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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

upla boom | 27 août 2008

et sachez que des jeux de mots aussi nuls, amusants jeunes gens, j'en ai plein ma besace, niark niark niark !

pourrions-nous je vous prie parler d'un phénomène étrange? non, pas la raison du pourquoi je suis encore obligée de me taper un tournage de "plus belle la life" dans ma rue (jane, ceci est ta spéciale dédicace du soir: ma rue est une star de ton feuilleton chouchou, et si ça se trouve tu m'as même déjà vue passer derrière l'épaule de laetitia millot: je suis la fantastique fausse blonde qui peste parce qu'un abruti de camion de régie bloque sa smart de pouffy sudiste), mais tout simplement l'indifférence aux it-bags. enfin non.

enfin si. en fait, si.

la raison de ce mystère aussi épais que celui, je ne sais pas, de la foi? je fais un boulot m'obligeant à transporter cinq bons kilos de bidules et à MARCHER de très longues demi-heures (je veux dire plusieurs) avec. sous forme de bordel, les bidules. donc le sac façon éternel féminin, le sac meugnon, la.. pochette ou n'importe quel contenant riquiqui ou bizarre duquel ne ressort pas impeccable un format A4, c'est nein. c'est peut-être joli, c'est peut-être même de la somptuosité, c'est peut-être carrément du YSL -que ton nom soit sanctifié- mais c'est toujours nein, danke wiebke.  quand on transporte un peu sa vie avec soi (= son gros carnet d'adresses craquelé, ses cahiers, son moleskine qui dégueule tous les tickets du parking et autres machins essentiels), je sais pas vous, mais moi je trouve qu'on cède vite au bon vieux délire sécuritaire des familles: donc on ne porte pas, jamais, son sac à bout de bras. on a un peu l'air d'une mémé flippée. on s'en fout. on serait plus rien sans le foutu contenu du sac. alors je suis admirative et interloquée devant les filles qui transportent des petits sacs chics comme devant celles qui cavalent en talons de 11, mais moi généralement je marche sur du 7 maxi et je trimballe mes besaces. c'est toujours ça que mon glamour n'aura pas?

n'empêche que celle qui grimpe des 17 étages avec la légèreté d'une gazelle bondissant vers l'info, coco, c'est bien bibi. bibi quand elle est pas enceinte. parce que là elle prend toujours pas l'ascenseur (si tu connais les ascenseurs des cités, t'es pas con au point de ne pas prendre l'escalier) mais en revanche elle pèse le même poids qu'un poney. donc bon. ok, son glam n'aura rien, pas ça, des nèfles.

pff.

avec ce petit côté "l'armée, c'est bath" qu'a un peu la mode de cette rentrée (et ça t'amuse, nicolas ?), ça tombe bien parce que mon sac ultime revient de derrière le fagot de ringardise triste derrière lequel quelqu'un l'avait oublié. ce bon vieux sac de 1975 ! excellente année! des gens extraordinaires sont nés en 1975 ! sous VGE ! si ça c'est pas de la destinée, on était tous les deux destinés... enfin BREF. la besace upla. increvable et sobre comme un vieux chameau. un cadeau que ta mamy serait heureuse de t'offrir (ma mamy est une vieille communiste extraordinaire capable d'offrir des besaces upla, j'en suis sûre).

je laisse le bling à d'autres. moi je veux juste mon sac de prof d'histoire géo. 

 http://www.myspace.com/operatorplease

Publié par piapias à 22:48:09 dans inspiration | Commentaires (19) |

le coup du scott | 24 août 2008

et si les mannequins nous faisaient une petite rentrée cégétiste, une petite rentrée sociale bien chaude et rageuse de derrière les portants avec braseros, banderoles et lançage de low boots dans la tête des CRS ? parce que bon, la concurrence, il y a un moment où c'est marre, nan? après le coup des actrices chopeuses de meilleurs contrats pubs, après cette OPA du vraigens fédérateur, il allait donc leur falloir encaisser le putsch du presque pipole.

le coup du scott schuman.

