si toi aussi tu penses que benjamin, c'est surtout de la pose juste bonne à épater la frangée du truskel, sois mignonne et donne aux trentenaires que nous sommes (moi et mes gens) une raison de continuer à pousser des petits cris idiots tous les mercredis soirs dans mon canap'. save the sailor, save the world. fais pas chier.
sinon quoi? j'ai découvert un groupe qui me fait danser des épaules et des genoux assise à mon bureau, donc ma générosité légendaire m'oblige à faire entrer dans cette choré pas hyper kamel ouali le reste du monde : toi, public, mais aussi toi, céd' "rhaaa lovely" oheix.
sinon aussi je cherche cet espèce de pantal foufou dans cette matière raffinée dont je ne connais absolument pas le nom. si tu le vois passer (vitrine, dressing de copine trop chanceuse de la vie, vente à prix cassés sur le ouaibe), call me, baby.
le groupe c'est eux http://www.myspace.com/herspaceholiday
que la vie est belle quand on a les oreilles en joie.
photo: pantalon dément lela rose. perso je le mettrais plutôt avec un tich un peu rock, but ce n'est que mon pauvre avis de fille qui connaît mêmeuuu pas le nom des tissus, ouh la nulle.
Publié par piapias à 19:17:17 dans où je me prosterne avec servilité | Commentaires (7) | Permaliens
se pâmer devant la classe, l'allure de reine un léger brin fêlée de la tête d'agathe bjørnsdatter (accessoirement, la plus belle paire de cannes de la blogomondiale), c'est mon petit sport matinal. soit une activité déprimante (ce sens du style ne sera jamais mine, that's life), mais qui booste en même temps le moral & l'inspiration. on ne croise pas d'agathe bjørnsdatter dans mon vrai monde, il faut dire: on croise des gens normaux, avec des jambes de 25 cm dans des pantacourts qui du coup paraissent dégoulinants, avec un sens de la mode au mieux tout pompé sur le catalogue maje, et puis peanuts d'audace, la vache. comme si je sais pas, dans mon job s'inventer de l'habit, c'était comme une offense.
les gens sont chiants, avec leurs principes et toujours cette trouille qu'à la fin, on ôte leur masque en criant : "oh mon dieu, c'était monsieur foster!" comme dans scoubidou. merde, sammy était geek et chic, non? et vera, je n'ai même besoin de dire à quel point véra avait la classe à miramas avec ses lunettes vintage et sa coupe au bol.
bref. où en étais-je ?
ah oui. la photo est floue, mais c'est mon petit blazer suédois, là, si je ne m'abuse. avec une marinière et une frange de brune (peut-on retrouver son véritable pelage après des années de n'importe quoi teinturier? en ce moment mes cheveux me font penser à un vieil écureuil de central park) et une queue de cheval mutine de lio période "amoureux solitaires" (j'aimais cette femme plus que ma mère, est-ce que je l'ai déjà dit?) et pis j'imagine le genre de chouette pantalon vaguement masculin en bas, c'est juste la démonstration de
"la grâce 08". j'ai dit 80 ? c'est tout pareil. la preuve on écoute neon neon et c'est comme si y avait encore des posters du marquis de sade dans les piaules des jeunes de maintenant (au lieu des photos de calvin harris, veux-je dire).
photo: style bytes
Publié par piapias à 22:59:49 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (5) | Permaliens
marcher avec deux petites bûches sous le pied? je mentirais si je disais qu'on m'a vue dans le vercors sauter à l'élastique ou, même, mettons, gambader la jambe légère ce lundi. car le bois est une lourde matière: avec, par exemple, on fait des buffets. mes ancêtres obligés de s'asseoir au fond de la classe avec leurs sabots autour du cou en savent quelque chose. ne pas sentir sur quoi tu poses le pied (du plat, du traître??) oblige au pas menu, pesé, pensé. un escalier devient un truc un peu extrême: à monter, je peux même dire que c'est comme du sport, mais en pire (= avec des poids accrochés aux chevilles, tiens, ça me rappelle encore ma kiné). bon, voilà l'affaire, je me suis déjà sentie plus free like a bird qu'aujourd'hui.
mais tout à coup aussi, j'étais GRANDE. et pis voilà je les aime, mes plateaux rustiques (même si sur la photo je donne l'impression d'avoir une cheville de la finesse d'un tronc: moi qui ai les chevilles les plus graciles du monde, merde c'est bien la peine). je me sens la troisième soeur olsen. la vieille. celle qui ne rentre pas dans les slims 32. voilà. le truc c'est surtout que ces plateaux-là vont avec 99,99% de mon dressing. donc quelque part: très grosse perf.
faut juste que je maîtrise le coup de marcher avec de petites commodes au bout des pieds.
www.myspace.com/cajundanceparty (oui, ENCORE les cajun, y a pas d'mal à se faire du bien)
ps: je voudrais juste décerner le prix de la Plus Grosse Marade Du Lundi au dossier cellulite du elle. quelle poilade. il faut apprécier surtout le tapis de rando en plan incliné à 6500 euros. excellent. ce truc va peut-être prendre en belgique? parce que partout ailleurs, je sens le flop: tout le monde a un escalier près de chez soi? ok. cet escalier ne coûte pas 6500 euros, voire même il est gratuit, et fait quand même la fesse de première catégorie. mais on n'était pas dans le dossier "cellulite à petit prix" de elle. next time :D ?
