je ne sais pas vos gens, mais les miens sont considérablement en feu sur ce coup des soldes d'hiver. on n'est plus du tout récession, là: on serait plutôt, putain, flambons pendant qu'il en est encore temps et que les primes de fin d'année n'ont pas été dissoutes dans nos habituelles vies de patachon et/ou le salaire indécent d'une nounou (qui de toute façon voudra me lâcher avec un golden parachute quand elle découvrira tyrano dans ces jours de colique: quelque chose comme l'enfer sur la terre pour les femmes de bonne volonté). bref. normalement, je solde à peine: quand les ristournes arrivent, ou j'ai déjà tout, ou de toute façon sergio rossi ne sera jamais dans mes prix, même à moins 70% (or sergio, le 70, il connait pas hyper bien déjà). pis j'aime pas la foule. pis je sais pas choisir quand y a des filles en meute derrière moi. pis je suis une sale snob. pis je suis pas la moitié d'une quiche non plus: je suis la fille qui, pendant les soldes, se concentre seulement sur la collection de la saison suivante. enfin tout ça. je sais pas si c'est la neige, si c'est mes nouvelles RRrresponsabilités familiales, si c'est ras le bol de me voir en pauvresse de la fashion, mais cette fois-ci j'ai fait un truc de ouf: j'ai acheté UN truc cher ET utile. un manteau parce que je suis la fille qui traîne en tout petit cuir tout l'hiver et donc après je vis sous nurofen et le feu roulant des reproches de mon homme, une mère pour moi. un manteau pour faire un basique.
les carreaux du kooples m'ayant finalement semblés so winter 08, c'est au comptoir des cotonniers que j'ai flambé: la bête est grise, avec du tout petit carreau discret. du petit moins 30, mais j'avais pas le courage de me retrouver dans 15 jours face à des 34 et/ou des 46.
ps: vous prendrez note de mes relations distendues avec franck provost. si ça c'est pas de la racine de 10 cm, alors qu'est-ce que c'est ma bonne martine?...
Publié par piapias à 13:54:09 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (30) | Permaliens
ah la la ma vieille martine! jamais vu un truc pareil ! je te rappelle que je vis dans une ville où il ne fait jamais froid -ou alors c'est le mistral, mais ça ne compte pas-, je te rappelle que chez moi c'est le south avec des terrasses toute l'année. ben là makache la terrasse en toute petite laine fine. là tu foutais ta doudoune de roumaine, ton bonnet et des moufles pour dégringoler dans le barrio désert, avec des mamies qui s'accrochent aux lampadaires, les pattes de ton sudiste de chien dans la poudreuse, les parties de boules de neige à tous les coins de rue moelleux comme de la chantilly, les racaillets qui aident les voitures parties en weeling comme des petits lords fauntleroy au lieu de leur chourrer les autoradios comme d'hab'. une rue saint-fé où tu entendais tomber les flocons, alors qu'un matin de rush de soldes, c'est l'accent délicieux et distingué des marseillaises sur le pied de guerre qui te déferle aux oreilles façon sélections de la star ac':
"non mais t'as vu comme c'est beauuuuuuuuuuu???" est un peu ma phrase stupide du jour. je suis en mode "pardon, j'ai six ans", avec des paillettes dans les yeux, le bout des gants trempé, envie d'un traineau (n'y pense même pas, dit mon chien sudiste pas hyper ouvert aux nouvelles expériences) & de chanter du adamo sur le pavé. j'ai un faible pour les aléas climatiques. les inondations, les blizzards, les canicules, quand ça met ma ville à l'envers. évelyne dheliat aussi: du coup on l'invite en plateau à la fin du journal. glory day évy ! vous sentez pas, vous, ce côté "were are the world, we are the childrens" qui transforme la ville en pub manpower des années 80 avec le mec qui fait tout un tas de signaux de bras comme s'il fallait faire atterir des avions dans la rue, enfin tout ça? nan? putain mais la poésie de la life, les gens? elle vous traverse pas? pauvres de vous (mais non, la neige je la mets pas dans mon nez)...
donc ce matin, marseille s'en foutait de la conso effrénée, c'est dans les petits rades près de chez moi que se rassemblaient les gens, à picoler des petits blancs au comptoir "pour lutter contre la tempête, papayé". si la fin du monde se pointe, je trouve qu'effectivement c'est un bon endroit pour l'attendre. le bon côté niark niark du truc, c'est que pendant que tout le monde se saoulait l'air de rien sur les coups de 10h, j'avais pas à tacler les filles pour attraper mon graal en rayon: pas le kooples, cependant, mais son espèce de cousin dont on va vite reparler dès que je décolle mon nez de la vitre, c'est promis.
et ça, c'est un vieux truc doux pour siroter un chocolat à 18 000 calories à "la folle époque"...
