comme dans mes pires souvenirs de commande chez la redoute, le tissu allait-il se révéler parfait pour faire les vitres, mais certainement pas pour faire un VETEMENT ? et madame allait-elle être servie en moins d'un trimestre?
of course !
ma petite robe topshop à manches de goldorak est arrivée, impec, dix jours après avoir dégainé ma CB. peut-être que 51% des électeurs vont la moquer -son côté champ de boutons d'or peut déconcerter- mais nevermind, c'est l'avis des 49% restant qui m'intéresse ;).
www.myspace.com/thewavepictures
ps: wow sort finalement mercredi.
Publié par piapias à 10:22:20 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (15) | Permaliens
pour mesurer le colossal abysse qui sépare le jeune de maintenant du jeune que tu étais, toi, il y a grosso modo 10 000 ans, c'est assez simple: demande-toi si tu as envie de porter un slim rouge et/ou des vans à carreaux. demande-toi si tu dormirais pendant une semaine sur un parking dans l'espoir de croiser bill (pardon: "biiiill") de tokio hotel.
ou alors compare "hélène & les garçons" à "skins".
dans le premier cas, de faux jeunes ("johanna", en sus d'un accent à couper à la hache, allait encore à la "fuck" alors que dans la vie, l'actrice avait ses bons 35 ans) se retrouvaient à la "cafète" d'une cité U à la déco pré-valérie damidot pour boire des boissons gazeuses sucrées entre deux ficus malades et tenir des propos définitifs sur la vie ("mais tu crois qu'il m'aime, mon cricri d'amour??"). le plus souvent, ça se terminait au "local", où les garçons répétaient depuis dix ans ce même accord de gratte minimaliste (ce qui aurait pu mettre les filles sur la voie: en guise de musique, les garçons étaient beaucoup plus probablement en train de regarder des filmix en sifflant des bières juste avant leur arrivée). sinon parfois "béné" disait "crotte", elle était bretonne et ça m'énervait. on se roulait des pelles, mais sans la langue et sans salive. hélène était folk, mais alors dans le sens roch voisine du terme.
dans "skins", les jeunes sont tellement de vrais jeunes que parfois les garçons n'ont qu'une ombre de moustache et des corps bizarres étirés comme des élastiques. les filles font du 34 lorsqu'elles sont rondes. tout le monde emploie le mot "fuck" comme une virgule et se retrouve dans des fêtes pour gober des petites pilules qui font rire et/ou fumer les réserves de beu du maroc, forniquer dans les rideaux voir transformer la baraque des parents (over largués) en bouge pour crakers. le plus souvent, tout ça se termine à l'hosto ou plus simplement par une bonne séance de déglutition violente sur le trottoir. on y couche avec un bel enthousiasme, en permanence, même avec sa prof de psy à gros seins et ceci dès 14 ans. on y cause du sens de la vie, à une profondeur qui ferait s'écrouler le cerveau de béné dans sa boîte crânienne. et sinon encore, il y a parfois du arcade fire en fond sonore ou alors du cat stevens, façon chorus, et c'est beau à verser une larmiche.
alors que dans "hélène", laly achetait ses micro-shorts corail à la halle aux vêtements (micro-shorts qui, tout de même, auront laissé un souvenir humide à nos amis les hommes trentenaires), dans "skins", c'est évidemment entre H&M et topshop que ça se passe (car "skins", c'est du 100% britton, pas un truc bricolé dans un hangar à la plaine st-denis). dans ce défilé de looks fluokidiens, cassie, par ailleurs anorexique hyper optimiste, rayonne comme un petit soleil fashion & fêlé. comment vous dire? c'est un peu comme si clémence poesy allait shopper avec punky brewster & cory kennedy. c'est frais et déjanté, donc, c'est extrêmement anglais. c'est cobrasnake à mort. cassie met des jupes longues plissées blanches en soie avec des t-shirts verts légèrement sous acide. des robes de virgin suicide qu'on verrait bien coupées chez heimstone (merci à notre punky nationale pour cette découverte qui fait mal au découvert!) et des colliers avec des dinosaures en plastique orange, ou bien encore du lamé bronze très chloé ou du top vintage de petit matelot. sinon, cassie est une princesse qui fait vraiment tout ce qu'elle veut avec ses cheveux et ce tripatouillage capillaire gracieux est pile ce que tu aimerais -toi, le jeune d'hier, éduqué à coup de gel vivelle dop- faire avec les tiens cet été. cassie est folk, mais alors dans le sens nina hagen du terme.
la saison 2 est diffusée en ce moment chez les rosbifs. étonnamment, AB1 n'a toujours pas riposté.
