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il me semble qu'aujourd'hui, nous avons progressé sur le chemin de l'intelligence émotionnelle & de la parentalité, dans l'étude psychologique de l'enfant, enfin, de sa version avec léger duvet au-dessus de la lèvre supérieure, portable multi-options, doudoune & bande de potes. oui, car aujourd'hui, nous avons dressé un jeune.
comme le jeune, parce que tu as une vie folle, tu n'avais toujours pas eu le temps d'aller voir mesrine, le retour de la vengeance (2). alors sur ce coup, tu partageais le biotope du jeune, à savoir une salle de ton pathé de centre-ville où le jeune était cet après-midi là dupliqué à plusieurs dizaines d'exemplaires (car le jeune aime mesrine, vois-tu, comme toi il y a longtemps d'artagnan, perhaps? enfin, comme un personnage de film historique en costumes -je précise sans vouloir me la péter que les costumes viennent d'ailleurs de MA boutique de vintage marseillaise, on a ses infos sur piap'). lorsqu'il est trop dupliqué, le jeune est comme une mauvaise copie VHS (ce qu'est une copie VHS, le jeune? ce serait trop long à t'expliquer), sa fraîcheur & son charme originels ont tendance à se brouiller. ton jeune est plein de parasites. tu as envie d'appliquer sur lui cette étonnante méthode de torture vue hier dans dexter (saison 3): le pssshit de coca direct dans la narine (apparemment, ça fait bobo). tu as envie de lui enfoncer la tête dans son saladier de pop-corn. tu as envie de prendre ta grosse voix, tes gros yeux noirs, tes sourcils froncés et ta fucking assurance d'adulte pour lui rabattre son caquet, à cet enfant de l'insolence. là, ce qui se passait c'est que ton jeune avait refusé d'éteindre son portable-ghetto blaster (qui ne passait pas du sammy decoster, comme tu peux t'en douter) et le vigile réfléchissait aux risques judiciaires de faire gober, dans l'exercice de ses fonctions, bague après bague, son appareil dentaire à un mineur (le jeune a encore parfois ce délicieux accessoire d'humiliation qui sans doute, si l'on y réfléchit, contribue au fait qu'il se conduise ensuite comme un putois en public).
nous allions tous basculer dans le blood, lorsque tu t'es souvenue de super nanny. tu t'es souvenue qu'il faut obliger l'enfant à te regarder dans les yeux en te mettant à sa hauteur quand tu lui donnes une leçon of life (comme on était tous assis, c'était plus simple: sinon moi le jeune, pour me mettre à sa hauteur, il me faut un escabeau). tu t'es alors penchée vers ton jeune, cet enfant vilain avec ses grandes dents et sa mauvause odeur de mauvaise sueur (car le jeune puceau pue, non?) et c'est avec ta plus grande douceur que tu lui as dit:
"le monsieur t'a demandé gentillement de l'éteindre. alors obéis, et tout se passera bien."
c'était mi-tendre, mi-freddy krugger les griffes de la nuit dans ta face. il y a eu un moment de flottement. puis le clone le plus proche de ton jeune a dit: "fais ce que dit la dame, allez, discute pas."
ça n'a pas discuté. on a regardé notre film dans un (presque) silence de cathédrale. je crois qu'on appelle ça l'autorité naturelle, les amis.
Publié par piapias à 20:46:05 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (13) | Permaliens
14-12-2008 17:18
De ava Sujet:
your life is terribeule
14-12-2008 11:34
De solenne Sujet:
grr Url: [Liens]
11-12-2008 00:02
De ava Sujet:
certes
10-12-2008 23:39
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Comme je suis trop
10-12-2008 16:58
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hélas
10-12-2008 13:54
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peux-tu
10-12-2008 12:23
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mouarf
10-12-2008 11:55
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