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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

rester sur le carreau | 17 août 2008

à la rentrée, j'ouvre un nouveau cahier, j'attrape mes ciseaux, mes magazines et ma colle uhu et je fais des travaux manuels. le truc pourrait s'appeler: le cahier des mariages et des enterrements. ainsi, dans la série RIP, il semble que ce bon vieux jean large puisse aller décéder à la cave. ainsi, dans la série love boat, nous savons désormais qu'il faudra se réhabituer à porter du pantacourt (excuse my french: du pantalon 3/4) format cigarette et/ou trompette ET de la taille basse. tu te dis que ça valait bien la peine, tiens, de se contorsionner des mois durant pour parvenir à se glisser dans les jeans revival 70's et faire croire à tes fesses qu'elles avaient toute la place nécessaire pour se nicher dans un espace cousu pour des miches d'écureuil ? tu n'as pas tout à fait tort, ma bonne martine. tu te dis que le pantac... pardon, je vais m'y faire, le troiquart, n'a jamais été le meilleur ami de la fille d'1m60? encore une fois martine, je ne peux que m'incliner. mais c'est la mode. donc fais un effort. car ce n'est pas demain la veille que les jeans honnêtes dits par les hommes "faiseurs de beaux culs" vont ressortir de la naphtaline.

ce qui saute aux yeux, dans ce cahier de tendances maison, c'est que punky b restera notre reine: voilà une fille qui, même malade comme un whippet enrhumé, sait rester digne. et afficher facile & avant tout le monde, un peu, oui, comme une foulée d'usain bolt (excusez-moi, je m'en suis pas encore tout à fait remise) ce qui allumera la prunelle de la fashionnette: autrement dit, la chemise à carreaux. nous serons donc toutes des reese witherspoon la saison qui s'amène. des filles fraîches des grands espaces, avec des sourires de gentils fauves et les bottes plissées d'isa marant parce que sinon merde, ce serait vraiment pas du jeu.

là où on est un peu contentes, c'est que du carreau, on en déjà plein la penderie. même si là on cracherait pas sur une bérangère claire (je le dis comme ça, la collec automne-hiver sera visible le 8 septembre).

ce qui laissera quelques menus euros à investir dans le jean diesel qui nous fait de la patte, là, tout de suite (on veut bien aussi le top zippé en soie). merci la mode, merci punky, merci la vie.

http://www.myspace.com/digitalism (on a réécouté les teutons hier et du coup aujourd'hui, c'est malin, on n'écoute plus que ça)

Publié par piapias à 17:23:35 dans inspiration | Commentaires (14) |

la femme du canard peut-elle s'habiller en balmain (suite mais pas fin) ? | 15 août 2008

peut-on porter un slim en taille 42 ?

je pense que nous nous accorderons sur un non. un non ferme, un non rebondi, un non généreux. mais un non.

dans mon magnifique open-space, l'autre matin, quelqu'un a demandé à mon chewbaka (1) "dis donc ava, qu'est-ce qu'elle a au ventre?"

qu'est-ce qu'elle peut donc avoir, la fille qui sautillait en 36 et qui tout à coup avance les pieds en canard, hein, maurice, très sérieusement, si on va par là, si on réfléchit deux secondes, si on arrête de prendre du crack à 10 du mat' ?

les journalistes sont des êtres d'une perspicacité folle. ne perdons jamais ça de vue lorsque nous disserterons sur "la crise de la presse" :).

pas de slim, donc. je bricole des systèmes macgyveriens pour parvenir à fermer mes shorts, mes jupes, mes habits et ne pas aller cul nu de par la ville, cul nu avec mon sac en bandoulière et mes pieds de daisy duck. il faut se battre pour rester digne, il faut se battre pour rester in the moove de la mode, moi je vous le dis.

tout le monde s'en fiche un peu parce que c'est encore les vacances: je sais. la blogo est en jachère et si vous croyez que mon gros bidon m'empêche de vous voir parader dans ma ville en short, en appareil photo et en sourires béats c'est que vous devriez relire les oeuvres complètes de laurence pernoud (comment une femme qui recommande le port de pantalons à taille élastique a-t-elle pu faire fortune? il y a des fois où je me dis que j'aurais du faire BTS force de vente, tiens). bref le south de la mi-août c'est tout le temps et partout des gens qui te rappellent que tu as déjà mangé ton pain blanc.

oui, je boude un peu. c'est grimpy ava. mais c'est parce que je voulais mon slim en cuir, aussi. et oui, enceinte! mais d'un autre côté je peux faire tenir des objets en équilibre sur mon ventre: alors bientôt peut-être, une balle sur mon nez et à nous le plus grand chapiteau du monde !

on se distingue comme on peut. 

http://www.myspace.com/sportokantesofficial (y a des bébés qui chaloupent sur "whistle" en ce moment)

photo: balmain, tiens !

