parfois on va faire 12 000 boutiques et puis rentrer épuisée, échevelée, avec comme des maxis 45 T sous les bras (spéciale dédicace à carlie). et bredouille bien sûr. ach, jours de rage ! normalement je finis par m'en prendre à quelqu'un après une épreuve pareille: ma mère, le plus souvent, si elle a l'incongrue idée de m'appeler à ce moment-là (ma mère a un sixième sens masochiste pour ce genre de trucs) ; mon mari, s'il vient m'annoncer la bouche en coeur que non, honey, on ne va pas regarder la suite d'entourage ce soir mais... ce fucking "euro".
tout le monde sait ce que je pense du fouteballe? ok. il y a des chances pour que j'en reparle très vite (ma réponse à "elle" : non, je ne suis pas prête pour "l'euro", j'oublie toutes les règles du foute d'une compète sur l'autre et en plus y a pas trézéguet, donc non).
bref le vêtement, c'est souvent comme l'amour ou la preuve d'amour. ça te tombe dessus quand tu ne cherches rien.
exemple? prenons ce midi. j'étais dans mon trend pas croisé depuis, pfiou, peut-être un mois (vous ne mesurez pas tout l'exact extraordinaire de la chose, je le sens bien) et que vois-je? rien de dingue, juste ce genre de truc qui va vous obliger à effectuer un achat imprévu. donc on a quoi? peut-être 10 grammes de tissu? bleu et blanc rayé tout léger - donc essentiel, je vois qu'on est d'accord. quelque chose de frais et de doux comme des draps propres à l'île de ré. avec, on verrait bien un vélo, un truc en paille sur la tête, des sandales faciles à enlever. ou des balades d'après-midi en bretagne, par exemple à groix, tout au bout de l'île, là-bas, vers le sémaphore ou alors carrément du temps perdu dans une prairie normande, à compter les pommes (ou les crêpes, ou les camemberts, franchement je suis bonne fille). sinon il y a aussi des bretelles fines et puis des boutons devant, histoire que ton mari ne regarde pas trop autour les touristes teutonnes mais reste bien bien concentré sur la Lumière De Sa Vie (tout de suite après ribery). tout ça, c'est 24 euros, tout ça c'est suédois, tout ça c'est un peu l'été, tu as décidé.
http://www.myspace.com/themusic
ps: on ne voit pas HYPER bien les rayures because j'ai eu la flemme de balancer les blancs le soir à la tarde. les gens observateurs auront toutefois noté l'absence de taille sur notre mannequin: c'est normal.
Publié par piapias à 22:19:41 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (17) | Permaliens
aurons-nous la possibilité de porter cet été tout ce que nous avons acheté depuis février?
bien sûr que non. dans mon dressing, je reconnais déjà les fameux vêtements morts-nés: achetés trop tôt, oubliés au fond de la penderie, vus mille fois depuis partout, donc décédés. mon oeil délave les fringues. d'où l'intérêt de vivre dans un pays au climat clément toute l'année (j'allais me vanter que c'était mon cas, mais c'était avant 2008, avant le nervous breakdown de nathalie rihouët) et/où d'avoir un fin flair de fashionista, histoire de porter les bidules avant qu'ils n'aient lassé le regard de la foule. pour une autre fois, il faudra que je me souvienne qu'une robe à ce point courte est par essence le vêtement mort avant d'avoir existé: s'il faut étudier la vitesse du vent pour pouvoir sortir avec, s'il faut porter un short dessous, s'il faut être parfaitement bronzée, c'est nein. la robe topshop à fleurs, ce petit champ de boutons d'or: condoléances. comme samedi dans mon emmaüs préféré c'est grande vente, je remplis des sacs avec tout ce qui est neuf et qui va atterir chez eux. ils seront choux, les compagnons, en robette bouton d'or :).
qu'est-ce que je disais? je veux cette veste. là, oui, cette veste grise, entre officier et écuyère. je la veux parce que je vois déjà son potentiel d'immortalité, vu qu'elle va DEJA avec 99% de mon dressing (et que cet automne pour sauver mes salopettes de big bisou, il faudra bien de la classe et de la sobriété).
question à dix balles: le jean 08-09 sera-t-il un jean entre le slim large et le 501 ? chez zara y en a deux, là, un foncé et un clair. mon mari a dit "mais c'est un jean sage" et c'est possible que ce soit ça, justement, la nouveauté. on me parle de revival grunge: bien sûr ! mais le jean déchiré aux fesses au boulot? vous n'avez pas mon PDG.
