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piapias

avec de vrais morceaux de pipelettes dedans !

comme un petit pot de colle cléopâtre | 31 août 2008

on la mangeait à la spatule et c'était bien. c'était l'époque où les enfants ne rêvaient pas d'avoir un i-phone (c'est assez spectaculaire comme les gadgets de geek me laissent froide). on était contents avec le tann's de l'année d'avant et une gomme parfumée à la myrtille, on ne coûtait pas 200 000 euros en papier quadrillé à nos parents (qui du coup pouvaient investir dans des toyota oranges hyper fun), on se shootait avec les moyens du bord (l'odeur des polycopiés et celle du pyrograveur, on était vachement travaux manuels dans mes années 80's, c'était peut-être pour rester dans le trip "retour à la terre" de nos parents qui, non, n'étaient pas tous commerciaux chez ferinel en 1984).

tout ça pour dire quoi?

que j'adore la semaine de la rentrée scolaire, même si je ne fais plus de pyrogravure (à marseille les minots, tu leur files cet appareil du diable, je pense qu'ils te scarifient toute une classe, je pense que le risque zéro s'en prend plein sa petite gueule frileuse). le cabaret aléatoire me donne à nouveau rendez-vous (silver mount zion, phoebe killdeer), je cherche mon manteau militaire (teasinguons: chez piapias cette semaine, de la guest sexy), plus personne ne va défigurer les villes avec des croc's, je vais retrouver nicolas demorand sur france inter, il y aura de nouveaux restos et des expos et "la belle personne" et même un daniel "hot baby hot" craig, j'ai un nouvel ordi pour regarder la dernière saison de "the wire", et ça ne m'empêche pas de continuer à écouter sporto kantès et madcon sur volume 436, comme si c'était encore le plein été, comme si c'étaient les vitres ouvertes, la voiture qui avale le bitume de france, mes cheveux emmêlés, ces choses qu'on ne se raconte que lorsqu'on roule longtemps ensemble, mon homme et moi.

 de toute façon c'est comme l'été puisqu'il fait 32° cet aprem et que marseille est toute ensuquée encore sur la plage.

faudrait vraiment se forcer pour avoir le bourdon, ces jours-ci. ou alors être à la rochelle, peut-être ? mais parfois il vaut mieux rire de tout ;).

http://www.myspace.com/phoebekilldeer

photo: kora, new friend de la blogomondiale avec mes cheveux en mieux et sinon tout ce que j'aime porter.

 

 

Publié par piapias à 14:13:48 dans moi, ma vie, mon cerveau de poule | Commentaires (20) |

la reine catherine | 29 août 2008

je ne vais pas vous faire le coup de la rentrée littéraire. déjà parce que pour la plupart des gens, il n'y a rien de plus chiant qu'une rentrée littéraire. ensuite parce que ce blog a déjà bien du mal à suivre sa feuille de route de départ (c'est con la vie, ça vous déborde toutes vos ambitions). mais quand même. je fais partie des gens qui se souviendront de 2001 pour deux raisons: évidemment, une histoire de tours crashées mais aussi quelque chose -dans un tout autre domaine, certes, évidemment plus anecdotique- de plus sidérant peut-être encore, j'ai nommé "la vie sexuelle de catherine m".

 il y a longtemps, un autre petit livre m'avait comme ça retourné la tête, "la mécanique des femmes", ça s'appelait, et louis calaferte devrait être sur la table de chevet de toutes les jeunes filles du monde, je dirais. bon. autour de moi, des tas de gens détestent catherine millet. l'archétype de la sulfureuse cérébrale. je comprends, mais je comprends pas. il n'y a pas de soufre chez cath', il y a de la vie. c'est cru, la vie. et pis moi je raffole des cérébrales. enfin pas de christine angot bien sûr. déjà quand on sort avec doc gynéco je trouve que c'est pas hyper le truc qu'on devrait faire un livre avec. si un jour il m'arrive de coucher avec cauet, identiquement, il est probable que personne ne l'apprenne, jamais, plutôt crever, je préfère ne pas imaginer la tête de mes copines et de mes soeurs face à une révélation de ce calibre. enfin bref. catherine, je l'aime, avec son énorme cerveau, son énorme lucidité, sa plume magnifique et l'incroyable façon âpre qu'a cette femme de déshabiller les petites choses de la vie et de l'amour.

il y a cette scène au début de "jour de souffrance", où jacques lui caresse le dos de la main avec le doigt. ils viennent de se rencontrer, bientôt ils seront amants et il lui envahira la tête.

bon. si chaque écrivain pouvait écrire quelque chose comme ça dans sa vie de labeur, je dirais qu'il pourrait ensuite aller mourir tranquille dans son coin.

en fait je vous ai un peu fait le coup de la rentrée littéraire.

vous avez le droit de détester catherine m, mais pas parce qu'elle est hyper médiatique, please.

http://www.youtube.com/watch?v=HMrqBldlqzA (si tu aimes les fleet foxes, les jeunes filles et les forêts)

