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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

ô ma reine | 08 décembre 2008

putain, mais la rudesse de cette vie des fois !

après nous avoir fait l'affront de nous oublier dans son classement des filles les mieux fringuées all over the world, "elle" vient de nous squeezer de son classement des blogs les plus influents des filles de la france. ah mes petits amis, l'humiliation, moi je vous dis que c'est comme les patates à l'eau, il vaut mieux y prendre goût par les temps qui courent ! bon, quand je vois qu'ils ont aussi forgotté ma bonne vieille jane, alors que chez nous autres, blogg.com, sans doute la plateforme la plus de la hype de la vie (on a quand même tara l'être de lumière, les gars, et tout un tas de blogs de cul qu'agnès gniard imagine même pas), jane c'est un peu notre barbie crystal trash, un peu la queen avec genre nous, tous, ses valets ravis, eh ben j'ai envie de dire : où ça, un classement?? alors quoi, les hachettefilipacchi: le luxembourg, i'ts for dogs ? je ne vous salue pas, messieurs-mesdames.

heureusement, ils ont pensé à marion montaigne (et moi du coup je pense à solenne, sans qui, sans quoi je ne serai jamais arrivée chez cet espèce de dr house du crobard). alors déjà les filles, moi je les aime avec un gros paquet de drôlerie parce que sinon c'est vraiment pas possible: il n'y a vraiment que les hommes pour supporter les filles sans humour (mais alors bien sûr, il faut quand même qu'elles couchent, hein), non? mais si EN PLUS ces filles, elles ont une sorte de vrai talent de narquoiserie noire, vicieuse, irrévencieuse -ici donc, la reiser's touch- et un goût viril -pour les sciences de l'homme et des bêtes, tiens- alors moi je dis: plaisir ! bonheur ! mains qui clappent et qui disent yeah ! copine ! car qui n'a pas découvert les amours rageuses de la baudroie sous la plume de marion ne sait vraiment pas grand chose de la life.

bref, chez piap', ce lundi, on n'avait pas envie de faire du classement, juste de dire à des filles qu'on les aime. et même pas juste pour être référencée dans "les meilleurs blogs aux inclinaisons lesbiennes".

ps: on voudrait pas non plus trop débiner le classement de "elle", vu que dedans y a quand même des gens qu'on aime comme les géraldine, garance, la blossom girl, cette tête folle de violette et quelques autres. mais quand même c'est marion qui nous fait le plus pwaler.

 http://www.myspace.com/sammydecoster

  (parce qu'en plus il est beau, la vache. mais si tu es une fille et que tu résistes à "the drive", je ne sais pas, arrange-toi au moins pour avoir de l'humour parce que sinon je ne vois pas ce qu'on va pouvoir faire pour toi)

tumourrasmoinsbete.blogspot.com c'est chez marion et c'est bien.

 

Publié par piapias à 19:22:55 dans inspiration | Commentaires (22) |

he ! rich girl | 05 décembre 2008

hier, nous avions cette conversation passionnante, moi & vous autres, sur le fait de précipiter la fin du monde, la chute de nos âmes et de notre espérance de vie.

comme aujourd'hui j'ai encore vécu tout un tas d'expériences humiliantes ayant trait au fait d'être une femelle enceinte, je propose donc une trève dans la gravité (= fait de tomber tête la preum's quand on veut attacher les lacets de ses converse, entraînée par le poids de son ventre). je propose donc une futilerie, je propose donc: recausons de gossip girl, quoi.

alors déjà je vis dans un univers où GG, tout le monde s'en fout à un point plutôt phénoménal: bien sûr, quand on a encore un travail, une vie intellectuelle, des rendez-vous professionnels (quand j'en ai un désormais, il s'agit de me faire encore une fois bouler par une nounou qui veut rien lâcher sur les horaires décalés, même si j'y mets le prix et propose de lui filer un abonnement gratos à mon journal: étonnamment, personne n'en veut. pas même moi d'ailleurs, vu que comme 99,99% des journalistes, je ne lis que mes articles: ouais, une sale engeance, vraiment), difficile de passer des heures à chercher un bon site de streaming cap' de te fourguer la saison 2 avec des traductions si possibles pas trop funky funko la déconne. ah oui, c'est le moment où le monde apprend que je suis une desperate housewife incap' de regarder des séries améwicaines sans sous-titres. j'ai cette tare avec les langues étrangères, mais j'en ai bien d'autres encore. qu'est-ce que vous croyez.