Publié par piapias à 12:44:26 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (10) | Permaliens
spéciale dédicace aux parisiennes: alix de moussac, autrement dit la meilleure raison marseillaise de claquer de la maille pour 3 grammes de tulle et de satin, expose ses mignardises de dessous à l'espace beaurepaire (28 rue beaurepaire métro
republique toute la semaine), dans le cadre du salon "des filles en aiguille" (20 créateurs en expo-vente à prix atelier) jusqu'au 16 mars, de 12h à 20h, nocturne vendredi 22h, et dimanche 16 mars 12h-18h. au passage, si quelqu'un trouve là-bas cette culotte divine dans cet espèce de violet qui normalement n'existe qu'à la mi-mars sur les fleurs qui dégringolent vers la calanque de sugiton, qu'il en rafle 12 et me fasse un colis avec, merci.
voili voilà. je suis un peu absente pour cause de crise bucolique. je sais que mes amis auront lu "alcoolique" et je remercie ces chiens de satan: mais je vous jure que je suis à jeûn à gambader dans le romarin et les iris sauvages (ouvrons ce blog futile et vain à des domaines de compétence inconnus & passionnants comme la botanique, la cuisine, les bonnes manières ou les probas).
musicalement, je n'ai rien à dire aujourd'hui: j'écoute juste les gabians...
Publié par piapias à 18:03:18 dans où je bave avec application | Commentaires (11) | Permaliens
je vis dans une ville où les choses doivent être claires le plus souvent possible: par exemple tu es foot OU rugby (om OU psg, en revanche, à moins de vouloir manger tes dents dans le virage sud, je déconseille), tu es casanis OU ricard, tu es rue st-fé OU rue paradis, tu es catalans OU pointe rouge, tu es gaudin OU guérini. tu es homme OU femme. et dans ce cas plus précis, tu es donc roulée, car c'est un minimum. roulée, ça veut dire que ta féminité s'exprime à base de push-up, d'abonnement maxi à point soleil, et de jean diesel taille ultra basse. peu importe que tu t'appelles cindy sanders (trop stylée, trop professionnelle): une femme, une vraie, chez moi, c'est tout simplement quelqu'un qui met tout en vitrine, même si ce tout ressemble à de l'abus de saint-marcelin sur plusieurs décennies. quelqu'un qui donc jubile, pour ne pas dire pire, lorsqu'une horde de blaireaux quadragénaires la siffle en bande sur le trottoir devant son boulot. ah oui, car chez moi, innocentes petites parisiennes, lilloises et/ou luxembourgeoises, un peu comme les fins spécimens de "dismissed", les garçons ne descendent pas forcément de bagnole pour faire un brin de causette ("ohmademoiselletuestrèscharmantetumeledonnestonnuméroptainpétassepourquituteprends" = brin de causette) et les filles sont susceptibles de le prendre comme un hommage. pourquoi tout ce que la planète compte de gens claaaasse comme à palavas rêve de la south coast à votre avis?
par exemple si je prenais brusquement entre 45 et 50 cm, surtout dans les jambes. par exemple si ma chevelure poussait comme les espèces de flippantes têtes à coiffer qu'on avait pour jouer, petites (enfin pas moi: enfant de la misère et tt ça). si l'assurance était le mot synonyme de moi-même.
eh bien je serais donc cette femme tout simplement démente, cette splendide incarnation de l'éternel féminin. une fille qui mangerait assez souvent ses fondants au choc' picard en solo, because no date. une fille qui s'habillerait aussi AUSTERE, je veux dire sans la moindre touche de bling (les chaines du sac, ça compte qu'à partir du moment où le sac est guess, et je veux bien parier une année de shop shop en suède que celui-là, bon ben guess il sait même pas ce que c'est), avec des lunettes de VIEUX, une chemise bien refermée sous le menton, un costard comme un camaïeu de gris bitume (et pas un camaïeu de rose saumon, par exemple), bref une fille qui aurait comme HONTE d'être roulée ("haaaan!" font les blaireaux dégoûtés de chez moi), d'afficher la couleur, d'être "cashdirect", comme on dit quand on a la classe à miramas, ben cette fille-là chez moi, personne penserait à elle au moment de la distribution journalière des "t'es boOOOoooonne".
comment expliquer aux hommes -marseillais, ce qui commence à faire lourd dans la redondance- qu'une femme peut être divine, divinement féminine & sexy, sans jupe ni décolleté jusqu'au creux poplité? que les choses les plus précieuses ne sont pas toujours et forcément comme surlignées au stabilo or (by guess) ?
ce sera la question de l'entre deux-tours si vous le voulez bien.
http://www.myspace.com/teamrobespierre
photo: the sartorialist.
Publié par piapias à 21:34:46 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (10) | Permaliens
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