(1) voir aussi le post "relooke ton chewbaka".

ps: par ailleurs cela n'a vraiment rien à voir mais cette information mérite son poids de petits pots de crème au chocolat bonne maman: anthony dupray (j'ai failli dire "feu anthony dupray") se fait désormais connaître comme président de l'association Passion lévriers. ne me remerciez pas. je ne tolèrerai aucun "c'est qui ça, anthony dupray?". cultivez-vous, à la fin.

Publié par piapias à 10:25:21 dans inspiration | Commentaires (12) |

un poil de mode | 12 août 2008

marseille, mi-août. se remettre la ville en jambes. reconnaître que la côte d'émeraude, c'est bath pour la cryothérapie mais un peu moins pour le fun (je lis des trucs sur le sport, moi madame: des trucs comme quelle saloperie la vie d'athlète. tu finis ton salto arrière et puis hop, on te fout dans un sauna à moins 110° avec juste des moufles, des chaussettes et un bonnet. "pour la récup", qu'ils disent. le résultat c'est qu'on est des ânes aux jeux, ah, bravo, bravo). remettre les pieds dans un centre-ville digne de ce nom et glapir:

"ciel ! vais-je passer dans le camp des filles en furs??" (pas MAINTENANT, martine, malheureuse! les 32°, tu ne les sens pas dégouliner comme un torrent de turpitude sur ta peau nue?) car le gilet en faux lapin est partout, jusque, du coup, mon cervelet de fille facile. mais la légende urbaine disant que la fourrure bas de gamme est du CHAT est-elle crédible? parce que je n'aime pas les chats, mais pas au point de décréter qu'un bon chat est un chat écorché vif. ni d'ailleurs un lapin, à vrai dire. ni même un ragondin, pour aller par là et bon dieu, que c'est laid pourtant un ragondin ! mais voilà le souci avec une enfance entourée de bêtes (je pense qu'aucune blogueuse au monde n'a eu un mouton D'INTERIEUR, et attention, je ne parle pas des trucs qui se coincent entre les fils de l'ordinateur, je parle d'une chose que nous appelions pelote et qui montait sur le canapé. eh ouais madame. ça c'est de l'anecdote.): on grandit et puis on est toujours atrocement sentimental avec l'animal. chat, homme, ragondin. on leur donne des petits noms, on leur imagine des histoires ("alors lui ce serait le papa ragondin hyper brave et intelligent"), et à la fin l'idée de les porter en gilets, c'est juste pas possible.

bref. tout ça pour dire que malgré mon côté pro-peta de base (je suis le genre de fille qui avait trouvé sexy, un temps, de sortir avec un homme anglais qui passait ses journées à attenter au lucre des labos), je me suis frottée à tout machin un peu à poils croisé hier sur mon passage (et je ne parle pas du macho marseillais de base: je suis une femme que certains surnomment "le baleineau", et les baleineaux, il n'y a que les pervers bloqués au stade oral qui ont envie de se les frotter tout contre. ou alors mon homme mais c'est pareil). donc si quelqu'un peut me jurer que la fourrure est désormais synthétique, je signe. et je porte dès tout de suite une peau de bête sur mon corps d'épanoui petit cétacé.

sinon -restons dans le domaine de la superficialité la plus virulente- je rêve d'une robe de poule rock comme on savait les faire au tout début des années 90. noire, courte, moulante, avec de la dentelle si possible, merci. en fait je rêve de la robe balmain. je rêve de cette überlative collection hiver de toute façon. de ces pantalons qui trompettent haut sur la cheville.  de ces molles et légères vestes de VV. de ces bottines frangées. et ne me posez pas la question: si je refuse de porter du vrai poil de pelage, je suis tout à fait d'acc' pour l'imprimé animal. même la panthère rouge.

j'adore la rentrée (je le dis principalement parce que la vraie rentrée, avec les tronches blêmes de ceux qui attendent septembre pour mettre les voiles, un nouvel open space plein de bruit et de fureur et d'hommes capables de parler de tes seins en leur présence, c'est demain. et que ma joie va vaciller si j'y pense).

photos: vogue, défilé balmain hiver 2008-2009

http://www.myspace.com/phosphorescent (peut-on arrêter de tomber en amour pour les cowboys? à l'évidence non. une autre fois nous parlerons du fait de sautiller de frénésie parce qu'on va bientôt avoir une nouvelle barbie fille pour jouer avec et dépenser un maximum de pognon dans des boutiques dont le nom commence par bon et finit par point).