http://www.myspace.com/tapesntapes (chez piapias ça fait 10 000 ans qu'on les aime, les tapes. parisiens, ils sont en concert ce soir chez vous et vous m'énervez)
photo: face hunter
Publié par piapias à 10:01:12 dans où je bave avec application | Commentaires (5) | Permaliens
à priori, on se dit que ça ne va pas le faire. si longtemps après. après une ultime saison tellement mièvre foireuse. parce qu'il y a eu d'autres séries, et des plus fines, depuis. et puis aussi parce qu'on a vieilli, pff, ma bonne dame. parce qu'on ne sort plus aussi souvent en meute de filles pompettes pour énerver les garçons. parce qu'on n'est plus sur le marché, faut dire -enfin presque toutes. et surtout parce qu'on est bêtement heureuses comme ça, comme charlotte, sans doute pas toute la journée, ne partez pas vomir, mais oui, tous les jours, et c'est bien connu, les gens heureux n'ont pas d'histoire.
et puis pourtant retrouver carrie & les filles c'était tout doux. drôle et puis tendre. c'était réprimer des petits cris devant un festival de pompes atomiques. c'était réprimer un orgasme devant un dressing de la taille de ma maison (étant en train de négocier l'achat d'un truc cap' de caser mes 112 432 robes chez ikéa, je mesure que ce qui sépare mon homme de mister big, c'est rien qu'une platinum). c'était la fashion week de l'imprimé dément. c'était une brutale envie de chaussettes burlington géantes qui risque de me tenir jusqu'à l'hiver. c'était trouver dingue les perlouzes sur le caraco sur le t-shirt gris à manches longues. c'était l'envie de repasser au brun. c'était l'envie d'une pizza chez grimaldi's, aussi (curieusement, en sortant du ciné, mon chéri, c'était plutôt les sushis :) ). c'était me dire que si je me mariais un jour, ça se passerait exactement comme ça.
"sex and the city", tout le monde s'était mis à aimer alors comme je suis une sale snob, j'étais passée à autre chose.
on est bête, des fois (moi, souvent). mais c'est comme avec les cosmopolitan, au fond: on revient toujours aux bonnes habitudes.
Publié par piapias à 20:54:03 dans inspiration | Commentaires (23) | Permaliens
vous avez remarqué? souvent ce qu'en mode les hommes trouvent "ridicule-ma-pauvre-fille-enlève-ça-immédiatement-où-je-pars-avec-le-chien", nous autres filles de goût, ça nous ferait plutôt totalement frétiller.
prenons le cas du bandeau.
pas le bandeau, "bonjour, comme tu me vois je suis dans mon jour bb dans "le mépris". pas le bandeau "salut, c'est marion bartoli t'as pas vu mon service?": non, le bandeau "que la prairie sauvage marche avec toi, pocahontas". le bandeau mince, porté bas sur le front, genre à plaquer la frange dessous bien proprement. le bandeau légèrement affecté.
bon eh bien mon mari en voit un, il se poile. il part avec le chien qui rigole aussi. je suis entourée d'êtres fins, comme vous pouvez le constater. il n'est pas toujours facile dans cet environnement de rester une femme digne et chic.
moi je trouve ça archi, mais alors archi beau. argenté de chez american apparel sur la tête de mon hans, surtout quand il se fait les yeux charbonneux. multi-lien un peu 20's sur la sublime joséphine attrapée par garance l'autre jour. et évidemment sur la jolie tête de cette petite poseuse soporifique de bat for lashes (comme tu le vois, martine, pour être une bat, le bandeau est une sorte de carte de membre). autant la tendance yakari pédestre (le moc' frangé & sa copine la botte) me passe très loin au-delà de la comprenette (du moc' frangé ET perlé, j'en ai eu, mais j'étais un enfant qui voulait vivre avec huckleberry dans sa super cabane et jeter des noix sur joe l'indien), autant le côté pocahontas frontal, j'adhère, j'adore.
j'en veux un, mais vieux rose. ne me demandez pas pourquoi.
http://www.myspace.com/mungoparkunited (pour la reprise de l'une des cinq plus belles chansons du monde)

photo: garance dore.
ps: oyez, oyez ! le wow de lundi (www.wowmagazine.fr) a retrouvé le chemin du ouaibe. il est fantas' comme toujours. je voudrais bien ne pas nous vanter, mais ce serait mentir, tout ça.Publié par piapias à 20:27:21 dans où je copierais bien si j'osais | Commentaires (14) | Permaliens
mai, c'est quoi, exactement?
