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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

quelqu'un m'a dit que le plus beau du quartier... porte des mocassins à glands | 18 décembre 2007

si je ne lis pas "voici", c'est tout simplement parce que mon aurélie le fait pour moi. et bien, hein, comme une pro, parce qu'elle a un super entrainement, et donc son oeil bionique de ragot qui tue repère tout de suite les trucs essentiels (en gros: quidieuduciel est au bras de julien, ma loutre, mon astre, cette semaine. et comme cette semaine c'est louise bourgoin, je me dis que ça sert vraiment à rien de résister au crumble choco-poire, parce que là c'est plus de la concurrence, c'est du piétinage de gueule tout simplement). si je ne lis pas "voici" c'est aussi parce que "mes" pipoles ne sont jamais dedans (à part donc julien et cette gqgdqjds très sympathique louise bourgoin). mes pipoles n'intéressent pas "voici" sauf très exceptionnellement quand ils massacrent une femme frangée (bertrand C.) ou qu'ils couchent avec une starlette à long menton (fabrizio M.). et c'est très bien comme ça, parce que l'un dans l'autre, lorsque "voici" me donne de leurs nouvelles c'est qu'ils vont me décevoir (oui, je sens bien que c'est l'idée générale du truc: descendons-les de leur piédestal, blablabla, mickey donald et moi... ok mais non). parce que le truc aussi avec mes pipoles, c'est qu'ils sont assez très peu mondains, comme pipoles. ce qui me va bien parce que je peux me dire: eh, damon! j'ai peut-être pas ton talent et ta hype, mais moi tout pareil que toi, les bouates me font bailler de mort subite.

mais donc bref, cette semaine, dans la série "mon pipole qui n'intéresse personne parce qu'il est bien trop fin pour ça aurait mieux faire de trouver une excuse bidon pour pas aller à un fucking dîner de l'ambassadeur avec des publicitaires trempés dans un pot de dior bronze"...   

je demande carla, carla, carla. tu avais la grâce, honey chérie. une fille, belle, feulante et douée, avec une guitare sèche et des paroles ourlées comme rarement ici, les souvenirs que je me suis tricotés dessus (c'était très facile d'être mélancolique et douce, tes chansons dans l'oreille), cet hiver-là, enfin tout ça... pour ça ?!? le retournage de veste, la flunch touch dans un décor de carton-pâte, l'affreux petit fou et ses talonnettes?

carla? eh? il y a des drogues contre ça, tu sais? la mid-life crisis, comme on dit. julien, tiens, par exemple. 23 ans, la perfection au masculin. un type avec qui faire ta demi M. un type à faire verdir tes vraies rivales: les filles de 17 ans qui ne connaissent pas encore le sens des cruelles expressions "pattes d'oie" et "ride du lion". la talonnette file un sale coup de vieux, en revanche, non?

ps: en plus tu vois le travail? si tu t'étais pas collée au tout petit bonhomme, personne n'aurait remarqué que tu ressemblais à son ex.  

http://www.myspace.com/foals

 

Publié par piapias à 21:22:23 dans où ça prête à rire | Commentaires (12) |

pourquoi je ne vais pas aux ventes presse | 15 décembre 2007

"et elle s'en vante???" êtes-vous sans doute en train de ricanner ce que, quelque part, je conçois toutaf'. quand on fait certains métiers et que l'on est une fifille, ces petits cartons magiques -ventes presse, soldes privées- ont tendance à vous dégringoler dessus régulièrement, sans nécessité pour cela  de distribuer de pots de vin. donc moi je n'y vais pas. parce que je suis une tatie danielle qui n'aime rien plus qu'être désagréable? même pas. je suis trop gentille pour ça, des gens eux-mêmes super gentils pourraient le jurer sur la bible (ils diraient sans doute aussi que je peux avoir une façon brutale de mettre les points sur les "i" qui pourrait me faire rebaptiser "apocalypse now"). nan, si je snobe ces ventes-là c'est pour deux raisons:

1. la foule. les filles rassemblées sous forme de. grouillante, surexcitée, la foule. prête à tout. avec des talons de 15 à vous enfoncer dans la converse. cap' de se foutre à oilpé en pleine boutique pendant que vous faites patiemment le queue devant l'unique cabine du lieu (avec 45 autres crevardes dévorées de pudeur et de timidité). cap' de vous arracher des mains un vague ticheurte récupéré SOUS les portants. cap' de vous faire acheter n'importe quoi parce que des fois, même vous, Solitaire Vertu Traçant Sa Route Dans La Vallée Du Mal, êtes cap' de céder à l'effet masse, au mimétisme frénétique qui fait le succès de ces ventes-là (où, le plus souvent, on vous refile des rossignols des saisons passées, et même pas pour trois sous). je n'achète presque jamais pendant les soldes pour la même raison. je ne fais pas confiance à mon réalisme et à ma pugnacité au milieu d'une meute de harpies frangées.

