(quand un jeu de mot foireux se présente à moi, je serais vraiment garce de lui tourner le dos)
ma vie sans CB, ça vous rappelle quelque chose? je ne vous refais pas le tableau, je suis un peu comme frodon avec son anneau du mal: si je touche mon préciiieux, je vais trouver ça chouette sur le coup et pis paf, finir par ressembler à gollum et bon, gollum, je suis pas certaine qu'énormément d'hommes auraient envie de le prendre dans leurs bras (je suis pas non plus persuadée que mes copines iraient boire des coups avec d'ailleurs). donc bref, je me fais ma première rehab de 2008 (je connais bien, je me fais une alerte rouge vif tous les six mois). l'un dans l'autre, comme je bosse telle une ouvrière chinoise de 14 ans au fond de son usine de barbie de la mort, je n'ai pas spécialement le temps de pleurer sur mon sort de droguée en manque: quand je pense que j'irais pas chez les suédois cette semaine, je trouve ça un peu vertigineux, un peu excessif, un peu n'importe quoi, comme défi, mais je tiens bon la barre de ma vertu retrouvée (cette phrase, bon sang. cette phrase).
je ne vais même pas dans LES RUES où on trouve du magasin cheap, c'est dire.
du coup je passe trop souvent devant chez sessun.
cet itinéraire bis va me faire très très mal je vous le dis: la belle emma s'est tout simplement surpassée dans le style petite collec fraîche pas nunuche comme j'aime (comme des garces munies de trois gold aiment aussi nom de qfsqdq). il y a les petits bloomers rayés rouge et blanc, il y a la robe en soie un peu jaune, il y a la robe bleue nuit boutonnée, il y a ce drôle de manteau gris à manches un peu gigot, il y a du combishort rayé idem qui met K.O., le petit sac verni vert sapin trop chou, les petites bottines molles et grises et tout simplement LA robe à fleurs de mes rêves (comme je suis infoutue de trouver des photos téléchargeables, allez zieuter son catalogue et bavez http://www.sessun.com/ete-2008). pour l'instant, aucun petit créateur ne m'a à ce point attrapée dans ses filets printemps été 08.
je me lâchais, là, à vue de nez je pense qu'on pouvait parler d'une addition du type smic. double smic? possiblement.
je suis sortie de chez cette tentatrice avec une CB qui hurlait pour qu'on la libère. je suis sortie avec pour seuls habits ceux que je portais sur moi en entrant. je ne sais pas si quelqu'un mesure toute la puissante folie de cette perf (à jeûn, ptain, en plus et à peine échauffée, j'ai frôlé le claquage, moi, là).
http://www.myspace.com/alistermusic (il me fait rire ce barbu, "qu'est-ce qu'on va faire de toi", c'est la modeste petite chanson qui m'accompagne partout depuis le week-end)
ps: merci à mon pete qui m'a finalement trouvé LA/MA/CETTE sublime robe signée emma. un moment j'ai cru qu'elle me disait: "elle te plait? hop, parce que tu es vraiment la plus bath des soeurs, je te l'offre". c'était vrai. mais sous forme de 79 ko seulement.
Publié par piapias à 21:04:19 dans où je bave avec application | Commentaires (10) | Permaliens
je suis punie.
j'ai été vilaine tout ce début d'année. avec mes sous je veux dire. samedi la nuit, mon petit mari a cafté l'affaire en plein apéro et devant le chiffre annoncé (représentant peu ou prou le PIB du balouchistan) c'est tout simple, j'ai été obligée de dessaoûler. oh ça va, voilà, j'ai fait n'importe quoi. j'ai plus un radis, on est même pas le dernier vendredi du mois, c'est la rage.
une seule issue: ce week-end je suis belge. et je vois mal mon mari -ce pingre, cet affreux louis de funès en baskets- me refuser du shop-shop à L'ETRANGER. l'étranger ce n'est pas comme la france, ce n'est pas comme la vraie vie, les sous qu'on n'a pas sur le territoire national n'ont rien à voir avec les sous qu'on a envie de flamber parce que c'est LES VACANCES (et que la CB de monsieur de fun' est à portée). tout le monde peut comprendre cette implacable logique avec un peu d'effort. bon, pas mal d'efforts, d'accord.
