l'odeur des écoles vides, ces printemps-là, la tête des assesseurs, oh, bonjour madame michu, ça vote bien aujourd'hui, oui, non, peut-être, la douce france, le temps suspendu, les dessins des enfants qu'on ne connait pas sur les murs, des fois un petit habit oublié à une patère, les platanes dans la cour et toutes ces parties de billes auxquelles on ne joue plus, d'ailleurs les enfants jouent-ils encore aux billes c'est une bonne question? y aller en famille, y aller en couple, y aller en famille (l'autre, la nouvelle) le matin ou tout de suite après les croissants de midi quand on avait le genre de vie où les croissants c'était à midi, maintenant c'est à 8h mais c'est fou comme c'est beau un dimanche matin quand il commence avant 13h finalement. après, traîner, attendre, biper, appeler les copains à l'heure de l'apéro, s'organiser quelque chose avec du rosé, des pizzas, de la mauvaise foi (et dans notre cas énormément de gnôle pour faire passer la douloureuse finale), des fois revenir tard pour compter les bulletins, c'est votre grande fille? la honte et en même temps la fierté à la con, ce truc d'appartenir, ce truc de la république, ce truc de vieux. mais souvent, bosser, plutôt. courir les permanences, les QG, recevoir des sms en panique d'élus mais peut-être plus pour très longtemps, alors alors vous savez QUELQUE CHOSE, du rosé, des kirs royaux, du taboulé que personne touche jamais, des télés allumées, les sorties des urnes, les estimations, les calculs savants, les reports, les projections, il est 23h, un journal qui sent la trois fromages et le rosé, l'excitation, le rosé, l'effort collectif, les analyses, les scènes surréelles, putain mais en fait jean-pierre est de DROITE dit sur le ton de mais en fait jean-pierre c'est le mal, le chagrin ravalé des déçus, la liesse des QG, les caméras dans ma petite gueule, les JRI qui se fritent, les airs entendus, les airs de fin du monde, les airs de c'est la luttte finaaale, le rosé, bon sang mais il est
1h du matin.
je suis le genre de fille qui aime ces dimanches-là.
même si demain avec tess dans l'isoloir je crois que ce sera un petit peu plus ardu de faire quelque chose de vraiment cohérent. et pas seulement parce qu'elle va sans doute vouloir boulotter les bulletins (bouffe l'europe utile de la dame qui foutrait les miquettes si par exemple c'était la nouvelle secrétaire de direction ou alors la maîtresse de maternelle, chérie chérie !). on a beau aimer la politique (oui! voilà ! c'est dit !) des fois on est tout merdeux avec sa perplexité, madame michu.
(oui, je sais, la mode. mais pas forcément non plus)
http://www.myspace.com/dandeacon (c'est énooooorme nom de moi !)
Publié par piapias à 21:23:43 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (10) | Permaliens