2. la peur de décevoir les gens en n'achetant rien. les gens que je connais, les gens qui ont la boutique, la styliste, enfin la personne qui m'a invitée, veux-je dire. les cartons tirés à 400 000 exemplaires, c'est autre chose. mais quand la fille -la chargée de com', ou la créatrice herself- a réussi à me choper sur mon portable, là c'est no way. je sais que j'irais pas. impossible de me retrouver à fouiner dans sa collec sans repartir avec un truc, j'aurais trop peur de blesser, mais des fois tout est trop cher, trop pas comme j'aime, et là du coup c'est un peu comme lire le manuscrit bof d'un copain, c'est LA situation no way. alors ce que je fais du coup, c'est minable et c'est juste inventer des prétextes blablafallacieux pour pas y aller du tout du tout (ce qui est con, aussi, parce que je rate sans doute plein de trucs à me faire pousser des yiiiiha...).

le résultat, c'est aussi que je paie tout plein pot. mais tranquille cécile, dans mon petit coin de fille compliquée pas grégaire. oui, c'est d'la pose. mais vraiment pas seulement :).

http://www.myspace.com/jamietwimbledon

Publié par piapias à 19:21:20 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (4) |

deux fois rien | 15 décembre 2007

vous pensiez avoir laissé derrière vous tous vos soucis, vos collègues fous, votre famille siphonnée du ciboulot, vos stress du bouclage (je ne parle pas de frisottis, j'ai découvert Frizz Ease et ma vie a changé), cette demande d'augmentation dont vous recommencez le brouillon depuis un mois déjà en regrettant de ne pas avoir fait un BTS force de vente à la place d'une fac d'histoire de l'art ? dix jours plus tard, les revoilà qui vous accueillent bras grands ouverts, les voilà qui vous sautent au cou, vos charmants boulets. votre vie. votre quotidien. dans dix jours vous l'aimerez à nouveau comme un vieux pyjama de cocooning, pour l'heure vous ne voyez que ses défauts. vous aimez les vacances parce que les vacances, c'est vous en light. votre coeff' de chiantitude s'effondre. votre chéridamour vous couve. vous faites des blagues de 4e aux vôtres et ils en redemandent. vous dansez dans la rue, vous faites des ricochets sur la plage. vous mangez sans penser au traumatisme psychologique que représenterait le fait de ne plus entrer dans une taille 27. vous buvez comme si l'alcoolisme était le truc le plus bath du monde. la nuit n'est pas assez longue pour vous et quand vous dormez, c'est comme un nourrisson repu. bref. pour tenir le choc rien ne vaut une furtive petite virée chez mes vos MM. Hennes & Morritz. Tomber sur cette espèce de "tunique, je suis formelle" (vous a affirmé la vendeuse, alors que vous sortez de la cabine dubitative avec l'impression que vos jambes avaient gagné douze centimètres, ce qui est logique finalement quand votre robe en mesure trois), ce truc à mi-chemin de la liquette et de la robe de sailor moon, ça vous revigore. attraper au vol ce foulard perfect -juste celui que vous cherchiez depuis trois mois- et ne même pas faire tiédir votre CB, voilà le moral qui fait wiiiz.

http://www.myspace.com/filmschool

Publié par piapias à 11:36:18 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (0) |

