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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

le burn out (et non le burnou) | 28 septembre 2008

on est tout un tas de petits gars & girls ces temps-ci à frôler le pétage de câbles. le bug, le truc où tu imploses avec de la fumée qui sort de ta tête et ton écran qui grésille. je conseillerais à tous les léthargiques du monde de vivre des temps de rachat d'entreprise, des temps doux de productivisme délirant, des temps tendres où ta vie est sponsorisée par le slogan suivant: "faire plus avec moins". croiser ton mari deux heures par jour, avec des cernes comme des souris grises sous ses beaux yeux. revenir bosser sur tous tes jours de repos. te lever à 7h le dimanche. faire quatre journées en une. rallumer ton ordinateur à 21h parce que l'un de tes chefs a une NOUVELLE CHOSE TRES TRES IMPORTANTE à te demander.

comme tu es le genre de fille un peu concon, un peu première de la classe, un peu barbara gould de l'efficacité, un peu "du guronsan coule naturellement dans mes veines, martine", avec ton dynamisme stupide, ta grosse niaque sacerdotale, tu es une proie super fastoche pour le gros méchant burn out de saison.

et pourtant tu es comme un stick mennen, sur ce coup, tu as comme qui dirait une, hem, sacrée largeur d'avance: tes hormones super balèzes de femme baleineau qui sont comme un petit bouclier bionique contre les mauvaises ondes, pchiii, paaa, chouba. ce truc que j'ai demandé à mon copain marc -qui est un peu comme le dr house, sauf qu'il n'a pas de canne et qu'il est tendre comme une brioche- si on pouvait éventuellement les acheter, plus tard, en pharma, pour les jours de lose. bon eh bien non, désolée, non, la seule solution est de tomber enceinte tous les 9 mois jusqu'à la tombe. c'est con parce que sinon j'étais déjà sur e-bay à vous en fourguer un peu au prix fort et à compenser le fait que je n'ai PAS gagné à ce fucking euromillions (alors que j'avais très sérieusement repensé ma vie à l'aune de 130 millions d'euros dans ma musette, comme à chaque fois). bref il était question d'une histoire de barrière encéphalique (j'ai déjà dit que j'étais la personne la plus futile de mon crew?).

tout ça pour dire quoi, encore une fois?

rien sur la mode. pas le temps.

juste me dire qu'il y a des dimanches de labeur où il vaut encore mieux écouter le petit apprenti devendra déniché dans une cave lilloise par mon hans, http://www.myspace.com/louisaguilar  

parce que le folk c'est bon contre les patrons, camarades.

Publié par piapias à 10:15:31 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (17) |

comme la pluie | 26 septembre 2008

parfois c'est comme si tous les crevards du monde voulaient s'donner la main. le même jour. et ce jour-là il pleut parce que sinon, bon, on ne sait pas, peut-être que le tableau serait pas assez évident pour tout le monde, tu vois??? ce jour-là ton obstétricien est un type que tu n'avais jamais vu et qui n'a qu'une phrase à te dire : or cette phrase étant "autre chose??", cette phrase ne comportant pas même le bout d'un verbe, ni non plus d'une formule de politesse, pas davantage qu'un regard, au bout de trois minutes, tu es déjà dehors à te dire que, waw, heureusement que tous les hommes devant qui tu as été nude n'ont pas été aussi désagréables parce que sinon autant se faire nonne, moi je dis, autant arrêter tous ces achats idiots, ces talons de 8, ces trucs affriolants, ces mines que l'on prend, autant jeter son épilateur j'ai envie de dire. enfin, à quoi devais-je m'attendre de la part d'un gars portant une chemisette saumon dans une consultation (à 24 euros, c'te misère) publique?

après c'est que tu te rends compte que les vieilles dames sont vraiment des teignes qui te filent des petits coups de caddy au rayon crèmerie (où je m'éclate à mort avec mes 0%), et quand tu fais "oups", elles, elles glapissent  "VOUS pourriez faire attention ?!?" (= "avec votre bidon en forme de montgolfière, jeune traînée qui doit toucher les allocs, si c'est pas malheureux ma bonne simone, de mon temps on vous aurait foutu tout ça à la mine, et d'ailleurs il est où le père, hein?"). ce jour-là généralement, tu chopes des ampoules dans tes nouvelles chaussures probablement pas assez onéreuses. et puis ta frange frise. et il ne reste plus de robe violette sublime chez zara, je veux dire dans ta taille cétacienne. à la limite c'est le genre de journée que tu fêterais bien avec un crumble choco-poire mais c'est aussi le jour où la sage-femme a fait tss, tss, "il va falloir nous rééquilibrer tout ça madame sinon à ce rythme dans trois mois vous nous faites un + 20", où la sage-femme t'a dit ce truc monstrueux, ce truc monstrueux que même "elle" n'ose pas dans son numéro spécial régime de la fin juin, ce truc monstrueux qui est "attention, n'abusez pas des fruits, c'est plein de sucre", alors que tu t'apprêtais à te la péter grave façon première de la classe because tu n'as pas cédé à une saloperie à 8000 calories depuis que tu es rentrée de beurreland, le pays où la vie est plus beurrée, j'ai nommé la bretagne maléfique, alors que quand tu te lâches, c'est sur les brugnons, et bien tintin de frime les amis, au rebus les brugnons, ava est un gros baleineau pour la science moderne. c'est la dame qui l'a dit.

