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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

get well soon, baby | 27 novembre 2008

nous étions restés hier sur l'idée de nous faire un maximum de bien en nous faisant du mal. voilà une déviance très humaine: je ne crois pas que les renards ou les poules y connaissent grand-chose en mélancolie, par exemple.

on peut donc écouter "prelude" des allemands de get well soon et puis foutre des baffes à ceux qui nous ricaneront comme ça que "eh, ça va deux minutes, les envolées pompières" (ça marche bien aussi avec "if this hat is missing I", sur laquelle c'est assez fastoche de s'imaginer une sorte de film, un travelling un peu rapide).

l'emphase en musique c'est un peu comme en amour: ça passe ou ça casse.

là je trouve surtout que ça emporte, non ?

http://www.myspace.com/youwillgetwellsoon

ps: bien observé, martine. on ne cause plus hyper souvent de mode ici: mais as-tu vraiment envie de savoir que je passe ma vie en leggings ? tu vois bien.

Publié par piapias à 11:47:23 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (6) |

wild wild west (If i could start again A million miles away I would keep myself I would find a way) | 26 novembre 2008

je suis le genre de fille qui aime les cowboys. steve, lee, charles, clint. grands espaces, clope au bec, chevauchées, femmes et bétail à portée de lasso, liberté, solitude. la route, la poussière, des questions simples: cette ville est-elle assez grande pour nous deux, joe (réponse: non, chacal.)? des fois ça se façonne comme ça, les goûts d'une vie : parce qu'un canapé en skaï orange, parce qu'un père en sous-pull et rouflaquettes qui rêve d'un pays plus grand que le sien, d'un air vif à vous serrer le coeur fort, fort. je croyais qu'ils étaient un peu frères, du coup, mon père et steve, lee, charles, clint.

ce qui est bête, avec les pères, c'est qu'on n'a jamais eu le temps de leur dire les trucs vraiment importants. qu'on aimait bien leur air de gosse, devant la grosse télé toujours un peu déglinguée, les soirs de western. qu'il y avait un gars, loin, avec une guitare, et des mots apparemment écrits juste pour eux, les pères français des 70's, toute une valise pleine de chansons à chialer. des chansons qui rendent heureux d'être triste. "hurt", par exemple (http://www.youtube.com/watch?v=SmVAWKfJ4Go), la plus belle du monde & la seule qui me fait vraiment, vraiment couler les larmes à chaque fois. un gars à voix grave, costume sobre, air farouche, un johnny cash. un gars qui comme dad, a fait beaucoup d'enfants. l'un  d'eux était justement hier soir en concert à paris: mais dad n'y était pas, et moi non plus.

le rejeton s'appelle micah p. hinson.

il y a des rendez-vous, comme ça, que l'on rate. franchement on se demande bien pourquoi.

 

http://www.myspace.com/micahphinson

Publié par piapias à 13:46:08 dans où mes oreilles clappent leurs mains et font yeah | Commentaires (22) |

minute blonde | 25 novembre 2008

un leroy-merlin bucco-rhodanien (même si tout laisse présumer du contraire, je le précise: cette expression n'est PAS un truc sexuel), un aprem de novembre, il y a toi & puis ta mère. pas le rayon "oooh, les jolis stickers" pour jouer à véro damidot, le rayon quincaillerie, je précise pour celles qui déjà s'excitent. le rayon où, à 33 ans, tu n'as jamais mis les pieds: quand ton mari y va, des fois, pour faire croire qu'il est un peu un homme en bleu, t'vois, le genre qui connait la différence entre une vis et un boulon, le vrai mec avec un très très gros taux de testostérone, toi tu vas voir ailleurs "oooh, les jolis stickers" parce que bon, quoi. on n'est pas obligés d'être pour la fusion totale avec l'être cher. on peut carrément se mettre d'accord sur des schismes ponctuels, façon congrès de reims en moins ridicule.

bon, là au rayon de la vis dans tous ses états, tu y es. avec ta véro damidot de mère, une véro sans franck, toutefois (mais ne sommes-nous pas toutes des véro sans franck, finalement?). une véro qui serait super forte pour choisir les couleurs qui font joli ensemble mais comme une poule perdue devant les petits bacs à clous. l'idée est de rafistoler une sorte de cage -en fait on appelle ça un lit à barreaux, et des enfants en bas âge sont censés y faire leurs nuits (en deux semaines, moi c'est ce que j'ai demandé au père noël cette année). et là, donc, ta mum, cette personne digne & sexagénaire, happe un jeune type style client à gros pecs : "monsieur, monsieur, vous avez l'air de vous y connaître, aidez-nous, on est telllllement perduuues". avec un air de blonde brushée -alors que ta mère a un peu la tête de M dans james bond, une tête intelligente et grise. avec de la minauderie de compette dans la voix. avec des cils qui papillonnent par en-dessous, comme si elle avait trente ans de moins et encore ses faux-airs d'amélie poney. toi (sciée, balancée dans une dimension de la réalité tout à fait inédite, comme face à un truc indécent): "mais MUM !?!" elle: "tss, laisse-moi faire. " donc là gros pecs a commencé à faire rouler tous ses muscles, et puis il a passé 20 mn à chercher les bonnes vis tout en faisant des commentaires techniques style "je fais de l'intérim à la nasa". avec toujours ta mum qui lui gambadait autour comme si elle avait une mini-jupe à volants et des socquettes et 18 ans.