Publié par piapias à 22:51:22 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (18) | Permaliens
comment être folk 08 sans passer pour la soeur frappée, perchée, de devendra ? voilà une honnête question pour un dimanche de glandouille (se réveiller à 8h un dimanche pour aller courir dans un parc derrière ton mari soit disant en "petite forme" -mais qui te fout trois tours dans la vue quand même- t'ouvre des droits à la flemme pour la suite).
deux options martine : claquer tous tes sous dans la panoplie complète (la robe à patchwork de fleurs que personnellement j'abhorre déjà, le pattes d'eph' bien bleu, le jupon long, l'écharpe dans les cheveux avec la raie au milieu, le gilet à miroirs, la blouse brodée fleurie X 12, les compensées, et bla et bla et bla) et peut-être comme le disait si bien lauren bastide sur punky tv (dans la famille bastide, on a conservé des LUNETTES DE SOLEIL sur 34 ans, donc vintage tu l'es même sans passer par la case freep'star, je dis ça, je dis rien -mais je bave ma jalousie, et bien) ressembler à 99% des filles de ta rue (je ne parle pas de "ma" rue, où les gens sont encore en mode taille ultra-basse sur string dentelle fushia). c'est un choix. c'est ton choix, martine.
ou la jouer less is more : un bon jean large (et vieux), du tich' fin, dégoulinant et blanc sans motif ni rien, avec peut-être une encolure un peu lâche sur l'épaule, quelque chose comme des plateaux en bois SOBRES, une écharpe fine peut-être noire, point à. plutôt jane b période melody nelson que parfait mannequin mango 08 (j'ai du mal avec cette marque, je suis la seule?).
folk sans faire peur à ton patron? fais ton isabel marant (peut-être pas jusqu'aux socquettes noires, mais on peut en discuter). retrousse un bon petit pantal' classique et droit (tu en as forcément un, ma petite martine ou sinon ton mari), coince dedans une blouse blanche ultra sobre (fais péter la soie du coup), glisse tes petons pâlichons dans des spartiates à talons, noires évidemment, fais bouger tes cheveux timotei: voilà, tu es folk & fraîche donc chic. personne ne va te demander si tu as un flyer en rab' pour la soirée "seventies" (fabien otoniente vient, au fait). tu es folk, mais tu te ressembles toujours.
en d'autres termes tu restes rock. donc digne.
voire new wave : http://www.myspace.com/ladytron
concession à la folkite aigüe, parce que je le vois déjà sur un marcel noir et/ou un slim gris et que je pleure de désir: le gilet sandro vu chez fanny (like a girl)

Publié par piapias à 20:49:37 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (4) | Permaliens
hier soir, benjamin avait sauvé sa très belle gueule et au moins deux filles sur cette terre avaient eu un bref orgasme à la simple vue d'un cédric "pierce" bashung au-delà de hot. il y a des hommes, on dira ce qu'on voudra, qui donnent envie d'adultère. bref. retour à la vie ce matin: bureau, chaleureux concert des téléphones hystériques dès 9h, gens qui "n'ont pas eu le temps d'annuler le rendez-vous" avec toi, toi qui attend depuis une heure pour rien (donc). ce genre de jour. dans ce bureau où, si toi aussi tu recherches la paix intérieure et une sorte de lumière céleste, je te le dis, N'ENTRE PAS, il y a le chewbacca. le chewba, que je vous le dise en peu de mots, est une personne folle à un point peu banal, mais aussi très sympathique à ses heures, bien que vêtue (chewba, passe-moi l'expression) comme un véritable sac et coiffée d'un saladier de cheveux (d'où ce surnom que par ailleurs elle adore, car le chewb' est vraiment taré dans sa vieille tête) que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi (louise bourgoin, puisque vous insistez).
depuis que je connais le chewba, le rêve que j'ourdis, c'est de la convaincre de se laisser relooker. de révéler l'être humain, la femelle planqués à l'intérieur (car c'en est une: tu lui dis "aaron", elle pleure déjà, alors que moi qui suis finalement un homme, un vrai, c'est quand j'entends johnny cash sur "hurts" que je m'étouffe avec des "mffftrobeau"). bref, le chewba est obtu, ça fait d'ailleurs partie de son charme rugueux, toute cette redoutable force d'inertie au mouvement, au changement, à la fantaisie. la valérie damidot du relooking de potes qui sommeille en moi en avait donc toujours mangé ses mains. le dossier semblait impossible.
jusqu'à ce mercredi.
le chewba avait peut-être eu du rab' de vacherin à la cantine? en tout cas il a donné ses mensurations (ça finit par un 6, mais ça ne commence pas spécialement par un 3), sa liste de courses (du basique, de la couleur de type: noire) et pis moi du coup je suis tout émue, parce que ce chewba, je voudrais lui montrer qu'elle peut aimer la pouffette jusqu'ici enfermée à triple tour à l'intérieur d'elle-même. oui, j'ai vu la fin de l'émission de M6 qui transforme ton pote nerd en choppeur du sentier. mais le chewba, je vous jure, c'est quelques crans au-dessus en terme de challenge.
le truc c'est que je ne sais pas où ça se trouve, de la belle taille 5 pour mon chewb (et c'est là que tu te rends compte que ce n'est pas facile d'aimer la mode et la pouffette qui est en toi quand tu pèses le même poids qu'un homme. sans en être un.)
www.myspace.com/iwasacubscout
Publié par piapias à 20:53:59 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (11) | Permaliens
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