Publié par piapias à 15:03:42 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (11) |

sensational fix | 10 août 2008

en vacances, tu peux décider de faire faire du monokini à ton cerveau sur la plage de diamante k. mais si la gnôle dès 8h, le sexe facile & les brésiliennes avec un cheveu sur la langue ne t'intéressent pas (après le départ de lindsay, personnellement, tu as repris tes billes pour te concentrer sur les aventures de bonhomme dans "l'amour est dans le pré"), tu peux par exemple aller à saint-nazaire. généralement il y pleut. mais on s'en fout parce d'un autre côté, une ville post-destruction massive s'en tirerait pas hyper mieux sous 35° et un soleil plombé. alors à saint-naz' il y a deux choses: les souvenirs de chantiers navals de mon bopapa ("en ce temps-là, le chef de chantier on le pendait par les pieds dans le port, on savait rigoler") & le life. le life est une aberration brusquement apparue dans une alvéole de la base sous-marine: autrement dit un lieu dément pour l'art contemporain.

et j'ai envie de dire: pour le rock.

cet été, le life, sous la houlette de roland groenenboom, présente un truc qui, si tu penses que daydream nation est l'une des meilleures choses qui soient arrivées à tes oreilles, devrait te mettre la joie dans le corps. sonic youth etc.: sensational fix. autrement dit une foisonnante expo composée autour de la bande à kim gordon, thurston moore, ce taré de lee  ranaldo (personne ne détruit les amplis comme lui) et steve shelley et des liens qu'ils ont tissés durant toute leur carrière avec l'avant-garde artistique américaine. l'expo se présente comme une sorte de spirale folle, anarchique et pourtant très fine, qui prendrait sa source dans les années 50 aux côtés du crew d'allen ginsberg pour filer jusqu'aux skateurs aériens de spike jonze. pochettes d'albums, bidules griffonnés sur la nappe d'un dinner, flyers, toiles, vidéos, installations, de raymond pettibon à jeff wall, de jutta koether à tony oursler, sensational fix mélange les genres et les approches avec jubilation et permet de mieux comprendre comment ces quatre punks intellos sont parvenus à irriguer leur musique sans bredouiller depuis trois décennies. c'est aussi retrouver avec des sourires d'anciens combattants nirvana, dinosaur jr., sugar, les smashing pumpkins, pavement et tous tes petits camarades des années lycée. le souvenir d'un concert de sonic youth où tu avais été soulevée de terre par une foule de fauves en folie. teen age riot.

jusqu'au 7 septembre au life (lieu international des formes émergentes), base des sous-marins, bd de la légion d'honneur 44600 saint-nazaire. 02 28 54 99 45. www.life.org

http://fr.youtube.com/watch?v=iva_Y9W3hJ0 (parce que quel fix !)

Publié par piapias à 11:58:58 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (4) |

saint père, priez pour eux | 05 août 2008

c'est le matin où ton chien a fait du saut à l'élastique sans élastique du premier étage de la maison. le beurre lui aura monté à la tête? ce genre de matin hésitant (petit dej avant l'apéro?) où tu ne devrais pas, logiquement, découvrir fuck buttons. de toute façon tu ne devrais pas aimer fuck buttons car comme ton mari non rasé (depuis?....) te le souligne immédiatement (les maris qui ont collectionné les accrédits de festirocks sont comme ça, toujours un peu "rock academy" à la lisière de leur être céleste), "mais on dirait du pink floyd".

et tu n'aimes plus pink floyd et toute cette merde de rock progressif depuis 1990.

cependant, sur tes bras, c'est bien une sorte de chair de chicken. cependant, tu as ouvert les fenêtres (tant pis pour les chiens volants) pour que tout le village en profite. plane. dans ce gros son mâle qui grésille. le même qui décoiffera les jolis garçons sages de la route du rock la semaine prochaine. tu aimes bien les garçons de la côte. leurs lunettes rectangles. leurs petits polos. leur culture musicale vaste comme l'australie. leur snobisme drôle. leurs cheveux timotei. cette époque où l'on ne sautillait pas d'un myspace à l'autre mais où l'on allait dealer des 33 tours chez ce petit disquaire rennais.

comment ça, "oh ça va, lâche nous la grappe mamina"?

http://www.myspace.com/fuckbuttons 

Publié par piapias à 12:33:54 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (7) |

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