en gros je résume l'intrigue de GG à nos amis intelligents qui ont autre chose à foutre de leur life (aller aux transmu', tiens, par exemple; ou sonoriser les rues de lorient avec des jingle bells pointus : tu la sens ma grosse dédicace, mon lolo?) que mater des séries stupides all the day: riche brune méchante mais fragile amie de riche blonde délicieuse mais fragile riches amies-ennemies de riche brun sexuel & méphistophélique et fragile répondant au doux nom de chuck ont aventures tournant autour du fait de coucher les uns avec les autres entre deux parties de shop shop & trois dîners de l'ambassadeur. un monde où les enfants lycéens ont l'air d'avoir 24 ans et leurs "parents", entre 30 et 43. un monde où une fille de 14 ans peut monter sa propre bouate de mode entre deux bols de chocapic (enfin, deux gaufres, ils bouffent que ça dans GG. des gauffres et pis des coquetèles). un monde où tu as des châteaux en toscane, des souvenirs de maternelle près du lac léman, des it-bags à chaque membre, une bonne, des déshabillés en soie pour dormir, et même des fois juste pour être debout à côté de ton lit. le scénar d'un épisode tient généralement en deux lignes: truc voudrait bien coucher avec machin, machin aussi mais finalement non. et encore, c'est du résumé délayé. l'argument principal de GG est que tout le monde est très très beau, très très bien sappé et que la plupart des filles et des garçons tueraient pour avoir les jambes de serena (à la place des leurs ou autour de leur cou) et aussi le contenu de son dressing et son petit nez qui fronce quand elle rit (du coup je suis à mort pour cette bitch de blair).

pour une raison tout à fait mystérieuse, il est pourtant possible d'avoir une légère dépendance à ce sous "sexe intentions". même si l'on est une femme trentenaire au tour de taille d'1m10 faisant partie des 3 français sur 10 qui ont voté aux prud'hommales (soyons honnêtes: dans ce bureau de vote, on entendait tellement voler les mouches qu'on aurait dit que je venais à la veillée mortuaire de quelqu'un: celle du syndicalisme, peut-être?). bref, ce genre archaïque de femme. "une daaame, quoi", me dirait hans, ma soeur de 18 ans (chez moi, les soeurs portent des noms virils, comme tu t'en rends compte, martine. mon véritable prénom est d'ailleurs jean-claude). les adolescents ont mille façons bien à eux de vous signifier que vous êtes passés de l'autre côté de la force il y a bien longtemps: tout est plus facile quand on est né dans les 90's. 

bon eh bien hans, toi qui est si maline, explique donc à mamy comment elle peut être à ce point mi-pouffe, mi-raisin.

et remettons je te prie ces bonnes vieilles the organ, vu que si mes soeurs & me avions eu un band, pourquoi pas celui-là ?

 www.myspace.com/theorgan

photo: chuck "quand tu veux" bass (pour "nylon"). on en reprendrait bien pour le dessert, pas vrai? s'il pouvait aussi laisser sa veste en partant, d'ailleurs, hein...

 

Publié par piapias à 19:41:00 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (9) |

les pores de l'angoisse | 04 décembre 2008

tu ne te souviens plus très bien comment ça a commencé. ce que tu sais, c'est que normalement, ça n'aurait pas dû t'arriver vu qu'à l'origine, tu es une fille tout ce qu'il y a de plus toxique: le genre à aspirer sa nicotine à grandes goulées pendant quinze ans, et même des fois de la nicotine trafiquée d'autres trucs, le genre à avoir eu souvent plus de vodka que de sang dans les veines, le genre à aimer les frites, toutes les frites, même celles de quick. le genre à fumer et à manger des frites tout en repeignant l'appart la bouche ouverte. le genre à se frotter aux gens sans nécessairement faire des quizz environnement avec eux avant d'aller plus loin que l'échange de regard.