TA propre mum !!! une... grand-ma ! :o

moralité? le non-sens manuel est un truc qui se passe de mère en fille tout comme la manipulation de l'homme à gros pecs par l'usage immodéré de la pouffitude (en vrai, mum est plus le genre à pouvoir débattre des différents courants de la psychanalyse à travers les âges, mais là il fallait un peu se pincer pour y croire). la pouffitude est ta meilleure alliée dans un leroy-merlin: à la limite, si tu sais te servir d'une perceuse, fais comme si non. car qu'est-ce qu'un leroy-merlin à part un endroit où choper comme une folle ? on ne dira jamais assez le potentiel d'érotisme brutal d'un rayon menuiserie (un truc à la lady chatterley, un truc à laisser ses mauvais stickers à véro damidot). au minimum, il y aura toujours deux ou trois gros pecs pour te porter des paquets au parking (là ce qui est bien, c'est de ne pas conduire une très grosse voiture avec pare-buffle qui dit illico que tu es la propriété du genre d'homme qui place sa virilité dans le fait de posséder un pare-buffle, par exemple). même si ton coeur est pris -et il l'est, indubitablement, par un homme qui ne sait pas poser des étagères sans menacer les murs porteurs, un homme qui transforme le plafond en gruyère quand il doit planter une cheville- ça ne veut pas dire que tu es obligée de choper un tour de reins.

 

parce qu'il faut toujours réécouter les vieilles chansons magnifiques.
ps: piski, faut que t'achètes les inrocks cette semaine, mon grand. y a un excellent papier sur le flim le plus classe du monde :-).

Publié par piapias à 12:21:53 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (10) |

comme un ferrero rocher | 21 novembre 2008

qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? soit je transforme brutalement piap' en lieu dédié à des sujets essentiels MAIS soporifiques (face à moi, en ce moment, les gens ont la tête qui trébuche de narcolepsie. mais je fais comme si voyais rien, comme toutes les mutti du monde: je continue sadiquement ma logorrhée) tels la détestation des cours de prépa à l'accouchement (cette curieuse impression d'être revenue à l'école avec des premières de la classe, des filles qui ont pris 4 kg et seulement dans les seins, des sales maris fayots, le fait de rougir quand tu poses une question EVIDEMMENT à la con, et tout le monde en chaussettes "fantaisie" sur les tapis de sol: tout de suite j'ai envie de retourner au fond de la classe et de ricanner avec les rebelles) et le fait de devenir pauvre par le simple fait d'approcher d'un rayon puériculture à moins de dix mètres, soit on se lance carrément dans l'inconnu, la poésie, les

habits les plus laids et/ou improbables du monde. des habits dont personne ne parle. des habits orphelins, des habits qui finissent au fond d'un bac tout à 1 euro à la fin des soldes et même là? non? toujours pas. des habits à qui personne n'a voulu donner leur chance, des habits qui ont gardé le sac de leur copine toute leur vie. ptain, des habits qui te font pleurer comme des petits chiens dans la vitrine de l'animalerie pauvre, quoi. des habits qu'on ne sait pas qui les a inventés. si c'est, genre, pour faire la blagoche avec les amis de l'atelier de style. si y a de la vengeance là-dessous, style, ce moule-tout de super héros, je l'appellerai jean-pierre en souvenir d'une rupture particulièrement  moche avec un cycliste du dimanche. on ne sait pas si c'est de l'attentat textile, du stagiaire qui avait fumé la moquette, un truc qu'on n'a pas pu refuser au nouveau boss fou de vélo et de kanye west. on ne sait pas. on est devant le bidule, on essaie d'imaginer le genre de personne qui peut porter le golden ass, l'imagination cale: on se dit que janie longo serait en larmes devant ce tourmalet de la fashion. en larmes de peur veux-je dire. 

le truc est à 94% en polyester ce qui, déjà, fait hyper envie je trouve. il ne vaut que 14 livres chez topshop, donc si tu le veux, une semaine plus tard tu peux l'avoir sur ton propre ass (ne sois pas shy, qu'ils disaient: sois même complètement le contraire de shy, en fait). vas avec au cours de prépa à l'accouchement, fais le petit chienchien à sa sage-femme et les bourgeoises en american vintage de ton hôpital pourront se recoiffer rien qu'en se regardant dans tes cuisses de gold (mais pas en chanteur de gold, pliiz ! elle foutait bien les miquettes, la ville de lumière !).

enfin bref. devenir célèbre, c'est aussi simple que ça. avec ton cycliste doré, on se battrait pour être dans ton cours et voir tes fesses lancer des éclairs de bling entre les ballons et les planches d'anatomie. pshiii-chaaa ! tu serai un peu, genre, la tina turner de la maternité. la primipare sous influence pimp my ride.

sinon franchement, je suis perplexe face à l'utilisation du machin. mais peut-être pas vous?