voilà un type délicieusement old school, avec l'oeil qui pétille, la dent carrée, la main solide mais parfaitement manucurée, le genre de gars que tu verrais bien barrer un ketch au ponton acajou le dimanche dans les hamptons ("hi, scott!", "hi, mitch! wind is good!"). un type qui pourrait, malgré tout ce glam tranquille, se tenir à la lisière des vraigens si les vraigens hommes, par exemple, traversaient le monde avec un oeil qui saurait attraper la grâce quand elle passe, filant sur ses stilettos ou croisant ses mocassins italiens (sans chaussettes) sous un costume anglais (sur mesure). si les vraigens généralement avaient le genre d'oeil qui disaient au reste du monde la beauté assourdissante des inconnus qui passent, donnaient envie de connaître leur nom, là, juste sur leur mise, et puis où ils filaient, ces passants fulgurants, avant d'être épinglés contre le ciel de new york, dehli ou paris.

à la rentrée, scotty "abitbol" schuman, dit aussi l'homme le plus classe du monde sera l'image d'une marque qui me laisse généralement frigide: j'ai nommé, gap. tu le lis, mon limpide & habile message marketing? "on est tellement la quintessence du cool et de l'élégance que le mec qui écrit tous les jours sur son blog l'encyclopédie du cool et de l'élégance mondiaux, ben tu vois martine il est ce qui nous représente le mieux". eh ouais. parce qu'aujourd'hui l'audace est davantage sur le ouaibe que sur papier glacé. qu'une marque aussi plan-plan que gap s'en soit rendue compte montre assez la taille du gouffre qui sépare la blogo des ricains de la nôtre. mais peut-être pas pour très longtemps non plus ? tout file vite. glisser d'un blog mode à l'autre depuis un an a fini par changer ma façon de lire la fringue. mes petits magazines chéris, peu à peu, cessent d'être mes prescripteurs. mais ce que me racontent garance (doré), géraldine (café mode) ou géraldine (punky b) finit par faire son petit chemin dans ma tête. et me faire claquer de la maille. or au final n'est-ce pas ce dont rêvent tous les plans com' du monde?

il est cependant possible que lorsque la blogo d'ici aura perdu son charmant petit côté "home made", sa fraîcheur, sa jeunesse, sa fébrilité, lorsque le ramage et le plumage de nos blogueuses chéries auront été avalés, digérés, recrachés par des gars qui pensent en plans, je m'en irai respirer ailleurs. un peu saoûlée par cette époque comme un boa qui n'aime rien tant que trouver de nouveaux objets sur lesquels coller ses marques. et à laquelle nous sommes si nombreux à dire "achète-moi, achète-moi", comme une supplique amoureuse, comme si désormais tout était, tout le temps et partout, à vendre.

même un oeil plus solaire que la moyenne. même soi-même. surtout soi-même.

alors je suis pas sûre-sûre que le plan com' de gap soit une idée si démente, finalement. ça ne change pas mon regard sur la marque qui aime faire fabriquer ses flare par des nenfants chinois. ça me la rend juste encore un peu plus froide, cynique, marchande. le coup de scott, au fond, c'est un peu le coup de vieux.

pour mon/notre chouchou de sartorialist et donc, par ricochet, pour gap.

mais il est possible que mon cerveau ne fonctionne pas tout à fait comme celui d'un publicitaire ricain.

il est possible. 

photo: scott schuman shooté pour gap.

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=48308618 (du charmant tout doux pour finir la semaine)

 

Publié par piapias à 21:25:39 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (40) |

this boots are made for walking | 21 août 2008

et soudain, julie andrews.

outre le fait qu'andré ne se mouche pas du coude sur les prix -il est loin, le temps où dans cette gamme les magasins de pompes chantaient sur l'air du "289 francs prix maximum il faudrait être folle pour dépenser pluuus"- cette marque a considérablement remonté la pente de la fashion depuis quelques années.

donc des fois, partie chercher de la botte à faire plisser, je tombe dans un vicieux traquenard se présentant sous la forme des pieds de mary poppins. ou peut-être avais-je rumi (du fashiontoast) quelque part à me chuchoter "achète! achète!" dans le creux du cervelet? pourtant, dieu sait que je ne suis pas la fille la plus romanticocomédiemusicalesque du monde (on pourrait même noter qu'à part "les chansons d'amour", on ne m'a pas vue souvent verser de la larmiche sur le genre). peut-être que ces bottines lacées, je les vois plutôt comme une version plus baroque de feues mes doc marten's? enfin mystère. toujours est-il que me voilà entre excitée et décontenancée par moi-même.

