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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

RTT, olé ! | 30 novembre 2007

la france, aimez-la ou quittez-la, disait l'ami de petite taille d'un chanteur bien trop peroxydé en cuir JC jitrois. eh bien sacré petit nain passe-partout, j'ai envie de te dire: chiche ! puisque nul ne sait de quoi demain sera fait, puisque c'est peut-être la dernière fois que je peux claquer ma RTT comme une flambeuse, je vais pas me gêner. oui, je sais. c'est pas comme ça que mon power d'achat regrimpera vers les cimes. mais il suffit d'un homme, il suffit d'une voiture et de quelques bons CD dans l'autoradio pour faire mon bonheur. 1300 km pour retrouver la chica de granada.

ciao ciao la compagnie, à très bientôt !

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=56957899

 

Publié par piapias à 22:02:13 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (2) |

rions un peu | 29 novembre 2007

parfois, comme ce sfgqfgqsyf jeudi, un cours d'aquagym avec le Maître de Guerre (ma nouvelle prof) ne suffit pas à vous sauver le moral (aucun meurtre de masse n'est cependant commis, ce qui indique à quel point le vernis social et une bonne éducation peuvent influencer le cours d'une vie). parfois, que tout dans les magasins soit noir, ou noir clair, ou marron, ou alors gris (le gris, je sais pas vous, mais je vais pas tarder à saturer: pourquoi vouloir absolument redonder l'hiver??), ça donne juste envie de choses joyeuses, pas sérieuses, limite des jouets. et chez topshop, ça tombe bien, on trouve toujours de quoi rigoler, la preuve en images ;).

http://www.myspace.com/thedoband

pour une raison mystérieuse, toutes les photos semblent comme aimantées vers la droite. est-il 20h10?? mon ordi s'est-il fait sarkospammer??

et oui, je sais, l'humeur belliqueuse et hyper down de mes billets va finir par me flinguer toute sympathie sur la blogo... mais je suis une fashionnette ronchon, voilà, c'est dit.

 

Publié par piapias à 19:45:00 dans où je bave avec application | Commentaires (2) |

un bon jour pour vieillir | 27 novembre 2007

il y a eu l'époque: "ces vieilles peaux refaites, quelle poilade". il y a eu l'époque "attends, le mec il m'offre deux tailles de bonnets en plus, je lui dis pas non". il y a eu l'époque "bon sang si on pouvait s'aspirer la culotte de poney soi-même! mais que fout la science ??". et là, en gros, on est à l'époque "c'est combien le botox déjà?" bref, avec mes copines, les conversations "troy & mc namarons-nous" évoluent avec le temps. disons que la jeune patte d'oie s'est chargée de calmer notre radicalité originelle. pourtant, jusqu'à il y a très peu de temps, le concept "vieillir", ça se résumait à un seul truc: temps de récup' plus longuet après énième nuit de débauche passée à danser sur les tables. broutille. et pis paf, un matin, 32 ans: la baffe. enfin, la baffette, quoi. une sorte de masque fatigué qui ne vous quitte presque plus, des yeux qui plissent aux coins même quand ils sont pas plissés, une empreinte de sourire qui hésite même lorsque vous ne souriez plus. c'est curieux, vieillir. comme massimo gargia, je devais être trop occupée à faire la bringue pour voir venir. 

alors avec les filles, là, parfois, avec le café du matin ou la last vodka du soir, on gamberge sur le thème "comment restez-nous mêmes en mieux". sans rides, sans poches, sans cheveux blancs (bon, ça c'est une plaisanterie bien sûr, que l'homme qui a inventé le diacolor soit béni et que son nom soit sanctifié). on propose de demander des prix de groupe: mais peut-on discuter le coup avec un chirurgien esthétique? "alors le petit lifting, là, vous m'en mettrez treize à la douzaine, dr troy". on investit dans une première crème "révélatrice de jeunesse" (ouais, parce que là c'est pas encore la chute de l'empire romain, hein, c'est juste la tête de quelqu'un qui a passé trop de nuits à faire des tas de choses sauf dormir). on commence à lire des articles parlant de "médecine esthétique" (mais on n'arrive pas à aller au-delà de la dixième ligne: peut-être pas encore ASSEZ vieilles pour ça??). on est "chiantes, qu'est-que ce sera à 40 ans", dixit les chéridamours qui s'en foutent, eux, d'une patte d'oie, vu qu'ils sont cap' de trouver ça schön.

