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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

the marmotte's day | 29 décembre 2008

alors me revoilà, quoi :-) !

tyrano dort dans sa cage (soudain, un lit à barreau semble prendre tout son sens), une personne entrant chez moi avec des babygros & une boîte de marrons glacés sous le bras ne risque pas de glisser sur une couche malencontreusement oubliée sur le carrelage (un accident est si vite arrivé), je suis parvenue à satisfaire quelques menus besoins naturels personnels (manger pour ne point décéder de fatigue, laver ce corps étrange qui est actuellement le mien, intéressant du point de vue d'un fabricant de jelly, j'imagine), je suis entre deux appels de ma mum qui me refait tendrement sa guerre du vietnam (ses six bébés, le bonheur rageur que nous lui avons apparemment causé en la réveillant la nuit pendant des années avec nos coliques, nos dents qui poussent et nos il y a un loup sous le lit, casse-lui le nez), autrement dit je suis pour quelques instants la fille tellement FREE que tout ce temps libre la grise, outchhh ;).

les mères savent ça, mais moi je foleyais sans doute encore un peu dans mon crâne d'inconsciente : il n'y a que depuis dix jours que je constate à quel point un enfant gloutonne le temps, les pensées rationnelles & les projets à moyen terme en même temps que le coeur et les nichons de sa mère.

je n'ai même pas envie de lutter pour mon indépendance. j'abdique, je me rends, j'abandonne toute idée de sédition, je suis comme toutes les cloches dont je ricanais sous cape autrefois, le genre de fille qui attrape son pentax et glapit "oh mon dieu mais regaaaaaaaaaaaaaaaaarde" dès que son bébé fait krr. krr est LE mot de tess. en croatie, je me souviens qu'il y avait une île portant un nom cousin; ceci dit, je ne parviens pas à trouver un sens à cette observation balkanique.

je vis à mièvreland. un pays où les crottes de bébé ne sentent jamais mauvais, un pays où tu te lèves à 1h, puis à 4h, puis à 8h du mat' avec le même sourire à la noix, un pays où ton pharmacien se frotte les mains dès que tu passes sa double porte, un pays où il est 9h le matin et paf, brutalement minuit, le soir, sans que tu comprennes très bien ce qu'il est advenu entre les deux, un pays où toute ta science musicale se recroqueville face aux tubes comme "trois p'tits chats, trois p'tits chats" (la seule chanson, finalement, que tu connaisses par coeur: je veux dire or chansons grivoises de fin de mariage), un pays où tu as des yeux de raton-laveur, même sans smocky eyes, un pays où tu es également toute nue, minuscule, débutante, sans le moindre savoir et chaque jour un peu plus dévorée-digérée par un petit monstre de 3,5 kg.

quand je retrouve le chemin de fashionland (j'ai encore quelques jours pour peaufiner ma technique de soldes with porte-bébé), je vous fais signe. d'ici là, chouette fin d'année à vous tous & des biz au lait caillé pour tous vos gentils mots de bienvenue à tyrano.

we'll be back soon pour de nouvelles aventures !

http://www.myspace.com/plantsandanimals

photo: le tyrano, en très, trop, courte phase angelot.

ps: quant au jour de la marmotte: je suggère à toute future accouchée de compter ses contractions devant "un jour sans fin". bill murray en bonne fée, ça marche: tout a été du fun en barre sur le front de l'enfantement sans douleur :)

Publié par piapias à 16:07:48 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (29) |

to be 3 | 17 décembre 2008

alors bien sûr, si dans ta vie tu vas shaker la main de barack le lundi, sauter en parachute le mardi, faire le sexe sauvage avec jude law le mercredi, envoyer des communiqués à la con à l'AFP le jeudi pour demander si quelqu'un a pas trouvé par hasard les trucs que t'as oublié aux toilettes des galfa', sauver le PS le vendredi, faire le sexe sauvage avec joaquin phoenix le samedi et le saut de l'ange dans une piscine de champ' avec chuck bass le camé du nez le dimanche, tu ne vas pas forcément comprendre.

il faut avoir une vie normalement normale, voire une vie de bree la ménagère du foyer joli (comme bibi), pour mesurer toute la teneur de ce truc de ouf : si ça se trouve, la semaine prochaine, on me demandera "et sinon, là, la week juste avant noël, quoi de neuf pussycat?" et je pourrais répondre, l'air blasé, "oh, écoute, rien jean-françois, juste, genre, ce truc: j'ai donné la life."

oui, moi.

