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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

hyper cape | 12 juillet 2008

comme je ne vais pas tarder à migrer vers le déchiqueté und battu par les vents et/ou le crachin et/ou les nappes de brume même à 10 du mat pays de mes ancêtres (avec les phrases complexes d'ava, travaille la vivacité de ton esprit mieux qu'avec une nintendo DS), il me fallait une manière de ciré. je dis "manière de" car je ne suis pas ravagée dans ma tête au point de m'acheter un vrai cotten (de toute façon les vrais sont à concarneau et ça dégriffe jamais rien de rien, les bretons sont des chiens de l'enfer de la radinerie, tout le monde saît ça). nan. je voulais juste un machin pour m'abriter de l'hypothétique temps merdique de ma région natale (c'est là que la foule en choeur: "quoi ?! ava n'est pas une vraie cagole du south?? on nous aurait menti??" oui. on vous a menti. bien entendu. pire que sur meetic. sinon à quoi bon se planquer derrière le ouaibe je vous prie?). j'ai chopé un truc, c'est comme un trench sauf que ça n'a pas la rigoureuse forme du manteau de strip-teaseuse du macadam. c'est plus court (tant que la malédiction de la cheville épaisse ne sera pas tombée sur nous, nous continuerons hardiment à déployer nos gambettes à la face du monde), et c'est aussi plus trapèze. une autre fois (= quand il ne fera pas 113° dans ma maison) je vous montrerai le bidule sur mon corps.

en fait je voulais même pas causer d'imper. je voulais aborder la question de la cape.

en juillet?? "c'est la fête nationale de ta folie furieuse, ava?" mais non. c'est juste que vous savez bien désormais que lorsque je suis dans un magasin en fin de saison, rien ne m'intéresse à part ce qui n'est pas soldé et qui donne envie d'être déjà à fin septembre. alors munie de mon faux trench hyper amical avec mon bidon en free style, je suis tombée sur la merveille.

bon, ok, elle était en LAINE.

grise, douce, avec une sorte de col magnifique sur lequel si tu es une fille tu peux laisser retomber tes merveilleux cheveux blonds abominables crins de poney malade et glapir ta joie. la vendeuse applaudissait en sautillant sur place. j'ai aussi sautillé pour faire une manière de choré à deux au fond des gal' fa. c'était drôle. après j'étais en nage comme si je venais d'accoucher (= la laine, l'ami, la laine) bien entendu. la cape, comment dire? c'est fait pour les filles qui comme moi ne pourront plus fermer un blousonnet de cuir ou une veste ajustée à la rentrée. la cape c'est un coup à me réconcilier avec les pulls. c'est le genre de vêtement dont les garçons ne peuvent pas comprendre l'absolue élégance, le trouble désuet, le drapé délicat. c'est une tuerie, donc.

j'ai hésité jusqu'à en avoir des contractions MENTALES. j'ai dit que le 12 août, à peine je me repointe du côté du vieux port, cette cape sera mine. la vendeuse l'a rangée avec un air désolé. j'ai crié: "je promets ! je reviendrai!"

entre cette cape et moi, gens ricannants, ça ne sera pas le genre d'histoire d'amour qui finira les yeux dans l'eau, mon rêve est bien trop beAu).

http://www.myspace.com/pascalepicard  (pour rester dans une touche hivernale tout à fait décalée, que dirions-nous du québec, les enfants?)

photo: phi

ps: la petite info qui fait encore plus chaud au coeur qu'une cape. ma copine caro, qui est un peu la paire de jambes qui a inspiré le coup du compas qui parcourt la terre, était l'autre soir en aquitaine. à faire la bamboche avec denis barthe. alors gens comme moi concernés par la question, j'ai l'honneur de vous annoncer que noir désir a un album prêt. ouii! musicalement, s'entend. because l'ami bertrand n'arrive pas à écrire. mais mince ! est-ce que c'est pas de la nouvelle qui donne envie d'allumer un cierge quelque part?

 

Publié par piapias à 18:44:21 dans inspiration | Commentaires (8) |

ciao ciao | 10 juillet 2008

wow, c'est un peu tout comme capri, c'est finii.

en tout cas pour bibi.

le dernier numéro avec des piapias dedans, c'est tout de suite. vous y saurez tout sur les soins pour le corps qui font du bien à l'esprit: boue, enveloppement, hydratation continue, selon votre bon coeur messieurs mesdames.

wowettes, bonne route à vous. 

Publié par piapias à 10:43:33 dans où je fais ma propre pub, parce que je le vaux bien | Commentaires (25) |

ça c'est sessun | 07 juillet 2008

tout le monde saît ce que je pense d'emma françois? oui? voilà, c'est ça, je voudrais être sa petite soeur. celle à qui elle refile la moitié de son dressing à chaque fois qu'on se voit. celle à qui je pourrais dire "alors tu vois je voudrais un super new pantalon qui serait entre le truc de costard et le bidule façon carotte qui revient d'entre les morts", et elle prendrait ses ciseaux, elle prendrait son talent et hop, elle m'exaucerait. je m'en fous du père noël. je veux emma. tous les matins près de moi quand je crie devant ma penderie : "aaaah mais y a rien à se mettre là-dedans!" (ce qui, pour une fois, est presque vrai).

c'est pas ma soeur mais elle a son super atelier dans ma ville et un jour je le braquerai, je vous le dis maintenant pour que vous ayez des scoops à raconter aux faidiversiers ce jour-là.

chez like a girl de retour de barcelone (une fille dont je voudrais les cheveux, elle le saît, je le redis dès que je peux) j'ai découvert un peu de la collec hivernale qui nous attend. eh bien que dire? on est pas prêtes d'être en fonds, les filles. car nous voudrons tout, encore une fois, car tout sera bien coupé, car dans ces habits-là nous serons des filles sans être mièvres, des jolies cailles, et pas des jolies dames (personnellement, je garde ça pour plus tard. vers 2056-2067, disons).

allez, tiens, bavons.

http://www.myspace.com/theshortwaveset

 

Publié par piapias à 20:31:17 dans où je bave avec application | Commentaires (7) |

rayée | 05 juillet 2008

j'ai un petit peu menti l'autre fois.

pourquoi? bah. sans doute parce que je suis une hyène. quoi d'autre?

donc finalement j'ai fait les soldes: chez véronique delachaux, une marque inconnue de toutes les filles qui peuvent rentrer le ventre mais finalement toute trendy (dont j'avais d'ailleurs déjà causé ici, because ma jolie mildo était encore une fois enceinte jusqu'aux sourcils), j'ai shoppé des jeans qui ne donnent pas envie à mon corps de crier "no pasaran" ET (ce "et" vaut son pesant de curly) dans lesquels mes fesses ne donnent pas l'impression d'avoir été disons comme gonflées à l'hélium. j'applaudis à chaudes mains. mon mari applaudit. mon banquier ne tire même pas la gueule vu que c'est de l'investissement sur des mois donc il applaudit aussi un peu, dans sa chemisette saumon. le spectre du pantacourt beige sans poches arrières s'éloigne (si je n'ai pas dit tout le mal que je pense du pantacourt de femme enceinte, c'est par pure bonté d'âme pour celles qui n'ont pas de véro delachaux près de chez elles).

"quand on est enceinte, on s'en fout de la mode, on veut du confort" est ainsi une phrase que vous ne lirez sans doute plus jamais chez moi. se mettre à ce point sur la touche du style, je dis non. et pourquoi pas sortir carrément en grenouillère tant qu'on y est? je ne sais pas vous, mais moi on me prend tout le temps en photo en ce moment: ais-je envie de me recroiser dans dix ans, obèse et sapée comme au rayon truie en forme de chez décathlon? pff, allez, un peu de tenue, jeunes femmes. ainsi, après moults essayages, je peux dire que l'option large sur large (je parle, petit a, d'une robe de forme baby doll, petit b, d'un ventre dans son 4e mois) est mouof. une robe un peu moulante est finalement plus flatteuse au genre d'anatomie fofolle qui nous préoccupe. exemple? cette petite bricole d'été. investissement minimal. rayures chères à mon coeur de fille rock. et puis une pose à la con: voilà, vous obtenez bibi version juillet 08. 

 http://www.myspace.com/trickola (il revient et on est content parce que quoi de plus moite?)