à valser avec mes nouvelles bottines.

ça vous fait jamais ça à vous, le coup de flambe impulsive ?

qu'en pensez-vous? je garde et j'apprivoise ou je ramène à dédé en invoquant mes hormones fofolles, la canicule, que sais-je encore? réponse souhaitée sous cinq jours, merci. et oui, bien sûr, un jour je vais faire la poussière chez moi :)

ps: premier slim en "cuir" (pour le coup, je pense que l'on peut admettre qu'aucun animal n'a décédé pour finir en pantalon) essayé today chez zara. bilan des courses? le 40 va à une femme enceinte de six mois, donc les autres en concluront facilement que la bête taille grand. sympa? mouais. le truc c'est qu'il est tout simplement impossible de faire respirer sa peau à l'intérieur. on se croirait dans un bodybag des "experts" (à las vegas, siouplé). oui, c'est gai :s  

http://www.myspace.com/madconspace : si tu arrives à résister à "beggin" c'est que tu as subi une lobotomie, non ?

Publié par piapias à 18:21:04 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (20) |

pretty woman | 20 août 2008

aussi dingue, aussi improbable que cela puisse paraître en ce 20 août, il n'y a pas que les bottes marant dans la vie. "ouais, c'est ça, et la ganja ça aide à pulvériser les records du monde au 200 m, perhaps ?" ah, usain, usain, usain. groar, usain. si tu me lis, même dopé, même arrogant comme un candidat de "next", usain, aujourd'hui j'ai été ta femme pendant 19 secondes 30. usain.

mais je m'égare, non?

je vous remontre quand même les marant au cas où (soudaine cécité? retour perdant de koh lanta? tiens, salut hakim) vous seriez passés à côté.

ça se présente comme des sharpei, si l'on veut être honnêtes. ça en a le pli et la couleur. ça dégueule sur le mollet avec nonchalance. on les détestera en 2010 mais là on s'en fout. on est pas ici pour ouvrir un PEL. de toute façon l'immobilier se casse la gueule. c'est le marché de l'art qui s'envole et isabel, si c'est pas de l'art, autant dire qu'usain a bégo !

dans la série "j'ai fait un rêve étrange et pénétrant d'un homme que j'aime et qui m'aime au point de mettre son salaire tout entier à mes pieds divins", y a aussi les dolce gabbana :

zara en a fait une pâle copie. si je ne les ai pas achetées, c'est seulement parce que je veux encore croire que je vais trouver quelque part une imitation mieux foutue (dans mes rêves?). avec un peu plus de faux croco par exemple. 

bref. comme si ce n'était déjà pas assez dur, il y aussi les proenza :

ce petit côté "je garde les shoes de ma copine surya bonally", je sais pas, ça trouble mes molécules.

et sinon, tu les sens mes talons de 15 acérés comme des flèches dans ton coeur, honey banquier? ce n'est pas vraiment du vice, jean-pierre, c'est juste god save the (alexander mc) queen. et c'est beau. et c'est tout.

et puis quitte à partir en fusée dans sa tête, quitte à l'exubérance, autant se tirer chez les ritaliens :

gucci s'amuse avec des clous. c'est énorme. c'est clinquant. c'est la décadence. c'est beau comme là-bas (rome).

et puis celles-là (dans ma fébrilité, j'ai juste zappé le créateur ricain, maudite sois-je moi-même). mais la bottine lacée on va en reparler ici :

après ce trip "richard gere est assis en face de moi avec son gros chéquier, ses petits yeux porcins pleins d'amour rivés à mon corps de liane baleineau", le retour sur le plancher des vaches peut s'avérer brutal (mais de toute façon on n'a jamais vraiment pu blairer porcinet, si l'on va par là). moi je dis, rangeons nos mouchoirs, fillettes, et venteparcorrespondons :

et vous fait ça pour la redoute (si si). or c'est moi ou à peu près tout un dressing est cap' de marcher avec ces bottes ?