vous je sais pas. ici c'est dunkerque. puis alger. puis les deux. giboulées. sirocco (l'exotisme à trois heures de paris! il faut avoir marché dans mes rues comme devant une soufflerie géante pour y croire). sirocco. giboulées. ça ressemble à rien du tout ce printemps si quelqu'un veut mon avis. je suis frustrée de barbecues, de pique-nique sur la plage et sur mon rocher de malmousque (avec une pizza de chez rodolphe sur les genoux: le bonheur, c'est rien de plus, et si on vous soutient le contraire, rigolez avec l'air de celui qui sait). on me chourre mon printemps marseillais, mes nuits longues, mes apéros (= à la tourtel). mes petits looks d'avant le grand été, d'avant la torpeur un peu poisseuse du vieux-port où de toute façon, à part nu, rien n'est très supportable.
pour savoir comment s'habiller le matin, il faut être laurent romejko. mais qui ça tente?
alors hier, parce que j'en ai un petit peu soupé aussi de mes prétendants d'âge "mûr" (comment font les filles munies de seins? on s'habitue, à un moment?), j'ai lâché mes mines de fille poseuse, mes shorts, mes talons, mes épaules nues. je me suis habillée en kevin: vieux jean même pas slim, t-shirt blanc et plus loose, je ne sais pas si c'est vraiment possible, converse marine. je m'habille plus jamais comme ça depuis que j'ai décidé qu'il fallait que j'arrête de croire que j'avais encore 20 ans. y a deux-trois ans je dirais. je me force à me sophistiquer l'allure. je lis des magazines. je copine avec des blogueuses! avant, quand je m'habillais en gamine, à mon travail, des fois les gens ne voulaient pas croire que je pouvais avoir un cerveau & de l'expérience. donc des fois ils étaient de sales vieux cons. et des fois ils pensaient être gentils en demandant : "et alors mademoiselle, vous êtes en stage? ça vous plait le journalisme?" peut-être aussi parce que des fois je m'endors dans ma tête en pleine interview, vous direz. oui. mais aussi du coup de ce look d'étudiante attardée que je me coltinais par paresse.
bon, eh bien la paresse, c'est bath. voilà de la valeur mal aimée à réhabiliter. hier, dans mes converse même pas HYPER PROPRES, j'avais comme des petites ailes, j'étais prête à courir pour le plaisir alors qu'attendez d'être enceinte pour voir si vous êtes tentée par un 100 m. je me demandais pas tous les huit pas si ma robe allait pas me faire une cagoule surprise. je me demandais pas du coup non plus si dessous j'avais mis une bonne culotte (ce qui est stupide: en cas de retournement de robe, la réponse à cette question est toujours non, ô grand dieu non). je me suis rappelé à quel point c'est bon de n'être pas entravée par l'air qu'on essaie de se donner, par le fait d'être à la mode, par ce truc d'être sexy un minimum quoi (je sais qu'il y a des filles pour qui c'est de la seconde nature mais ces filles-là ne tiennent pas de blog j'imagine), alors que des fois moi, il faut bien le dire, je me sens sexy et sophistiquée, je sais pas, comme une porte? pas mal dans ma peau, juste totalement pas connectée avec l'idée de séduire et d'énerver les autres filles.
bien sûr aussi, hier le vigile d'H&M m'a sauté dessus pour agrafer mon sac à l'entrée du magasin, histoire d'être sûr que je me tire pas avec la bimbeloterie. tout comme une petite racaille de terminale en baskets.
tout à fait à l'autre bout du spectre, nous pourrions entamer si vous le voulez bien une discussion sur la mini-jupe tube. qui revient, dites donc. de cette époque super bath que j'ai l'impression de vivre deux fois (80's), de cette époque où le lycra criait "lycraaaa". comme la mode est finalement un long fleuve tranquille qui se mord la queue, je dirais que vivement les nouvelles 90's. vivement les coups de pied dans tout ça parce que bon à la fin je les avais déjà pas adorées la première fois, les 80's (les patrons du cac 40 ne comprennent absolument pas where is le problème).
photo trop grosse mais bon : hedi slimane diary
http://www.myspace.com/kimlive
ps: et wow dans tout ça? wow a mangé trop de frites à la cantine, je pense. je vous tiens au courant.
Publié par piapias à 21:28:01 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (12) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| >>
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |