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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

saint père, priez pour eux | 05 août 2008

c'est le matin où ton chien a fait du saut à l'élastique sans élastique du premier étage de la maison. le beurre lui aura monté à la tête? ce genre de matin hésitant (petit dej avant l'apéro?) où tu ne devrais pas, logiquement, découvrir fuck buttons. de toute façon tu ne devrais pas aimer fuck buttons car comme ton mari non rasé (depuis?....) te le souligne immédiatement (les maris qui ont collectionné les accrédits de festirocks sont comme ça, toujours un peu "rock academy" à la lisière de leur être céleste), "mais on dirait du pink floyd".

et tu n'aimes plus pink floyd et toute cette merde de rock progressif depuis 1990.

cependant, sur tes bras, c'est bien une sorte de chair de chicken. cependant, tu as ouvert les fenêtres (tant pis pour les chiens volants) pour que tout le village en profite. plane. dans ce gros son mâle qui grésille. le même qui décoiffera les jolis garçons sages de la route du rock la semaine prochaine. tu aimes bien les garçons de la côte. leurs lunettes rectangles. leurs petits polos. leur culture musicale vaste comme l'australie. leur snobisme drôle. leurs cheveux timotei. cette époque où l'on ne sautillait pas d'un myspace à l'autre mais où l'on allait dealer des 33 tours chez ce petit disquaire rennais.

comment ça, "oh ça va, lâche nous la grappe mamina"?

http://www.myspace.com/fuckbuttons 

Publié par piapias à 12:33:54 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (7) |

felindra | 03 août 2008

c'est dimanche, je peux même pas prétendre qu'il pleut. c'est le machin qui ressemble-à-la-pluie-mais-finalement-non qu'on sait bien faire en bretagne. ça donne envie d'avoir l'activité d'une plate du belon. j'en connais qui règlent la question en bouquinant au-dessus d'un sachet de palets bretons. j'en connais qui boivent "matin, midi, soir et soirée" selon la belle expression de certaine longue caro à moi. j'en connais qui seraient cap' d'aller voir au ciné un film très finement sous-titré "évitez de vous faire sucer ce soir". si tu étais un intello, au mieux les vacances te transforment en adorateur de koh lanta. tu sais tous les noms des tayak et des mingao. je préfère donc ne pas m'étendre sur ce que l'oisiveté couplée à ce que nous nommerons "la météo bousière" fait aux capacités neuronales de la bonne vieille quiquiche des familles. il y a comme un effondrement général dans la langueur, la sieste de crapules, l'abandon de tout genre d'ambition personnelle (je sais pas chez vous, mais avec mes gens on a comme une tendance à pratiquer le niveau zéro de la blague en ce moment).

la preuve ultime c'est que je ne mets plus deux heures à m'habiller le matin. je suis capable, telle un être humain ou telle mon mari, de tout simplement attraper le t-shirt sur le haut de la pile.

un acte gratuit presque beau de désinvolture.

quand je rentre de ce genre de séjour cotonneux, il me faut toujours une sorte de petit sas pour remettre ma tête en état de marche. en général, mon stressomètre se réactive au même moment: jean-eude sera-t-il dans ma classe à la rentrée? anne-charlotte aura-t-elle déjà shoppé un slim en cuir et comment faire alors pour ne pas la détester plus que l'année dernière? y aura-t-il des nouveaux et si possible un/LE nouveau très très désirable, mettons, un jamie dornan, pour faire simple, et est-ce qu'on devra faire un exposé ensemble et travailler tard, si tard, le soir dans l'open space déserté?  la maîtresse sera-t-elle une peau de vache ou y aura-t-il moyen de lui mendier un 3/4 temps ET une augmentation? et pourquoi bon dieu ne fait-on pas de moleskine septembre-septembre? toutes questions essentielles, je crois qu'on est toutes d'accord. je me rends alors compte avec accablement que d'une certaine façon, bonne élève à sa môman un jour, bonne élève à sa môman toujours: je kiffe la rentrée. les papillons dans le ventre. l'insomnie la nuit d'avant. l'odeur des cartables (t'as ton tann's? parce que moi pas encore). je me rends compte que je suis un freak. je le savais un peu mais là le truc est plus net.

tout ça pour dire quoi?

que certains auront réussi leur défi tête de tigre 2008. trilby bas, pete ;).

http://www.myspace.com/windsorforthederby et http://www.cqfd.com/zaklaughed (parce que je ne connaissais pas la reprise et que merci laurent et bonne chance à ta moustache blonde)

Publié par piapias à 17:06:29 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (7) |

en mode vacances | 29 juillet 2008

entre deux shoots de beurre, je fais des trucs de fofolle. par exemple, je tombe en amour pour les habits de sonneurs (= genre de strokes de chez moi) et donc je passe tout un festival de cornouaille à les pister dans la rue comme si j'étais, je sais pas, le sartorialist des minorités régionales.

ils rigolent, ils ont un peu peur aussi, ma mum rigole, elle a un peu peur aussi, et leur fait son célèbre regard: "excusez-la, elle est enceinte" quand je vais de trop près leur reluquer les finitions (du bel ouvrage, madame, pff, du très bel ouvrage) comme si le fait de porter devant soi un ventre de la taille de jupiter pouvait constituer une excuse à ma lubricité modesque. je crois que ces gars n'ont tout simplement aucune idée de leur potentiel fashion: moi je vois très clairement comment tirer parti du gilet tradi brodé (hyper folk en fait, un coup à en faire avaler son turban à devendra) de mes bons vieux joueurs de bombarde (un slim, un marcel noir, des spartiates, des cheveux comme de la vieille beu, point à la ligne), du pantalon rayé gris des petits gars de briec (un peu les punks des bagadoù, si je puis me la péter deux secondes vu que fut un temps j'ai carrément ECRIT sur le sujet ; ouais, je sais, moi même je dois me pincer) à porter roulotté sur mes bottines lacées de topshop et même de la coiffe à découper en shorty et caracos olé olé.

bon, après deux semaines d'enquête, seule sur le sable, les yeux dans l'eau, il faut me rendre à l'évidence, mon rêve était trop beau : le gilet glazik, c'est du sur-mesure à one milliard d'euros le cm² de tissu vendu sous le manteau et seulement aux gars cap' de donner leurs mensurations en breton. alors à moins de fauter avec le bagad lann bihoué (expérience exotique devant laquelle certaine soeur à moi n'a pas toujours su résister), c'est un peu comme le slim en cuir de mes rêves de milliardaire: du triste no way.

je me console en achetant des robes noires même pas parce que ça mincit parce que je n'en suis plus là, mais parce que c'est juste ce que je vais avoir envie de porter à la rentrée. du black mystérieux et chic et vénéneux et rien d'autre. dans la vitrine du comptoir des cotonniers, il y a même mon actuel graal de sobriété: mousseline plissée, rock à la balmain et à en crever, je la veux au point qu'il est possible que je demande à ma mère de laisser tomber son projet d'achat de maxi cosy design pour elle ;) (suis-je déjà une mauvaise mère? tout ce barda logistique autour de baby me décroche la mâchoire d'ennui: je n'ai vraiment aucun avis à donner sur les poussettes trois roues et les stérilisateurs et les tire-lait me fichent les miquettes). je me dis que plus tard, mini-me comprendra (ou écrira un livre sur sa salope de mère) : les enfants sont formidables ou ce chien de jacques martin m'aurait menti?

par ailleurs, qu'on en finisse avec des rumeurs nauséabondes: sim est-il mort? un débat extrêmement épicé agite mon monde estival, aidez-nous à ne pas nous foutre sur la gueule. question subsidiaire: lindsay (la fille qui dit "yaime le yambon") est-elle la moitié d'un faux couple sur "l'île de la tentation"? je n'ose pas acheter "voici" pour en avoir le coeur net (dans une maison où le "courrier international" est l'objet de conversations spirituelles, ça ne se fait pas).

http://www.myspace.com/stars (parce que je n'écoute pas que le son des binious dans ma cambrousse)

photo: stars, donc.

 

 

 

Publié par piapias à 18:52:10 dans inspiration | Commentaires (25) |

pendant ce temps à vera cruz | 18 juillet 2008

ola, mes gens à moi ! c'est le 2-9 qui vous parle. autrement dit la maison de mum, ses hortensias, ses chiens rouquins, ses touristes blancs comme des hosties, le fait de regarder "rec" en bouffant des magnum choco-amande (et de disserter sur l'importance de la vanille dans le magnum par rapport au tout choco, le débat n'est pas totalement clos ceci dit). autrement dit le fait de me garer sur le parking d'un lycée où, fut un temps que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître, j'étais allée voir si mon nom était sur le tableau des admis au bac, comprendre que tout un pan de ma vie allait disparaître avec, le temps des copines à qui tu roulais des pelles tellement tu les aimais (c'était ça ou le pacte de sang, tout le monde préférait les pelles), et puis chialer tout le chemin du retour au fond de la toyota. la ville n'avait pas changé, il y avait toujours les deux ports, les pubs et la mer pleine de moutons, chez mimi et la terrasse du blockaus où on allait le mercredi aprem boire des super kro et bouffer des BN. la délinquance si je veux quand je veux.

là j'étais avec mon gros bidon, mon homme sage. c'était étrange. ce temps qui file.

sinon hier était le jour où être aux "vieilles cha", comme on dit aussi (mais avec l'accent, ça fait un peu "'les vieilles chow"). pelouse de green impecc. 27°. des jeunes torse poil. la possibilité non pas d'une île mais de poser ses fesses dans l'herbe, de jouer avec les brins, de regarder comme ça le soleil se fracasser sur la grande scène, carhaix, les gwenn a du. retour à la vraie vie aujourd'hui: le ciel est à deux doigts de la fin du monde. je pense que calvin harris n'a pas prévu le bidule. demain gossip passe à 2h10, je précise que tout le monde pense ici que je suis enceinte de six mois et/ou de plusieurs enfants déjà en âge de rentrer à la maternelle: comment tenir debout dans la dignité jusqu'à beth? that is une question éminente.