 

 

Publié par piapias à 10:12:33 dans où je me prosterne avec servilité | Commentaires (19) |

upla boom | 27 août 2008

et sachez que des jeux de mots aussi nuls, amusants jeunes gens, j'en ai plein ma besace, niark niark niark !

pourrions-nous je vous prie parler d'un phénomène étrange? non, pas la raison du pourquoi je suis encore obligée de me taper un tournage de "plus belle la life" dans ma rue (jane, ceci est ta spéciale dédicace du soir: ma rue est une star de ton feuilleton chouchou, et si ça se trouve tu m'as même déjà vue passer derrière l'épaule de laetitia millot: je suis la fantastique fausse blonde qui peste parce qu'un abruti de camion de régie bloque sa smart de pouffy sudiste), mais tout simplement l'indifférence aux it-bags. enfin non.

enfin si. en fait, si.

la raison de ce mystère aussi épais que celui, je ne sais pas, de la foi? je fais un boulot m'obligeant à transporter cinq bons kilos de bidules et à MARCHER de très longues demi-heures (je veux dire plusieurs) avec. sous forme de bordel, les bidules. donc le sac façon éternel féminin, le sac meugnon, la.. pochette ou n'importe quel contenant riquiqui ou bizarre duquel ne ressort pas impeccable un format A4, c'est nein. c'est peut-être joli, c'est peut-être même de la somptuosité, c'est peut-être carrément du YSL -que ton nom soit sanctifié- mais c'est toujours nein, danke wiebke.  quand on transporte un peu sa vie avec soi (= son gros carnet d'adresses craquelé, ses cahiers, son moleskine qui dégueule tous les tickets du parking et autres machins essentiels), je sais pas vous, mais moi je trouve qu'on cède vite au bon vieux délire sécuritaire des familles: donc on ne porte pas, jamais, son sac à bout de bras. on a un peu l'air d'une mémé flippée. on s'en fout. on serait plus rien sans le foutu contenu du sac. alors je suis admirative et interloquée devant les filles qui transportent des petits sacs chics comme devant celles qui cavalent en talons de 11, mais moi généralement je marche sur du 7 maxi et je trimballe mes besaces. c'est toujours ça que mon glamour n'aura pas?

n'empêche que celle qui grimpe des 17 étages avec la légèreté d'une gazelle bondissant vers l'info, coco, c'est bien bibi. bibi quand elle est pas enceinte. parce que là elle prend toujours pas l'ascenseur (si tu connais les ascenseurs des cités, t'es pas con au point de ne pas prendre l'escalier) mais en revanche elle pèse le même poids qu'un poney. donc bon. ok, son glam n'aura rien, pas ça, des nèfles.

pff.

avec ce petit côté "l'armée, c'est bath" qu'a un peu la mode de cette rentrée (et ça t'amuse, nicolas ?), ça tombe bien parce que mon sac ultime revient de derrière le fagot de ringardise triste derrière lequel quelqu'un l'avait oublié. ce bon vieux sac de 1975 ! excellente année! des gens extraordinaires sont nés en 1975 ! sous VGE ! si ça c'est pas de la destinée, on était tous les deux destinés... enfin BREF. la besace upla. increvable et sobre comme un vieux chameau. un cadeau que ta mamy serait heureuse de t'offrir (ma mamy est une vieille communiste extraordinaire capable d'offrir des besaces upla, j'en suis sûre).

je laisse le bling à d'autres. moi je veux juste mon sac de prof d'histoire géo. 

 http://www.myspace.com/operatorplease

Publié par piapias à 22:48:09 dans inspiration | Commentaires (19) |

le coup du scott | 24 août 2008

et si les mannequins nous faisaient une petite rentrée cégétiste, une petite rentrée sociale bien chaude et rageuse de derrière les portants avec braseros, banderoles et lançage de low boots dans la tête des CRS ? parce que bon, la concurrence, il y a un moment où c'est marre, nan? après le coup des actrices chopeuses de meilleurs contrats pubs, après cette OPA du vraigens fédérateur, il allait donc leur falloir encaisser le putsch du presque pipole.

le coup du scott schuman.

voilà un type délicieusement old school, avec l'oeil qui pétille, la dent carrée, la main solide mais parfaitement manucurée, le genre de gars que tu verrais bien barrer un ketch au ponton acajou le dimanche dans les hamptons ("hi, scott!", "hi, mitch! wind is good!"). un type qui pourrait, malgré tout ce glam tranquille, se tenir à la lisière des vraigens si les vraigens hommes, par exemple, traversaient le monde avec un oeil qui saurait attraper la grâce quand elle passe, filant sur ses stilettos ou croisant ses mocassins italiens (sans chaussettes) sous un costume anglais (sur mesure). si les vraigens généralement avaient le genre d'oeil qui disaient au reste du monde la beauté assourdissante des inconnus qui passent, donnaient envie de connaître leur nom, là, juste sur leur mise, et puis où ils filaient, ces passants fulgurants, avant d'être épinglés contre le ciel de new york, dehli ou paris.