save the girl, save the world | 12 décembre 2007

quand je rentre de vacances à la mi-décembre (vous me direz: mais QUI part en vacances à la mi-décembre??), je trouve trois choses dans ma boîte à lettres: des télérama qui ne seront peut-être pas totalement lus, soyons honnêtes, des factures qui seront malheureusement toutes payées, je suis honnête, des lettres de suppliques d'associations m'incitant à investir dans le village d'enfants albanais, la forêt équatoriale ou la défense du lycaon qui ne seront sans doute pas ouvertes, je suis honnête -même si du coup là j'ai l'air de brice horte' ramenant des enfants à la frontière avec sa tête de fou roux. quand je rentre de vacances à la mi-décembre, je n'ai plus un radis vaillant mais je préfère penser aux fêtes, un truc qui ne rime pas forcément avec déprime dans le bolduc depuis que j'ai compris qu'une poignée de copains ivres suffisait à sauver la nuit de noël. et quand je pense aux fêtes, sans une pauvre ombre d'euro en poche, je crie quand je tombe sur ça: ça, c'est non seulement ma robe blanche, mais aussi ma robe blanche de fête qu'avec c'est tout simplement possible que le père no me demande ma main et me roule des pelles dans son traineau. ça, c'est du paul & joe et ça coûte 327 euros. soit le prix du sauvetage de douze mille enfants somaliens, de cent mille hectares de forêt pleine de bestioles qui piquent et qui rampent et d'une famille nombreuse d'un million de frangins de lycaons. ça, c'est pourtant le truc qui me travaille le ciboulot, là, à peine rentrée, avec encore des envies de bringue et de faire ma bella dans des lieux de night.

comme je suis une fille blindée de morale, il n'y a pas treize solutions: je ne vois qu'une collecte. pour ma robe, veux-je dire. parce que c'est bientôt noël, mince. et que les paillettes en mars ce sera juste pas possible. et parce que je peux pas flamber 327 euros quand un enfant sourd aveugle amputé des douze membres me demande sur les courriers de soeur maria luisa de la natividad de lui donner l'euro symbolique qui lui permettra de fonder plus tard une belle famille.

http://www.myspace.com/jakobinarina

(et pour ces joyeux islandais, je dis merci strangemoon la frangée)

Publié par piapias à 20:03:17 dans où je bave avec application | Commentaires (3) |

tapas cent balles ? | 10 décembre 2007

(ok, à ce niveau, ça ne peut même plus prétendre au terme "d'humour"... c'est la faute au rioja, disculpe) 

ceci sera un post format tapa et non racion. un mystère se présente à moi sous la forme suivante: être dans le pays de zara avec ma soeur (la maternité n'a été qu'une ultra brève trève dans sa frénésie de shop-shop) avec une grosse envie de retrouver la joie de nos parties de flambe ados et ne PAS shopper. parce que la déconvenue -appelons ça comme ça- c'est qu'en espagne (d'accord, je ne suis pas dans la capitale du pays des maracas, mais ici ce n'est pas non plus la finca paumée dans le champ d'oliviers) le niveau de tentation fashion reste sous le niveau de la mer. surprise: les zara ne sont pas prophètes en leur pays mais peut-être est-ce aussi parce qu'ils ne font pas beaucoup d'efforts non plus? c'était un peu mémèreland sur les portants, si je puis me permettre. quant à bershka, quelle berezina. plus cheap que tout. les bonnes pièces (si si, y en a chez moi!)? je sais pas où elles sont (enfin si, justement: chez moi). reste pull and bear (marque des petites ados d'ici, une sorte de bersck' bis, je dirais) qui devient une espèce de graal de substitution mais comment se visualiser dans un slim taille 32 (après dix jours de tapas et rioja, en voilà une idée qu'elle est tout bonnement grotesque)?? bref, avec ma chica, on avait le choix entre flamber dans des robes de flamenco à 3000 boules et/ou de la pompe de gitano qui brille autant que le pento que les garçons se mettent dans le poil ici (le pento c'est un espèce de gel, visiblement l'idée c'est d'en mettre jusqu'à ce que les toros puissent se mirer dedans, c'est assez spécial). alors je ne suis pas non plus le GPS de la mode sévillane, et pis j'aime pas dire du mal d'un pays aussi diablement fêtard (non, je peux même pas) et beau mais quand même. quand même. ma CB a bien cru que je l'avais emmenée au fin fond du south espagnol pour l'abandonner sur une aire d'autoroute, comme ça, comme une pauvresse. elle est rentrée avec moi mais je suis perplexe. et déçue forcément un peu. donc pour la prochaine fois je lance un SOS: hola, amies andalouses, quelles sont vos bonnes adresses pour flamber, nom de nom??

ps1: suis quand même repartie munie d'un gilet long avec un brin de cachemire dedans, tout fin tout chaud pour aller avec mes slims (les fesses des filles ayant abusé de la patata brava ont besoin d'un allié et cet allié coûte 39 euros chez zara, autrement dit c'est un bon companero)

http://www.myspace.com/kanyewest (quelqu'un connait quelque chose de plus furieusement bling bling et génial que "stronger", là, tout de suite? c'est bien c'que je me disais)

Publié par piapias à 19:46:21 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (0) |

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