et puis on se retrouve à crier "adrrrrriiiiien" à un concert des bb brunes, au milieu d'un troupeau de filles qui ont glissé leur appareil dentaire dans la poche arrière de leur slim taille 25. et là c'est du botox pour le moral. à croire que le rock c'est ma personal "médecine esthétique" à moi. parce que même si la tête de philippe manoeuvre finit par vraiment foutre les miquettes, il n'y a rien qui me fasse me sentir plus furieusement et éternellement et dramatiquement et joyeusement teenager que le rock. donc tant qu'arcade fire existera, le bistouri attendra.

photo: the cobra snake.

http://www.myspace.com/animalcollectivetheband

Publié par piapias à 21:32:41 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (0) |

ma mémé's touch | 25 novembre 2007

ma quête de la robe blanche s'avérant totalement vaine -j'ai souvent ce souci avec les habits: quand je veux fébrilement, obsessionnellement quelque chose, ce quelque-chose là n'existe pas encore dans les magasins où l'on n'est pas obligés de payer en kilos d'or- j'étais en quête dans ma cave (mon dressing bis) d'un jupon blanc plus mis depuis deux siècles à transformer en placebo. et je suis tombée alors sur ma "oh non, ta robe chemise de nuit de mémé" (sur le visage de chéridamour, l'allégorie du désespoir). pour une raison mystérieuse (sentimentale?), j'ai toujours adoré cette robe à fleurettes mauves. je ne trouvais juste plus aucune façon de la porter sans provoquer des débandades autour de moi. mais ceinturée avec ma petite trouvaille de la rue des rosiers, avec un gilet long, une grosse écharpe très longue, des leggings noirs et des low, je me dis que cette nuisette de mamy denise peut encore, je ne dis pas réveiller les morts, mais en tout cas sortir dans la rue sans que les enfants lui jettent des pierres parce qu'elle "va à l'école en pyjama" (ce vieux cauchemar de mon enfance).

http://www.myspace.com/loscampesinos

Publié par piapias à 18:24:41 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (4) |

pencil skirt | 24 novembre 2007

apparemment, rien de plus fastoche. c'est noir, c'est même pas trop court, c'est même pas volanté, c'est même pas transparent. mais quand je vois une jupe crayon taille haute, je vois cette vieille posh, ses 34 kilos de muscles, ses seins bioniques brandis comme des armes de destruction massive droit devant elle, ses maxilaires serrées à s'en faire péter les couronnes, sa démarche de robot monté sur louboutin. et maman, j'ai peur. et en même temps le côté légèrement glacial, un peu strict et austère, ça titille chez moi quelque chose, ce qui fait sans doute de moi une grande perverse, mais nous règlerons ça une autre fois. donc bref, depuis bien trois mois j'ai cette jupe apparemment finger in the nose portable et je n'arrive pas à sortir avec. je veux dire hors de mon salon. c'est peut-être le côté dame qui dérange mon éternel fond d'adolescence, je sais pas, il y a des vêtements que l'on fantasme à 20 ans et dans lesquels même à 30, on ne se sentira jamais assez femmes pour se glisser avec aisance. même si avec des low boots bronze, on est quand même loin de la secrétaire un peu bitch (et je dis ça, et en même temps je pense au film avec maggie gyllenhaal et tout de suite j'ai envie de remettre mon slim parce que les choses soient claires: je ne suis pas hyper partante pour une fessée party, point à la ligne)... alors voilà, j'aime cette jupe, j'aime l'idée de marcher légèrement entravée, à petits pas précis et conquérants, mais elle n'est pas pour moi. il y avait une chose qu'on se disait, mes copines et moi lorsque nous avions 16 ans et cette chose était : plutôt crever qu'avoir l'air d'une Fââme. avec nos 85 A il faut dire que ça nous arrangeait bien. le truc, 10 ans plus tard, c'est que la posture de la fille-qui-fait-mine-de-s'en-foutre (de la féminité sérieuse premier degré) est bien accrochée. alors les décolletés, alors les jupes d'assistante empressée, alors les talons de 12, quelque part, ça ne passe pas. c'est un petit peu ce que punky (LA punky b!) expliquait une autre fois: pour elle, impossible de sortir en donnant l'impression d'être trop apprêtée. c'est l'idée. il y a des intentions que l'on n'assume pas. il y a une sorte de modeste féminité, une humilité du sex-appeal, dirais-je, qui est bien ancré chez les filles dont la bibliothèque est plus balèze que le tour de poitrine. less is more en d'autres termes. dr sigmund trouverait surement un truc marrant à dire là-dessus.  

http://www.myspace.com/jayz

Publié par piapias à 20:02:26 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (7) |

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