Publié par piapias à 12:13:25 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (26) | Permaliens
mercredi, si je parviens à soudoyer des gens pour qu'ils zappent les soldes et dégustent à la place une bonne partie de rire avec un jeune nourrisson de ma fabrication, l'idée est que je revienne dans le monde des adultes. je pense à une carte bleue, je pense à une meute de filles énervées et outrageusement, joyeusement superficielles, je pense à choper la crève en deux heures (40° dans la cabine de sandro, 0° sur le trottoir juste devant), je pense à des soldes d'hiver.
vous, bien sûr, vous avez déjà tout: vous flambez depuis septembre en toute wilditude, vous êtes minces, le hommes vous désirent, les femmes enceintes vous détestent. moi je ne vous déteste plus parce que je suis super magnanime, comme fille, mais surtout parce que désormais délestée d'une partie non-négligeable de ma surcharge pondérale, je peux à nouveau envisager d'acheter des vêtements qui n'iraient pas à mon tonton andré (sinon évidemment je vous jetterais des pierres). enfin j'arrête votre ola de congratulations : mon corps n'est pas tout à fait de retour non plus. apparemment, lorsque l'on pond, a) un enfant chouineur survient b) tes muscles claquent la porte et se cassent à caracas (c'est juste pour l'allitération en "k" et aussi parce qu'à la place de l'hiver occidental, je prendrais bien une plage à la con quelque part, donc pourquoi pas là-bas).
donc en vrai je vais pas tenter de shoper une robe fourreau, je vais me mettre en quête d'un manteau. idéalement le kooples, là, mais je suis pas sectaire. si quelque chose d'assez british dans l'idée de la laine grise, éventuellement à carreaux, dans une coupe qui évoque la droiture de la fan de rock le soir au fond des bois (car avec le retour du shop-shop, j'envisage aussi de me remettre progressivement au bon vieux live des familles, mes cris de groupies manquent à marseille depuis trop longtemps, et puis il faut que je puisse raconter à ma fille que j'ai une vie excitante, bordel).
l'idée c'est aussi que je ne rentre pas munie de 112 tops stupides "parce que tu comprends, -70%". ou de tous les machins trop connotés "winter 08-09", comme je ne sais pas, tout ce qui évoquerait le lapin mort (aucun risque, en fait) ou un trappeur accroupi près d'un piège (à lapin, donc). si the kooples me file le manteau pour rien, avec, je prends tout ce qu'il y a chez sessun & des boots qui crient "charlotte gainsbourg want us".
ce sera ma contribution à la relance.
http://www.myspace.com/whitewilliams
Publié par piapias à 19:17:30 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (27) | Permaliens
j'ai encore rêvé que j'avais une histoire sexuelle avec sammy decoster.
puis ma fille m'a réveillée: il était 4h. une heure sympathique pour wakuper, quoi !
en tentant de retrouver sammy, un petit peu plus tard, dans les remugles de lait caillé (je sais faire monter un suspense érotique, moi madame) je me suis rendue compte qu'il était devenu
viggo mortensen.
du coup, je suis quasiment favorable à ce que les enfants ne fassent jamais leurs nuits.
en vous remerciant.
ps: demain nous parlerons probablement soldes & dans un registre plus névrotique, comment, pendant que sammy mortensen m'étreint, et depuis qu'il est père, mon homme rêve quant à lui qu'il est hervé morin à la tête d'une armée de sous-marins: moi je dis, on n'est pas tous égaux devant la qualité du sommeil.
pps: précisons avant que pisk ou jane ou inno ou un autre joyeux élève de l'école medrano vienne mettre son grain de sel, que sammy est la personne à droite, sur la photo. voilà.
http://www.myspace.com/humanhighway (l'année commence mora mora, et nous on aime ça)
Publié par piapias à 12:18:55 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (20) | Permaliens
hi, jeunes gens fatigués et toi aussi martine, qui aura encore dansé sur les tables et raconté à des inconnus que tu les aimes 'maisachementuvoichtejuuure (tu nous fais honte à tous, tu le sais, dear?). nous voici dedans une année où aucun jeu de mots à base du mot "neuf" ne nous sera probablement épargné, autant le savoir. une année où il y a des chances pour que vous n'obteniez pas l'augmentation (soyons récession, bordel) que vous réclamez depuis dix ans, une année où il y a des chances pour que l'au théâtre ce soir moldave que nous prépare la télévision publique réformée de notre grande nation (la fRRRance, monsieur!) vous donne envie de retourner téléchargerpluzoumoinslégalement sur le ouaibe, une année où il y a des chances pour qu'on se prenne un peu le chou pour apprivoiser les couleurs du printemps (ce beige poudré façon combinette à mémé, les filles, il va falloir apprendre à le gérer dans la lumière crue et, plus délicat encore, le faire aimer aux hommes qui partagent nos vies et nos dressings), une année où il y a des chances pour que cent fois la phrase "il faut que je plaque ce job chronophage (et/ou de merde)" revienne dans la conversation (et quand je dis cent !.... c'est pour ne pas dire 12 567), une année où il y a des chances pour que l'overdose des années 80, le retour, vraiment, vraiment, il y a des chances pour l'amour ardent, il y a des chances pour que l'énième achat de chaussures fabuleuses MAIS importables, il y a des chances aussi un peu pour que little joy, en passant.
Publié par piapias à 11:59:27 dans inspiration | Commentaires (23) | Permaliens
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