il faut que je me pince et/ou que je me contemple de profil dans un miroir en pied pour croire moi-même qu'il va se passer ce truc, là, dans pas longtemps, dans CARREMENT plus du tout longtemps. il faut que je me replonge dans laurence pernoud (de toute urgence: si tu commençais à faire ton devoir d'allemand le dimanche soir à 22h, tu me comprends). il faut que j'aille toucher les petits pyjamas taille 50 cm dans la chambre à côté pour comprendre que ce n'est pas mon chien qui a refait sa garde-robe chez bonpoint. il faut que je me persuade que ce tire-lait a un RAPPORT avec moi, un rapport direct & humiliant, veux-je dire. il faut que je réalise que ces culottes filet de l'enfer ne sont pas pour une party "grey's anatomy" un peu olé-olé. il faut que j'arrête d'aller sur des forums à la con, ces endroits furieux où des filles te disent qu'elles ont pondu après une gestation de 11 mois et qu'elles sont venues toutes seules à la mater' en conduisant un truck avec les dents et que même pas mal, le fait de faire sortir un alien de 4 kg de ton corps. il faut que j'arrête de manger de la bûche aux marrons sous prétexte qu'à noël, je risque d'avoir juste droit à une purée de celeri à 17h30, et que je voudrais bien voir ça, une année sans bûche aux marrons.

il faut que j'arrête d'avoir hâte à ce point.

il faut que j'arrête d'avoir les miquettes à ce point.

la dignité, c'est un truc qui vient avant ou après la péridurale ?

http://www.myspace.com/rarariot (qu'ais-je foutu en 2008? ben par exemple j'avais raté les ra ra riot. shame on me)

ps: last night party.

 

Publié par piapias à 18:09:49 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (22) |

song for derrick (il est mort le soleil) | 15 décembre 2008

pendant qu'ici tout s'écroule sans bruit -stats, désir d'influer positivement sur les susdites, de résister au parfum des madeleines maison- horst tapper vient d'arriver au paradis du tergal.

parfois la mode n'a donc qu'à la boucler (ce qui m'arrange hyper vu mon entrain à piapiater ces temps derniers).

je crois que contrairement à horst, constance n'est pas mon second prénom.

 

http://www.myspace.com/theculture

ps: pendant l'effondrement de notre empire, il faut dire que nous avons autre chose à faire. parvenir à ce niveau de chignon, par exemple. eh ouais. il y a des gens avec une vie de dingue, qu'est-ce que vous croyez.

pss: my godness !!! j'apprends que horst s'est tiré au 7e ciel des pépés pervers avec cette petite garce lubrique de bettie page. les voies (et le sens du fun) du seigneur sont parfois impénétrables...

Publié par piapias à 16:18:17 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (35) |

la griffe de l'homme | 10 décembre 2008

c'est ma copine miss marseye qui me demandait toutal' "dis, ava, toi qui dépenses tout ton argent sous forme d'habits et que du coup c'est tes copains qui sont obligés de t'équiper en puériculture de base, si je devais écrire un papier sur la mode de marseille, tu dirais que le marseillais de base, il s'habille comment?"

alors j'aurais pu dire: ma petite biche, justement PAS comme ce barbu, là, juste au-dessus.

on a cherché. causé gel vivelle dop, causé petites sacoches vuitton, on a causé sans contrefaçon je suis un garçon de la rue camille-pelletan (un peu notre made in china à nous autres), causé de leur goût étrange, l'été, pour le short de plage fleuri de marque vilbrequin porté torsepoil avec la serviette de plage autour du cou, causé des filles de chez moi qui mettent des fois des micro-shorts en jean mais avec des leggings dessous, des fois même des leggings mi-mollet,causé du fait que la morphologie n'entrait que rarement en ligne de compte au moment de s'habiller, que par exemple des fesses larges comme la porte d'aix, ça allait souvent avec des bermudas moulants VOIRE scintillants, causé des mèches blondes, causé des pulls rayés roses (je crois) pour hommes malingres, causé des jeans kaporal, causé de ce qui ferait éventuellement qu'une rue de chez nous ne ressemblerait pas à une rue de chez vous. on s'est dit aussi que le look marseillais, ça s'était barré en toupie finalement. que même les cagoles, désormais, mettaient des robes chasubles et des fausses bottes basses grises comptoir des cotonniers, qu'on ne leur voyait plus forcément le string dentelle rose, que dans la rue st-fé c'était l'attaque des clones, et que ces clones s'étaient mis en sourdine. on s'est dit comme ça que les frontières s'étaient estompées. un peu. que bien sûr, y avait encore des mecs en jogging, avec le bas de survêt' rentré dans les chaussettes de sport, et même que ça faisait rire. mais que moins qu'avant. on s'est dit que cette drôle de ville du sud, cette ville d'en bas, pleine de complexes, cette ville fanfaronne qui s'invente des dieux improbables comme des supporters qui pleurent dans un tribunal madrilène, cette ville avec son humour, ses mensonges, ses signes extérieurs de richesse et sa misère crasse, était en train de rentrer dans le rang de la fashion.