à part ça, comme vous le voyez, moi, ça vaaaaa :).

www.myspace.com/lilyfrost

ps: je m'excuse par avance auprès des personnes qui ont déjà fait l'acquisition du golden ass. sinon, aidez-moi à collectionner les images d'habits les plus moches du monde: si ça se trouve, on en fera une rubrique.

 

Publié par piapias à 19:12:29 dans où on est vraiment à ça de vomir | Commentaires (46) |

les jupes des filles (notre sujet politique du lundi) | 17 novembre 2008

l'autre samedi, nous avons donc shoppé, mes gens & moi. pendant que mon homme claquait quelque chose comme deux AR paris/NYC dans une paire de lunettes (qui lui donnent l'air de designer dès le saut du lit, j'ai envie de lui donner un prénom italien, du coup), poulette se demandait donc si le fait de porter une jupe à quatre centimètres au-dessus du genou pouvait être confondu avec un emploi lucratif de travailleuse du sexe. nous autres, on est vraiment toujours entre deux questions existentielles, comme vous le voyez.

on n'a juste pas les mêmes.

moi je me demanderais plutôt si une jupe n'est pas trop longue, finalement: porter des minis, tant qu'on ne parle pas d'un bandeau-jupe, je vois ça comme de la jambe en liberté, de la légèreté, pas le coup de vouloir faire sa playmate à tout prix. donc je me moquais un peu de ma poulette qui n'osait pas sortir de la cabine d'essayage, rapport à ce complexe incompréhensible et rapport aussi au fait que je m'étais avant fait foutre de la gueule de ma blouse "direct from le cours de peinture sur soie de la MVC*, nan?" et que j'avais donc encore une mortification de retard. mais je me disais aussi que dans mon monde, finalement, j'ai comme ça plein de filles belles de la cuisse & du reste qui bloquent sur la longueur de leur ourlet. comme si elles s'excusaient tout le temps et par avance. d'être jolies, d'être des filles, d'être regardées dans la rue et aussi quand elles sortent des toilettes du resto parce que leur jupe est resté coincée dans l'arrière de leur collant, ce qui arrive même aux meilleures (d'où je dirais la supériorité du bas, sauf quand c'est un dim-up dont l'élastique te lâche en pleine journée ce qui arrive finalement toujours au dim-up, ou en tout cas aux miens, donc: collant). comme s'il fallait se mettre en retrait, en retenue pour pouvoir éprouver toute sa liberté de circulation. comme si le fait de mettre une jupe courte c'était s'être dit, devant le miroir du matin: "tiens, j'enverrais bien du gros message sexuel alentours, moi, today". assumer de se prendre du "t'es bOooonne" tout au long de la canebière, assumer tout ce groooar qu'on inspire à ces espèces d'animaux énervants frustrés.  je veux parler des hommes, quoi.

alors déjà, les animaux, j'ai envie de dire, ça mérite parfois un bon seau d'eau froide et un petit coup de trique sur le museau. nan mais. on n'est plus en 1927.

parce que dans mon job de machos, du coup, les filles en mini, c'est le truc soit qui n'existe pas, soit qu'elles ont accepté d'être décrites pluzoumoins à vie comme les allumeuses de l'open-space (euh, sev', si tu me lis: tu ES quand même l'allumeuse de l'open space, honey) à qui on peut faire de la blague salace de la machine à café du matin au bouclage du soir (la blague salace journalistique est pire que la blague salace tout court: le mec qui la profère se CROIT réellement un petit peu comme dieu, tu vois). comme si tu ne pouvais pas être ET sexy ET compétente. comme si mini-jupe = "je vous verrais bien au service beauté & bien-être, mademoiselle, ou alors sous mon bureau?" alors que tu ne rêves que d'économie, de politique et d'horribles sujets sociaux très très pas glamour. comme s'il fallait à tout prix choisir son camp, ne pas brouiller les pistes, être conforme à l'image que les gens se font de toi.

des fois vivre en 1927, ça gave. des fois entendre les filles de mon âge dire "nan, moi je me sens pas du tout du tout féministe", comme si c'était une tare ou je ne sais quoi, comme si c'était normal de se réfréner la féminité pour ne pas être sifllée par maurice, le connard de la compta, aussi. maurice, il est vieux, il est moche, et même pas en rêve le plan cul ou la burka, quoi, maurice. 

c'était notre petit coup de gueule du lundi. notre combat pour un monde plus juste, plein de poulettes libérées avec des ourlets à mi-cuisses & des très gros salaires de cadres méga-sup' pour foutre tous les maurice du monde au service bien-être.

nan mais.

* MVC: maison des vieux et de la culture.

photo: défilé chanel sur le concept du "je sors sans ma jupe parce que je le vaux bien".

http://www.myspace.com/deptofeagles

Publié par piapias à 13:37:39 dans inspiration | Commentaires (59) |

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