il est clair que dès que je remettrais le pied en vraie france, comme cendrillon, mon droit à la flambe disparaîtra illico. je reviens avec louis de fun', évidemment -ce chien de l'enfer.
bref, voilà : par pitié donnez-moi de l'adresse à shop-shop bruxellois. ma dernière occase d'être une fille écervelée avant longtemps. je prends les adresses de frites, les adresses de bière, l'adresse de COS & les adresses de vintage.
merci, à vot' bon coeur.
photo: malo, manches (déjà) mythiques.
http://www.myspace.com/thewalkmen
Publié par piapias à 21:06:50 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (12) | Permaliens
janice (ex femme de chandler bing) avait des faux airs d'amy winehouse et un cri du coeur que je suis en train de pousser moi-même là, maintenant, entièrement, totalement, hystériquement, en me foutant bien des voisins :
oh.
my.
god !!!!!!!!!!!!!!!
pourtant siffler les hommes dans la rue c'est pas mon genre. parfois j'ai envie mais à la place je fais plutôt mon célèbre regard dont la trajectoire ressemble à celle d'un avion en train de se crasher (dans les yeux du beau et une demi-seconde plus tard, en train de sonder la terre à la recherche d'un abri anti-bombasse: il me faudrait 12 mojitos de plus pour parvenir à dragouiller quelqu'un). mais c'est vrai aussi que dans mes rues, on n'en voit jamais des comme lui, cet homme head & shoulders qui fume à la cool dans ses chaussettes bleues. alors là, c'est peut-être le printemps qu'on sent déjà un peu dehors? ou mes hormones paresseuses qui sortent de leur hibernation en s'étirant?
parce que je ne sais pas si le sartorialist est tombé à la renverse quand il a rencontré cette créature. je ne sais pas si le sartorialist est gay par exemple, si quand il voit un garçon alien, il pousse des petits cris en sautillant sur place. je sais juste qu'il a un goût parfait. et que moi, tout ce que je vois, là, c'est que je suis cette petite midinette partie en triple axel arrière avec la bouche plus que bée.
je le jure, je ne dirais plus jamais de mal des porteurs de vans. même que je veux bien aller manger avec celui-là chez dean & deluca jusqu'à la fin des temps (je veux bien aller chez dean & deluca avec n'importe qui, notons).
je veux larguer mon job et passer ma vie à photographier les beaux mecs dehors. je veux laisser parler la mouffe qui est en moi.
Publié par piapias à 14:27:14 dans où je bave avec application | Commentaires (13) | Permaliens
quand j'avais encore une dignité (1), j'avais aussi des principes : détester les années 80, par exemple, cette époque qui aurait pu/du traumatiser à jamais mon enfance (les amies de nos mères portaient quand même des fuseaux et la même coupe que bonnie tyler: on a vu des psychanalyses de 15 ans démarrer pour moins que ça). car lorsqu'on regarde les photos de cette époque, à l'exception d'une poignée de super top models à mâchoires carrées, qui a l'air de s'en tirer avec la queue du mickey, hum? pas ces hommes en polo saumon, pas cette steph de monac, pas ce blush rose foncé par 33 tonnes, pas ces bandanas fluo, pas ces leggings en lycra bleu ciel (à l'époque on disait "caleçon": seul le marketing a fait des progrès depuis), pas ces épaulettes qui ne passaient que les doubles portes.
et certainement pas ces pantalons à pinces. courts. et bouffants du haut. puisque tant qu'à faire, autant charger la mule.
or ouvrons les yeux: pendant que j'étais occupée à devenir une vieille dame indigne, ils sont back les affreux jojos. et ils ne sont pas très contents. et moi du coup, comme face à un peu tout ce qui est nouveau (c'est une maladie, je le sais, je l'assume), mes narines se trémoussent: voyons voyons, n'y aurait-il pas moyen d'apprivoiser le truc?
ben non.
y a pas.
ce midi dans mon trend, j'ai voulu en avoir le coeur net une bonne fois pour toutes et le verdict a été sans appel : ces pantals, je le crie, je le clame à la face du monde qui n'en peut mais, sont un cauchemar pour le corps des femmes. des fesses de la taille de l'australie! des hanches comme un tonneau de grappa! ça vous parle? moi, j'avais beau enfoncer mes petits poings pétrifiés dans mes poches pour me donner cette ALLURE so 08, ce que j'avais en face de moi (et derrière !!! dans ce satané miroir suédois ?!?), c'était tout simplement le vêtement le mieux foutu du monde pour me transformer en thonne (femelle replète & un brin stupéfaite du thon). et c'est une fille qui n'est pas tous les jours obligée de se contorsionner pour entrer dans son slim taille 36 qui le jure.