peut-être que c'est d'avoir rencontré ton homme: pas non plus bioman, mais déjà terroirman. l'homme qui aimait le goût de l'authentique. l'homme qui pouvait soutenir une thèse en affinage de fromages. l'homme qui connaissait plus de trois (mille) noms de vins quand tu étais encore pitoyablement coincée à "blanc", "rouge", "rosé". quand tu étais une fille qui, une fois, avait demandé un steack tartare "bien cuit, merci madame" dans un resto où bien sûr après c'était impossible de revenir, because la shame, la shame absolue et grande qui était sur ta face et celle, sidérée comme face au vide de terroirman. avec lui, parce que c'est un peu comme un dieu des fourneaux, tu as bien volontiers conclu que la junk food et le fait de laisser pourrir des trucs au frigo comme amélie nothomb ne pouvait en rien constituer un idéal de vie. tes amis se sont mis à préférer manger chez toi qu'au resto. tu t'es mise à faire gaffe à ton assiette. tu as aussi écrasé tes clopes parce que quand on aime vraiment la bouffe, fumer c'est un peu comme manger avec un rhume, on ne peut pas se rendre compte de ce qu'on perd avant d'avoir pris une triple dose d'actifed. et c'était bien. ça a réveillé chez toi des trucs que tu ne savais pas qu'ils étaient là: des trucs qui ont à voir avec la sensualité, avec la dolce vita, avec le plaisir d'avoir un corps, des trucs qui t'ont faite moins âpre, moins cérébrale à la con, moins marina foïs sur le retour et aussi plein de copains petits producteurs, parce que disons-le, taper la discute avec monsieur findus et madame bonduelle, c'était pas non plus la fête dans le slip. 

après, un jour, tu étais comme qui dirait avec un polichinelle dans le tiroir (enfin, cette image est vraiment merdique parce que je ne connais aucun tiroir qui s'ouvre de cette manière) et à la place des nausées, tu as eu un truc qui s'appelle "au secours, je ne supporte plus aucune odeur chimique". alors tu as jeté tes sacs en faux cuir. tu as jeté tes produits de beauté. tu as rangé ton gucci. tu as racheté du savon de marseille, des noix de lavage même si ça lave que dalle. tu as failli vomir sur des gens juste parce qu'ils portaient du axe ou du angel. tu t'es mise à laver tes fringues neuves avant de les porter. tu t'es mise à lire les étiquettes, tout le temps, partout. à faire tes courses en trois plombes because toute cette lecture. la radio, tes journaux, dr house te disaient que tu faisais bien parce que gaffe, martine, toute la saloperie du monde était autour de toi, à te tendre des embuscades: dans tes étagères ikéa. dans tes rideaux, euh, ikéa. dans ton frigo polonais plein de listéria. dans ton matelas ikéa plein d'acariens. tes rafales de textos. dans tes saloperies de cosmétiques pas du tout bio pleins de paraben, d'aluminium et de phtalates qui allaient t'avoir par les pores. tes légumes rincés aux pesticides. tu as engueulé ta mum parce qu'elle t'avait foutu du mustela partout pendant des années, thénardière, va. limite tu t'es demandé comment tu avais pu aller jusqu'à tes 33 ans en ne chopant que trois entorses et une apendicite dans cet environnement hostile. tu t'es mise à harceler ton copain marc, qui est une bêêête de chercheur, sur l'impact sur la santé du simple fait de vivre, alors qu'avant, tous les deux, vous causiez surtout rock indie et pis toi, de toute façon, t'as jamais été malade, fallait bouffer deux tubes de dentifrice quand t'avais 15 ans pour échapper au contrôle de maths et même là, ça suffisait pas à te faire atteindre le 38°. bref tu as appris plein de trucs. mais des fois ces trucs se marchaient sur les pieds, se contredisaient, partaient vraiment en live dans le genre psychose mon amie, alors tu étais vraiment, complètement et stupidement

perdue.

avec ton envie de bien faire, de pas saloper ta planète, de pas empoisonner tes enfants en portant du mascara, de soutenir les économies alternatives, de niquer un petit peu leur face aux grands groupes, de te racheter une conscience (bordel).

ce grand machin anxiogène d'en ce moment, c'est parce qu'avec terroirman, on va mettre un nouvel être humain pollueur sur la terre que ça prend si bien avec moi, ou bien? vous continuez à consommer les yeux bandés, vous autres? je dois mettre ma chemise qui se ferme dans le dos et aller réfléchir dans la maison des fous ? merci de me dire. des fois c'est la plus grande confuse là-dedans.

http://www.myspace.com/cagetheelephant  

photo: last night party.

