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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

play it again, sam | 04 octobre 2008

les hommes sont-ils des jouets?

bien sûr, oui, ouiii, what a pleasure ! joue avec moi !

mais passé 30 ans, ils ont souvent tendance à porter des costumes, des chaussettes noires en fil d'écosse, des certitudes un peu raides aux entournures, à devenir myopes, à ronchonner, à pas TOUJOURS vouloir sortir. on joue toujours avec, parce qu'il n'y a quand même pas tellement mieux sur cette terre (même vieux, un homme a souvent une longueur d'humour d'avance sur toi, jeune femme resplendissante, sache-le et apprends à son contact), mais on voudrait bien qu'ils retrouvent leur côté lego, leur côté playmobil, leur côté petit boy malicieux qu'on a toujours trouvé tellement cute (car une mère tendre sommeille en toi, jeune femme éblouissante). 

alors un homme avec une barbe, une belle veste ET une écharpe fofolle au point mousse (oeil de lynx is mine!) qui dit zut à la crise, ah mais quelle joie, moi j'dis !

http://www.youtube.com/watch?v=9AKaV911uJA (ne me demande pas pourquoi: aujourd'hui j'ai une patate à écouter run dmc)

photo: face hunter

Publié par piapias à 10:23:02 dans inspiration | Commentaires (30) |

la robe bleue | 01 octobre 2008

que voyons-nous sur cette image ?

- que la récession du keffieh n'est pas encore pour immédiatement. que même, maintenant, on fait des robes avec. voilà une façon très développement durable de liquider les stocks de chèches qui nous restaient sur les  bras.

-que zara est un peu cet ami de l'automne que j'ai. je veux dire que voilà une enseigne qui veut du bien aux femmes dans mon état: avec l'espagnol, camarade, dis non à l'humiliation d'une taille 42 TROP PETITE ! sois toi en taille M.

-qu'il est difficile de tenir un blog de mode lorsqu'on a un chien à la maison. vous noterez en bas à droite la présence d'un "lasso d'entraînement": voyant la patronne en train de se contorsionner devant le miroir, l'animal proposera volontiers une "petite partie de rire" à sa sauce. qu'il n'y ait pas grand chose de plus chiant qu'une partie de lasso, voilà qui n'effleure pas une seconde le cerveau de votre amical compagnon.

sur cette seconde image, nous constaterons de plus que :

-la blogueuse, dans son 3e trimestre, ne possède plus depuis longtemps ce qu'il est convenu d'appeler "une taille".

-zara est un sale copy cat de sa race. bien entendu les isa marant ne sont pas tombés sous l'oeil d'un espagnol bigleux. mais quelque part, on en est joyeux.

http://www.myspace.com/masonproper

Publié par piapias à 13:09:36 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (15) |

le burn out (et non le burnou) | 28 septembre 2008

on est tout un tas de petits gars & girls ces temps-ci à frôler le pétage de câbles. le bug, le truc où tu imploses avec de la fumée qui sort de ta tête et ton écran qui grésille. je conseillerais à tous les léthargiques du monde de vivre des temps de rachat d'entreprise, des temps doux de productivisme délirant, des temps tendres où ta vie est sponsorisée par le slogan suivant: "faire plus avec moins". croiser ton mari deux heures par jour, avec des cernes comme des souris grises sous ses beaux yeux. revenir bosser sur tous tes jours de repos. te lever à 7h le dimanche. faire quatre journées en une. rallumer ton ordinateur à 21h parce que l'un de tes chefs a une NOUVELLE CHOSE TRES TRES IMPORTANTE à te demander.

comme tu es le genre de fille un peu concon, un peu première de la classe, un peu barbara gould de l'efficacité, un peu "du guronsan coule naturellement dans mes veines, martine", avec ton dynamisme stupide, ta grosse niaque sacerdotale, tu es une proie super fastoche pour le gros méchant burn out de saison.