alors je ne sais pas: à la réflexion, je suis peut-être foutue comme une barique de gnôle italienne? parce que ce que je vois sur ma petite suédoise préférée et sur cette rigolarde inconnue du sartorialist, ça a pourtant du chien et de la tenue, non? mais sur moi, même pas pour un numéro au cirque. même pas dans un concept de soirée "sois la plus laide possible pour 24,90 euros". pourtant, panade en vue: dans deux mois, trouver en rayon un pantal' qui ne sera pas CE GENRE DE PANTAL, est-ce que ce sera encore possible? est-ce qu'il ne faudrait pas tout de suite commencer à faire des réserves de pantalons droits amis des jambes et du booty des filles? parce ce qui nous arrive dans la face, là, c'est de la déferlante. du heavy metal de tendance. les années 80 en fait. là. pile. tout de suite et en entier.
je croyais être prête et puis non. vous oui?
(1) lointaine époque où je savais camper sur mes positions.
http://www.myspace.com/thekooks

pour finir et se donner du courage: sartorialisté -pour changer- le look idéal de la pointe de la frange au bout des derbies parfaites en passant par le must du new pantalon.
Publié par piapias à 21:13:48 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (11) | Permaliens
c'est un petit gars de 23 ans. il est à ma porte, il sonne: "hi, honey, c'est cadeau de l'amour pour toi !" j'ouvre, je me rue sur lui, "oh, alex!", et dans un grondement de lionne chasseresse, le dépouille de ses vêtements: c'est à dire toute cette !!!collection printemps-été 08 à se taper le booty par terre.
alex wang est devenu légèrement obsessionnel pour moi. lorsque je ne suis pas en train de rêver que je fais disparaître certains de mes marseillais dans un doux bain de chaux vive ("the wire", saison 4, éternelle tuerie), c'est à ce petit bonhomme trop doué que je pense. je me dis que c'est fou de deviner en si peu de lignes, en si peu d'effets, ce que les filles cool ont envie de porter tout de suite. ça me donne envie de ressortir mon "dessinons la mode" (énorme jeu vintage!). par exemple la collec hiver 08-09, qu'est-ce que je peux dire? ce serait grunge sans les petites saletés entre les doigts de pied et sans pearl jam. c'est ta jeunesse revisitée: tu pleures ta joie (les petites saletés n'étaient PAS entre mes orteils, je le précise avant que quelqu'un ne me balance une saloperie).
le seul truc peut-être un tout petit peu casse-noix, avec alex, c'est ses prix. oucchhh ! ça nous fait quand même le short de courtney love période hole (toutes ses autres périodes devraient n'avoir jamais existé, non?) au prix de l'or. et moi de l'or j'en ai moins que pas, juste tout de suite. et pis chez moi on fête pas la st-val' parce que c'est trop con et aussi parce que l'ambiance "tiens, et si ce soir on se disait qu'on s'aime en même temps que tout le monde", je pense que ça ne prendra jamais franchement sur mon palier. je vis sur un palier snob, avec un homme qui préfèrerait ne plus jamais regarder un match de l'OM que d'être pris en flag' de mièvrerie commune.
donc bref, improvisons. chez bershka, il y a un espèce de short gris, comme vieux, bien délavé -cet été je te l'userai à la pierre ponce comme en 1992- pas mal pour jouer les petits copieurs. avec un ticheurte loosy, je retrouve un peu de mon alex. évidemment, il manque encore THE pièce, le blazer long, gris, avec les manches remontées comme dans le meilleur épisode de "friends". je cherche. géraldine aussi. la preum's qui le shoppe le dit à l'autre, merci.
http://www.myspace.com/jamietwimbledon (ah et puis sinon j'ai un gros retour de jamie. "back in the game" ou "operation", ça ne vous donne pas envie d'aller vous saouler au pub avec vos potes en veste de jogg le soir de la saint-val? comment faites-vous??)
Publié par piapias à 18:42:32 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (8) | Permaliens
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