humpff (c'est le moment où je lâche un gémissement déchirant, le moment où mon chien lève un sourcil d'emmanuel chain et préfère se replonger dans sa pattucure tellement je lui fais pitié, c'est le moment où je dis que tout ça, c'est vraiment trop injuste). à la limite, ce serait le genre de jour où écouter du spain, j'ai envie de dire. ou carrément "les chansons d'amour". en regardant tomber la pluie sur les platanes, en tentant d'oublier que ma panse de baleine réclame de toute urgence DE LA NOURRITURE.

à la limite pour me faire rire, je préfère encore aller chez le face hunter. une bonne grenouillère en laine et ça repart comme on dit.

www.myspace.com/thosedancingdays

 

Publié par piapias à 19:21:02 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (14) |

dentelles | 25 septembre 2008

à l'origine était la femme (madonna), puis vinrent ses clones (moi, jeanne mas, et quelque part, les dames de la rue curiol, dite aussi par les plus optimistes "rue de la gaudriole"). notre point commun, à nous autres, gentilles créatures du démon?

nous avons une sorte de goût incompréhensible pour la résille. la dentelle noire. toute cette sympathique vulgarité. toute cette sympathique vulgarité qui ferait dire à ma grand-mère, lèvres pincées dans son pavillon d'athis-mons, "hem ! tu as mauvais genre, ma petite-fille". mamina, qui est en réalité la personne qui durant toutes ces années a tricoté pour anne sinclair et anny blatt, a une idée précise de ce qu'une femme BIEN peut et doit se permettre. en d'autres termes: le pull mohair fantaisie, c'est oui, les collants de putain, c'est non mais ça va pas ta pauvre tête?!

bon, c'est bien joli, mais c'est vrai que c'est aussi bien casse-gueule, ce côté vénéneux de la dentelle jambiale (parfaitement, jambiale), ce côté ombre et lumière, ce côté lacéré rock salace, ce côté le mystère sophistiqué de la femme. ça appelle évidemment des images un peu bitch, de secrétaires pas farouches dans un film biélorusse sans sous-titres (pas besoin), de femmes qui sentent shalimar, de lèvres trop fardées, de macadam mouillé (j'allais dire de blues trottoir juste pour faire mouarf avec ma fabuleuse culture musicale), d'hommes faciles ("mais tous les hommes sont faciles, enfin, martine"), enfin tout ce tralala fiévreux de nos imaginations pas très originales, des fois, quand même, il faut le dire.

comme le voyage dans ces bonnes (?) vieilles 80's continue, les collants en dentelle -et même, par pitié ! son cousin le leggings dentelle- sont de retour. et ils ne sont pas très très contents? on sait pas. ils sont là, en tout cas, et c'est toujours ça que le motif plumetis n'aura pas. perso, pour la vraie vie, je suggère de calmer le jeu un peu comme la vraie jeune fille sur la photo, avec quelque chose d'un peu street-wear, quelque chose comme un sweat à capuche, une matière douce (par exemple, la jupe en cuir: eh bien c'est non. la jupe en cuir est l'autre truc de femme de petite vertu qu'on veut toutes sans trop savoir pourquoi, mais il faut parfois réfléchir, même quand on est une fille, te dirait ma mamy en mohair: ainsi, veut-on absolument passer la journée avec des hommes agitant la langue et des billets de 100 euros sur notre passage?)?

cela te regarde, martine.

http://www.myspace.com/teitur

Publié par piapias à 16:52:51 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (5) |

bien le bonjour madame la kiosquière ! | 23 septembre 2008

tu te demandes quel est le rapport entre le rock et les poils? les pompes? les caisses?

ton cerveau ne te laisse donc jamais, jamais en paix (certains garçons diraient sans doute qu'en ce qui les concerne, le problème ne vient pas du cerveau)??? chez minimum rock'n'roll, on te comprend hyper bien, toi, tes goûts, tes obsessions à la con, ton humour, eh bien, d'une certaine cocasserie, dirons nous, ta culture gonzo but chic, ton goût pour les détails que personne ne remarque (sauf les gens de ton crew, bien sûr, car ça sert à ça, une meute; à ça et à critiquer les autres meutes bien entendu, car il faut bien rire). minimum rock'n'roll est une très chouette et paresseuse revue (une paru par an, y en a qui font beaucoup de fléchettes dans certains open spaces). le tome 4 vient quasi de sortir chez tous les bons libraires indé, ça coûte 15 euros, cette fois-ci c'est sur les binocles et personnellement, je trouve que c'est vraiment de la joie sous forme de petit canard (certaines filles diraient que la joie sous forme de petit canard ne s'achète pas chez le libraire indé, je vous le concède). allez zou, commandez: http://minimumrocknroll.free.fr/

l'autre truc qui fait que le jour où tu te dis: tiens! et si je lançais un canard sur le ouaibe, tu vas d'abord apprendre l'humilité, c'est la classe internachonale de dirrty glam: http://dirrtyglam.com/

photos sublimes, playlist impec, mode à se rouler par terre en poussant des petits cris (moi je fais "hiii !  hiii ! hiii !" dans ces cas-là), on est juste pas obligés d'aimer yann moix (avec moi on est même limite obligés de lui jeter des pierres, mais c'est parce que je trouve que le cynisme fait un bien pauvre fond de commerce littéraire, généralement).