porter une robe avec des bottes aigle tout en restant glam' en est une autre. parvenir à ne pas bouffer des magnum chaque jour que dieu et le crachin font également.

sinon, amis de la musique, amis de la culture, j'ai envie de vous faire rêver: http://google.mini15.com/ ou ça : fr.youtube.com/watch?v=aUuhaWUdEGI

ne me remerciez pas :D (mais faites bien attention à la choré, quand même, du geste de gentleman s'est caché dans ce clip)

Publié par piapias à 17:46:45 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (29) |

go west | 13 juillet 2008

non, yé né pas chinché, yé souis touchour... cet enfant de 10 ans hystérique à quelques encâblures des grandes vacances. il n'y a pas grand-chose que j'aime davantage que mettre les voiles. avec mon homme, pour l'autre bout du monde (vous savez que j'ai ce truc addictif avec la marche, les grands espaces sauvages, les bêtes, l'autochtone âpre) ou pour mon petit pays toujours plein de chouettes surprises (par exemple choper un baloche de 14 juillet du côté du lot, enfiler une robe qui tourne et mettre le feu aux pompiers). j'aime bien les petites places, les cloches des églises, les croissants du matin en regardant passer les petites villes, les yeux de mon homme quand il se met à pister un vigneron, le monde en terrasse, le pastis de 18h30, les sardines grillées, le libraire militant du fin fond de la creuse, le concert impromptu, les maisons de mes copains (forcément là-bas on se fait pas chier à tenir dans un T3. on a de la tomate bio au fond du jardin et les enfants ne grandissent pas sur un trottoir comme des racaillets). tous ces trucs qu'on pourrait mettre dans une pub ricoré ou alors une rue gamma, tous ces clichés de la douce france, toute cette vie moins stressée que la mienne, toutes ces petites vignettes qui me font un album de vacances heureuses.

ce que j'aime en plus "là-haut", c'est l'espèce de rudesse qu'ont les gens, les hommes surtout, la façon dont ils se tiennent au comptoir (on a un peu ça dans le sang, nous autres, la gnôle et "la piste", comme on dit là-bas), la façon dont on regarde le ciel parce que toujours, toujours il va nous tomber sur la tête, dru et gris comme de l'ardoise rincée, le parfum des gênets, retomber sous l'emprise de cette drogue qu'on appelle le traou mad, les huîtres assis sur le port de cancale, la musique partout, partout, les "voileux" (les hommes les plus hot du monde sont à douarnenez du 17 au 20 juillet, sachez-le) danser sur le pont d'une jonque chinoise ou d'un vieux grément, traîner des plombes au hangar à bananes sur l'île de nantes ou au life de saint-nazaire.

ben oui c'est d'l'amour. il faut s'être tapé 22 hivers là-haut pour savoir apprécier les étés bretons :).

côté mode, je fais comme toutes les bêcheuses d'immigrantes: je frime avec mes shorts et mes chaussures compliquées du matin jusqu'au soir, et je fais semblant d'aimer l'OM si on repère ma plaque 13.

l'année a été tellement... compliquée !!! hurlons-le, tiens, ça fait du bien. celle qui vient sera tellement... rock'n'roll (je pense à des couches et à des bibs à 4 du mat, je pense à ce que nous appelerons pudiquement "pratiquer un métier en voie d'extinction", je pense à toutes les questions qui te dégringolent dessus quand tu as 33 ans et que le monde ne semble pas hyper bien parti pour braquer du côté d'une quelconque forme de justice, de droiture, de quête de sens). bref, demain je me mets sur off. je vais enfin lire "la route". copier l'intégralité du disque dur de mon hans, cette bête de sons. regarder "l'île de la tentation" avec mes frères (poilade!). faire tata yoyo pour mes neveux. la sieste. du vélo. vivre à mon rythme.

on se recause ici ou là entre deux averses. joyeux farniente, les gens.

http://www.youtube.com/watch?v=GPZ5fnYFI4Q (que du très beau linge, que de la très belle converse: mais julian ne ferait-il pas mieux de se consacrer pleinement à l'écriture de ce fucking nouvel album?)

et sinon je ne peux pas copier la photo mais je les veux. que le monde le sache : http://www.topshop.com/webapp/wcs/stores/servlet/ProductDisplay?beginIndex=20&viewAllFlag=false&catalogId=19551&storeId=12556&categoryId=59927&parent_category_rn=42317&productId=728821&langId=-1

pola: stephanie schneider.

Publié par piapias à 12:29:43 dans inspiration | Commentaires (13) |

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