et pourtant tu es comme un stick mennen, sur ce coup, tu as comme qui dirait une, hem, sacrée largeur d'avance: tes hormones super balèzes de femme baleineau qui sont comme un petit bouclier bionique contre les mauvaises ondes, pchiii, paaa, chouba. ce truc que j'ai demandé à mon copain marc -qui est un peu comme le dr house, sauf qu'il n'a pas de canne et qu'il est tendre comme une brioche- si on pouvait éventuellement les acheter, plus tard, en pharma, pour les jours de lose. bon eh bien non, désolée, non, la seule solution est de tomber enceinte tous les 9 mois jusqu'à la tombe. c'est con parce que sinon j'étais déjà sur e-bay à vous en fourguer un peu au prix fort et à compenser le fait que je n'ai PAS gagné à ce fucking euromillions (alors que j'avais très sérieusement repensé ma vie à l'aune de 130 millions d'euros dans ma musette, comme à chaque fois). bref il était question d'une histoire de barrière encéphalique (j'ai déjà dit que j'étais la personne la plus futile de mon crew?).

tout ça pour dire quoi, encore une fois?

rien sur la mode. pas le temps.

juste me dire qu'il y a des dimanches de labeur où il vaut encore mieux écouter le petit apprenti devendra déniché dans une cave lilloise par mon hans, http://www.myspace.com/louisaguilar  

parce que le folk c'est bon contre les patrons, camarades.

Publié par piapias à 10:15:31 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (17) |

comme la pluie | 26 septembre 2008

parfois c'est comme si tous les crevards du monde voulaient s'donner la main. le même jour. et ce jour-là il pleut parce que sinon, bon, on ne sait pas, peut-être que le tableau serait pas assez évident pour tout le monde, tu vois??? ce jour-là ton obstétricien est un type que tu n'avais jamais vu et qui n'a qu'une phrase à te dire : or cette phrase étant "autre chose??", cette phrase ne comportant pas même le bout d'un verbe, ni non plus d'une formule de politesse, pas davantage qu'un regard, au bout de trois minutes, tu es déjà dehors à te dire que, waw, heureusement que tous les hommes devant qui tu as été nude n'ont pas été aussi désagréables parce que sinon autant se faire nonne, moi je dis, autant arrêter tous ces achats idiots, ces talons de 8, ces trucs affriolants, ces mines que l'on prend, autant jeter son épilateur j'ai envie de dire. enfin, à quoi devais-je m'attendre de la part d'un gars portant une chemisette saumon dans une consultation (à 24 euros, c'te misère) publique?

après c'est que tu te rends compte que les vieilles dames sont vraiment des teignes qui te filent des petits coups de caddy au rayon crèmerie (où je m'éclate à mort avec mes 0%), et quand tu fais "oups", elles, elles glapissent  "VOUS pourriez faire attention ?!?" (= "avec votre bidon en forme de montgolfière, jeune traînée qui doit toucher les allocs, si c'est pas malheureux ma bonne simone, de mon temps on vous aurait foutu tout ça à la mine, et d'ailleurs il est où le père, hein?"). ce jour-là généralement, tu chopes des ampoules dans tes nouvelles chaussures probablement pas assez onéreuses. et puis ta frange frise. et il ne reste plus de robe violette sublime chez zara, je veux dire dans ta taille cétacienne. à la limite c'est le genre de journée que tu fêterais bien avec un crumble choco-poire mais c'est aussi le jour où la sage-femme a fait tss, tss, "il va falloir nous rééquilibrer tout ça madame sinon à ce rythme dans trois mois vous nous faites un + 20", où la sage-femme t'a dit ce truc monstrueux, ce truc monstrueux que même "elle" n'ose pas dans son numéro spécial régime de la fin juin, ce truc monstrueux qui est "attention, n'abusez pas des fruits, c'est plein de sucre", alors que tu t'apprêtais à te la péter grave façon première de la classe because tu n'as pas cédé à une saloperie à 8000 calories depuis que tu es rentrée de beurreland, le pays où la vie est plus beurrée, j'ai nommé la bretagne maléfique, alors que quand tu te lâches, c'est sur les brugnons, et bien tintin de frime les amis, au rebus les brugnons, ava est un gros baleineau pour la science moderne. c'est la dame qui l'a dit.

