<< pourvu qu'elle soit fausse | guerre & pax | rumi-ner >>
en ce moment j'emploie des ouvriers non-déclarés.
et non-payés, attention, on a son éthique madame ! en 2008, on peut être de gauche et se commettre dans des trucs de bitch carnassière & droitiste, c'est mon amie cbs qui le disait l'autre jour sur le canapé de mimiche drucker. je profite donc de mon état (à 7 mois et demi, ce mot ne se prononce plus qu'en italique, la tête penchée un peu de côté, le regard digne mais subtilement culpabilisateur: une figure difficile à maîtriser. si on est concon comme moi, on peut même passer 7 mois à bosser deux fois plus que tout le monde pour faire son intéressante. au fil du temps, aucune médaille n'étant toutefois décernée à notre jeune mère courage, elle mettra sa force de travail dans sa poche comme toutes ses copines avant elle) pour refiler toutes les corvées à mes gens.
par exemple, monter un dressing ikéa qu'à côté, un puzzle 8000 pièces "les alpes sous la neige" c'est une partie de poilade.
car comment vous dire le truc sans passer pour la dernière des dindes?
avoir un dressing, c'est un peu le rêve de toute ma vie de grue. déjà au temps où j'avais des barbie, je crois que leur valise de fringues était plus balèze que leur camping-car jaune.
on laisse les enfants faire n'importe quoi dans leur coin, et après on s'étonne.
les hommes et les femmes bordéliques ne peuvent pas comprendre. les gens qui n'ont pas grandi dans une famille (mode "cosette" on:) nombreuse pour qui le mot "bordélique" a été inventé ne peuvent pas comprendre (mode "cosette" off).
mais les filles qui ont frôlé la rupture d'anévrisme devant le dressing de SPJ dans "sex & the city" (le film) savent précisément de quel délicieux sentiment tordu confus (le contrôle! l'ordre!) je veux parler. les filles qui détestent eva longoria depuis qu'elles ont appris que cette toute petite femme possède un dress de 130 m² (soit exactly la surface de mon appartement multipliée par deux) aussi. les filles qui sont obligées de partager leur penderie étriquée avec un homme uniquement muni de t-shirts XXL également. ainsi que les filles tenues d'opérer une tournante dans leur armoire à chaque mi-saison. et qui du coup sont obligées de descendre à la cave alors qu'elles flippent leur race à l'idée d'y croiser, je sais pas, un rat? michel fourniret en embuscade? leur voisin peintre libidineux "spécialisé dans le nu" (je ne mens pas sur ces choses-là: mon immeuble abrite un sexagénaire "n'y voyez pas le fantasme de l'homme mais le délire de l'artiste". un retraité qui par ailleurs fait son footing en short de cheerleader en lycra glossy: c'est dire à quel point on nage en pleine perversion dans cette taule).
donc pendant que mon beaup (cet homme dont par décence et respect pour la mémoire de mc gyver je préfère taire les titres de gloire) et sa team s'arrachent les cheveux dans la pièce d'à côté, je suis cette fille qui rêvasse.
à des classements par couleur. par forme. par marque (sauf qu'entre l'espagne et la suède, je vois difficilement d'autres nations émerger). par style. par association d'idée à la con du jour. à des portes coulissantes qui font ziii. à des piles à l'équerre. je suis cette fille qui emmènera désormais ses invités visiter sa chambre - et pas pour les trucs salaces qu'immédiatement vous croyez, hein, je vous signale que je suis bardée d'un mari pétri de principes d'un autre siècle. je suis cette fille (gaulée un peu) comme baloo: il lui en faut peu, si peu pour être heureuse ! trois panneaux de mélaminé & quelques clefs allen (*), what's else? je suis cette mère indigne qui profite déjà de sa progéniture pour s'offrir des trucs beaucoup trop chers pour une fille travaillant dans un secteur en crise d'une ville en crise d'un pays en crise d'un monde total barré en crise (dans la vie normale, quand on passe brutalement de la déprime à l'euphorie, c'est qu'il est temps d'envisager un diagnostic de dépression sérieuse, petit jean-pierre gaillard de mon coeur).
un monde foutu mais bientôt rangé au cordeau, bien à l'abri derrière ses portes en verre trempé.
amis de la psychanalyse sauvage, bien le bonsoir, moi je vais voir l'avancée des travaux.
http://www.myspace.com/fujiyaandmiyagi
photo: il faut vraiment être une actrice majuscule pour garder le sourire quand le photographe te propose une pose aussi improbable, non? même le chien a l'air total interloqué (ou mort & empaillé?). au passage, il faudra qu'un jour quelqu'un m'explique pourquoi si tu es une femme riche, tu as forcément un treugnon petit chienchien blanc, petit et blanc, comme joyeux compagnon. ce mystère de la vie me laisse toujours perplexe.
(*) il m'a fallu à peu près 2000 ans pour comprendre que le truc ne s'écrivait pas une "clef à laine". le jour où j'ai compris ma méprise, ça m'a fait un peu comme quand je me rends compte que je brame un mot pour un autre dans une chanson -et pas forcément en britton, d'ailleurs, j'ai comme qui dirait une oreille qui ripe.
Publié par piapias à 18:22:52 dans inspiration | Commentaires (19) | Permaliens
17-10-2008 09:33
De Jane.... Sujet:
étais-ce nécessaire mais
15-10-2008 23:40
De marseye Sujet:
Méfie-toi !
15-10-2008 20:12
De ava Sujet:
swann !
15-10-2008 19:38
De Swannn Sujet:
juste parce que bon
15-10-2008 19:28
De ava Sujet:
hi
15-10-2008 16:58
De caro Sujet:
rectificatif
15-10-2008 16:53
De caro Sujet:
cppn
15-10-2008 16:52
De AL Sujet:
clef allen
15-10-2008 12:15
De Jane... Sujet:
arf...
15-10-2008 11:40
De ava Sujet:
je ris
15-10-2008 09:16
De Jane... Sujet:
cosette contest
15-10-2008 00:55
De Pete Sujet:
ben moi aussi j'ai eu un dressing
14-10-2008 23:20
De luune Sujet:
purée
14-10-2008 22:34
De ava Sujet:
partante
14-10-2008 22:15
De Jane...
Sujet:
j ai récupéré les Url: [Liens]
14-10-2008 21:52
De ava Sujet:
amies psychorigides, bonsoir
14-10-2008 21:41
De Jane...
Sujet:
quand j'étais jeune Url: [Liens]
14-10-2008 21:39
De benetie Sujet:
on est connectées... Url: [Liens]