 

 

Publié par piapias à 12:41:22 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (21) |

le train de vos sarcasmes roule sur le rail de mon indifférence (et ça lui fait même pas mal) | 02 décembre 2008

98

110

103.

c'est donc avec un grand étonnement que je ne me suis PAS retrouvée dans le classement des françaises et/ou des fashionnistas et/ou des bombes sexuelles et/ou des êtres humains les mieux habillés de la planète établi par "elle" cette semaine avec le concours de gens qui trouvent que charlize theron est, par exemmple, "très jolie" (sans déconner??? sur l'échelle de richter de la joliesse tu veux dire qu'elle a même pas le droit à "bombe atomique"? eh bien. voilà qui devrait nous encourager à rester toute la vie dans le grand, le vaste, le noir anonymat).

si quelqu'un sait comment rester une prédatrice de l'érotisme & de la fashion avec un tour de taille dépassant le mètre, merci de transmettre. les autres, on se retrouve au rayon leggings comme d'habitude...

http://www.myspace.com/magistratesband 

photo: finalement pas hedi slimane.

tombe à l'instant sur nos téléscripteurs l'information suivante: raphaël ne remplit plus le dôme. quelque part, j'ai donc envie de dire qu'il reste donc encore un espoir en ce bas monde (ceci dit, cette dépêche me vaudra les foudres de sa fan en chef donc je n'insiste pas)

Publié par piapias à 17:21:48 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (24) |

le tricot, c'est trop chhaud | 27 novembre 2008

bien sûr, devant cette... chose, on pense à ces petites annonces (exemple au hasard? "nounou idéale, horaires souples, tarifs misérables, cherche bébé de pauvres trentenaires à garder", ce genre) collées sur le comptoir du boulanger, avec le numéro de téléphone qu'on déchire toujours de travers et que de toute façon on perdra immédiatement au fond de sa poche, parce que c'est comme ça, la vie des gens, horripilant, les chaussettes perdent toujours leur frangine dans l'espace intersidéral de la machine à laver, il manque toujours un centimètre entre le bout des doigts et le ticket du péage, on a toujours la répartie fracassante quand l'impudent a mis les voiles depuis 12h et on ne retrouve jamais les numéros piqués chez les boulangers.  si j'avais eu l'idée d'en faire un livre, ça s'appellerait le baleinié et à cette heure, riche & famous, je serais déjà en train de caresser ce divin gilet tricoté pour topshop.

néanmoins, 250 livres faisant un score un peu trop délirant en euros à mon goût -ainsi qu'à celui de la décence la plus élémentaire: la récession, bordel, c'est pas pour les chiens- nous en resterons là.

ou alors se lancer dans la contrefaçon maison ? il parait que le tricot est "sexy" : je crois que c'était écrit dans glamour, l'autre fois, mais d'une façon générale, ça fait bien cinq ou six ans qu'on nous fait le coup de la hype de la maille à l'endroit/maille à l'envers et je n'ai pas l'impression que la mayonnaise prenne : pour avoir passé ces derniers mois beaucoup de temps dans les magasins où on vend de la laine -des laineries?- je ne peux qu'essayer de vous dissuader de vous y mettre. mieux vaut assumer sa ringardise, la seule chose plus chiante que fréquenter une lainerie étant probablement le fait de tricoter (c'est une fille qui a d'éprouvants souvenirs de point mousse qui vous le dit). quant à mettre grand-ma sur le coup: même au temps de la splendeur de ses doigts de fée, elle te faisait toujours le coup du pompom surprise rajouté au dernier moment au modèle que tu avais pourtant longuement choisi sur le catalogue de la lainerie (ainsi, l'humiliation par le slip de bain en laine du "mari de la coiffeuse" aura toujours un sens particulier pour toi). tu ne parvenais pas à lui faire comprendre qu'un pull de curiste (pas d'acharné du tourisme thermal: juste de ce bon vieux robert à teint de navet) ne POUVAIT EN AUCUNE MANIERE s'agrémenter de ce genre de fantaisie. ça ne rigolait pas des masses avec la fofollerie, chez les curistes. mais grand-ma s'en nervermindait les bollocks, elle écoutait les choeurs de l'armée rouge à fond dans son pavillon d'athis mons et c'était tout.

les communistes sont des gens souvent déconcertants.

oui, tu es à fond dans l'anecdote familiale ces jours derniers, cela pose un souci? c'est peut-être parce que tu as sous les yeux cette liste de noël longue comme la liste des amendements déposés contre cette joyeuseté de réforme de l'audiovisuel public? chaque année tu te dis que tu vas t'y coller avant décembre et puis bon, décembre, c'est toudesuite, encore une fois. tu ne sais pas s'il y a un mot dans le baleinié pour dire cette loose annuelle.  

http://www.myspace.com/fredoviola 

Publié par piapias à 19:37:06 dans où je bave avec application | Commentaires (25) |

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