humpff (c'est le moment où je lâche un gémissement déchirant, le moment où mon chien lève un sourcil d'emmanuel chain et préfère se replonger dans sa pattucure tellement je lui fais pitié, c'est le moment où je dis que tout ça, c'est vraiment trop injuste). à la limite, ce serait le genre de jour où écouter du spain, j'ai envie de dire. ou carrément "les chansons d'amour". en regardant tomber la pluie sur les platanes, en tentant d'oublier que ma panse de baleine réclame de toute urgence DE LA NOURRITURE.

à la limite pour me faire rire, je préfère encore aller chez le face hunter. une bonne grenouillère en laine et ça repart comme on dit.

www.myspace.com/thosedancingdays

 

Publié par piapias à 19:21:02 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (14) |

dentelles | 25 septembre 2008

à l'origine était la femme (madonna), puis vinrent ses clones (moi, jeanne mas, et quelque part, les dames de la rue curiol, dite aussi par les plus optimistes "rue de la gaudriole"). notre point commun, à nous autres, gentilles créatures du démon?

nous avons une sorte de goût incompréhensible pour la résille. la dentelle noire. toute cette sympathique vulgarité. toute cette sympathique vulgarité qui ferait dire à ma grand-mère, lèvres pincées dans son pavillon d'athis-mons, "hem ! tu as mauvais genre, ma petite-fille". mamina, qui est en réalité la personne qui durant toutes ces années a tricoté pour anne sinclair et anny blatt, a une idée précise de ce qu'une femme BIEN peut et doit se permettre. en d'autres termes: le pull mohair fantaisie, c'est oui, les collants de putain, c'est non mais ça va pas ta pauvre tête?!

bon, c'est bien joli, mais c'est vrai que c'est aussi bien casse-gueule, ce côté vénéneux de la dentelle jambiale (parfaitement, jambiale), ce côté ombre et lumière, ce côté lacéré rock salace, ce côté le mystère sophistiqué de la femme. ça appelle évidemment des images un peu bitch, de secrétaires pas farouches dans un film biélorusse sans sous-titres (pas besoin), de femmes qui sentent shalimar, de lèvres trop fardées, de macadam mouillé (j'allais dire de blues trottoir juste pour faire mouarf avec ma fabuleuse culture musicale), d'hommes faciles ("mais tous les hommes sont faciles, enfin, martine"), enfin tout ce tralala fiévreux de nos imaginations pas très originales, des fois, quand même, il faut le dire.

comme le voyage dans ces bonnes (?) vieilles 80's continue, les collants en dentelle -et même, par pitié ! son cousin le leggings dentelle- sont de retour. et ils ne sont pas très très contents? on sait pas. ils sont là, en tout cas, et c'est toujours ça que le motif plumetis n'aura pas. perso, pour la vraie vie, je suggère de calmer le jeu un peu comme la vraie jeune fille sur la photo, avec quelque chose d'un peu street-wear, quelque chose comme un sweat à capuche, une matière douce (par exemple, la jupe en cuir: eh bien c'est non. la jupe en cuir est l'autre truc de femme de petite vertu qu'on veut toutes sans trop savoir pourquoi, mais il faut parfois réfléchir, même quand on est une fille, te dirait ma mamy en mohair: ainsi, veut-on absolument passer la journée avec des hommes agitant la langue et des billets de 100 euros sur notre passage?)?

cela te regarde, martine.

http://www.myspace.com/teitur

Publié par piapias à 16:52:51 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (5) |

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