le gant de cuir est dans la place. or comme tu ne disposes ni d'un roadster, ni de tendances dominato-castrato-germaniques, ça te laisse somme toute de glace. tu n'es pas karl. le gant de cuir fait partie de ces accessoires beaux et classieux qui s'ennuieraient dans ton existence si peu martiale: tu t'imagines serrant des mains avec ta moufle polaire et rigide, peinant du coup à convaincre tes interlocuteurs de devenir tes gorge profonde pour la vie (tu parles comme si tu avais présentement une activité professionnelle excitante consistant à donner envie à des gens de te révéler des secrets d'état, pas comme si la seule personne à qui tu avais parlé ce matin était la caissière du marché u, et d'ailleurs seulement parce que tu avais oublié ta carte de fidélité, car finalement, tu ne serres jamais la pogne des caissières du marché u, ce qui, au fond, est peut-être un peu gauche caviar si on veut bien y réfléchir, refermons la parenthèse).
donc fi du gant de herr doktor.
tu aimes, comme c'est étonnant, un truc beaucoup plus stupide & charmant & féminin: la mitaine. tu dis "stupide", car dans une région normale, une région où les gens portent actuellement de la laine, et non une ville où le réchauffement climatique permet encore de se la donner en petites manches courtes (en terrasse plein sud, ok), la mitaine est à peu près inutile: on se gèle le bout des doigts et non la paume, jusqu'à preuve du contraire. mais ici, un peu le LA de la france (mais carrément, ouais !), tu peux frimer avec tes mitaines-bijou rodarte bien dégoulinantes sur ton gracile poignet, comme des espèces de bracelets mi-amis de la chevalerie, bonsoir, mi-eh oui, une entorse, mais bling.
c'est beau. tu aurais bien du mal à expliquer pourquoi, mais tu rappelles à tout hasard à tes gens de passage ici que noël, c'est dans un mois.
une autre fois nous parlerons guêtres car dans la série "l'hiver, par petites touches", tu ne vois pas tellement comment tu pourrais faire sans cette année (une autre autre fois nous parlerons peut-être aussi carrément jambières car fame is in me, soudain, et pour une raison inexpliquée).
http://www.myspace.com/stuckinthesound
Publié par piapias à 15:38:17 dans où je bave avec application | Commentaires (14) | Permaliens
c'est la nuit même pas froide, tu vas regarder tes amis manger des sushis et boire des bières et tu seras heureuse néanmoins car il y a des gens comme ça, des gens avec qui tu n'as pas besoin d'être ivre pour rire comme un baleineau, rire jusqu'à avoir tes rides du coin des yeux plissées comme du bébé sharpei, rire jusqu'à sans doute atterir sur la black list du resto où les serveurs ne sourient jamais mais ils s'en foutent parce qu'il faut se battre et promettre des pots de vin pour avoir une table chez eux. si l'on veut bien prendre le temps de réfléchir, il n'y a pas énormément de gens avec qui tu peux faire la nuit dans la sobriété. c'est aussi à ce genre de menu détail que tu sais que tu as affaire à des vrais friends pour la vie, et non pas à des compagnons de mondanité, même s'ils font ça aussi très bien. l'autre menu détail est qu'avec eux, tu peux être nu dans toute ta quicherie majestueuse, dans tout ce qui en toi afflige : il y aura donc ceux qui avoueront s'être barrés à la fin du 2e acte de "la traviata" en se disant que "tiens, des fois la dame meurt pas à la fin" et s'être rendus compte dans le froid de times square que quand les gens applaudissent et sortent de la salle à l'opéra ça veut pas forcément dire que c'est la fin, souvent c'est même juste l'entracte ; celles qui ne se font plus brancher que par des quinquagénaires et qui, du coup, vont y chercher un sens profond sur le sens de la vie et/ou l'urgence d'acquérir un soin anti-âge costaud ; celles qui disent "il est gentil, il est marié", comme si chaque partie de cette phrase venait illustrer la seconde; celles qui commettent des achats d'impulsion vers 17h quand la lumière décline, "mais c'est pas vraiment comme dépenser de l'argent si c'est pour faire des cadeaux"; celui qui couche dès la première demi-heure mais qui du coup se fait voler sa crème de jour très très chère par son amant de la nuit.