que c'était peut-être ça, marseille, aujourd'hui: une envie de la jeunesse d'en être, de se ravaler, une envie forcenée de cette ville mal foutue de cesser d'être moquée, rabaissée, calomniée pour son manque de chic, de culture, d'élégance, de cohérence, une envie rageuse de ressembler à des parisiens ou au moins à des lyonnais ou au moins à des aixois (mais ça c'est impossible), qui pousse à ne pas prendre de risques, à copier les postures, les allures, de vous autres les gens d'en haut, du nord, de loin, vous les gens qui savez la mode, une envie qui interdit de quitter les chemins bien balisés, à s'inventer soi. quitte à se perdre. quitte à faire des rues pleines de gilets en peau de lapin, jeans flare bruts, chemises à carreaux, low boots, manteaux d'officier. des oripeaux validés par vous. mais avec dessous, ce qui reste, ce qu'il y a encore et qui s'accroche comme une vieille tique familière: toujours ce sentiment d'insularité que l'on ressent dans cette drôle de ville qui ne ressemble à rien d'autre et qui parle plus fort que tout le monde. 

ce barbu, ce qu'il dit, en ne disant rien devant le sartorialist, là, c'est l'aisance, la culture, le bon goût, la différenciation chic de son monde, son raffinement. c'est beau. on a envie de lui demander comment ça marche, une barbe si bien taillée. on a envie de lui demander d'où ça vient, l'idée des lunettes rétro glissées dans le col de chemise au rouge parfait, la montre vintage 80, le petit chapeau, la pochette blanche. cette paix de soi. à paris, à NYC, on penserait juste "un jeune homme chic"; chez nous, où l'on a si peur de se singulariser, de dire des choses intimes de soi avec des vêtements et le coup de ciseau d'un barbier, parce qu'il faudrait d'abord digérer des siècles de complexes, il y aurait peut-être du coup des garçons celio sport pour lui jeter des pierres.

bon courage pour ton papier, quoi ;).

http://www.myspace.com/balticfleet (ouh la comme c'est bien !!!)

photo: sartorialist

 

Publié par piapias à 20:20:44 dans inspiration | Commentaires (13) |

françoise dolto, sors de ce corps | 09 décembre 2008

il me semble qu'aujourd'hui, nous avons progressé sur le chemin de l'intelligence émotionnelle & de la parentalité, dans l'étude psychologique de l'enfant, enfin, de sa version avec léger duvet au-dessus de la lèvre supérieure, portable multi-options, doudoune & bande de potes. oui, car aujourd'hui, nous avons dressé un jeune.

comme le jeune, parce que tu as une vie folle, tu n'avais toujours pas eu le temps d'aller voir mesrine, le retour de la vengeance (2). alors sur ce coup, tu partageais le biotope du jeune, à savoir une salle de ton pathé de centre-ville où le jeune était cet après-midi là dupliqué à plusieurs dizaines d'exemplaires (car le jeune aime mesrine, vois-tu, comme toi il y a longtemps d'artagnan, perhaps? enfin, comme un personnage de film historique en costumes -je précise sans vouloir me la péter que les costumes viennent d'ailleurs de MA boutique de vintage marseillaise, on a ses infos sur piap'). lorsqu'il est trop dupliqué, le jeune est comme une mauvaise copie VHS (ce qu'est une copie VHS, le jeune? ce serait trop long à t'expliquer), sa fraîcheur & son charme originels ont tendance à se brouiller. ton jeune est plein de parasites. tu as envie d'appliquer sur lui cette étonnante méthode de torture vue hier dans dexter (saison 3): le pssshit de coca direct dans la narine (apparemment, ça fait bobo). tu as envie de lui enfoncer la tête dans son saladier de pop-corn. tu as envie de prendre ta grosse voix, tes gros yeux noirs, tes sourcils froncés et ta fucking assurance d'adulte pour lui rabattre son caquet, à cet enfant de l'insolence. là, ce qui se passait c'est que ton jeune avait refusé d'éteindre son portable-ghetto blaster (qui ne passait pas du sammy decoster, comme tu peux t'en douter) et le vigile réfléchissait aux risques judiciaires de faire gober, dans l'exercice de ses fonctions, bague après bague, son appareil dentaire à un mineur (le jeune a encore parfois ce délicieux accessoire d'humiliation qui sans doute, si l'on y réfléchit, contribue au fait qu'il se conduise ensuite comme un putois en public).

nous allions tous basculer dans le blood, lorsque tu t'es souvenue de super nanny. tu t'es souvenue qu'il faut obliger l'enfant à te regarder dans les yeux en te mettant à sa hauteur quand tu lui donnes une leçon of life (comme on était tous assis, c'était plus simple: sinon moi le jeune, pour me mettre à sa hauteur, il me faut un escabeau). tu t'es alors penchée vers ton jeune, cet enfant vilain avec ses grandes dents et sa mauvause odeur de mauvaise sueur (car le jeune puceau pue, non?) et c'est avec ta plus grande douceur que tu lui as dit:

"le monsieur t'a demandé gentillement de l'éteindre. alors obéis, et tout se passera bien."

c'était mi-tendre, mi-freddy krugger les griffes de la nuit dans ta face. il y a eu un moment de flottement. puis le clone le plus proche de ton jeune a dit: "fais ce que dit la dame, allez, discute pas."

ça n'a pas discuté. on a regardé notre film dans un (presque) silence de cathédrale. je crois qu'on appelle ça l'autorité naturelle, les amis.

http://www.myspace.com/hughcoltman

Publié par piapias à 20:46:05 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (13) |

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