à la rentrée, scotty "abitbol" schuman, dit aussi l'homme le plus classe du monde sera l'image d'une marque qui me laisse généralement frigide: j'ai nommé, gap. tu le lis, mon limpide & habile message marketing? "on est tellement la quintessence du cool et de l'élégance que le mec qui écrit tous les jours sur son blog l'encyclopédie du cool et de l'élégance mondiaux, ben tu vois martine il est ce qui nous représente le mieux". eh ouais. parce qu'aujourd'hui l'audace est davantage sur le ouaibe que sur papier glacé. qu'une marque aussi plan-plan que gap s'en soit rendue compte montre assez la taille du gouffre qui sépare la blogo des ricains de la nôtre. mais peut-être pas pour très longtemps non plus ? tout file vite. glisser d'un blog mode à l'autre depuis un an a fini par changer ma façon de lire la fringue. mes petits magazines chéris, peu à peu, cessent d'être mes prescripteurs. mais ce que me racontent garance (doré), géraldine (café mode) ou géraldine (punky b) finit par faire son petit chemin dans ma tête. et me faire claquer de la maille. or au final n'est-ce pas ce dont rêvent tous les plans com' du monde?

il est cependant possible que lorsque la blogo d'ici aura perdu son charmant petit côté "home made", sa fraîcheur, sa jeunesse, sa fébrilité, lorsque le ramage et le plumage de nos blogueuses chéries auront été avalés, digérés, recrachés par des gars qui pensent en plans, je m'en irai respirer ailleurs. un peu saoûlée par cette époque comme un boa qui n'aime rien tant que trouver de nouveaux objets sur lesquels coller ses marques. et à laquelle nous sommes si nombreux à dire "achète-moi, achète-moi", comme une supplique amoureuse, comme si désormais tout était, tout le temps et partout, à vendre.

même un oeil plus solaire que la moyenne. même soi-même. surtout soi-même.

alors je suis pas sûre-sûre que le plan com' de gap soit une idée si démente, finalement. ça ne change pas mon regard sur la marque qui aime faire fabriquer ses flare par des nenfants chinois. ça me la rend juste encore un peu plus froide, cynique, marchande. le coup de scott, au fond, c'est un peu le coup de vieux.

pour mon/notre chouchou de sartorialist et donc, par ricochet, pour gap.

mais il est possible que mon cerveau ne fonctionne pas tout à fait comme celui d'un publicitaire ricain.

il est possible. 

photo: scott schuman shooté pour gap.

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=48308618 (du charmant tout doux pour finir la semaine)

 

Publié par piapias à 21:25:39 dans où je suis plongée dans un abime de perplexité | Commentaires (40) |

this boots are made for walking | 21 août 2008

et soudain, julie andrews.

outre le fait qu'andré ne se mouche pas du coude sur les prix -il est loin, le temps où dans cette gamme les magasins de pompes chantaient sur l'air du "289 francs prix maximum il faudrait être folle pour dépenser pluuus"- cette marque a considérablement remonté la pente de la fashion depuis quelques années.

donc des fois, partie chercher de la botte à faire plisser, je tombe dans un vicieux traquenard se présentant sous la forme des pieds de mary poppins. ou peut-être avais-je rumi (du fashiontoast) quelque part à me chuchoter "achète! achète!" dans le creux du cervelet? pourtant, dieu sait que je ne suis pas la fille la plus romanticocomédiemusicalesque du monde (on pourrait même noter qu'à part "les chansons d'amour", on ne m'a pas vue souvent verser de la larmiche sur le genre). peut-être que ces bottines lacées, je les vois plutôt comme une version plus baroque de feues mes doc marten's? enfin mystère. toujours est-il que me voilà entre excitée et décontenancée par moi-même.

à valser avec mes nouvelles bottines.

ça vous fait jamais ça à vous, le coup de flambe impulsive ?

qu'en pensez-vous? je garde et j'apprivoise ou je ramène à dédé en invoquant mes hormones fofolles, la canicule, que sais-je encore? réponse souhaitée sous cinq jours, merci. et oui, bien sûr, un jour je vais faire la poussière chez moi :)

ps: premier slim en "cuir" (pour le coup, je pense que l'on peut admettre qu'aucun animal n'a décédé pour finir en pantalon) essayé today chez zara. bilan des courses? le 40 va à une femme enceinte de six mois, donc les autres en concluront facilement que la bête taille grand. sympa? mouais. le truc c'est qu'il est tout simplement impossible de faire respirer sa peau à l'intérieur. on se croirait dans un bodybag des "experts" (à las vegas, siouplé). oui, c'est gai :s  

http://www.myspace.com/madconspace : si tu arrives à résister à "beggin" c'est que tu as subi une lobotomie, non ?

Publié par piapias à 18:21:04 dans où j'ai encore travaillé plus pour dépenser toujours plus | Commentaires (20) |

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