je ne sais pas les vôtres, mais les miens, de gens, c'est pour ça aussi que je les aime. on dirait que le baleinié (3) a été écrit pour eux. on dirait qu'avec eux la vie est une suite de gaffes, de malentendus, de quiproquos, de peaux de bananes. on dirait que c'est un peu le concours du "dans la série ma loose..." je ne sais pas ce que ça fait d'avoir des amis à qui il n'arrive que des trucs incredibeules, des trucs de la gloire. des gens qui, lorsque tu leur demandes "et sinon, toi, c'est quoi tes pires défauts?" te répondent "je suis perfectionniste", par exemple. tous ces gens qui se sentent obligés d'être dans le perpétuel numéro d'eux-mêmes, la perpétuelle démonstration de leur magnificence. mes losers, parfois, j'ai envie que mes bras poussent de plusieurs dizaines de mètres pour pouvoir tous les attraper contre moi et les serrer fort.
c'était notre quart d'heure de mièvrerie. comme il est presque 17h, ça empêchera certaine oisive de ma connaissance d'aller craquer sa carte bleue dans des trucs aussi improbables qu'un ticheurte sonic youth taille 3 mois.
voilà, et bon ouiquaine chez vous, losers ou êtres sublimes qui éclairent la vie.
* pour ceux qui ne connaissent toujours pas: série au-delà de culte sur la loserie élevée au rang d'oeuvre d'art.
Publié par piapias à 16:43:15 dans les amis | Commentaires (25) | Permaliens
attention, on va PRESQUE recauser cinéma. enfin on va prendre le 7e art par son versant pouffie, si vous voulez bien.
bref je sors de "quantum of solace". je suis incapable de vous raconter l'histoire, même la fin c'est limite si j'ai bien tout tout compris (mon mari me dit que c'est because l'absence de scénario, et je ne sais pas comment je dois le prendre). côté james bond girls, y avait bien sûr l'espèce d'alien de l'érotisme ukrainien, olga bidule (qui n'avait pas lu piapias cette semaine, toutefois: qu'est-ce qu'on a dit sur les fonds de teint, olga chérie? là, c'était plus du make up, c'était du brou de noix, chouchou) mais y avait surtout cette rousse démente de classe, gemma machin (vous ne connaissez pas, moi non plus, on s'en fout), avec son carré légèrement plongeant que j'aime par-dessus tout : bon ben pendant qu'elle vivait un trépas assez bad & j'imagine pestilentiel (oops, je l'ai dit: mais c'est pas grave, ça n'a aucune importance sur le reste de l'absence d'histoire), dans ma tête de fille je me posais cette question essentielle:
faut-il vraiment rester blonde ou bien?
parce que personne -à part les autres fausses blondes- n'a idée du boulot et du budget de ouf que représente le fait d'être un jour passée du côté boucle d'or de la force. bien sûr dans la lumière ça fait de la facette et l'été ça a un petit côté "moi? c'est le surf". mais là. l'hiver, sous la pluie. peut-être qu'à la place de ce foin mouillé, retrouver le roux sombre de gemma (on dira ce qu'on voudra, mais cette saloperie de henné faisait des cheveux de magazine, les photos de ma jeunesse en témoignent) serait une option plus glam? vous avez trouvé votre couleur amie pour la vie, vous autres?
vous baillez? c'est normal, c'est l'hiver. rien à voir avec piapias, ce haut lieu de la pensée & du questionnement.
http://www.myspace.com/brimstonehowl (parce que mam'zelle mutine est rentrée et que ça fait du bien de retrouver ses comm' longs comme une constitution américaine & ses bonnes petites trouvailles musicales)
et puis http://www.wikio.fr/video/269055 parce que c'est tous les jours dimanche si je veux.