sinon bien sûr il reste toujours voici. voici fait énormément rire, mais surtout quand on l'a pas acheté soi-même. poulette, si tu passes par là, mon niveau de potins pipoles a sérieusement décru (si ça se dit). je ne sais même plus qui couche avec patrick bruel, je veux dire. je ne sais même pas si je déteste encore louise bourgoin. d'autre part, sim ou jacques balutin sont-ils morts (morts= passés de vie à trépas, pas mort comme dans l'expression "c'est mort pour aller à la piscine mercredi, mes seins sortent tout seuls de mon maillot") ?

photo: cobra snake

http://www.myspace.com/lecorpsmincedefrancoise (peut-être le plus improbable nom de groupe de tous les temps? en tout cas on s'en fout car on en a le booty tout frétillant)

Publié par piapias à 19:57:14 dans les amis | Commentaires (4) |

les enfants sont formidables | 20 septembre 2008

mais ils ont tout de même ce vrai goût de chiottes, soyons clairs. 

c'est mal de médire?

ok, alors que dire des enfants filles qui s'injectent du dora l'aventurière ("c'est gagnééééééé": tu l'entends une fois, presque tu préfèrerais  acheter du rihanna) dès le réveil? que penser des enfants qui te refont de mémoire les chorés de kamel ouali avant même de savoir faire sur le pot (quoiqu'il est possible que le truc fasse partie de l'apprentissage de la défécation, maintenant que j'y pense)? je connais des enfants garçons aussi, mais de toute façon les garçons ont des goûts incompréhensibles, même à 2 ans (par exemple "jouer à la guerre": trop cool, kevin ! ou conduire des tractopelles en faisant "prlll"). total, plus tard ils sont incapables de choisir un jean bien coupé avant l'âge de trente ans.

quand on va rejoindre le clan flippé-gâteux des jeunes  parents, on se pose donc des questions à la con : par exemple, "ma fille kiffera-t-elle la bonne musique?" ou "comment l'empêcher de choper ce fucking accent marseillais à la crèche?" ou aussi, le classique, "peut-on abandonner ses enfants au supermarket quand ils vous réclament un disque de m. pokora putaingue con??" je suppose qu'on peut aussi prendre son mal en patience; par exemple, moi. je suis une fille qui a trop kiffé la race des mini stars (et surtout la race de norbert qui est en fait moche comme un vieux pou): eh bien ça ne m'empêche pas, 25 ans plus tard, d'écouter, je sais pas, des petits marrants comme http://www.myspace.com/passionpitjams ?

je veux dire que ça a été long, mais on peut se sortir de la loose. j'en suis la preuve: même sans quinze ans d'analyse, eh eh !

enfin tout ça pour dire quoi (pour pas causer de mode, one more time: après une semaine de silence, je sais que c'est un peu pousser mamina dans les orties, mais, eh! c'est qu'on a une vraie vie, aussi, hein ! un patron à convaincre que non, un congé mat' imminent ce n'est pas tout à fait comme partir faire la bamboche quatre mois aux frais de la princesse, des amis à rigoler avec, "new wave" à regarder sur arte et puis à aimer parce que c'est fou comme les trucs de A3 cinéma et de chansons tristes et d'internat, ça me parle à moi) ?

tout ça pour dire que dans cette semaine de labeur, je suis tombée chez mes petits camarades de toujours bon goût de la blogothèque, sur un article pile dans cette préoccupation conjugo-parentale de tout de suite: je leur dois donc l'écoute du super chouette album (Alphabutt) pour gens de moins d'un mètre signé par kimya dawson (une personne que j'aime depuis longtemps d'amour et pas seulement parce qu'elle a pu toucher adam green, l'homme qui devait être mon beauf' si ma soeur avait pas perdu son temps avec les deux couillons de justice, enfin moi je dis ça, je dis rien, mais hans: trop de chemins de traverse tuent le chemin de traverse, on va dire).

une autre fois c'est promis, nous nous souviendrons que nous sommes censés parler chiffon et nous évoquerons avec excitation le fait d'aller à zara trop souvent et de trouver que cette collec de début de saison est juste un toujours renouvelé appel au vice de la dépense somptuaire. je dis ça parce que je suis censée mettre des pièces de côté pour acheter des sièges auto et des stérilisateurs.

et que je le fais pas :).

 

Publié par piapias à 20:17:41 dans inspiration | Commentaires (21) |

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