 

Publié par piapias à 18:22:53 dans inspiration | Commentaires (11) |

peut-on se foutre des soldes et être quand même une fille (une vraie) ? | 01 juillet 2008

tout à l'heure, je me suis rendue compte que c'était demain, chez moi, parce que les rues jusqu'à ma sandwicherie étaient vides comme juste après la fin du monde. je me suis dit que la fin du monde avait du bon, vu qu'il restait des "classique poulet-moutarde" et pas juste des rosette-au-gras en train de dégouliner de lipides contre la vitrine. je me suis dit aussi qu'encore une fois, je n'étais pas en phase avec mes contemporains. comment vous dire? si le fruit de mes entrailles était déjà là, que j'avais retrouvé cette ligne incendiaire qui fait tout mon charme, peut-être que je serai comme les autres à frétiller de la CB? peut-être que j'aurais fait des repérages? peut-être que je mettrais mon réveil sur 7h30 pour ne pas rater l'ouverture des gal'fa? peut-être que je désirerais violemment posséder un nouveau truc essentiel (disons des chaussures)?

mais voilà toute l'affaire : il faut être hyper plus mouna ayoub que moi pour claquer autant de fric en habits pas enceinte qu'enceinte (la laideur de cette phrase mérite un sous-verre). 

ainsi, lorsque de retour de mon étonnant ouiquaine à moncoutant je me balade sur les blogs que j'aime, je me dis 4 choses:

- apparemment, la mode a beau être un puissant excitant chez moi, il y a plus gravement intoxiqué que moi :).

- apparemment, mon pédégé se fout de ma figure et/ou en tout cas ne me manifeste pas toute sa gratitude sous la forme qui convient (un autre chiffre devant les trois zéros de mon salaire, for example).

- apparemment, splendeur & décadence & misère du journalisme de province.

-apparemment, une bonne blogueuse est une blogueuse riche.

bref, grossesse + relative pauvreté (ça va, je n'en suis pas non plus à voler du cuivre) + 35° à l'ombre forment le bon cocktail susceptible de tenir la fille loin des boutiques demain. je suis donc dans la désolation de vous annoncer que nous ne parlerons guère de shopping ces jours de furie prochains. nous parlerons, je ne sais pas, des familles stupéfiantes comme celle dans laquelle j'ai passé le week-end. de l'ardent amour des gens pour "la salsa du démon". du fait que j'ai "monday nanananana tuesday" dans la tête depuis 48h. du fait d'aimer franck mickaël. et de le dire aux inconnues. du fait de voir son beau-père mettre une fausse moustache, un faux nez et une marinière et de chanter du soldat louis avec ses potes. du fait de sortir de l'église sur "je te promets" de monsieur optic 2000. du fait d'être sartorialistée dans ma robe sublime et noire et sublime par une femme qui semble être la mère de cindy saunders ("je peux? j'adore votre style!"). du fait de voir danser des hobbits. du fait de danser du claude F avec mon hans de soeur plus habituée à alamo race track et à justice qu'aux magnolias de ma jeunesse.

du fait d'être bien partout, et jamais pourtant tout à fait à sa place. ni sur la blogomode, ni dans les mariages des deux sèvres, ni dans les starting blocks des soldes.

du fait de n'avoir aucune envie, au fond, que tout cela change.

http://www.myspace.com/takkatakka

photo: martin parr.

Publié par piapias à 19:01:58 dans où ça prête à rire | Commentaires (8) |

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