Publié par piapias à 19:50:28 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (22) | Permaliens
hier, pendant que garance doré (www.garancedore.com) sifflait des cognacs à MA caravelle, j'étais blottie chez moi et j'attendais tranquillement la fin du monde en chaussettes & en compagnie de la presse féminine de mon pays (la france). une occupation distrayante comme une autre (si j'avais complètement le choix, soyons clairs, je préfèrerais qd même picoler l'après-midi comme tout le monde). que retiendrons-nous de ce petit moment de lecture dominicale?
que "laisse tomber les régimes, ils ne marchent pas." une nouvelle énorme, une nouvelle de blockbuster, une nouvelle à la hauteur de ce jour à donner des palpitations à nathalie rihouët. trop bête que ce soit la fin du monde: sinon tu aurais pu la ressortir sous forme de persiflage en juin, quand "elle" nous pondra son énième numéro spécial "perdez 45 kg par jour avec le sourire".
que "et sinon tu savais que jeanne-marie attias et gurvan rallon ont une fille?" (une information qui te permettra habilement de différer la conversation cinéma-roue de secours et/ou l'énième "mesrine ou mérine?" la prochaine fois que tu seras en dîner et que ce sera moyen le fun. ceci dit je tiens à placer d'une façon ou d'une autre que je suis à une poignée de main -et une balle de revolver- de feu l'ennemi public n°1, si je peux me la péter, personnellement, je ne vois pas pourquoi je ferais comme si non)
que si 411 euros s'ennuyaient au fond de ma poche, je leur offrirais bien une occasion de se réjouir sous la forme du sublime smocking tara jarmon de la page 205.
donc déjà que lire "elle", c'est quand même accéder pour 2,30 euros à un sacré niveau d'info.
nan?
sinon dans "jalouse", y avait aussi beth ditto par jean-baptiste mondino et carrément jibé, il ne rend pas hommage au genre de joliesse de beth, ce trésor de fille, ce petit coeur tendre: là on dirait juste un gros monsieur-dame, non? * et pis y avait sinon vanessa p dans "vogue" mais comme je savais déjà qu'elle est mariée avec johnny d et que c'est, globalement, trop de bonheur, pardon (sans déééééconner??) d'avoir le plus beau mari du monde & une "fuck off island" (moi j'ai bien un fuck off troquet, même si je peux pas y aller depuis 8 mois pour des raisons de morale & de décence, enfin bref, vous connaissez bien la chanson désormais) je mentirais en disant que j'en suis sortie éclairée sur le sens de la vie (en général) & de sa présence en couv' (en particulier).
sinon encore, lissy trullie a un petit nez qui me rend jalouse comme un vieux chien.
sinon pour finir aussi le prochain qui dit "second sex, c'est bath" ou alors "j'en reprendrais bien, moi, des virgins" en ma présence a un gage. ça va bien maintenant, je propose.
http://www.myspace.com/loscampesinos (allez, on sautille très fort dans tous les sens)
* monsieur-dame: personne à l'identité sexuelle incertaine, croisée le plus souvent aux feux rouges des quartiers chauds.
ah et puis si demain les américains pouvaient faire un truc pas complètement couillon avec leur démocratie, ce serait déjà un peu plus la fête, nan?
photo: cobra snake
Publié par piapias à 17:57:26 dans inspiration | Commentaires (17) | Permaliens
dans les séphora, il y a plein de produits mystérieux et finalement rarement mes copines.
je ne sais pas comment on se débrouille, mais dans mon crew de sales petites bobo, on ne se maquille pas (enfin dans le cas de lapin, on sait pourquoi, ça va: lapin a naturellement une peau qu'on croirait retouchée à photoshop. y en a que ça peut énerver). enfin on ne se maquille QUASI pas: déjà parce qu'on est belles, sans forcer, et ensuite parce que le jour où il y en a une qui OSE le rouge à lèvres ou -truc de ouf!- le vernis sur les ongles des MAINS (les ongles des pieds ça vaut pas, même quand on a 6 ans on est cap' de le poser sans dérapage à la rémi julienne), les autres font: "ouuuh ! dis donc! mais tu fais ta fââme, toi!"
après, du coup, celle qui a fait sa fââme se sent légèrement mi-flattée, mi-misérable, avec une longueur d'avance pour misérable.