les boots melllow yellow me parlent pas mal aussi :

  

et puis le bon plan pour finir ? même pas 45 euros les bottes courtes (soit à peine un pourliche dédaigneux de richard chez ed). c'est aussi la redoute qui les fait. ça a encore un petit charme été indien. c'est aussi en noir ou en beige si je ne m'abuse. yihah !

http://www.myspace.com/adamarcuragi

 

Publié par piapias à 21:33:03 dans où je bave avec application | Commentaires (3) |

tart(an) ta gueule à la récré | 19 août 2008

parfois le bonheur coûte 2,30 euros. car me voilà rieuse & joyeuse au-dessus de mon "elle" encore un peu en mode "les stagiaires ont le power" (dans mon journal, c'est pareil et je peux vous dire que ça en arrange certains, parmi les vieux dont je suis; je dis "vieux" car parmi nous, personne ne s'appelle nancy ou kelly ou ambre. alors que parmi elles, tout le monde), en présence de ce qu'à coup sûr mari & amis seront cet hiver d'accord pour moquer (et quand je dis moquer: je veux dire hululer de concert, car il y a des hommes cruels sur cette terre, petite fille) : le collant écossais ! rouge, tant qu'à (à ce niveau de jambes démonstratives, on serait gourdes de tuer le concept par du gris). je sais bien que cet automne, la mode la joue un peu "mon manoir preppy dans les highlands" (et on est d'accord que pour une chemise de bûcheron, on est toutes prêtes à faire un peu n'importe quoi), mais est-ce que j'ai la berlue? il me semble qu'à chaque rentrée -réminiscences de nos kilts et sous-pulls des 70's ?- on nous refait le coup de l'écossais nouveau must have. j'ai jamais l'impression que le truc prenne vraiment, d'ailleurs (en novembre, c'est marrant comme on est passés à autre chose). mais par un subtil effet de marketing viral, parce que je suis faible, il y a toujours un moment où je me crois de retour en CM2, un moment où j'ai envie d'acheter une jupe plissée, et courte, et grise, un col V avec un écusson sur le sein gauche (c'est toujours le sein gauche, je vous signale), un caban, des babies à talons, des chaussettes hautes, une besace en vieux cuir, un fiancé blond à mèche et tiens, paf, un truc en tartan.

alors pourquoi pas un collant, je me dis, tout à mon petit côté zit remedy un jour, zit remedy toujours ? eh bien peut-être parce que l'effet "je sors avec la couverture anti-poils de chiens de la banquette arrière sur mes guibolles", ça va être du sport à assumer, mes petites dames. et quand je dis sport: je veux dire qu'il y a des effets d'optique plus doux que le carreau sur mollet: ok, pas le motif jacquard non plus. pourtant -eh ouais, on est comme ça, nous autres, toujours un peu à se compliquer la vie, car sinon tout serait si ennuyeux- on en veut aussi, du motif jacquard, là. chez la suède (pisk, vas-y, ricanne mon petit père), il y a du pull de nerd des années amstrad et si c'était pas encore 29° sur mon vieux-port, je serais déjà la fille qu'on repère dans la ville à ses losanges. à ce rythme, c'est à peu près clair qu'on va finir, dans une saison ou deux, par remettre du pull à torsades. l'honni. everybody wants something, they'll never give up (si tu es capable de replacer ceci dans son contexte historico-culturel, tu es si fort que tu me donnes envie d'être ton ami pour la vie)

www.myspace.com/hadoukenuk

ps: pete, on n'est pas OBLIGES de porter la robe, surtout dans cette atroce longueur mortifère, la robe avec les collants de punk, je précise ;)

photo: défilé hiver 2008-2009 d&g, www.vogue.com

 

Publié par piapias à 14:49:57 dans inspiration | Commentaires (13) |

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