rappelons que "faire sa fââme" est ce truc qui remonte à loin: aux 90's, lorsque la fille devait choisir son camp, entre, je résume, les filles cool en chemise à carreaux et celles qui avaient envie de se lancer dans des études de notariat. à cette époque, j'avais une seule option make up: l'eye liner, version tu l'as vue, ma grosse main lourde? cette petite virgule noire, c'était moi. ma signature. ma mouche, mon gimmick, mon tatouage, ma kate pierson's touch. quelque chose de tellement archi visible que ça ne pouvait pas passer pour de la coquetterie de fille coincée qui a peut-être des peluches en haut de son armoire et un poster de dauphin dans sa chambre.
au fil des années, j'ai ainsi essayé toutes les couleurs de cheveux disponibles sur le marché (ne tentez jamais le rouge sybil buck dans un salon de coiffure de province sera mon seul conseil), le rouge à lèvres prune, le vernis noir, le vernis bleu, enfin tout un tas de saloperies outrancières très rigolotes mais, euh, surtout outrancières quand même. jusqu'au moment où j'ai compris que le maquillage, c'était surtout l'air de ne PAS être maquillée. l'art du subterfuge. un truc subtil, de la main légère, du geste sûr et pas trick or treat, par exemple. là a démarré le long parcours de la combattante en quête de cosmétiques tenant leurs délirantes promesses. or le monde est cruel & 4 achats sur 5 s'avèrent de la loose. il y a les trucs qui collent et les trucs qui déssèchent. ceux qui virent et ceux qui puent tellement la chimie qu'à côté, c'est bien la peine de te ruiner en légumes bio. les trucs qui font ressembler la fille à une petite frangine de casimir. les trucs qui plombent pire qu'un nouvel anniversaire. quant à taper dans le haut de gamme, je me gausse. en ce domaine, le salut ne vient pas forcément des marques chics: chaque saison, je jette du chanel et du lancôme comme si ma vie n'était qu'une longue suite de parachutes dorés.
ainsi, trouver son fond de teint, c'est un peu comme trouver son jean ou son homme. pour ce basique-là, il faut en essayer 10 000 en rêvant du grand jour, de l'accord parfait. ce jour-là, pour moi, c'était l'année dernière et c'était merci punky b: sans elle & son blog, est-ce que je serais allée fouiner au rayon make up for ever de sepho', ce lieu où les vendeuses ont toutes l'air maquillées pour la nuit des masques ? pourtant, cette marque fait un genre de miracle sur la peau: ça ne colle pas, ça ne sent rien, ça tient toute la journée, ça ne se coince pas dans les petites rides des yeux qui sourient, la couleur est parfaite, ça respire et ça unifie, bref, ça fait la mine fraîche et reposée de pure jeune fille. quand tu sors avec, on te dit juste que tu as bonne mine. parce que c'est VRAI. quand ton homme te caresse la joue, il n'a pas besoin d'aller se laver les mains après. tu peux faire le test du col de ticheurte blanc à 18h: il est toujours impecc. quand tu as dormi deux heures (par exemple parce que ton bébé fait des roulades contre ta vessie all the night), une petite noisette de ce bidule et tu renaîs. après, très clairement, il n'y a aucune chance qu'on te recroise à nouveau dans un séphora, parce que tu n'as besoin de rien d'autre que de ton petit fond de teint magicien pour être toi en mieux. à part p'tet le mascara smocky lash de MUFE (make up for ever, suivez, bon sang)? une autre tuerie, mais je voudrais pas avoir l'air de faire de la retape :).
ça coûte 31 euros, mais pourtant au final ce fond de teint-là, c'est cadeau (HD fond de teint couvrance invisible: et je vous jure que personne ne me paie pour l'écrire, ce n'est pas le genre de la maison. nous c'est l'intégrité luthérienne, vous savez bien)
http://www.myspace.com/taxitaximusic (j'ai un truc avec la suède en ce moment)
photo: vagabond set.
ps: lecteurs hommes, pardon. ce post vous tombe des mains mais on ne peut pas tout le temps parler jantes larges.
Publié par piapias à 14:45:47 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (17) | Permaliens
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